Torchi Hal, l’apéro light version juive tunisienne

Aujourd’hui, je vais vous présenter l’apéro qui a bercé mes 27 ans d’existence: le Torchi Hal (ou Torchi Khel). En plus d’être light, c’est facile à préparer et ça se converse bien au frigo. Ca ressemble à des légumes en saumure, avec de l’eau, du sel et des légumes découpés en bâtonnets. Le Torchi Hal fait partie de ce que nous appelons la « Kemia », c’est à dire des petites salades servies en apéritif.

Pour 5 personnes, il nous faut:

  •  4 carottes (oui c’est ce que les enfants/grands enfants préfèrent en général donc nous en mettons davantage 😀 )
  • 2 navets
  • 2 branches de céleri
  • quelques bouquets de chou-fleur
  • 1 poivron rouge
  • vinaigre blanc
  • sel

Préparation:

On va commencer par éplucher et découper nos carottes et notre céleri en bâtonnet, puis on fait de même pour le navet en retirant seulement les extrémités sans enlever la peau, puis on sépare les bouquets de chou fleur en plus petits morceaux. Une fois que les légumes sont découpés, on les rince abondamment à l’eau puis on égoutte. On va saupoudrer très généreusement de sel, on mélange bien, on resale un petit coup, et on va patienter 45 minutes le temps que les légumes dégorgent un petit peu. On arrose ensuite d’une bonne quantité de vinaigre (sans qu’il y ait trop de jus au fond du saladier), on mélange bien de nouveau puis on goutte pour vérifier l’assaisonnement avant de réserver au frais pendant 3h. Il ne vous restera plus qu’à servir dans un petit ramequin pour un apéro frais, light et estival.

*****

J’en profite pour vous présenter un merveilleux ouvrage qui vient de rejoindre ma collection: La Cuisine Juive Tunisienne de mère en fille de Andrée Zana-Murat aux éditions Albin Michel. On y retrouve tous les grands classiques de la cuisine séfarade: c’est une vraie petite mine d’or. N’ayant jamais pris soin de noter les recettes de mes ancêtres (gros bisous à eux s’ils me lisent), je vais profiter de l’occasion pour tester les recettes du livre et essayer de retrouver les goûts de mon enfance 🙂

1540-1

Cliquez ici pour en lire un extrait

Latkes, galettes de pommes de terre pour Hanouka

Comme promis vendredi, je vous donne aujourd’hui la recette des Latkes, les fameuses galettes de pommes de terre qu’on peut servir à Hanouka. En réalité, on retrouve des recettes très similaires un peu partout en Europe: en Belgique, en Allemagne, en Suède, en Pologne ou encore en République Tchèque. Mais effectivement, les galettes les plus connues sont les latkes que mangent les juifs ashkénazes pour Hanouka.
Pour 16 latkes (soit 4 par personne)

– 6 pommes de terre de taille moyenne

– 1 oignon blanc
– 40gr de farine
– 2 oeufs
– 1 cuillère à café de sel
– du poivre
– de l’huile de friture + huile d’olive
– de la ciboulette
Pour réaliser cette recette, il est très préférable d’utiliser un robot pour râper les pommes de terre une fois qu’elles sont épluchées bien sûr (comme des carottes râpées).
On râpe de la même façon l’oignon puis on réserve l’ensemble dans un saladier en mélangeant un petit peu pour bien répartir l’oignon.
Il faut tout presser puisque c’est gorgé d’eau. (Ce n’est pas la partie la plus marrante de la recette…)
Dans un autre saladier, on mélange la farine, les oeufs, et on assaisonne avec du sel et du poivre.
On mélange patates/oignons à l’appareil et on mélange bien.
Dans une grande poêle tapissée d’un mélange huile de friture/huile d’olive, on vient déposer 4 à 5 galettes que l’on forme à l’aide d’une grande cuillère à soupe puis on fait bien frire les galettes en les retournant régulièrement pour ne pas qu’elles brûlent.
Une fois que la galette arbore un look sympathique et bien bronzé, on la dépose dans un plat doté d’un papier absorbant (voire une double couche puisque c’est bien gras), et on réitère l’opération jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de patates crues dans le saladier (vous aurez également à rajouter de l’huile). Une fois terminées, on peut disposer les galettes sur une plaque toujours recouverte de papier absorbant, et on essaye de tapoter les galettes pour leurs faire perdre un maximum de leur matière grasse. Si besoin, on peut repasser un petit coup au four pour les rechauffer, et juste avant de servir, on saupoudre avec de la ciboulette ciselée pour donner un peu de goût et de couleur.
Ces galettes s’accomodent parfaitement avec de la viande ou une salade verte.

Et comme l’autre fois, un petit bonus musical: Matisyahu, un juif américain qui nous propose sa version de Happy Hanukkah version reggae… vraiment sympa 🙂

http://youtube.googleapis.com/v/K1QRSl6hUZw&source=uds

A bientôt les copains ! 

