Tourrettes sur Loup et sa délicate violette

Non pas que je veuille détrôner la réputation de Toulouse pour sa violette, mais toujours est-il qu’en parfumerie, c’est chez nous qu’on la prend la petite fleur! Oui oui m’sieurs dames, et ça se passe à Tourrettes sur Loup, entre Cannes et Nice. Vous ne connaissez pas ? Eh bien, si vous aimez les vieilles pierres sèches, les villages typiquement provençaux, les plantes et la violette, alors vous êtes au bon endroit. Suivez-moi…

Première étape: Le village

Garez votre véhicule sur le parking de la place centrale, et prenez votre temps pour arpenter les petites ruelles magnifiquement décorées. Il vous faut passer sous l’arche du château afin de pouvoir accéder au cœur du village. Les maisons traditionnelles sont toutes bâties dans la pierre sèche et toutes en hauteur, et vous avez des plantes qui ornent pratiquement toutes les façades. Quelqu’un a même eu la bonne idée de mettre à disposition ses plantes aromatiques… La prochaine fois, je me servirai avec plaisir, j’ai bien envie d’essayer la Mélisse.

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Arrêtez vous chez Tom’s pour goûter leur glace à la violette… une merveille

La Melisse, dont les feuilles dégagent une odeur de citron, est principalement utilisée en tisane. Elle existe depuis la nuit des temps puisqu’elle était déjà populaire à l’antiquité. On distille toujours ses feuilles et ses tiges pour en faire des toniques et l’eau de mélisse a de nombreuses qualités: elle est antispasmodique et prévient contre l’herpès, le stress et l’angoisse. Et si vous avez du mal à trouver le sommeil, sachez qu’elle a aussi un effet sédatif.

Recette de la tisane à la mélisse:

Plonger 2 branches dans 1 L d’eau, portez à faible ébullition puis laissez  infuser 15 minutes environ. Filtrez et buvez 🙂

Deuxième étape: La Bastide aux violettes

Vous devez vous dire « et la violette dans tout ça ? »… on y arrive on y arrive… Lorsque vous avez regagné la Place de la Libération (la place centrale), prenez à pied la route Saint Jean. Vous allez passer devant l’adorable Chapelle Saint Jean que je vous recommande de visiter si elle est accessible, car les peintures naïves qui décorent l’intérieur de la chapelle sont admirables et elles représentent bien la vie provençale.

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Poursuivez sur le Chemin de la Ferrage et vous allez arriver à l’entrée de la Bastide aux Violettes. Pour les petits fainéants, sachez que le musée dispose de son parking gratuit privatif. Le musée est libre d’accès et est ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h puis de 13h30 à 17h (fermé en revanche les lundis, dimanches et jours fériés). C’est le lieu parfait pour tout savoir sur la violette, notamment la « Victoria », la seule variété aujourd’hui cultivée à Tourrettes. Généralement cultivée en terre, la Bastide s’est lancée dans une nouvelle méthode: la culture hors sol à la verticale, qui permet aux ramasseuses de moins se fatiguer, de limiter l’enherbement et surtout de gagner jusqu’à 4 fois en superficie. La fleur est ramassée d’octobre à février pour les bouquets, ou pour les fleurs cristallisées au sucre, et les feuilles, elles en revanche, ne sont ramassées qu’à partir de mai et ce jusqu’à fin juillet pour fournir les distilleries et parfumeurs.

Les feuilles vous dîtes ?

En effet, la fleur de violette est dite « muette » ; Même si elle sent bon dans la nature, les parfumeurs et chimistes n’ont pas encore trouvé le moyen de capturer son essence. De ce fait, ce sont les feuilles qui sont utilisées pour l’extraction. L’odeur de la feuille est par contre plus herbacée et donne un côté « vert » aux fragrances. Si on veut obtenir l’odeur de la fleur qui est plus gourmande et sucrée, il faudra alors la reconstituer à l’aide de ses molécules avec un procédé appelé « chromatographie ». Il existe d’autres fleurs muettes: le muguet, la pivoine, le lys ou encore le chèvrefeuille. Demandez donc à une vendeuse en parfumerie si ces essences sont naturelles, vous verrez si elle maîtrise ou non son sujet 😉

Au passage, si vous êtes curieux de connaître la composition de votre parfum fétiche, je vous recommande le site Osmoz qui vous donne la pyramide olfactive d’un très grand nombre de créations.

