[JAPON]: Dazaifu, entre temples & cérémonie du thé

Dazaifu est une commune située à une quarantaine de minutes de Fukuoka. Elle est célèbre pour son temple Dazaifu Tenmangu qui reçoit près de 2 millions de visiteurs par an, ses pruniers et son petit centre ville traditionnel. C’est une balade très agréable que je vous recommande s’il fait beau.  Le jardin du temple (notamment l’étendue d’eau autour du pont) est aussi un lieu exceptionnel pour admirer les centaines d’iris en fleur en juin.
Dazaifu Tenmangu honore Tenjin qui est représenté par le boeuf. Tenjin est le surnom attribué à Sugawara no Michizane, un poète et politicien de l’époque Heian qui excellait en poésie chinoise. Originaire de Nara (parait-il), le poète a été contraint de s’exiler sur l’île de Kyushu suite aux affaires politiques. C’est pour ça qu’on parle beaucoup de Tenjin à Fukuoka. Bien après sa mort, son nom de Sugawara no Michizane a été déifié en Tenjin-Sama (Tenjin étant le Dieu des lettres et des études) et aujourd’hui, beaucoup de temples lui rendent hommage. Parmi les visiteurs de Dazaifu Tenmangu, on compte donc un grand nombre d’étudiants venant prier pour leurs examens. 
Le jour où j’y suis allée, il y avait beaucoup de monde, et des visiteurs un peu spéciaux: beaucoup de femmes vêtues d’un kimono venues assister à la grande Cérémonie du Thé. Quelle chance !! Même si nous étions un peu loin, c’était impressionnant de voir une cérémonie aussi prestigieuse, avec un grand maître du thé qui a été accueilli avec beaucoup de respect. D’autre part, c’était un très joli défilé de kimono et d’obi… Encore un souvenir dont je me souviendrai longtemps.
Les asagutsu sont des chaussures de cérémonies portées par les prêtres shinto depuis l’ère Heian. Faites en bois de paulownia, laquées de noir et garnies d’un petit coussinet en soie à l’intérieur, ces chaussures sont fabriquées selon une méthode ancestrale, et coûtent très cher (près de 1000€ la paire).

En bonus, une petite vidéo qui montre le vernissage de l’Asagutsu (en japonais)

Les amulettes que vous voyez sur la photo précédente s’appellent « Hyôtan » (calebasse ou encore gourde)  et on connait leur existence depuis l’an 720. Au XVIIème siècle, on pensait que ça aidait à capturer le Namazu (les poissons-chats géants des fonds boueux), qui selon la croyance populaire, causaient les tremblements de terre à cause de leurs mouvements brusques. (Quand on sait que les poissons-chats deviennent véritablement très agités quelques heures avant un tremblement de terre, c’est assez étrange…).
Hideyoshi Toyotomi, l’un des grands unificateurs du Japon, avait choisi au 16ème siècle, la représentation du cucurbitacée sur ses banderoles. Il en faisait rajouter une petite pour chaque victoire. C’est ainsi que le Hyotan est devenu symbole de victoire et de chance. Une fois la chair consommée, l’écorce du cucurbitacée était séchée, et enfin transformé en pot ou en gourde à saké. On pouvait aussi s’en servir pour conserver les semences, qui soit-disant étaient très fertiles une fois placées dans la gourde.

Depuis, le hyotan est devenu une amulette et un objet décoratif très populaire au Japon.

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Tenkai Inari Shrine, qui se situe à proximité immédiate de Dazaifu Tenmangu, est un temple dédié à la déesse Inari. Il n’a certes rien à voir avec le célèbre Fushimi Inari de Kyoto mais c’était quand même sympathique à visiter… Il faut grimper un peu dans les bois pour arriver à destination. J’ai beaucoup aimé les Ema (plaques en bois) en forme de tête de renard dont certaines étaient particulièrement originales… J’ai moins aimé les cris d’enfants en provenance du parc d’attractions juste en dessous…
N’oubliez pas de goûter à la spécialité locale: le umegae mochi (un mochi grillé fourré à l’azuki). Je n’ai pas trouvé ça extraordinaire, mais soit, c’est la spécialité du coin. Il fallait y goûter. 

Umegae Mochi – Ayakashi Ghost Guild (Fantasy Card Game)

A proximité, vous avez aussi le Kyushu National Museum (Site Officiel – Entrée 430 yen) & un Starbucks super stylé imaginé par Kengo Kuma & Associates fait de 2000 bâtons de bois.

D’ailleurs, pour l’anecdote, cette entreprise s’est aussi occupée du conservatoire de musique d’Aix en Provence. J’en profite pour préciser que Aix En Provence a axé sa saison culturelle sur le Japon cette année pour fêter les 20ans de jumelage avec la ville de Kumamoto. Ne manquez pas leur riche programmation: cerf-volants, origami, ikebana, cérémonie du thé, théâtre Noh (événement phare le 29-30 mai), démonstrations d’arts martiaux (kendo, teppo…), rencontres littéraires, conférences, cinéma japonais, démonstration de kyudo (tir à l’arc japonais), matsuri le 13 et 14 juin (avec cérémonie de l’otaue = plantation du riz)… et bien d’autres événements à ne pas manquer si vous souhaitez découvrir la VRAIE culture japonaise. Cliquez-ici pour avoir le détail et les dates précises.