Les prochaines recettes seront surement axées sur les fêtes de Noël 
(et oui, c’est l’avantage d’être « moitié-moitié » haha)

Les rugelachs, des croissants gourmands pour Hanouka

Au mois de janvier dernier, je vous parlais de Hanouka, la célèbre fête des lumières pour les juifs. Je vous racontais son histoire mais vous parlais aussi des bonnes choses que l’on mange à cette période. Ça tombe très bien puisqu’on est en plein dedans et on a déjà commencé à allumer des bougies sur la Hanoukia (le chandelier). Je ne vais pas vous raconter l’histoire de nouveau, mais souvenez-vous, on célèbre le miracle de l’huile, donc les mets bien gras sont de mise. On met de côté le régime, et on se lance aux fourneaux. Pour l’occasion j’ai préparé des galettes de pommes de terre (appelées Latkes) et des Rugelachs qui sont des petits croissants au chocolat et aux noix, devenus très populaires pour Hanouka et tous deux issus de la cuisine juive ashkénaze (c’est à dire des juifs de l’est de l’Europe).
Pour 12 petits croissants:
– 1 pâte feuilletée 
– 1 paquet de cerneaux de noix
– du nutella ou autre pâte à tartiner
– 1 jaune d’oeuf
[Opt]: sucre glace pour la décoration
Je vous propose une version très simplifiée et rapide si vous voulez éviter de perdre trop de temps à faire vous même la pâte…
– Donc on commence par émincer les cerneaux de noix en petits bouts.
– On préchauffe le four à 180°C puis on prépare une plaque tapissée de papier cuisson.
– On déroule la pâte feuilletée puis on étale dessus du nutella en essayant de recouvrir un maximum de pâte, tout en laissant une marge de 2 centimètres sur les bords.
– On dispose les noix sur le nutella et on coupe la pâte en 12 triangles (12 parts quoi).
– On roule les triangles en commençant par l’extérieur pour que la pointe se retrouve sur le dessus et vienne « fermer » le croissant. On appuie bien sur la pointe pour éviter qu’elle ne se décolle à la cuisson.
– Enfin, une fois les croissants disposés sur la plaque de cuisson, on mélange un jaune d’œuf avec un petit peu d’eau, et avec un pinceau, on les badigeonne pour leurs donner une belle dorure.
– On enfourne pendant 25 minutes (en vérifiant bien au bout de 10 minutes si les croissants ne se sont pas défaits en gonflant)
– Pour la petite touche finale, j’ai rajouté un petit peu de sucre glace par dessus
Bonne dégustation et surtout un Joyeux Hanouka à tous !
Cliquez ici pour relire mon article sur Hanouka & les beignets de Roladin
En bonus, une petite vidéo des « Maccabeats », de jeunes juifs qui chantent a capella et font toujours de super vidéos pour les fêtes.

Les bricks au miel de mon enfance

Récemment, j’ai décidé de me mettre à cuisiner les plats de mon enfance, et enfin apprendre de mes aïeuls pour faire perdurer les saveurs et traditions de ma famille. Et gourmande comme je suis, ça commence par les bricks au miel, qui permettent de finir un repas de famille autour d’un bon thé à la menthe. Ou devrais-je dire « t’achever à la fin du repas » tellement le quota de calories est explosé à chaque bouchée… bref ! C’est bon quand même !

Recently, I decided to learn the recipes of my childhood, and learn by my ancestors to continue the savors and traditions of my family. And greedy as I am, I begin with the traditional tunisian « honey brik » to end a good meal with a mint tea. Or should I say « kill you at the end of the meal because of the calories quota which explode at each bite »..anyway, it’s good !

Alors il nous faut / You need

– du miel, beaucoup de miel / A lot of honey
– des feuilles de bricks / Briks
– 150g de poudre d’amande / almond powder
– 50g de sucre en poudre  / sugar
– 1 oeuf (entier) / egg
– une pincée de cannelle (facultatif) / Cinnamon (facultative)
– de l’eau de fleur d’oranger (facultatif) / Orange blossom water (facultative)

Préparation / How to make it

– on commence par faire la farce: on mélange la poudre d’amande avec le sucre, la cannelle, puis on ajoute un oeuf pour lier la préparation avec un petit peu d’eau de fleur d’oranger. We begin by the stuffing: we mix the almond powder with the sugar, the cinnamon, and we add an egg to link the preparation with a bit of orange blossom water.
– il faut ensuite farcir les bricks et les faire en triangle (pour le pliage, je vous recommande de taper « Pliage Bricks » sur google images: il existe des schémas très bien faits). Then, you have to fill up the briks and make a triangle (for the folding, I recommend to search on google images « Pliage Bricks »)
– une fois nos bricks pliées, il faut préparer le sirop au miel qui est la partie la plus difficile. Dans une casserole, on fait bouillir pas mal de miel avec un peu d’eau et un peu de sucre (désolée, je n’ai pas les proportions, j’ai fais à l’oeil), puis on mélange régulièrement. Il faut une texture de sirop, et non de caramel. Puis on réserve le temps de la friture des bricks. Then, you have to make a honey sirup which is the most difficult step. In a pot, you boil the honey with some sugar and some water, you mix all the time. The texture has to be like a sirup and not like a caramel.
*FACULTATIF* Mettre des écorces d’oranges amères dans le miel
– La friture doit se faire dans une huile très chaude au départ, puis on baisse le feu au fur et à mesure: il suffit de plonger les bricks les unes après les autres, et les faire bien dorer. On les égoutte, puis on les dépose sur du papier absorbant. First of all, the frying has to be made in a very hot oil, and after you go down the fire. You plunge the briks into the oil: they have to be brown. Then, you drain them, and put them on absorbent paper.
– Enfin, on refait chauffer notre miel, puis on vient plonger les bricks dedans pour qu’elles s’en imprègnent. Last step: you boil again the honey, and you plunge the brik in it
Bonne dégustation ! Et n’oubliez pas le thé à la menthe. Enjoy and do not forget the mint tea 😉