Les bouquets de violette, une tradition ancestrale

J’ai profité de la fête de la violette (fin février / début mars) pour participer à l’atelier organisé par la Bastide aux violettes pour réaliser un bouquet de violettes. Si sa conception a l’air enfantine, je peux vous dire que c’est un sacré coup de main à prendre. Il faut enrober les violettes avec les feuilles en les superposant les unes sur les autres tout en pinçant le haut de la tige pour bien maintenir le bouquet. C’est vraiment difficile. Nous avons mis 30 minutes pour faire un malheureux bouquet, mais sachez qu’une bouquetteuse expérimentée pouvait à l’époque en faire jusqu’à 120/heure à raison de 25 fleurs par bouquet. C’est vraiment impressionnant… Pour faire un bouquet, il faut utiliser Les fleurs cueillies la veille, et à défaut de feuilles de violettes, on peut utiliser aussi les feuilles d’héliotropes ou de boutons d’or. La responsable de la Bastide m’a donné de précieux conseils pour garder mon bouquet jusqu’à 8 jours, que j’ai suivi à la lettre… En rentrant chez moi, j’ai trempé la tête du bouquet dans de l’eau froide pour le rafraîchir puis je l’ai secoué délicatement pour faire retomber l’eau (en effet, le principal ennemi de la violette est l’humidité) et je l’ai ensuite laissé dehors toute la nuit. Le lendemain, en le remettant à l’intérieur, le bouquet avait fière allure et a commencé a dégager son doux parfum grâce à la chaleur de la pièce. J’ai réitéré l’opération plusieurs jours jusqu’à ce qu’il soit fané.

N’hésitez pas à contacter la Bastide aux violettes, ils organisent des ateliers de bouquet toute l’année. Cliquez-ici pour voir leur page Facebook.

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Et puis si on veut repartir avec un petit souvenir de Tourrettes sur Loup, il faut se laisser tenter par les petites fleurs à croquer des producteurs « EARL La violette » disponibles dans la boutique du musée ou sinon à leur stand directement si vous y allez lors de la Fête de la violette. Personnellement, j’ai craqué pour des violettes cristallisées et du sirop de violette. Il faut savoir que c’est un travail de titan pour obtenir ces petites fleurs en sucre puisqu’un kilo nécessite 8000 fleurs et 3h de travail. Comptez environ 8.5€ pour 100g de fleurs et 4.5€ pour 10cl de sirop.

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Si vous n’êtes pas dans le coin, bonne nouvelle les amis puisque vous pouvez faire vos achats en ligne: ça se passe ici.

Je n’ai pu résister à l’envie de les essayer dès mon retour à la maison. Je vous donnerai la recette de mes petits cupcakes très bientôt 🙂

Cliquez ici pour accéder au site de la ville et en savoir plus sur la violette de Tourrettes.

D’ailleurs dans ce coin là, il existe un autre grand confiseur qui est une véritable institution chez nous sur la Côte d’Azur.. J’y consacrerai un article à part entière dans les mois à venir 🙂

A très vite pour de nouvelles aventures gourmandes et parfumées

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[NYC]: Les lapins envahissent la Rockefeller Plaza

Il y a tout juste 4ans, nous visitions en famille les états de New-York, Washington DC, Pennsylvania, New Jersey & Delaware. Nous avions commencé le roadtrip par quelques jours à NYC et nous finissions également par cette destination. Par chance, nous sommes retournés deux fois sur la 5th avenue, et nous avons constaté que la Grande Patinoire que nous avions vu à notre arrivée, avait disparu, et avait laissé place à des tables & chaises pour prendre le café au soleil ; tandis que les « Channel Gardens » sur la promenade qui mène à la place avaient littéralement été recouverts de lapins botaniques géants à la place des parterres de tulipes rouges. On s’est régalés à admirer toutes ces fleurs.

Puisque ce week-end c’est Pâques, j’avais envie de partager ça avec vous 🙂

D’ailleurs, si vous êtes à New-York en ce moment même, ne manquez surtout pas la Grande Easter Parade sur la 5ème avenue, dimanche 5 avril de 10 à 16h. Le meilleur endroit pour la voir est devant la St Patrick’s Cathedral.