Comment se rendre à Dazaifu ?

Vous pouvez prendre le Nishitetsu Bus au Bus Terminal d’Hakata Station (la station de Fukuoka) pour 600 yen l’aller. Le trajet dure 40 minutes. Pour voir les horaires, veuillez cliquer ici.
Vous pouvez sinon y aller en train (utilisez l’itinéraire google map pour avoir votre trajet précis avec les différents trains à prendre). Si vous le pouvez, essayez de prendre le train spécial « Tabito » inauguré l’an dernier ! Les 6 wagons ont une ambiance différente: lequel choisiriez-vous ? Cliquez-ici pour voir les horaires (attention train au départ de Tenjin Station par contre).
Malheureusement, je ne l’ai pas emprunté mais je l’ai vu à quai ! C’est mieux que rien…

Bonne semaine à tous !

[NAGASAKI]: Le Glover Garden, un endroit magique

Perché en haut de la colline Minami-Yamate à Nagasaki, le Glover Garden est devenu l’une des principales attractions de la ville. Ce quartier aux influences européennes, est pour le coup très original. Ici pas de temples shinto, mais plutôt des églises ! Les japonais ont vu débarquer au milieu du XVIème siècle, des explorateurs européens (Ecossais, Hollandais, Portugais…) ayant comme rêve de développer le port de Nagasaki ainsi que le commerce maritime. 
Pendant 40ans, le Japon refusait pourtant tout étranger sur son territoire mais Nagasaki, qui était jusque là un petit port de pêche isolé, s’est vu se moderniser et d’étendre de façon fulgurante. En plus de son industrie navale plus performante, le commerce maritime s’est lui aussi développé et les japonais ont pu découvrir des mets jusque là inconnus comme le pain ou les beignets (et oui, les tempura sont en fait d’origine portugaise !), le castella (le gâteau portugais dont je vous parlais déjà ici) ou encore les armes à feu ou le tabac.
Cependant les chrétiens n’ont pas eu la vie rêvée qu’ils espéraient au Japon car beaucoup de japonais étaient très réfractaires à l’idée de se voir coloniser par des européens, notamment Hideyoshi Toyotomi, qui, une fois arrivé au pouvoir, a ordonné l’exécution de tous les chrétiens, qu’ils soient européens ou japonais, et à titre d’exemple, a fait crucifier 26 chrétiens à Nagasaki pour évincer toute tentative de prise de pouvoir par les colons. Les échanges commerciaux continuèrent mais la persécution des chrétiens aussi. Cette sombre période est  ponctuée de massacres de chrétiens et d’inquisitions. Les européens durent pratiquer leurs cultes en secret, et continuèrent leurs activités économiques le plus discrètement possible. Finalement, ce n’est qu’en 1853, à l’arrivée de Matthew Perry, que le shogun Tokugawa perdit sa puissance, et le port de Nagasaki ré-ouvra officiellement ses portes sur le monde en 1859.
Thomas Glover, un écossais qui a débarqué à Nagasaki en 1859 pour développer le comptoir commercial avec le Royaume-Uni, fit construire sa maison en 1863 en haut de la colline Minami-Yamate, avec une vue surplombant toute la ville. Le scottish man a également monté sa propre société Glover&Co et a participé à la fondation de plusieurs entreprises, dont deux multinationales toujours hautement actives: Mitsubishi & Kirin Brewery Company. Glover était un véritable business man, il était sur toutes les industries à la fois: aussi bien navales, minières qu’agro-alimentaires, et s’est également beaucoup investi dans l’import/export de thé.
Ce Glover Garden rend donc hommage à cet homme, qui a beaucoup fait pour le Japon & on retrouve également un bel hommage à l’oeuvre de Puccini: Madame Butterfly dont l’histoire se déroule à Nagasaki.

Nous avons passé une petite demie-journée dans ce quartier, qui franchement aurait mérité d’y passer la journée complète pour en profiter autant que possible.  J’y retournerai, c’est sûr !

*** Deux petits bonus ***

★ La statue située dans la serre de la maison Glover, dont les fondateurs de Kirin se seraient inspirés pour leur logo.

★ Et enfin, pour terminer cet article, je vous propose de découvrir le livre de Benjamin Lacombe qui a imagé l’histoire de Madame Butterfly à sa façon.

