[KYOTO]: Seimei Jinja, le temple magique de Kyoto

A proximité du Nishijin District et du Palais Impérial de Kyoto, se trouve ce petit temple étrange, le Seimei Jinja. En effet, en arrivant près du sanctuaire, il vous faudra passer sous un torii arborant le signe du pentacle… Bienvenue dans le sanctuaire magique de Abe no Seimei…

Abe no Seimei est le devin le plus célèbre de l’époque Heian (794-1185), et l’un des plus connus du pays encore de nos jours.

Abe no Seimei pratiquait ce qu’on appelle l’onmyôdô, une science occulte basée sur la divination, la magie et le yin et yang, philosophie chinoise introduite au Japon au VIème siècle.

Les puristes pensent que notre univers est bâti selon le Yin et le Yang, tout a une part d’ombre et de lumière qui permet de vivre dans l’équilibre et l’harmonie. Oui Mesdames, comme vous pouvez le constater, nous sommes « the dark side » mouahahah…

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Et le Yin et le Yang se base sur ce qu’on appelle les « 5 mouvements chinois », que l’on retrouve d’ailleurs dans la médecine chinoise puisque selon les croyants, tout a une signification. C’est sur ces 5 mouvements que l’on retrouve le fameux pentacle.

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Abe no Seimei n’était pas n’importe qui ; il était l’un des conseillers de l’empereur et du gouvernement, et s’occupait du « département de la magie » (on se croirait presque dans Harry Potter…). Il pratiquait l’astrologie, prévenait des potentielles catastrophes qui allaient s’abattre sur le pays et priait pour la santé de l’empereur. Abe a lui-même bénéficié d’une santé exceptionnelle qui lui a permis de vivre jusqu’à plus de 80ans (ce qui est rare à cette époque) ; Cela a bien sûr renforcé sa crédibilité en tant que devin et être mystique.

Encore aujourd’hui, son personnage anime bien des légendes et il figure d’ailleurs dans beaucoup d’anime, manga ou jeux vidéos.

Si vous touchez en même temps la Yakuyoke-momoe (la pêche) et l’endroit de votre corps où vous ressentez une douleur, il se dit que votre souffrance disparaîtra. Au Japon, ce fruit symbolise la longévité.

Quelques unes des 10 légendes représentées dans le temple…

Bois l’eau « Seimei » et elle te guérira de tes maladies…

En dessous, un pont qu’il faut éviter de traverser, surtout si vous êtes en couple et prévoyez de vous marier car c’est le divorce qui vous pend au nez. En effet le pont s’appelle « Ichijo-Modori » et le verbe « modoru » signifie « retourner. Cela implique donc pour vous de retourner dans votre ancienne vie. L’espèce de troll gardien du pont est ce qu’on appelle un « shikigami », soit un esprit invoqué par celui qui pratique l’onmyodo pour le servir. A l’époque, tout le monde croyait qu’Abe no Seimei était très doué pour contrôler les esprits.

J’ai beaucoup aimé ce lieu mystique, empreint de légendes et de sorcellerie. C’était une visite originale que je vous recommande de faire si vous êtes de passage à Kyoto. Seimei Jinja est un temple unique en son genre.

Fushimi Inari, le temple qui fait rêver les français

C’est absolument incroyable que je n’ai toujours pas écrit sur Fushimi Inari, un temple incontournable de Kyoto que l’on a pu voir notamment dans le film « Mémoires d’une geisha ». Mais si, vous savez c’est quand la fille court le long d’un chemin planté de ces grandes portes rouge vermillon que l’on appelle « tori ».

Je vous en ai parlé en 2014, lorsque j’étais allée voir l’Otaue Matsuri, le festival de la plantation de riz. Vous pouvez le relire en cliquant  ici.

