Parenthèse artistique au Tate Modern de Londres

Il y a quelques temps, je vous baladais dans le quartier de Covent Garden à Londres, et vous suggérais de traverser la Tamise pour vous rendre sur la rive droite. L’un des principaux points d’intérêt de cette rive est une vieille centrale électrique désaffectée réhabilitée en musée d’art contemporain. Oui, il s’agit bien du Tate Modern. C’est actuellement l’une des galeries d’art moderne les plus visitées au monde avec près de 4.7 millions de visiteurs par an. Et en plus de sa gratuité, le Tate Modern offre une vue imprenable sur la Cathédrale Saint-Paul. Vous pouvez largement y passer une demie journée, et même déjeuner sur place dans leur café, ou y prendre un afternoon tea. Une visite à ne pas manquer ! J’ai en plus eu la chance de tomber sur une magnifique exposition de Yayoi Kusama, une artiste japonaise mondialement connue.

 

Pour plus d’informations, veuillez consulter le site internet du musée en cliquant ici.
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Le Musée Chagall de Nice fête ses 40ans

En 1973, Marc Chagall inaugurait le musée dédié à ses œuvres sur les collines de Nice. Aujourd’hui, le musée fête ses 40ans et pour cet anniversaire, c’est le thème de la guerre qui a été choisi. « Marc Chagall, d’une guerre l’autre » balaye une soixantaine de dessins empruntés au Centre Pompidou qui ont été réalisés entre la première et la seconde guerre mondiale. Il ne vous reste plus qu’un petit mois pour découvrir cette belle exposition qui se terminera le 20 mai 2013 pour laisser place à une nouvelle plus centrée sur l’artiste « Marc Chagall, devant le miroir, autoportraits, couples et apparitions » qui se tiendra du 15 juin au 7 octobre 2013.

A la boutique du musée, j’ai trouvé un petit guide intitulé « Le petit dictionnaire Chagall en 52 symboles » pour seulement 12€. Je vous le conseille car il est très agréable à lire et il vous permettra de mieux déchiffrer les œuvres de Chagall qui sont ponctuées de références sur sa vie, ses amours, la Russie, la Provence, un mélange des religions et d’histoire du peuple juif.

Marc Chagall, voyage biblique en Terre Sainte

Mon amour pour Chagall se poursuit jusqu’en Terre Sainte 🙂 Il était évident que ce grand maître de l’art d’origine juive ashkénaze se rende un jour ou l’autre en Israël: pour voir de ses propres yeux la Terre Sainte, d’y trouver une réelle inspiration biblique pour ses œuvres et afin d’y laisser une trace indélébile. Souvent habituée à découvrir Chagall dans les musées, je suis surprise de voir qu’il a cette fois-ci opté pour des endroits insolites.

1ère étape: l’Hôpital Hadassah

Quoi ? Chagall dans un hôpital ? Oui oui je vous assure… J’avoue que c’est un peu curieux de se rendre dans un hôpital au milieu des patients pour voir les œuvres de l’artiste. Il s’agit plus exactement de 12 vitraux qui décorent une petite synagogue se trouvant au sein même de l’hôpital. Il faut déjà franchir l’épreuve de la sécurité avec portique et fouille du sac, puis l’épreuve du repérage dans ce labyrinthe, et enfin de la nana-pas-sympathique-du-tout qui vous attend en caisse avant qu’elle aille vous ouvrir la synagogue qui est fermée à clé. Une fois à l’intérieur, interdiction formelle de prendre des photos (dans tout l’hôpital en fait…), elle lance le CD d’explication en français, et elle s’en va…
Par souci de bonne conscience, et parce qu’il ne faut pas rigoler avec les règles en Israël, je m’abstiens de toutes photos furtives et me console en me disant que je les trouverai sur internet… (oui je suis d’accord… ce n’est pas la même chose…)
Enfin bref, malgré ma frustration, je laisse mon appareil au fond de mon sac, et écoute attentivement les explications du monsieur du CD…
En 1958, l’Hôpital Hadassah propose un challenge à Marc Chagall: décorer la synagogue de l’hôpital de 12 vitraux sur le thème des 12 tribus d’Israël sans jamais représenter le visage humain. Challenge accepté et réussi haut la main par le peintre-verrier.
Je vais vous donner les symboles des différentes tribus: à vous de les retrouver dans les vitraux.
(Photo trouvée sur Internet)