Mont Aso, entre volcan & source sacrée

En allant rendre visite à des amis de Kumamoto (Kyushu), je me suis retrouvée embarquée dans un road trip d’une journée en voiture grâce à mon pote Masashi qui conduisait. La balade jusqu’au Mont Aso (et son volcan) aurait clairement été difficile et coûteuse sinon puisqu’il est situé à 1h30-2h de voiture de Kumamoto!! Il existe néanmoins un train sur le thème des chats qui y va, qui s’appelle Aso Boy. Kawaii garanti ! Cliquez-ici pour plus d’informations.
Ce jour là d’avril, le vent était terriblement froid et puissant du fait de l’altitude et le volcan était un peu agité: les fumerolles elles, très nombreuses. Je n’ai donc pas pu voir le petit lac bleu turquoise qu’on est supposé voir. L’accès au cratère était d’ailleurs fermé quand nous sommes arrivés, et heureusement ils l’ont ré-ouvert avant que l’on ne reparte ! Alors représentées comme les ténèbres en Europe, les fumerolles seraient considérées comme immortelles au Japon. 
Le volcan Aso est toujours actif bien sûr, et il est le plus vaste du Japon. Son état est toujours préoccupant puisqu’il devenu un site très touristique, et a déjà fait de nombreuses victimes (à cause de projections ou de gaz toxiques); il pourrait se réveiller à n’importe quel moment. Sa dernière éruption remonte à 2011. Si vous y allez, vous sentirez l’odeur du soufre tout autour de vous !
Mes conseils pour cette excursion: n’oubliez pas de prendre un bon gilet ou une veste, éventuellement un masque & laissez tomber le brushing ! Si tu y vas, attention à tes fesses Ta3mam 🙂
Le paysage lunaire du Mont Aso
Qui dit volcan, dit sources thermales ! Nous sommes donc allés Shirakawa Suigen (à 16km du cratère Nakatake) qui semblerait être l’une des sources les plus pures du Japon (oui oui elle fait même partie du top 100 des eaux les plus pures du pays établi par le gouvernement). Il sortirait du sol 60 tonnes d’eau par minute. Si vous regardez bien, vous verrez s’échapper de nombreuses bulles d’air. Il est bien sûr impensable de repartir sans avoir goûté à cette eau ; et pour les accros, vous pouvez même venir avec vos bouteilles pour en ramener à la maison.
Une bonne occasion pour faire les imbéciles avec mes copains 🙂
Enfin, pour une dernière excursion, je vous invite à aller visiter Aso-jinja, l’un des plus vieux temples shinto du pays, qui a tenu un rôle très important dans les affaires royales notamment à l’ère kamakura (1185-1333). Mes amis étant japonais, j’en ai profité pour tirer un Omikuji pour connaître ma destinée en amour (j’aurais du m’abstenir.. c’était pas bon !!).
Nous nous sommes nous aussi, prêtés au jeu de la photo de famille 🙂
Enfin, pour clôturer cette merveilleuse journée, nous avons pris le goûter dans un endroit vraiment mignon « Nohohon Café Bois Joli ». C’est une famille passionnée par la France & la Provence qui a installé son café dans leur petit cottage au milieu de la forêt. Entre les chats qui se baladent en liberté, le potager à l’entrée, et la vaisselle à l’anglaise, l’endroit ne manque vraiment pas de charme.
Pour voir des photos supplémentaires, vous pouvez cliquer ici ou .
Cette journée fut l’un de mes plus beaux souvenirs de cette année

Visite du Château de Kumamoto

Au mois d’avril, je me suis rendue dans la région de Kyushu, et je suis allée rendre visite à des amis à Kumamoto. Cette ville n’est pas particulièrement touristique pour les étrangers ou même pour les japonais, mais en tout cas son château est célèbre. Il fait partie du top 3 des plus beaux châteaux du Japon et autrefois, il était connu comme étant difficile à attaquer du fait de ses innovations en terme de défense.

Une petite carte s’impose pour vous montrer où nous sommes…

Quelques informations sur Kumamoto:

Kumamoto est la capitale de la préfecture qui porte le même nom, et la ville compte deux fois moins d’habitants que Kyoto soit à peu près 730 000 personnes. Son centre ville n’est pas très grand et on peut faire une majeure partie des activités à pied.
Pour vous rendre à Kumamoto, vous pouvez utilisez tous les types de transports: l’avion, le shinkansen, le train, le bus ou encore le bâteau. Ma copine Amandine et moi venions de Nagasaki: nous avons pris le train de Nagasaki jusqu’à Shimabara puis le bateau jusqu’à Kumamoto port, et enfin le bus pour rejoindre le centre ville. Pour le retour, nous avons pris le bus pour retourner à Fukuoka (il faut compter 1h30 seulement).
Concernant l’hébergement, nous avons séjourné à l’hôtel GR Hotel sur Ginzadori. Nous avons payé moins de 6000 yen la nuit, c’était très propre, l’accueil du personnel était agréable, le wifi est disponible dans les chambres et ginzadori est à proximité des artères commerçantes et des spots touristiques. Cliquez-ici pour voir le site de l’hôtel.
Kato Kiyomasa, le commenditaire du château:
J’aimerais vous parler un petit peu de Kato Kiyomasa à qui on doit la construction de Kumamoto-jô. A son jeune âge, Kato Kiyomasa a été pris sous l’aile de Toyotomi Hideyoshi (le 2ème des trois grands unificateurs du Japon à l’époque Sengoku) après le décès de son père à Nagoya. Après de nombreuses bonnes actions sur le champs de bataille, il monta en grade, et s’installa dans le domaine de Kumamoto qui peu de temps avant avait été confisqué à Sassa Narimasa. Sa puissance continua à grandir, et finalement à la mort de Toyotomi, il se disputa avec l’un des serviteurs de ce dernier décida de se détourner de sa famille d’accueil à qui il devait tout, pour rejoindre le clan Tokugawa, le grand shogun du Japon, ce qui lui permit de rester vivre à Kumamoto, et d’acquérir encore en plus le domaine voisin. Il a aussi été très impliqué dans la bataille de Corée, et grâce à ses talents d’architecte et ses fortifications, il fit construire plusieurs châteaux à Séoul. On dit même qu’il capturait des tigres pour les dresser. Kiyomasa a également été connu pour sa haine envers les chrétiens. Il aurait ordonné qu’on coupe le ventre des mères chrétiennes puis qu’on coupe la tête de leur bébé…

Enfin, malgré sa « trahison familiale », il essaya de maintenir de bonnes relations entre les clans Toyotomi-Tokugawa, même si cela était difficile et assista à leur rencontre au château de Nijô à Kyoto. Suite à l’une de ces rencontres, sur le retour vers Kumamoto, il tomba gravement malade (plusieurs hypothèses existent; dans la version européenne, on mise sur l’empoisonnement qui n’était pas rare dans les cuisines de Nijo, mais dans la version japonaise, ils n’écartent pas la possibilité de syphilis ou de lèpre). Il mourut peu de temps après son arrivée au château en 1611 à l’âge de 50ans.

Le Château & ses annexes:

Finalement, le 19 février 1877, le château a ne partie été détruit par les flemmes. Les parties ayant été préservées sont désignées « biens culturels importants ».

Le château avant/après
 
 Le plan pour se situer un petit peu
Voila donc on commence la visite par la « tour » qui fait face au grand château 宇土櫓 (Uto Yagura). En général, les yagura étaient utilisés à des fins militaires: salle d’armes, tour de guet ou encore en maison de luxe pour les soldats les plus hauts-placés comme les daimyō. Installée sur 5 étages et d’une hauteur globale d’environ 19 mètres, cette tour était considérée comme l’une des plus importantes.  

Je profite d’ailleurs de ce moment pour revenir un peu sur la hiérarchie des titres de noblesse à l’époque Edo. Le plus haut placé est bien sûr l’empereur du Japon, dont le titre est plus spirituel qu’autre chose puisqu’il n’a que peu de pouvoir de décision. On trouve ensuite les Shogun (grand général de l’armée et/ou samurai) qui ont une grande richesse, et de nombreuses terres (il n’existe qu’un seul shogun par époque) ; ensuite en dessous les daimyo qui sont des seigneurs intimement liés à leur shogun (on en comptait environ 200 à l’époque Edo, et leur richesse représentait au moins 10 000 koku de riz, sachant qu’un koku de riz était une quantité de riz suffisante pour faire vivre un homme une année entière). Et ensuite bien sûr on a les serviteurs des daimyo, les fidèles et les paysans.

Je termine par une autre attraction du Château de Kumamoto: la reconstruction du Honmaru Goten Palace et sa salle de réception dont l’original a été brulé entièrement en 1877. Grâce aux trouvailles archéologiques, ils ont pu reconstruire le palais tel qu’il était auparavant en réutilisant les matériaux d’origines et techniques anciennes. Il s’agissait d’une demeure très importante à l’époque puisqu’elle y accueillait les plus grands commandements de guerre dont Toyotomi Hideyori (le fils de Toyotomi Hideyoshi) et sa mère Dame Chacha (la nièce de Nobunaga Oda, qui n’est autre que le 1er unificateur du Japon; je vous reparlerai très vite de lui).

Lettre écrite de la main de Tokugawa Ieyasu 
(3ème et dernier unificateur du Japon et grand shogun de l’époque)

Enfin, si l’envie vous prendrait de vous replonger dans cette époque et être reçu comme un daimyō, le palais possède son restaurant au deuxième étage, et prépare une cinquantaine de repas par jour (il vaut mieux réserver donc). Au prix de 3000 yen, vous aurez la chance de découvrir et déguster un vrai repas de l’époque Edo.

Voila pour Kumamoto et son Château… J’espère que je ne vous ai pas trop embrouillé avec tous ces noms. L’histoire du Japon n’est pas évidente, surtout quand on ne connait pas du tout les grands noms. Bientôt, je vous parlerai d’une série tv que je suis en train de regarder, qui parle justement de l’époque Sengoku, et qui permet de mieux comprendre le rôle de chacun et la vie à cette époque.

