Pasta alla ligure

Il y a deux ans, lors d’un passage à San Remo en Ligurie, je vous avais parlé d’un petit restaurant familial et des fameux gnocchis au pesto et haricots verts. J’ai décidé d’essayer cette recette en remplaçant les gnocchis par des pâtes. En réalité c’est comme vous voulez… tant qu’il y a du vrai pesto, les liguriens sont contents ! C’est vrai que même moi, ça me parait curieux de mélanger des pâtes et des pommes de terre dans la même recette… ce n’est pas forcément très light… De toute façon, entre le pesto, les pignons, les pâtes et les pommes de terre, si vous suivez un programme diététique, vous pouvez passer votre chemin !
Bref, de quoi avons nous besoin pour faire le pesto…

– un beau petit paquet de feuilles de basilic
– des pignons
– du parmesan en poudre
– de l’huile d’olive
– 2 gousses d’ail
– du sel & du poivre

Normalement, il faut faire le pesto au mortier, mais à défaut, vous pouvez utiliser un mixeur.

 

On passe ensuite à la préparation des pâtes…

Ingrédients :

– un petit fagot d’haricots verts frais
– 3 petites pommes de terre
– des pignons entiers
– des pâtes (au choix)
– sel, poivre

– On commence par faire bouillir une casserole d’eau, et une fois à ébullition, on y plonge les patates et les haricots verts (dont les bouts ont été préalablement cassé) pour qu’ils cuisent en même temps une vingtaine de minutes.
– En attendant, mettre une autre casserole à bouillir pour y plonger les pâtes 8 à 10 minutes
– Une fois que le tout est égoutté, et que les pommes de terre sont pelées et coupées en petits morceaux, mélanger le tout avec le pesto.
– Servir les pâtes chaudes, décorées de quelques pignons et de deux feuilles de basilic

 

Pour relire mon article sur San Remo, cliquez ici

 

Buon appetito !
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Rome & son Vatican

Puisque c’est la mode en ce moment de parler du Vatican, je me lance aussi. Pour cette première fois à Rome, il était impensable de manquer la cité papale si célèbre à travers le monde. Nous y sommes allés un samedi, sous la pluie malheureusement, pour les derniers jours de « règne » de Benoît XVI. Je ne peux pas vous dire si c’était plus ou moins le bazar que d’habitude, toujours est-il qu’il vaut mieux partir tôt si on ne veut pas faire la queue trop longtemps…Après avoir affronté les hordes de touristes excités et les mecs-super-relou qui t’abordent pour tenter de te refourguer un de leurs tours privés douteux, nous voila à l’intérieur prêts à passer le portique de sécurité puis à nous diriger aux caisses pour le billet d’entrée au Musée du Vatican…

Coupoles, fresques, stucs, dorures, il n’y a pas à dire, ce musée est magnifique…  

Quant à la Basilique Saint-Pierre qui est juste à côté, nous sommes arrivés devant, sous une pluie battante, et nous avons vu une longue-longue-LONGUE queue pour pouvoir y accéder. Étant déjà trempés comme des soupes, nous avons renoncé, et nous sommes promis d’y retourner un autre jour. De toute façon, je pense que pour bien prendre le temps de découvrir ces deux monuments artistiques, il faut deux bonnes journées, c’est d’une part moins fatigant, et ça permet de coupler la journée avec quelque chose de moins culturel.

Les thermes de Caracalla à Rome

Nous quittons les queues monumentales de touristes pour nous rendre sur un site plus tranquille et ô pourtant chargé d’histoire, dans les thermes de Caracalla, thermes les plus importants jamais construits à Rome. Ces thermes, répartis sur 11 hectares, furent inaugurés au IIIème siècle après Jésus-Christ et pouvaient accueillir jusqu’à 1600 baigneurs à la fois. A l’antiquité, on aimait prendre des bains, prendre soin de soi et faire du sport, faire des rencontres ou encore se cultiver. C’est tout cela qu’il était possible de faire dans les thermes.
Les thermes étaient accessibles à tout le monde, et toutes classes sociales confondues. C’était à la fois un bref moment de luxe, mais également une nécessité. En général les romains s’y rendaient tous les jours. Le parcours idéal était de commencer par faire du sport dans les palestres pour suer, puis passer au caldarium, au tepidarium et enfin au frigidarium pour bien resserrer les pores. Déjà à l’antiquité, on se servait du savon, des huiles et onguents. Les femmes utilisaient des peignes fins pour se coiffer et éliminer les poux qui étaient courants à cette époque et on trouvait même une espèce de dentifrice qu’on s’appliquait avec les doigts sur les dents. Pour la recette de cette pâte, âmes sensibles s’abstenir, il y avait deux façons de faire: soit de la cendre de rat mélangée avec du miel et de la racine de fenouil ou bien de l’urine de jeune garçon mélangée à de la pierre ponce pilée. Je ne sais pas lequel j’aurais choisi personnellement…
Bon, revenons à nos thermes ! Quatre grande portes principales permettaient d’accéder aux thermes dans lesquels on pouvait trouver des bibliothèques, des palestres pour faire du sport, un caldarium, tepidarium, frigidarium ou encore natatio.
Quelques définitions s’imposent n’est-ce pas ?
Caldarium: espace pour prendre des bains chauds
Tepidarium: espace pour prendre des bains tièdes chauffés par des hypocaustes (système de chauffage au sol)
Frigidarium: espace pour prendre des bains froids