Asher: Olivier

Benjamin: Loup, Jaspe (roche sédimentaire)

Joseph: Gerbes de blé, Onyx (pierre à rayures noires et blanches ou blanches et marrons), Vaches, Shofar
Juda: Pierre turquoise, lion

Dan: Serpent, Balance, Saphir

Gad: Campement militaire

Issacar: Âne, Livre, Soleil, Lune, Etoile, Améthyste (couleur violette)

Nephtali: Biche, Diamant

Ruben: Mandragore, Rubis
Simeon: Épée, Porte, Topaze (couleur jaune)
Levi: 12 pierres précieuses (pour les 12 tribus), Émeraude
Zabulon: Bâteau, Poisson, Chrysolithe (couleur jaune-vert)
Si vous voulez lire une description plus poussée des vitraux, je vous recommande l’article de Véronique Chemla qui les décrit avec excellence.
Je ne regrette pas d’être allé voir ces vitraux de mes propres yeux, parce qu’ils sont juste sublimes. Par contre, je le reconnais: pour un touriste sans moyen de transport et sans accompagnateur parlant hébreux, bon courage pour les retrouver dans ce labyrinthe…Aussi vraiment dommage qu’on ne puisse pas les prendre en photo… Il n’y a pourtant pas de problèmes avec ceux de Reims ou de Metz…Tant pis

2ème étape: la Knesset

Une fois encore, je me retrouve dans un endroit assez insolite de Jérusalem: j’ai nommé la Knesset (le parlement d’Israël). J’en profite pour suivre la visite guidée en anglais qui nous explique tout le fonctionnement du gouvernement israélien et qui se termine par le Hall dédié à Chagall (3 immenses tapisseries, des mosaïques au sol et une grande mosaïque murale).

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Chagall a reçu la commande des trois tapisseries en 1965 et il a mis 4 ans à les réaliser (et 4ans supplémentaires je crois à les installer). Celle qui se trouve au centre et qui est la plus grande représente la connexion des juifs à leur Dieu. Sur la droite, on voit Moïse recevant de Dieu les 10 commandements sur le Mont Sinai. Puis on le voit de nouveau sous le nuage (avec le visage jaune) guidant son peuple vers la Terre Promise et vers David et sa harpe (en rouge). En haut, à gauche de Dieu (en bleu), on voit également un village en flamme qui représente le holocauste.

La deuxième tapisserie, située à gauche du triptyque, représente la construction de Jérusalem (que l’on voit dans la bulle) et les juifs à travers l’histoire de cette ville. On aperçoit encore David en rouge et tout autour de lui, le peuple danse et chante (pour représenter les grandes fêtes juives).

Enfin la troisième tapisserie située à droite, représente le rêve de Jacob: le Mont Sinai, le sacrifice d’Isaac… Et tout comme la bible l’indique, on voit apparaître un loup avec l’agneau, la panthère accompagnée d’un veau et d’un chevreuil, du bétail qu’on engraisse et un petit enfant qui les guide.(Honnêtement, je n’aime pas tellement cette tapisserie)…

Sur la grande mosaïque murale, au centre, on voit apparaître l’ange de la rédemption qui tend ses bras au peuple juif pour les faire retourner dans leur patrie. On y voit aussi le fameux mur de Jérusalem, et la ménorah. Le guide nous a dit qu’il y aurait 12 visages dans le peuple, pour représenter les 12 tribus d’Israël. Une bien jolie mosaïque !