A très vite

[FUKUOKA]: Heart Bread, la boulangerie kawaii par excellence

On continue dans les bonnes petites adresses avec cet adorable café qui nous plonge dans l’ambiance Alice au Pays des Merveilles. J’ai été à celui de Fukuoka, mais il existe dans d’autres régions du Japon (Tokyo, Aichi, Saitama, Kanazawa, Osaka, Gifu, Mie, Nara…). La nourriture n’est pas à se rouler par terre, mais c’est tout de même un endroit sympathique si on a une petite fringale. En plus les prix sont très abordables. On y trouve aussi bien du sucré que du salé en passant par les petits pains en tous genres. Au rez-de-chaussée, vous vous servez sur votre petit plateau, et après libre à vous de choisir le take-out ou sur place (vous pouvez vous installer à l’étage).

Quelques photos prises sur leur site internet (allez y jeter un coup d’oeil, ça vaut le coup)

Pour la liste des boutiques, veuillez cliquer ici.

Nagasaki commémore son triste 69ème anniversaire

Le 9 août 1945 à 11h01, Charles Sweeney largue Fat Man sur la ville de Nagasaki. Initialement, la seconde cible après Hiroshima devait être Kokura (l’actuelle Kitakyushu), mais la ville étant plongée dans un épais brouillard, le bombardier a finalement changé de cible au dernier moment en se rabattant sur Nagasaki. La bombe a explosé à 500 mètres au dessus du sol, et a ravagé la ville entière.
L’officier de l’armée de l’air américaine, largement décoré après le succès de sa mission, est finalement décédé en 2004 à l’âge de 84ans dans le Massachusetts.
La première question qui m’ait venu: « quelle vie cet homme a-t-il pu mener après avoir bombardé une ville entière et tué des milliers de personnes ? »

J’ai pu retrouver sur Internet quelques citations de l’officier tirées d’interview ou de son autobiographie.

« My only consideration was to stop the goddam war and get our guys home »

« The shock explosion was felt by those of us in the strike plane. The turbulence of the blast was greater than that at Hiroshima. Even though we were prepared for what happened, it was unbelievable »

« I took no pride or pleasure then, nor do I take any now, in the brutality of war, whether suffered by my people or those of another nation, » he wrote.  »Every life is precious. But I felt no remorse or guilt that I had bombed the city where I stood. »

Mon voyage

Je n’ai jamais eu une attirance particulière pour Nagasaki que je croyais particulièrement glauque du fait de son histoire. Finalement, j’ai eu l’occasion de me rendre dans la région du Kyushu en avril dernier, et en visitant les sites des offices de tourisme, je me suis rendue compte que Nagasaki ne ressemblait pas du tout à l’image que je pouvais m’en faire, et qu’au delà de l’épisode terrible de la Seconde Guerre Mondiale, elle présentait une histoire passionnante sur les navigateurs européens qui ont largement participé à la construction de cette ville au 16ème siècle. Mieux encore, cette ville s’est révélée être un véritable coup de cœur, et j’estime aujourd’hui qu’il est indispensable de s’y rendre, pour tout le travail de mémoire qui a été réalisé suite au bombardement. C’est aujourd’hui l’une des villes les plus paisibles que je connaisse, et moi qui pensait que les citoyens de Nagasaki pourraient être hostiles envers les touristes étrangers (et à juste titre), il n’en est rien, je les ai trouvé vraiment super accueillants et serviables. Nous avons même rencontré sur notre chemin un survivant de la guerre qui nous a guidé jusqu’à notre destination juste pour son plaisir. J’aurais vraiment voulu lui poser un tas de questions, mais nous n’avons pas osé de peur de faire remonter en lui d’atroces souvenirs. J’ai adoré Nagasaki, et ne manquerait pas d’y retourner si j’en ai un jour l’occasion.
Il y a plusieurs lieux à visiter concernant la Seconde Guerre Mondiale et la bombe nucléaires, et sont tous regroupés au même endroit.

L’hypocentre de la Bombe Nucléaire
La stèle repose sur l’endroit exact où la bombe a exposé.
Elle fait aussi office d’urne dans laquelle se trouve la liste des martyrs de la bombe.
Vestiges de la Cathédrale Urakami située à 500 mètres de l’hypocentre. La cathédrale a été complètement détruite.
Des guirlandes de grues en origami en guise de symbole de paix
Les fleurs de cerisiers au mois d’avril
Le canal entre le parc de l’hypocentre et le musée

En chiffres, cette bombe a causé en l’espace d’une seule seconde:
– 73 884 morts
– 74 909 blessés (dont bon nombre décédé aux suites de leurs blessures/maladies)
– 120 820 personnes dont le logement a entièrement été détruit ou brûlé
– 18 409 maisons endommagées
– 11 574 maisons réduites en cendre
– 1 326 maison détruites
– 5 509 maisons partiellement détruites

Population de Nagasaki estimée à 240 000 personnes avant l’explosion.