Avant

Après

EN BONUS: La vitrine du chocolatier suisse Teuscher dans cette même rue

Les Channel Gardens ont largement été recouverts de « Lys de Pâques » (Lilium Longiflorum). Saviez-vous que cette variété de lys est originaire des îles Ryukyu (Okinawa) au Japon ? Oui je sais, même au cœur de la grosse pomme j’arrive à vous trouver un lien avec le Japon… haha. Pour la petite histoire, cette fleur aurait été importée en masse aux USA avant les années 40, et après l’attaque de Pearl Harbor, l’import/export du lys a été totalement interrompu. Sa rareté en a fait un produit cher sur le marché américain.
Enfin, si vous avez des lys à la maison, gare à vos animaux de compagnie et à vos enfants, c’est une fleur très toxique. Elle peut d’ailleurs s’avérer mortelle pour les animaux, notamment pour les chats. Cliquez ici pour en voir les symptômes.

Déjeunez au milieu des fleurs à Tokyo

Tokyo regorge d’adresses insolites, donc impossible de tout voir en seulement 10 jours. Je peux néanmoins vous dire que mon quartier préféré s’appelle Omotesando. A deux pas des quartiers de mode de shibuya-harajuku, Omotesando s’apparente à une version miniature des Champs-Élysées avec de nombreuses boutiques de luxe occidentales. L’architecture de ce quartier est vraiment très intéressante et c’est à celui qui aura l’établissement le plus tape à l’oeil, ou le plus luxuriant…
Je vous propose aujourd’hui un déjeuner champêtre danois, suivi d’un goûter fleuri ! 
Qu’est-ce qu’elle raconte la dame ? Allez suivez-moi, vous allez comprendre…
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Nicolai Bergmann est un fleuriste danois venu s’installer à Tokyo en 1998 pour reprendre le business de son père. Il a finalement monté sa propre affaire avec sa femme Amanda, et ont décidé de rester au Japon tant le succès a été fulgurant. Ils possèdent aujourd’hui plusieurs boutiques à Tokyo, et une à Copenhague d’où est originaire Nicolai. Il participe également à des événements floraux dans le monde entier, vous aurez donc peut être la chance de croiser sa route un jour.
Nicolai a aussi eu la bonne idée d’installer un café où l’on peut déjeuner ou prendre le thé au coeur même de sa boutique. Amoureux de la cuisine végétarienne, des sandwich ou gâteaux scandinaves, cet endroit est fait pour vous ! En plus de se régaler, la décoration est exceptionnelle… j’ai surtout adoré manger au dessus d’un lit de mousse. Voyez par vous même…
Offrir des fleurs est quelque chose d’habituel, presque banal… sauf quand on va chez Nicolai Bergmann qui a fait de la boîte à fleurs sa signature. Comptez 25€ pour le modèle réduit jusqu’à 400€ pour les plus grosses boîtes. (Bin oui, mais Nicolai joue dans la cours des grands ! C’est un designer floral de luxe).
Mais soyons honnêtes, cet homme est fort… très fort ! Il étoffe ses partenaires années après années, et il choisit les plus grands: Mercedes-Benz, Jill Stuart, Chopard, Four Seasons Hotel, Gucci… Après avoir fleuri les événements des plus grandes marques, avoir lancé sa gamme d’eaux de toilettes florales, avoir écrit son bouquin, lancé sa collection de meubles champêtres ou encore avoir créé les coiffes naturelles pour des défilés de mode : Nicolai s’est lancé en fin d’année 2014 dans la maroquinerie, avec la très en vogue marque italienne, Furla pour une collection de sacs et pochettes à croquer.

Si vous ne savez pas quoi faire de votre argent, vous pouvez toujours m’offrir l’une de ces petites merveilles ^__^
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Après avoir digéré votre petit sandwich et fait un tour dans le charmant quartier (que je ne manquerai pas de vous montrer de plus près dans un prochain billet), on continue avec un goûter chez Aoyama Flower Market, un fleuriste présent partout au Japon. Les deux établissements sont situés dans le même quartier. Je ne sais pas du coup à qui on doit l’initiative de ces cafés fleuris, mais peu importe, j’adore ces deux endroits…
Pour accéder au salon de thé, il vous faudra traverser la boutique (ce qui ne gâche rien), et franchir la petite porte qui mènera au paradis… à la serre. Chez Aoyama, on vit fleurs, on respire fleurs, on boit fleurs et on mange fleurs !
Voila pour deux de mes adresses coup de cœur à Tokyo. Si vous me connaissez un petit peu, vous savez que j’adore les fleurs, c’est bien pour ça que je travaille en parfumerie ! Et si vous voulez une petite confidence… si un jour je dois me reconvertir, c’est vers le métier de fleuriste que je m’orienterai !
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5-7-2 Minami-Aoyama,
Minato-ku, 107-0062
Tokyo
Aoyama Flower Market Tea House : http://www.aoyamaflowermarket.com/
5-1-2, Minami-Aoyama, 
Minato-ku
Tokyo 
Bonne semaine à tous