Aujourd’hui, je vais vous faire découvrir ce temple mystique qui vénère Inari, la déesse renard. Inari, signifie « croissance du riz », donc elle fait partie des « kami » (dieux) des champs, est propice pour les moissons, l’agriculture, la pêche, le commerce mais elle protège aussi les femmes et notamment les prostituées et les pompiers (ne me demandez pas le rapport… je ne sais pas hahaha). En somme, Inari représente la fertilité, c’est pourquoi, près de la moitié des temples du Japon fait gloire à ce petit renard.

Il existe des milliers de tori dans ce temple, et chacun d’entre eux correspond à une donation versée par un particulier, une famille ou encore une entreprise. Le nom du donateur est alors inscrit en noir sur le portique. A savoir qu’un tori peut coûter entre 1400 à 10400 € seulement sa taille et son emplacement.

Le Temple qui accueille des millions de visiteurs chaque année, est bien sûr très bien entretenu et les peintures sont régulièrement refaites (enfin surtout vers le bas, plus on monte, plus c’est nature-peinture).. J’ai d’ailleurs eu la chance de voir un artisan à l’oeuvre.

L’ascension n’est pas si facile que ça, et j’ai du m’y prendre à 2-3 fois avant de me motiver à la faire jusqu’au bout. Peu importe le couloir que vous emprunterez, tous les chemins mènent… au sommet. Rassurez-vous, vous pourrez faire une pause de temps en temps pour déguster une glace ou boire un coup. Personnellement j’ai opté pour la pause glaçounette et j’ai choisi le goût « kinako » (et non kinoko qui signifie champignon ; je me trompe sans arrêt >__<), une glace à la poudre de soja grillée. C’est un ingrédient souvent utilisé dans les desserts japonais, notamment saupoudré sur les mochi, ces petites boules blanches (parfois colorées en fonction du goût) faîte de riz gluant. C’est un incontournable des desserts nippons. Personnellement, je n’aime pas cela, sauf le kinako 🙂


Sur cette carte, on ne nous montre pas toute l’ascension, certainement pour nous éviter une petite panique hahaha.

Certains ont d’ailleurs renoncé à monter à pied 😉

Comme je suis sympa, je vous prépare par avance à ce qui vous attend (comptez 2-3h pour l’ascension complète).

Attention, je tiens néanmoins à préciser qu’il n’y rien d’exceptionnel au sommet, si ce n’est la fierté d’avoir fait la rando jusqu’au bout et d’avoir réussi à monter autant d’escaliers. En revanche, en montant, vous croiserez tantôt des beaux points de vue, tantôt des petits sanctuaires nichés dans un coin de forêt luxuriant avec de magnifiques fontaines sacrées, et des tori de toutes les tailles. Il y a aussi pas mal d’araignées qui ont pris possession des lieux, notamment vers le haut de la montagne où vous pourrez voir d’énormes toiles.

Enfin, la lumière de la victoire…

En redescendant, vous pourrez ensuite profiter tranquillement des temples situés sur l’esplanade de départ.

Le renard, plus qu’un symbole, un objet marketing…

Bien sûr tout est enclin à faire du business, mais c’est aussi ce que l’on veut voir lorsqu’on arrive à la station Fushimi, des petits renards mignonnets un peu partout. C’est une vraie célébrité là-bas ! Alors on s’en donne à cœur joie sur les photos. Vous pouvez acheter des biscuits creux en forme de tête de renard, ils sont rigolos mais ne présentent que très peu d’intérêt sur un plan gustatif.

Vous sentirez bien les courbatures le lendemain, mais vous serez ravis d’avoir vu un endroit aussi exceptionnel et inoubliable. Pour moi, Fushimi Inari fait partie des plus grands trésors du Japon. Ce n’est pas pour rien que le temple existe depuis l’an 711 😉

Ja mata ne (à bientôt)

Pourquoi j’aime l’été au Japon ?

C’est vrai qu’à choisir, ce n’est pas forcément la meilleure période pour visiter le Japon, et en général, on a tendance à y aller au printemps pour voir les Sakura en fleurs, ou bien à l’automne pour voir les érables se teinter d’orange, vert et jaune. Mais en hiver ou en été, les saisons sont aussi très marquées, et j’ai beaucoup apprécié chaque moment de l’année.