Je vous conseille de regarder cette vidéo de 8 minutes sur la bombe lancée à Hiroshima 3 jours avant celle de Nagasaki. Ils ont réalisé ce reportage en mélangeant reconstitutions et interview de survivants. Vous verrez l’effet que peut faire une bombe nucléaire sur une ville de près de 350 000 personnes.

Atomic Bomb Museum

Billet d’entrée: 200 yen (soit 1.50€)

Ce musée est extrêmement bien fait, avec des reconstitutions des murs de la cathédrale, de Fat Man (la bombe nucléaire) et de sa composition, de nombreux objets retrouvés dans les décombres, des explications médicales sur les risques liés à l’exposition radioactive, de nombreux témoignages vidéos sur les survivants de la guerre ainsi qu’une partie plus internationale avec les essais nucléaires connus dans d’autres pays et la puissance en armement nucléaire des pays du monde.

Reconstitution des murs de la Cathédrale Urakami
Bois et bambous rongés par les radiations
Les horloges ont toutes cessé de fonctionner à l’heure pile où la bombe a explosé
J’aime bien cette aquarelle…
Il ne vaut mieux pas contrarier les russes…
La flamme de la paix offerte au Japon par la Grèce en 1983

Le Peace Park

La fontaine de la Paix qui permet aux personnes disparues de venir boire librement.
L’inscription japonaise est une citation de Sachiko Yamaguchi qui avait 9 ans lors du bombardement: « J’ai eu soif à force de courir ; il y avait une surface huileuse qui flottait sur l’eau, mais j’avais tellement soif que je l’ai bu quand même ».
Un peintre s’était installé là, au plaisir des passants !
La fameuse statue de la paix, haute de 10 mètres, qui est depuis l’emblème de Nagasaki. Son symbole est très fort:
La main vers le ciel représente le nucléaire et la bombe qui est tombée du ciel, la main gauche tendue vers l’avenir et vers la paix éternelle, la jambe fléchie représente la méditation tandis que l’autre jambe avec le pied au sol montre qu’il faut réagir contre le nucléaire et la guerre, et enfin, les yeux fermés offrent une prière pour que l’âme des victimes repose en paix.
Cet endroit n’a pas toujours été symbole de paix. Avant le bombardement, reposait une prison à cet endroit, où étaient détenus des chinois et coréens forcés au travail. Ce que vous voyez sur la photo, ce sont les fondations: c’est tout ce qu’il reste de la prison qui a complètement été rasée par la bombe. Les personnes situées autour de l’explosion n’ont eu aucune chance de survie. Les blessures suite à une explosion nucléaire sont les suivantes: la peau du corps tombe en lambeau, laissant à vif les muscles et les os, plus la chaleur de l’explosion qui carbonise le corps. Les tympans se percent ainsi que les poumons, les organes internes se rompent et les fluides s’évaporent. Si les personnes ont survécu à la bombe dans les premiers instants, beaucoup sont décédés dans les heures/jours qui ont suivit, et pour les autres, ils ont contracté de graves maladies dont peu y ont survécu.
BONUS: Légende des « Mille Grues » en Origami

On voit souvent ces petits oiseaux en origami dans les temples et dans les livres. Mais savez-vous d’où ça vient ? Justement, la « Légende des Mille Grues » a pris tout son sens après la bombe lancée sur Hiroshima grâce à une fillette du nom de Sadako Sasaki. Âgée de 2ans seulement lorsque la bombe a frappé sa ville, la jeune japonaise a miraculeusement survécu tandis que tous ses voisins sont morts. Jusqu’à l’âge de 11ans, elle a vécu normalement, se lançant même dans la course à pieds, jusqu’à ce que les médecins ne lui décèlent une leucémie (due aux effets secondaires des radiations). Son amie proche de l’époque lui raconta la légende des Milles Grues, qui dit que si on arrive à faire une guirlande de mille grues en origami, on voit son vœu le plus cher se réaliser. Sadako se mit sans plus attendre au travail en utilisant tout ce qu’elle pouvait trouver: papier, étiquettes de médicaments…et après en avoir réalisé la moitié, elle pu rentrer chez elle. Malheureusement, même pas une semaine après, elle fit une rechute, et décéda  le 25 octobre 1955 à l’âge de 12ans. Elle ne pu faire que 644 grues. Ses camarades de classe, très touchés par son histoire et son combat, décidèrent de finir le travail qu’elle avait entreprit, et la grue en origami devint un symbole mondial de paix. Chaque année, les enfants du monde entier envoient leurs grues à Hiroshima, et les écoles viennent se recueillir au pieds de la stèle consacrée à Sadako et aux enfants ayant péri à cause de la bombe.

Sadako Sasaki Story, un dessin animé éducatif

Une vidéo-tuto trouvée sur Internet pour réaliser une grue en origami

Demain, une commémoration au Parc de la Paix aura lieu comme chaque année avec le présence du maire qui fera une déclaration de paix. Si vous êtes dans le coin, ne manquez pas ce fort instant.