Natatio: piscine
Onguent: pommade parfumée qui se liquéfiait à la chaleur

Concernant la décoration, les restes archéologiques qui nous sont présentés ne nous permettent pas de nous imaginer l’immense richesse de ces lieux. Les murs de briques que nous voyons étaient tous recouverts de marbre blanc et les sols de mosaïques fines. Il y avait aussi de nombreuses statues de divinités romaines mais qui malheureusement ont été détruites ou pillées.

 

Informations pratiques:

Tarif normal : 6€
Tarif réduit : 3€ pour les étudiants et les seniors
Gratuit pour les moins de 18 ans et les plus de 65 ans

Adresse : Via delle Terme di Caracalla, 52 , Rome

La Fontana di Venere, à deux pas de la Fontaine de Trevi

Buon giorno a tutti. Aujourd’hui, je vous propose une bonne adresse gourmande à Rome. Nous n’avions que deux vraies journées sur place, donc je n’avais pas envie de fausses notes gastronomiques car selon moi, la cuisine est un point majeur du voyage (surtout en Italie!!). J’ai donc parcouru Tripadvisor à la recherche de THE restau… Mon choix s’est porté sur la Fontana di Venere, un restaurant situé à deux pas de la très célèbre Fontaine de Trevi. J’avoue qu’au départ, j’étais un peu perplexe étant donné l’emplacement à proximité d’un lieu HYPER MEGA touristique, je me suis dis que la qualité et les prix ne suivraient pas… Erreur les amis !

Une décoration qui certes, ne casse pas trois pattes à un canard, mais le service était agréable, la cuisine était vraiment délicieuse avec des produits frais, le tout accompagné d’un vin blanc local merveilleusement fruité (san marco – frascati superiore del Lazio)… Nous avons tellement aimé que vous y sommes retournés deux soirs de suite.

Crostini tomate mozza aux deux olives

Assiette de charcuterie

Rigatoni tomate, feta et roquette

 

Lasagnes

Tagliatelle brocoli-pécorino

Risotto champagne et mozzarella fumée

Tiramisu

Pannacotta aux fruits des bois

Baba au rhum aux fraises des bois

Fontana di Venere
Via Vicolo de Modelli 56,
Site Internet: http://www.veneretrevi.com/
Réservation conseillée

[ROME]: Mes bonnes adresses à la Piazza Navona

Dans votre passage à Rome, vous ne pourrez manquer la Piazza Navona qui la plus grande place de la ville, et aussi le plus bel ensemble baroque. Son nom antique était « in agones » (lieu où se déroulent les jeux), il s’est peu à peu transformé en « nagone » puis « navone » et enfin « navona » (sign. Grosse nef, surement en hommage à l’église Sant’Agnese in Agone ou peut être avec sa place en forme allongée comme une nef). Quoi qu’il en soit, il ne reste plus rien de cet ancien stade de jeux où se pratiquaient lancer de javelot ou course à pied.

 … A l’heure du thé …
Sali & Tabacchi – Via di Tor Millina
Pour boire une boisson chaude, surtout quittez la place Navone où vous risquez de perdre un œil tant les prix sont exorbitants (du genre 7€ le cappuccino). Nous avons pris la petite rue  » Via di Tor Millina » qui longe le côté de l’imposante église de Sant’Agnese in Agone que l’on voit sur la photo plus haut pour finalement arriver à Sali & Tabacchi qui a l’air sympathique. Au final nous ne sommes pas déçus: il y a une très belle déco vintage et le chocolat chaud à 4.50€ est bien épais et pas trop sucré. Un délice… (par contre pour le service et la propreté des WC, il faudra repasser…)

… A l’heure de l’apéro …
Cul de SacPiazza pasquino

Une très belle sélection de vins, de la bonne charcuterie, du bon fromage du pays, du bon pain de campagne, une bonne salade bien fraîche… Que demande le peuple ?