En été au Japon, j’aime…

1. Les hortensias

En juin, c’est le festival de couleurs dans les jardins ; ils se couvrent d’ajisai (hortensias) de toutes les teintes, rose, bleu, violet, vert… c’est magnifique ! Par contre, attention aux moustiques. D’ailleurs vous saviez que les hortensias sont originaires du Japon ? Maintenant si 🙂

Quelques lieux d’exception pour voir les ajisai en fleurs:

  • Le temple Fujinomori (Kyoto) Relire l’article ici
  • La cascade Mikaeri (Saga)
  •  Le temple Ajisai-dera (litt. Le temple des hortensias) aussi connu sous le nom « Meigetsuin » (Kamakura)
  • Le temple Mimurotoji (Uji)
  • Le temple Hakusan (Tokyo)
  • Katahara Onsen (Gamagori)

Si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à compléter la liste !

2. Les typhons, la pluie et les orages

Bon, c’est sûr, c’est pas le top quand on est là pour 4 jours et qu’on a que de la pluie, mais d’un autre côté, ça fait aussi le charme de l’été au Japon: c’est la mousson.  En japonais, on appelle ça « Tsuyu » et bon, c’est l’occasion pour vous de vous acheter un joli parapluie ! Pensez aussi que c’est la saison la moins chère pour se rendre au Japon.

J’ai vécu quelques typhons assez impressionnants là bas, notamment le Neoguri à Kyoto en 2014 qui a fait monter les eaux. On ne pouvait plus accéder aux berges de la Kamogawa et à Uji, c’était vraiment très impressionnant (photos ci-dessous). Bon ça a aussi accessoirement fait foirer mon voyage à la campagne et fait annuler tous les feux d’artifices…Eh oui, les aléas de la météo.

Même si c’est très excitant de vivre un Typhon, ça reste dangereux donc faîtes attention si vous sortez, et ne vous approchez pas trop des berges. Les courants sont très forts et il y a beaucoup d’accidents de noyades à cette période là.

Uji avant…

Uji après…

Kyoto avant…

Kyoto après…

Une petite vidéo que j’avais réalisé… Pardonnez la chanson kitch 🙂

3. Les terrasses d’été & Randonnées fraîcheur

Sur la photo du dessus à Kyoto, vous pouvez apercevoir toutes les petites terrasses d’été sur pilotis. On les appelle « Kawadoko ». C’est une tradition qui existe depuis le 16ème siècle. Depuis, les kyotoites essaient de perpétuer la tradition. Si vous souhaitez manger sur l’une de ces terrasses, vous les trouverez l’entrée du côté de la rue Pontocho (l’une des ruelles les plus traditionnelles de Kyoto) qui longe la rivière Kamogawa (litt. la rivière aux canards). Il faut réserver car les restaurants en terrasse ne sont ouverts que de mai à septembre pour la belle saison. Comptez facilement 100€ le repas… Par contre, c’est une sacrée expérience.

Vous trouverez le même principe à Kibune si vous entreprenez la belle randonnée Kibune-Kurama. C’est une étape rafraîchissante et vraiment très agréable. Ça permet de découvrir un peu la campagne de Kyoto en étant loin du tumulte de la ville et de la chaleur. Les terrasses sont installées sur la rivière directement. Réservation impérative sinon vous aurez des heures de queue.

Pour une autre expérience sympa, il existe aussi un restaurant dans ce coin qui vous distribue des udon (nouilles) froides directement par un bambou. Mais bon ça coûte aussi très cher et l’attente est interminable.

Relire mon article sur Kurama-Kibune en cliquant ici

4. Les Kakigori

Et puisqu’on est lancés dans la gastronomie, ne manquez surtout pas les kakigori, les fameuses glaces pilées de l’été. On en trouve partout, et il y a souvent un petit symbole bleu blanc rouge sur un drapeau qui vous indique que vous trouverez des kakigori ou non dans le restaurant que vous croisez. Cliquez-ici pour relire l’article consacré aux kakigori.