Prochaine destination ? Hiroshima j’espère…

[NAGASAKI]: Sōfuku-ji, un temple d’origine chinoise

Hier, j’ai fait une brève introduction sur les influences chinoises présentes à Nagasaki dans mon article sur la nourriture locale, et je vous ai parlé d’un temple chinois sur lequel je suis tombée en chemin: il s’agit du « Sōfuku-ji ».
C’est un temple particulier puisqu’il fait partie des rares temples issus de l’école Ōbaku, l’une des 3 écoles zen créées à l’époque Edo. Ces écoles zen ont été fondées par des moines chinois ayant fuit la Chine suite à la chute de la Dynastie Ming par les Mandchous. Aujourd’hui, le siège de cette école est situé dans le temple Manpuku-ji situé à Uji (Kyoto) ; vous savez donc ce qu’il me reste à faire… 🙂
Au 17ème siècle, Nagasaki avait ouvert son port de commerce, et de nombreux échanges avaient lieu avec les pays voisins et les européens. On dit que la communauté chinoise représentait 15% de la population.
Le Sōfuku-ji vénère la déesse de la mer Mazu, dont je vous avais déjà parlé dans mon article sur le temple Thean Hou à Kuala Lumpur (Malaisie). Pour relire la légende de cette divinité, je vous invite à cliquer ici.
L’accès au temple coûte 300 yen et franchement, vous ne pourrez pas rater son entrée… Il y a des choses très sympa à voir, mais on sent que le temple manque de moyens financiers car il n’est pas très bien entretenu… dommage.
L’entrée principale vue de la rue
Daiippōmon, la porte principale qui est classée « trésor national ».
Elle a été fabriquée en Chine avant d’être transportée jusqu’à Nagasaki en navire, puis remontée dans le temple en 1646.
Le plafond de bois
Superbe Hô dans sa forme originale de poisson. Cette cloche faite de bois fait partie des intruments du Zen et sert à donner du rythme aux chants monastiques. Elle sert également d’horloge puisque lorsque son gong retentit, les moines peuvent vaquer à leurs occupations (écriture, repas…). Dans le bouddhisme, le poisson, qui ne dort jamais, permet aux moine de rester concentrés sur leur sutra.
L’autel
Lanterne typiquement chinoise
Toiture avec la vue sur la grosse cloche en bronze derrière
Et enfin, un immense chaudron de bronze qui aurait été utilisé par le moine Qiandai en 1680 pour préparer un espèce de porridge de riz pour les gens souffrant de la famine. Il aurait nourrit plus de 3000 personnes.
Dans l’enceinte du temple
Quelques vieilles photos trouvées sur wikipedia…

Si vous passez par là ce mois-ci, je vous recommande vivement de le visiter à la fin du mois de juillet lorsqu’ils célèbrent le Obon, le festival des fantômes. C’est une fête qui permet de rendre hommage aux ancêtres et personnes disparues, de se souvenir des sacrifices faits à notre égard, et contrairement à notre Toussaint, que je trouve assez morose, l’Obon a un caractère plutôt joyeux. Ce soir là vous pourrez écouter les chants des moines, admirer les grosses lanternes illuminées, attraper des gâteaux de riz, regarder la danse des dragons ou encore regarder la célébration du feu.  

J’en profite pour vous rappeler que l’Obon est l’une des principales fêtes au Japon et ça se déroule sur les mois de juillet et d’août selon la localisation. Alors n’oubliez pas de vérifier le programme des festivités si vous voulez y participer.

Nagasaki & ses spécialités gastronomiques

En avril dernier, j’ai visité le Kyushu et je me suis rendue dans une ville tristement célèbre: Nagasaki. J’ai eu un véritable coup de cœur pour cet endroit et ne manquerai pas d’y retourner si l’occasion se présente. Il y a tout: le patrimoine, le temps agréable, la mer, de la bonne nourriture, des gens très chaleureux et une vie incroyablement paisible. J’avais quelques à priori avant d’y aller, en me disant que ça allait être « glauque »… mais que nenni, on s’y sent juste super bien.

Trop mignonne cette pochette, je regrette, j’aurais du l’acheter !!

Pour commencer, j’aimerais vous parler du meilleur burger de ma vie: le Sasebo Burger ! La ville de Sasebo, située à 1h20 en voiture de Nagasaki, est une ville relativement nouvelle puisqu’elle a été construite en 1902 pour abriter les bases militaires américaines et japonaises.