 Vous en connaissez d’autres ?

A la découverte du ghetto juif de Rome

Ce week-end je me suis rendue à Rome, et aussi amusant que ça puisse paraître, avec les quelques centaines d’églises que possède la capitale, nous avons commencé par visiter la synagogue de Rome! L’ancien ghetto juif se situe au nord du quartier branché de Trastevere, juste au dessus de l’île de Tibérine.
Notre visite commence donc à la synagogue, et plus précisément au « Museo Ebraico » (musée hébraïque). Après avoir passé le portique de sécurité, vous passez prendre vos billets d’entrée* et surtout, vous demandez à suivre une visite guidée (anglais & italien disponibles) de façon à pouvoir accéder aux deux synagogues.
* Attention, le Roma Pass ne vous donne droit qu’à une réduction…
Le musée s’étend sur une seule grande pièce sectionnée en plusieurs pôles tels que le mariage juif, les différentes fêtes religieuses, la vie dans le ghetto à l’ère nazie, la déportation, la libération et les juifs de Rome à l’heure actuelle. Les explications sont pertinentes sans pour autant saouler le visiteur. Quant à la grande synagogue, elle est sublime… Son dôme carré lui permet d’être facilement reconnaissable parmi les innombrables dômes ronds chrétiens de la ville. A l’intérieur, la décoration est de style éclectique et moderne avec un hommage au style babylonien pour ses colonnes. Et en 1986, la synagogue a reçu la visite inattendue du Pape Jean-Paul II pour prouver l’amélioration des relations judéo-chrétiennes.
Malheureusement, les photos étaient interdites à l’intérieur… Je vais donc vous montrer deux petites photos prises sur Internet.
En sortant du musée, vous continuez tout droit et arrivez directement sur la « Via del Portico d’Ottavia » au cœur du ghetto.  C’est ici que nous nous arrêtons pour le déjeuner et nous en profitons pour déguster les spécialités judéo-romaines. Après consultation sur Tripadvisor, nous avons choisi « Giggetto Al Portico d’Ottavia« .

Vous l’avez compris, la célébrité de ce quartier, c’est l’artichaut! Tout le monde se déplace pour goûter aux « carciofi alla giudia » (artichauts à la juive) qui consiste à peler l’artichaut d’une manière très précise, puis à le frire dans l’huile d’olive. C’est certes un peu gras, mais franchement bon et inhabituel. 
Sur cette photo, on voit aussi à droite un « supplì  » qui est une spécialité romaine. Il s’agit d’une boulette de riz à la tomate avec un coeur de mozzarella. Je tuerais pour en manger de nouveau… Alors aucune surprise en ce qui concerne ma prochaine recette italienne 🙂

On a aussi essayé « i spaghetti cacio e pepe » (spaghetti au fromage de brebis et poivre).

« Mozzarella in carrozza » (beignets de mozzarella)
Oui vous avez vu… c’est un repas tout en légèreté… Préparez-vous à marcher des heures après ça pour éliminer tout le gras que vous avez ingurgité ! Haha
Ça tombe bien, on a justement prévu de flâner dans les ruelles du ghetto…

 N’oubliez pas de passer par la « Piazza Mattei » connue pour sa fontaine aux tortues et continuez sur la droite « Via dei Funari » pour arriver à la « Piazza di Campitelli ». A cet endroit, vous apercevrez un petit couloir sur la droite qui a l’air sympa, prenez-le, et vous tomberez sur cette vue magnifique du Teatro di Marcello.

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C’est sûr que quand on va à Rome, ce n’est pas forcément le ghetto juif auquel on pense, mais honnêtement, c’est une balade très agréable que je vous recommande. De plus, ça permet de quitter un peu les coins supra-touristiques. Si vous avez d’autres adresses, n’hésitez pas à m’en faire part ici !
A presto !