5. Les produits de saison

Allez, je parle encore un tout petit peu de nourriture et après j’arrête promis ! Comme vous le savez, les konbini (supérettes japonaises) aiment bien les produits saisonniers, et l’été n’y échappe pas. Vous trouverez donc plein de produits adéquats pour la saison estivale.

Lait coco & tapioca et biscuits choco-banane

Boissons fraîches mangue et eau de coco

6. Les jeux d’été

En été, tout comme en France, on aime profiter des longues soirées estivales entre amis. Même si les japonais n’aiment pas le soleil pour la plupart, ils adorent aller à la mer, et là-bas, la tradition, c’est le pique nique et le « Suikawari », un jeu qui consiste à exploser une pastèque les yeux bandés, guidés par son entourage. Bien sûr tout le monde la mange même si elle est par terre. Pour les feux d’artifices, il en existe des gros comme chez nous, mais on trouve aussi partout des kits dans les 100 yen shops pour en faire soi-même. C’est très amusant. C’est aussi le moment opportun pour faire des barbecues sur fond de cigales (oui y en a partout en été, et elles sont plus bruyantes qu’en Provence !)

7. Porter un yukata lors des festivals d’été

L’été au Japon regorge de festivals pendant lesquels vous pourrez vous amuser, boire et manger dans les stands de street food ou encore porter un yukata. C’est la saison parfaite pour ça. Soit vous vous achetez votre yukata dans une boutique spécialisée (à savoir que le yukata est un kimono en coton pour l’été qui coûte beaucoup moins cher qu’un kimono en soie qui coûte une fortune). Ou bien vous pouvez faire appel aux service d’une agence qui s’occupe de vous louer le yukata et qui vous aide à l’enfiler. Vous pourrez louer aussi les accessoires sur place, et un service de coiffure est aussi disponible la plupart du temps. C’est une expérience assez drôle, même si j’étais horrifiée de la coiffure qui m’a été faite ce jour là, et avec la chaleur, je vous raconte pas la touffe… c’était mythique.

Ne manquez pas le Gion Matsuri à Kyoto ainsi que le Tanabata (la fête des étoiles partout au Japon) en juillet et août.

Pour le Gion Matsuri, cliquez ici et pour le Tanabata à Kyoto (ici) et à Osaka ()

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Si avec cela vous n’êtes toujours pas convaincus, je ne sais plus qu’à vous dire … 🙂 

[KYOTO]: Deux bonnes adresses teppanyaki

Teppanyaki signifie littéralement « Grillé sur une plaque en fer ». Aujourd’hui, cette méthode de cuisson est largement implantée en Occident (elle a été importée peu après la Seconde Guerre Mondiale), mais ses origines au Japon remonteraient au 16ème siècle. Le concept que nous connaissons nous, c’est le show avec le chef qui fait cuire pour vous les aliments sur la plaque de façon spectaculaire. Bien sûr on peut trouver ce type de show également au Japon, mais il faut y mettre le prix. Où je vous emmène, pas de chichis, chacun fait sa popote: et il n’y a pas de chef pour vous envoyer directement les aliments au fond du gosier. Les plats les plus connus cuits au teppanyaki sont les Okonomiyaki (omelette japonaise) et les Yaki-soba (nouilles soba grillées). C’est un repas que j’apprécie beaucoup, même si on sent la friture en rentrant chez soi !!

Chabana 茶花

Mon restaurant teppanyaki préféré à Kyoto: le Chabana. Situé à deux pas de la station « Shijo-Omiya » en plein centre ville, le Chabana prépare des plats délicieux avec des produits frais. J’ai testé entre autre les yaki-soba et la poêlée champignons-crevettes juste avec de la fleur de sel et l’oignon vert… mmm trop bon !
Donguri どんぐり

Donguri, une chaine teppanyaki implantée à Kyoto seulement. J’ai testé l’adresse sur Shijo-Dori-Teramachi mais il y en a un peu partout dans les endroits les plus fréquentés (gare centrale, sanjo, shijo-kawaramachi dori…). J’y ai testé les yaki soba à l’ail et la poêlée de pommes de terre au fromage (oui il fat m’excuser mais j’étais cruellement en manque de fromage quand j’étais là bas ^^). comptez 7-8€ par plat.