Les danseuses de l’ombre

Récemment, j’ai décidé d’acheter des fleurs pour donner de la couleur à mes appartements et tenter d’avoir la main verte pour la première fois. J’ai finalement acheté l’une de mes fleurs préférées: les danseuses de l’ombre (Shadow Dancers) plus connues sous le nom de fuchsias.
C’est donc avec beaucoup de rigueur et d’amour que je les soigne, les arrose et les fait bronzer. Récemment, plein de boutons se sont ouverts, et ma fenêtre ressemble maintenant à un ballet de petites danseuses roses et violettes. Ces petites clochettes tombantes ne sont-elles pas adorables ?
 

Grasse, capitale mondiale du parfum

N’ayant que très peu de temps libre pendant mon temps de travail, je profite de mes jours de repos pour explorer le centre historique de Grasse (que je connais déjà très bien puisque j’y travaille tous les jours).  Cela me permet de découvrir des échoppes magnifiques ainsi que de tester des restaurants mais cette fois ci: en touriste !! Découvrez cette merveilleuse Capitale des Parfums

Avant de devenir capitale mondiale du parfum, Grasse, au Moyen Âge, était réputée pour ses tanneries (les cuirs). Catherine De Médicis a rapporté avec elle d’Italie la mode des gants parfumés et c’est ainsi que sont apparus les « gantiers parfumeurs » qui firent fureur parmi les nobles de la cour. Mais étant en concurrence avec la ville de Nice, Grasse décida d’exploiter les plantes à parfum autour de la ville. On y cultivait la rose de mai, le jasmin, la fleur d’oranger, la violette ou encore la tubéreuse.

Au Moyen Âge, c’était le règne de la crasse. Les étuves (anciens bains publics) propageaient les maladies, et on commençait à penser que le problème venait de l’eau. On arrêta tout bonnement de se laver et on dit même que Louis XIV ne prit qu’un seul bain en 4ans. (Imaginez l’horreur…). Pour masquer les odeurs nauséabondes, on vaporiser sur la peau, les vêtements, les pièces et on utilisait des odeurs très capiteuses comme le musc, l’ambre ou la tubéreuse.

La cour du Roi Louis XV était surnommée « la cour parfumée » tant on abusait des fragrances: on parfumait TOUT jusqu’à la tapisserie. 

Par la suite, notre coquette Marie-Antoinette lança la mode des parfums fleuris (rose et violette) ainsi que les parfums fruités. Jean-Louis Fargeon, son parfumeur attitré, créa pour elle des parfums, cosmétiques, gants parfumés, ou pots pourris. C’est en partie grâce à elle que l’industrie de la parfumerie connût un immense succès en France & dans le bassin méditerranéen et les parfumeurs commencèrent à installer leurs parfumeries à Grasse fin 19ème, début 20ème siècle.

Aujourd’hui encore, Grasse s’impose comme étant LA capitale mondiale du parfum de par ses nombreux parfumeurs mais aussi par l’immense industrie qui s’est mise en place. On y trouve entre autres les entreprises Robertet, Charabot ou encore Mane qui produisent des essences pures, arômes alimentaires mais créent aussi les jus de nombreux créateurs de mode comme Dior ou Chanel.