San Remo in Italia

L’avantage d’habiter sur la Côte d’Azur est que je peux me rendre à la frontière italienne juste pour la journée. Aujourd’hui, je vous emmène dans la jolie ville de San Remo…
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Nous commençons la journée par « il mercatto Annonario » (le marché couvert)
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Au programme:
Tomates séchées…
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… miel, truffes noires, pesto…
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… parmesan …
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… jambons et gressins …
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… focaccia aux olives
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euuuh oui on a vraiment fait le plein.. hahaha
Mais bon les prix sont vraiment moins chers que chez nous.. Pour 55€ nous avons acheté: des poivrons, de la salade, des tomates séchées, des prunes noires, des tomates coeur de boeuf, 10kg de tomates allongées, des oignons blancs, des haricots, des piments, des pêches plates, des courgettes, de la pastèque, de l’huile d’olive, des petites olives, des grosses olives, des pignons, une botte de basilic frais, du céleri et des poires !!
Les produits sont de très bonne qualité, et on n’a vu aucun produit d’Espagne.. ça fait du bien ! A notre prochaine escapade, nous irons voir les petits pêcheurs locaux.
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Après avoir vu toutes ces merveilles, il est temps de passer à table!
C’est bien sûr inconcevable de déjeuner dans un « attrape touristes » où tu te feras emmerd** toutes les 5 minutes par les vendeurs de contrefaçons (eh oui, rien ne les arrête). Nous avons donc établi notre cantine loin de tout ça, dans une petite ruelle très tranquille. A première vue, ce restaurant ne paye pas de mine, pour le coup, on dirait vraiment une cantine.. Il s’agit d’une cuisine très familiale, donc simple mais avec des produits très frais, assez diététiques et très peu chers. Pour les amateurs de pizza, passez votre chemin, vous n’en trouverez pas ici !
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Notre choix s’est porté sur:
Gnocchi al pesto avec basilic frais et haricots verts
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Tagliolini con pomodoro fresco e pesto
(pâtes à la tomate fraîche et pesto)
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Spaghetti gamberi e vongole
(spaghett’ crevettes et palourdes)
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Et une escalope milanaise
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Un total de 47€ pour 3 personnes 🙂
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Continuons la balade…
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Bin oui, vous ne pensez pas que j’allais oublier mon dessert !
J’ai décidé de le prendre dans l’une des meilleures « Gelateria » de la ville
(le glacier Lollipop)
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Le principe est assez sympa, vous choisissez la taille du pot, et vous pouvez choisir plusieurs goûts sans que le prix ne change. ça donne:
2€: 1-2 goûts
3€: 2-3 goûts
4€: 3-4 goûts
Moi j’ai pris le plus petit, et j’ai choisi « Panna Semifredda » et « Liquirizia ». Pour le premier, il s’agit d’une glace-crême-chantilly, et le deuxième c’est la réglisse (qui ceci dit a un goût étrange de café par moment). C’était vraiment bon 🙂
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Petite séance Shopping chez Kiko (le Séphora italien) situé « via Giacomo Matteotti » qui propose des produits vraiment originaux!! J’ai acheté deux fards à paupières bicolores à 5.90€. Je me suis retenue de pas acheter un vernis, ils ont vraiment un choix immense de couleurs, pour seulement 2.90€ ! Enfin heureusement pour moi, ils viennent d’ouvrir une boutique KIKO sur la Côte d’Azur, donc rien ne m’empêche d’y retourner 🙂
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D’ailleurs pour le shopping, je recommande aussi la boutique « Magia » (via Palazzo) si vous cherchez des chaussures. Les prix varient de 10€ à 30€ et c’est de très bonne qualité! (j’avais acheté une paire de bottes à 20€ qui a tenu 4ans!)
Pour terminer la journée, nous décidons de visiter le village perché de « Bussana Vecchia » qui appartient aussi à la ville de San Remo et qui se trouve à seulement quelques kilomètres à la sortie du centre ville.
Ce village a été détruit en 1887 par un terrible tremblement de terre, et a été totalement abandonné pendant presque un siècle. C’est à partir des années 60 que des artistes ont décidé de s’y installer, et de donner une nouvelle vie à ce village pittoresque. A l’entrée du village, on peut lire sur le panneau « village médiévale, artistique et artisanale ».. Je ne suis absolument pas déçue! Sur la Côte d’Azur, ce ne sont pas les villages perchés qui manquent, mais c’est la première fois que je ressens une atmosphère aussi particulière.. j’avais à la fois l’impression d’être au Moyen Age, et d’être dans un village d’étudiants en art. Au cours de la balade, on se rend vite compte que c’est en fait un grand terrain de jeux pour les artistes. On y croise plein de galeries d’art, de petits restau originaux, de décorations de rue (bougies, cintres décorés de rubans, céramiques), une cafetière italienne accrochée au mur en guise de cendrier ou un seau en guise de poubelle, une exposition dans la vieille église qui ressemble plutôt à une grotte avec un air de musique classique, quelqu’un qui s’entraîne à faire des claquettes, une église complètement détruite où les pigeons se sont installés… c’est totalement irréel !
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 Ce fut une très belle balade !
La prochaine fois, nous irons visiter Triora, le village des sorcières.