 

Cliquez-ici pour accéder au site internet

[KYOTO]: Gion Matsuri, l’un des plus grands festivals du Japon

Le mois de Juillet à Kyoto est tous les ans très intense : entre les événements du Gion Matsuri, les marchés nocturnes, les vendeurs ambulants et les éventuels typhons à gérer, vous ne vous ennuierez pas si vous visitez Kyoto à cette période là. Certes la météo est incertaine, mais Gion Matsuri reste l’un de mes meilleurs souvenirs de cette année passée au Japon. Chaque jour, vous pouvez assister à une parade ou une danse traditionnelle, ou simplement aller déguster une bière ou un kakigori sur les marchés nocturnes. J’ai trouvé ça très impressionnant de me promener à pied sur la grande avenue de Shijo-dori: adieu les nuisances sonores, & autres pots d’échappement, à partir de 18h, les rues deviennent piétonnes, et les klaxons sont remplacés par les rires des gens qui déambulent en yukata. Pour les adeptes de Street-food, vous trouverez des vendeurs ambulants un peu partout, et notamment vers Shijo-dori, karasuma-oike, muromachi dori… Pour les budgets plus souples, vous pouvez réserver une table à l’un des « kawadoko » et manger au bord de l’eau à Kamogawa. En général les repas coutent très chers, mais c’est une opportunité unique, d’autant plus que les terrasses d’été sont ouvertes seulement de mai à septembre. L’autre spot magique pour les terrasses d’été se trouve à Kibune, un peu plus dans la montagne, où vous mangez au dessus même de la cascade. Je vous en parlais ici. La prochaine fois, j’essaierai bien une terrasse d’été à Takao, une autre escapade en montagne. 
L’événement culminant de Gion Matsuri est la parade des chars, tous plus beaux les uns que les autres. Ils peuvent faire jusqu’à 25 mètres de haut, et peser jusqu’à 12 tonnes. C’est d’ailleurs très impressionnant de les voir tourner le char au niveau des carrefours car ils doivent les faire pivoter de 90° et s’aider de bambous pour faire glisser les roues. On appelle ça le tsujimawashi. Les plus hauts chars ornés d’un toit et occupés par les musiciens s’appellent les « Hoko » tandis que les chars plus petits décorés de mannequins sont appelés « Yama ». On ne compte pas moins de 33 chars en tout. Les différentes communautés de maiko (apprenties Geisha) viennent elles-aussi parader lors du festival.
BREF, ne manquez pas le Gion Matsuri, un festival qui date de l’an 869, qui à l’origine, a été créé pour apaiser les âmes dévastées par les catastrophes naturelles (peste, tremblements de terre, typhons… Il s’agit de l’un des festivals les plus importants de tout le pays ! Oui oui, je vous jure 🙂

Je vous laisse avec une vidéo réalisée par Kyoto Fan qui explique tout ça très bien.

Fêtez Tanabata, la fête des étoiles, à Kyoto ★

L’an dernier, je vous parlais du Tanabata, la célèbre fête des étoiles du 7 juillet. L’an dernier, je vous emmenais à Osaka avec sa rivière illuminée et son temple Shitennoji. Cliquez-ici pour relire l’article

Aujourd’hui je vous emmène à Kyoto pour profiter de cette jolie fête. Selon les destinations, la fête est célébrée en juillet ou en août. Tout dépend en fait si on se base sur le 7 juillet ou si on se base sur le calendrier lunaire.

Deux spots à voir à Kyoto:
Les bords de la rivière Kamogawa sur lesquels des sculptures de bois lumineuses sont exposés et du côté du château de Nijo pour suivre le cours d’eau à Horikawa et passer sous le tunnel de lumière. 
Personnellement, j’ai vu que la deuxième partie puisque le jour où nous avons voulu aller à Kamogawa, c’était en plein typhon, et l’accès aux rives a été interdit du fait de la montée des eaux. Dommage dommage…
Direction Nijo & Horikawa !