Les Parfumeries Fragonard

Fragonard, la parfumerie la plus présente dans le Centre Historique de Grasse possède 3 usines en tout et plusieurs petits musées (on en trouve aussi sur Paris). Celle présente dans le centre ville est l’usine historique, elle a été créée en 1926 et fonctionne toujours aujourd’hui. On peut visiter librement la partie musée avec les collections historiques ; on y découvre alors les grandes périodes de la parfumerie (Egypte Ancienne, Grèce Antique, Moyen-Âge) ainsi que différents flacons et nécessaires de voyages. En descendant, on trouve la grande boutique où on peut faire ses achats à prix d’usine, et enfin tout en bas, on peut s’inscrire pour une visite guidée qui dure environ 30 minutes pendant laquelle on voit les différents procédés de fabrication: Distillation, enfleurage, savonnerie, laboratoire & orgue du parfumeur, macération & conditionnement. La visite est gratuite et les inscriptions se font sur place. Fragonard propose aussi des ateliers olfactifs avec un professeur de parfumerie et pour cela, il faut s’inscrire via le Site Internet directement.

Usine Historique de Fragonard
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Musée fragonard (rue Ossola)
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(1) L’amour triomphant
(2) Jeune fille délivrant un oiseau de sa cage
(3) Les Hasards heureux de l’escarpolette
Je vais expliquer grossièrement les étapes concernant la fabrication d’un parfum. 
1 – L’extraction des essences d’une matière première en utilisant l’une des trois techniques: l’extraction par solvant, la distillation ou l’expression à froid (selon le type de matière première)
2 – Le nez, qui va créer le parfum va essayer de trouver la bonne combinaison en mélangeant et en dosant les essences entre elles. Il constituera ainsi la « pyramide olfactive » du parfum en travaillant sur les trois notes: note de tête (agrumes), note de coeur (fruits-fleurs) et note de fond (musc-ambre-bois-patchouli..). Il faut savoir que chaque parfum possède une pyramide. Si cela vous intéresse, je vous invite à consulter le site Osmoz pour découvrir la pyramide de vos parfums préférés. Vous verrez que l’on retrouve souvent les mêmes essences.
3 – Travail marketing autour du futur nom du parfum, design du flacon et test dans les laboratoires, mais aussi parfois auprès des consommateurs grâce à un échantillonnage.
4 – Production massive du parfum
5 – Mise en conditionnement [remplissage-codage-etiquetage] et distribution/vente.

Molinard

Molinard est un autre parfumeur célèbre à Grasse et dont l’usine se situe à proximité du centre historique (une quinzaine de minutes à pied, ou sinon accessible en voiture avec grand parking à disposition). Tout comme les deux autres, la visite est gratuite et s’effectue par inscription sur place. On y voit aussi les méthodes d’extractions, on découvre quelques matières premières et on voit aussi une partie de la production cosmétiques (on nous parle de l’utilisation de la poudre de riz entre autres) et de la crème à raser. Molinard propose également des ateliers olfactifs qui sont plus à la portée de Monsieur Tout le Monde, mais qui sont forcement moins poussés au niveau des explications. La visite est agréable et les produits sont de bonne qualité. J’aime beaucoup leurs savonnettes et eau de toilette féminines comme Tendre Friandise ou Musc & Fruits (qui a été arrêté je crois).

Et bien sûr, si l’univers du parfum vous intéresse, ne manquez pas de visiter le Musée International de la Parfumerie qui est très complet & ludique. On peut sentir beaucoup de choses, découvrir leur petit jardin de plantes à parfums ou encore assister à l’une de leurs nombreuses conférence. J’ai été à la conférence sur l’art de la perruque & l’évolution des coiffures dans le temps, c’était vraiment très intéressant. 

Boutiques à découvrir dans le centre historique:
– Quatre mains
– Atelier des Augustins
Où manger sur le pouce:
– Le croissant rose, le coin gourmand, l’Océane, Coté Sandwich
Événements à Grasse:
– avril: Symposium International d’Aromathérapie et de plantes médicinales et Congrès international de cosmétologie (Vénusia)
– mai: l’Exporose
– juin: Olivéa, salon autour du thème de l’olive
– août: Fête du jasmin
– octobre: Congrès Centifolia autour du secteur d’activité de la parfumerie
Autres lieux à découvrir:

– Villa Fragonard
– Musée des costumes & bijoux provençaux
Lectures que je recommande:
Jean-Louis Fargeon, parfumeur de Marie-Antoinette, éditions Perrin
Le parfum de Patrick Süskind
Fragonard, 80ans de passion

J’en ai terminé avec ce billet plein de senteurs, et je vous annonce que ma prochaine escapade sera au Plateau de Valensole à la découverte des champs de lavande.