Les américains ont eu la bonne idée d’importer l’hamburger et depuis il s’est propagé un peu partout dans les environs, et à Nagasaki aussi. La première chose que j’ai demandé au manager de notre guesthouse: « où puis-je manger le meilleur sasebo burger de la ville? ». Et la réponse a fusé en quelques secondes: chez Log Kit. C’est parti !
Il faut compter à peu près 700~900yen seulement pour le burger, mais je vous garantis que vous ne le regretterez pas !
Pour nous balader, nous avons utilisé la carte réalisée par notre hôtel (Hostel Akari) et elle était très bien. Log Kit est situé en haut à gauche, sous la bulle de Chinatown.
Cliquez sur l’image pour l’agrandir, et cliquez-ici pour accéder au site de l’auberge
On retrouve Log Kit à Sasebo, Nagasaki et également à Sapporo. Dommage, pas de Log Kit dans le Kansai encore… Cliquez-ici pour accéder au site officiel de Log Kit (en japonais uniquement).
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Mis à part le burger, le Castella est un gâteau qui a été implanté par les missionnaires portugais au 16ème siècle et il est encore aujourd’hui très populaire. J’ai testé le castella de Fukusaya, une véritable institution puisque cette boutique réalise des gâteaux depuis 1624.
Je vous invite à consulter leur page internet en cliquant ici si vous voulez découvrir les secrets de fabrication du Castella; on dirait une véritable chorégraphie.

Le castella a aussi été décliné en forme de pêche par certains fabricants comme par exemple la boutique Shiromizu-dô (j’ai un doute sur le nom… 白水堂). Cliquez-ici pour voir leur site internet. J’ai d’ailleurs préféré cette version du castella qui était plus savoureuse grâce au glaçage au sucre, et puis il faut le dire, bien plus marrante que l’autre.

Enfin, je termine par la nourriture chinoise que l’on peut trouver dans Chinatown. On ne trouve d’ailleurs que 3 quartiers Chinatown au Japon: à Nagasaki, Yokohama & Kobe. J’ai trouvé celui de Nagasaki ridiculement petit comparé à celui de Kobe… mais bon ça reste une balade sympa à faire.

Parmi les innombrables omiyage (souvenirs), on rencontre souvent ces petites boulettes fourrées à la pâte de haricots rouges, entourées de graines de sésame… bon personnellement je n’ai pas trouvé ça terrible… mais comme dirait l’autre « chacun ses goûts ».

J’en profite pour vous montrer quelques photos de Chinatown…

Voila pour aujourd’hui ! La prochaine fois, je vous parlerai d’un joli temple chinois qui a croisé mon chemin là-bas.
Bonne semaine à tous

[OKINAWA]: Cap Manzamo et balade en bord de mer

Je reviens sur mon voyage à Okinawa pour vous faire découvrir le bord de mer sur la côte ouest de Naha, l’île principale. Comme nous n’avions que peu de temps lors de ce voyage, nous avons pris un tour guidé sur la journée pour nous emmener d’un point A à un point B. Alors ça a des avantages comme des inconvénients, mais personnellement je n’aime pas trop cette façon de voyager, on vous emmène dans tous les spots à touristes, et on vous regarde comme un porte-monnaie géant… l’horreur. L’avantage, c’est qu’on a pas à s’embêter avec la conduite, le bus vous emmène directement où vous voulez aller et vous ne perdez pas de temps.
C’est ainsi qu’on a pu découvrir le Cap Manzamo, un spot incontournable de l’île. Il s’agit d’une côte rocheuse en forme d’éléphant.

Ces photos ont été prises en début mars, donc imaginez la couleur de l’eau en été 🙂

J’espère pouvoir y retourner à l’occasion ! Cette fois-ci, autant faire les choses jusqu’au bout, j’irai m’échouer sur l’un des nombreux îlots paradisiaques que comportent l’archipel.
Je vous laisse avec cette petite vidéo prise à bord du bus !

[OKINAWA]: Shuri-jo, un château pas comme les autres

Le Château de Shuri est l’un des spots touristiques les plus importants de la ville de Naha à Okinawa. En général, le château porte le nom de la ville dans laquelle il se trouve, et c’est en réalité le cas pour celui ci également puisque avant de prendre le nom de Naha, la ville s’appelait Shuri. 
Malheureusement la vie n’a pas été un long fleuve tranquille pour ce château qui a été détruit au moins 4 fois. La dernière destruction en date était lors de la Bataille d’Okinawa en 1945 par les américains parce que l’armée japonaise avait installé ses quartiers aériens dans le sous-sol du château.
Finalement la reconstruction a commencé en 1957 et s’est achevée en 1992 puis en 2000, le château a été inscrit au patrimoine de l’UNESCO. 
Si vous avez déjà visité quelques châteaux japonais, alors il y a quelque chose qui vous sautera aux yeux avec le Château de Shuri… Il est coloré !! Un beau rouge vermillon !! Eh oui, la culture ryukyu est en réalité un mélange des cultures japonaise & chinoise. 
C’est parti pour la visite !
Des spectacles gratuits de danses traditionnelles ryukyu se déroulent 3 fois par jour (11h – 14h et 16h) et peuvent varier selon le programme.
Je finis par un petit endroit bien sympa croisé à proximité du château…