Pour commencer, nous nous sommes arrêtés au Château de Nijo pour un Light-up Spécial Tanabata (accès libre pour l’occasion). C’était vraiment chouette à voir et insolite comme endroit de projection. A la sortie de Nijo, en vous dirigeant vers le nord, vous allez remonter le canal d’Horikawa, et tout le long vous aurez des animations, des expositions artistiques, des spectacles de geisha & enfin vous pourrez passer sous le fameux tunnel de lumières. J’ai également beaucoup aimé la forêt de fausses lucioles 🙂

L’an dernier, Pokemon & ses acolytes étaient même de la partie… Eh oui, ils étaient les sponsors officiels hahaha. C’est aussi ce même jour où j’ai enfilé mon kimono à l’envers sans faire exprès et que toutes les mamies me regardaient grave de travers ^^

Je vous laisse avec ma petite vidéo de la projection lumineuse prise l’été dernier.

Kyo no Tabanata: cliquez pour voir la programmation de Tanabata à Kyoto. Cette année ça se passera du 1er au 10 août, date basée sur le calendrier lunaire.

[KANSAI]: Où acheter des souvenirs ? #2

Je continue cette semaine à compléter ma rubrique consacrée aux souvenirs à ramener du Japon. Dans mon précédent article, je vous donnais deux bonnes adresses pour les friandises & les kimono à Kyoto. Cette fois ci, je vous donne une bonne adresse de papeterie (Kyoto) & une adresse beauté (Osaka).

Pour relire l’épisode 1, cliquez-ici.

1. Kyukyodo
La papeterie Kyukyodo se situe au bout de la galerie Teramachi (presque au niveau de Oike-Dori). J’y suis allée plusieurs fois pour acheter des souvenirs pour mes proches et pour moi même. On peut y trouver des cartes, des feuilles d’origami, des éventails, du matériel de calligraphie, de l’encens, des tissus ou encore des bijoux artisanaux. Personnellement, j’ai acheté pas mal de marques pages pour offrir. Je trouve ça typique, joli et peu encombrant.

 

 

http://www.kyukyodo.co.jp/index.html

Cliquez-ici pour le plan

2. ABC Cosme-Store
J’ai trouvé l’ABC Cosme-Store au niveau B-1 du Shopping Mall HEP-FIVE à Umeda (Osaka). Mais en consultant les différents sites internet, j’ai l’impression que la boutique n’existe plus. Peu importe, ABC Cosme Store est une chaîne, et vous pourrez en trouver d’autres dans le pays (comme par exemple dans la tour Shibuya 109 à Tokyo). C’est l’endroit idéal si comme moi vous êtes folles de masques pour le visage. Les masques coûtent seulement 54 yen l’unité soit 40 centimes d’euro. J’ai tout de suite flashé sur une collection de masques Marie-Antoinette de la marque « Ciel Bijou ». C’est une marque japonaise, mais les produits sont fabriqués en Corée. Ils proposent des masques au: charbon, caviar, lait, diamant, sucre noir & à la gelée royale, perle, ou encore à la bave d’escargots… si si ! On peut trouver pire je vous rassure… le masque au placenta par exemple de la marque Oriental View. Encore un autre moment du voyage où tu demandes très fort « WTF » en découvrant les horreurs… hahaha. Bref une boutique néanmoins sympathiques avec plein de masques coréens, japonais pour tester des trucs fun et bien d’autres cosmétiques et produits de beauté.

 

 

A la prochaine pour d’autres bonnes adresses d’Omiyage !

Le Yasaka Jinja, une étape incontournable de Kyoto

Je n’arrive pas à croire que je n’ai toujours pas écrit d’articles sur Yasaka Jinja, le temple incontournable de Gion, le célèbre quartier des geisha à Kyoto. Je vous en avais vaguement parlé (ici) mais comme il s’agit d’un temple où je suis allée une dizaine de fois, je me dois de vous en parler un peu plus longuement, surtout que c’est un endroit vraiment agréable avec plein de petits temples à droites à gauche. Avec sa grande porte rouge au bout de Shijo-dori, l’avenue qui traverse Gion, on ne peut pas manquer le Yasaka Jinja. C’est une étape absolument incontournable si vous venez visiter Kyoto. D’ailleurs je vous suggère comme itinéraire de commencer par Gion, de visiter le sanctuaire du Yasaka Jinja (accès libre) et de pousser la balade vers Higashiyama, Kiyomizudera… Ici, nous sommes au summum du traditionnel japonais. Un vrai bond à travers le temps.

Yasaka Jinja est le théâtre de bon nombre d’événements, comme Hanatouro (la fête des lumières) situé juste derrière dans le parc maruyama ou encore le Gion Matsuri: LE festival incontournable de Kyoto. Je vous avais déjà parlé d’Hanatouro (ici), mais je reviendrai sur Gion Matsuri un peu plus tard dans l’été.

Utsukushi gozen-sha
J’aimerais faire un focus sur mon temple préféré de Yasaka Jinja: l’Utsukushi Gozen-sha. « Utsukushi » en japonais signifie « beauté » et ce temple est dédié à trois déesses: Ichikishima Hime no Kami, Tagiri Hime no Kami & Tagitsu Hime no Kami qui sont les trois filles d’Amaterasu. Amaterasu est la déesse la plus célèbre du Japon puisqu’elle représente le soleil et la création du Japon et à en croire la mythologie, le premier Empereur aurait été l’un de ses descendants. Maintenant vous comprenez pourquoi le drapeau japonais ressemble à ça et « le pays du soleil levant ».

A gauche le drapeau national et à droite le drapeau de la Marine et l’Armée Impériale

Ichikishima Hime no Kami s’appelle aussi Benzaiten, et je vous en ai déjà parlé ici : elle est la déesse des arts, de la musique, de la littérature, de l’eau et de la beauté et représente la figure hindoue Sarasvatï.

Les maiko (apprentis geisha) vont souvent prier à ce temple ainsi que les individus travaillant dans l’industrie de la beauté (barbier, coiffeur, parfumeur, designer…) vous pouvez y aller pour espérer un commerce fleurissant et bien sûr y aller également pour vous même, que ça soit pour votre beauté extérieur ou intérieur. C’est d’ailleurs assez amusant de lire les vœux des uns et des autres.

La première étape pour prier est de se laver les mains et le visage avec l’eau sacrée, d’ensuite prier au temple et éventuellement finir en inscrivant son vœu sur l’Ema (la petite plaque en bois). Je me suis d’ailleurs acheter en souvenir l’Ema de gauche, mais j’aurais voulu acheter celui de droite avec les maiko… c’est un vieil ema qu’ils ne font plus je crois. Dommage.

Cliquez-ici si vous souhaitez consulter le calendrier des événements du Yasaka-Jinja (en anglais).

[KYOTO]: Où acheter des souvenirs ? #1

Bonjour, je débute cette semaine par une nouvelle série d’articles sur les souvenirs à ramener du Japon, en vous dévoilant mes bonnes adresses. La culture de l’Omiyage お土産 (souvenir en japonais) est particulièrement forte au Japon, et comme Kyoto est LA destination par excellence, vous trouverez un tas de boutiques, aussi bien dans les quartiers touristiques qu’en centre-ville !
1. Calbee x Yoshiya, la boutique de friandises
Souvent on ne sait pas trop quels souvenirs ramener pour les amis, les proches ou encore les collègues… Personnellement, j’ai jeté mon dévolu sur Calbee x Yoshiya qui propose tout un tas de friandises sucrées & salées, qui en plus d’être sympa niveau packaging, sont peu chères et ne prennent que très peu de place. Le petit bonus: on peut acheter les Kit-Kat de Kyoto.

http://www.okashi.jp/

Cliquez-ici pour le plan

2. Boutique de kimono & yukata 
Située dans la galerie de Teramachi, cette boutique propose des yukata (kimono en coton pour l’été) à prix très raisonnables pour hommes, femmes & enfants. C’est souvent un cadeau que l’on cherche à ramener quand on visite le Japon. On y trouve aussi des geta (sandales) et les obi (ceintures). Pour attacher votre kimono, vous aurez également besoin de bandelettes en coton (ça fait office de pré-ceinture on va dire). Comptez 2500 yen environ pour un yukata, 300 yen pour les pré-ceintures et autour de 600-700 yen pour un obi. Bien sûr les prix varient en fonction de la qualité.

En bonus, voila le yukata que j’ai acheté (dans une autre boutique que celle que je vous ai présenté).

D’ailleurs pour l’anecdote, si vous décidez de porter un Kimono ; faites bien bien attention car il y a un sens pour le croiser… La première fois je me suis faite habiller dans une boutique spécialisée, donc pas de problème; la seconde fois où je l’ai tenté seule fut un véritable loupé… Je l’ai croisé à l’envers sans savoir qu’il y avait un sens, et les mamies m’ont pointé du doigt toute la sainte journée avec un visage outré… On m’a dit après que je l’avais croisé façon cadavre… hahaha la honte !

Cliquez ici pour le plan (c’est l’adresse du Harry’s Cafe, mais il est situé juste à côté…)

A la prochaine pour d’autres bonnes adresses d’Omiyage !

[KYOTO]: Tenryuji, le temple zen d’Arashiyama

Il y a 4ans, je vous parlais déjà d’Arashiyama, la montagne de la tempête qui est l’un de mes coins préférés au Japon. Ce quartier de Kyoto regorge de petites merveilles, et aujourd’hui je vous emmène au temple Tenryu-ji avec à la clé une petite glace italo-japonaise.
Si vous souhaitez avant relire l’article de 2011: ça se passe ici.
Le temple zen Tenryuji, situé à proximité immédiate de la forêt de bambou, fait partie des 5 plus grands temples de Kyoto. Il a été construit en 1345 mais a succombé une dizaine de fois aux flammes; il a donc été reconstruit maintes et maintes fois. Sa dernière reconstruction date de l’ère Meiji (1868-1912). D’autres bâtiments ont été rajoutés après cette période. Finalement, le temple a rejoint l’UNESCO en 1994, entre autre grâce à son jardin zen et son bassin, qui figurent parmi les plus beaux lieux du Japon. C’est une étape absolument incontournable si vous visitez Arashiyama, notamment en novembre pour le voir dans sa belle robe d’automne ou bien en hiver sous la neige. Il est aussi sympathique de se balader aux alentours où de nombreux mini sanctuaires ont été érigés.

Après cette jolie balade, j’ai eu envie de manger une glace chez Shinpachi Chaya 新八茶屋 à deux pas du pont principal d’Arashiyama. Cette boutique est réputée pour ses glaces à l’italienne version japonaise. Outre les goûts japonais comme thé vert, tofu, soja grillé, sakura, patate douce, vous pouvez trouver des mélanges étonnants comme fraise-coco, ramune (soda citron)-marshmallow, kibana (kiwi-banane), tomate, pastèque ou encore leur représentation d’Arashiyama (thé matcha-mangue-haricots rouges azuki). Leurs créations varient selon les saisons. Pour les moins farfelus, ils proposent bien sûr des saveurs plus classiques.
Personnellement, j’ai choisi la glace « Sora » (qui signifie ciel), au ramune-marshmallow… c’est la préférée… des enfants 🙂 Mais comme je suis une grande enfant, j’ai le droit ! Et puis malgré le goût un peu chimique, c’était vraiment bon!
L’adresse de Shinpachi Chaya: 37-17 Sagatenryuji Tsukurimichicho, Ukyo Ward, Kyoto, Kyoto Prefecture 616-8384, Japon

Au prochain épisode, nous traverserons la célèbre forêt de bambou & je vous ferai découvrir une spécialité culinaire assez inédite…