 Pour les mosaïques au sol, Chagall a utilisé les pierres locales de couleurs claires. On y voit l’oiseau, symbole de joie et de vie, une main tendue pour le salut, le veau pour la jeunesse et l’innocence, et enfin le shofar (la corne) et le poisson pour les fêtes juives. J’aime beaucoup ces mosaïques…
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Une fois la visite terminée, on ressort de la Knesset et on tombe sur un jardin de roses.

Si vous deviez choisir entre ces deux visites, je vous recommanderais plutôt la Knesset qui présente un réel intérêt touristique avec les œuvres de Chagall ET la visite du parlement afin de mieux comprendre les choix politiques de l’État d’Israël. Honnêtement, moi qui habituellement, me désintéresse complètement de la politique, j’ai vraiment adoré cette visite qui plus est, est gratuite ! Alors ne vous en privez pas !
Bon week-end à tous et à lundi pour de nouvelles aventures !

Un tour dans les musées de Jérusalem

Jérusalem, en plus de son patrimoine, vous propose un éventail impressionnant de musées pour vous permettre de mieux comprendre son histoire. J’ai sélectionné pour vous les 4 musées les plus intéressants.

Musée de la Tour de David:

Ce musée, situé à la Porte de Jaffa et dont le nom n’a rien à voir avec le Roi David, est selon moi un musée INCONTOURNABLE de Jérusalem. Au début de la visite, vous pourrez vous rendre tout en haut de la tour principale pour visionner un dessin animé qui résume toutes les invasions de la ville: c’est un bon point de départ pour commencer la visite. J’avais choisi de suivre une visite guidée en anglais avec un bénévole britannique d’au moins 70ans, totalement passionné par le pays, qui a réussi avec humour à nous conter l’histoire de Jérusalem. Nous avions commencé par nous rendre sur le toit, pour jouir de la vue panoramique à 360° sur la vieille ville, puis nous sommes redescendus, pour voir les différentes salles du musée en suivant l’ordre chronologique de l’histoire (c’est à dire en commençant par la période cananéenne et en terminant par la création de l’État d’Israël). Si vous ne vous sentez pas de suivre 2h de visite guidée en anglais, vous pouvez toujours choisir l’audioguide en français en versant un supplément, ou visiter le musée par vous-même.
Site Internet: Cliquez-ici
Soirée spéciale: Le musée propose un magnifique spectacle sons & lumières d’une durée de 45 minutes dans les jardins de la citadelle. Par contre il faut s’habiller chaudement car ça se passe en extérieur.

Entrée: adultes: 30 ₪ (~6€) ; étudiants: 15 ₪ (~3€)
billets combinés (musée + sons & lumières) = 70 ₪ pour les adultes (soit ~ 14€) et 55 ₪ pour les étudiants (~11€)

Audioguide: 10 ₪ (~2€)
(Vous pouvez également télécharger l’audioguide en français gratuitement sur leur site internet en cliquant ici et l’écouter depuis votre ordinateur, ou le mettre sur votre lecteur mp3, vous rendre au musée et éviter de payer 2€ inutilement)

Yad Vashem:

Yad Vashem (littéralement: mémorial du nom) rend hommage aux 6 millions de juifs assassinés par les nazis allemands à la seconde guerre mondiale. C’est un musée poignant, qui retrace l’histoire de la terrifiante progression du nazisme en Europe (humiliations des juifs, isolements, privations de leurs biens, de nourriture, de soins jusqu’à leur assassinat barbare). Ce musée ne laisse personne indifférent, et est essentiel pour ne JAMAIS oublier ce qui a été infligé aux juifs. Dans les jardins, il y a un également un mémorial dédié aux enfants (environ 1.5 million d’enfants juifs assassinés), et un jardin spécial appelé « Allée des Justes » dans lequel chaque arbre planté, rend honneur à un « étranger » qui a sauvé des juifs en les aidant ou en les cachant, souvent au péril de sa propre vie.
Site Internet: Cliquez-ici
Entrée: libre

Musée Herzl:

Le Musée Herzl, situé sur le Mont Herzl et non loin de Yad Vashem, est un espace interactif qui nous explique la montée du sionisme à travers l’esprit visionnaire de Théodore Herzl qui s’est battu toute sa vie pour la création d’un état juif indépendant.Une visite insolite pendant laquelle on se glisse dans la peau d’un acteur qui essaie de jouer au mieux le personnage d’Herzl avec l’aide de son metteur en scène.
Théodore Herzl, né en 1860 à Budapest (Hongrie), a déménagé à Vienne (Autriche) suite au décès de sa soeur Pauline en 1878. En 1884, Herzl obtint son doctorat en droit, et commença à exercer la profession d’avocat. Un an plus tard, il décida d’entièrement se dévouer à sa passion: l’écriture. En 1891, Herzl travailla pour le magazine viennois « Neue Freie Presse » en correspondance à Paris, où il se rendit compte de la hausse de l’antisémitisme en France. Pour palier à ce problème, il pensa convertir le peuple juif au christianisme, mais s’aperçut rapidement que cela était impossible. Il s’accrocha ensuite à l’idée de créer un état juif indépendant en Terre Sainte afin de protéger les juifs des antisémites. Pour cela, il organisa plusieurs congrès à travers l’Europe et rencontra de nombreuses personnalités russe, arabe, turque, britannique pour leurs parler de son projet fou. Le britannique lui proposa d’installer son état juif en Afrique (en Ouganda) qui a l’époque était une colonie anglaise. Théodore était prêt à accepter cette proposition faute de mieux, mais le peuple juif se scinda en deux clans (pour & contre). Las de ces interminables conflits au sein de son propre mouvement, Herzl, épuisé, décéda en 1904 à l’âge de 44ans. Suite au génocide juif des nazis, l’Assemblée Générale des Nations Unies vota le partage de la Palestine en deux états (un juif & un arabe) et l’Etat d’Israël fut officiellement proclamé en 1948 par David Ben Gourion.
Aujourd’hui, le Mont abrite la sépulture de Herzl dont le corps a été ramené en Israël pour lui rendre hommage.
Site Internet: Cliquez-ici
Entrée:  adultes: 25 ₪ (~5€) ; étudiants: 20 ₪ (~4€)

 

Musée d’Israël:

On arrive enfin au Musée d’Israël: qui se rapproche plus de ce qu’on connaît en Europe, tout en gardant un caractère particulier… Je m’explique: le musée se divise en 4 parties: une partie archéologique habituelle qui remonte l’histoire de façon chronologique, une partie artistique où vous verrez les plus grands comme Monet ou Kandinsky mais avec un coin supplémentaire consacré aux artistes juifs, une partie pour les arts asiatiques et enfin une immense partie consacrée au judaïsme avec des objets traditionnels, des pans de murs entiers plein de chandeliers (les hanoukiot) ou encore des reconstitutions de synagogues de divers horizons (Maroc, Inde, Allemagne & Amérique du Sud). En plus de tout cela, vous trouverez à l’extérieur, une reconstitution assez impressionnante du Second Temple, un jardin avec des sculptures d’art moderne ainsi qu’un petit musée « Shrine of the book » dédié aux manuscrits de la Mer Morte. Un campus qui s’étend sur 80 000m² et qui expose plus de 500 000 objets: autant vous dire qu’il est impossible de tout voir en une seule fois ! Alors si je devais visiter de nouveau un musée à Jérusalem, ça serait celui là !

Site Internet: Cliquez-ici
Entrée:  adultes: 50 ₪ (~10€) ; étudiants: 37 ₪ (~7.5€)
Possibilité de suivre une visite guidée en anglais

 
 
Voila pour moi les 4 musées à ne pas manquer à Jérusalem. Bien sûr il en existe beaucoup d’autres, mais il est difficile de tout voir en seulement deux semaines, et tous ne sont pas HYPER-intéressants… tout dépend des goûts en fait. La prochaine fois, je vous parlerai du patrimoine de la ville.
Ceci vient clôturer cette belle année de 2012 qui fût riche en voyages, en articles & en photos. 2013 s’annonce d’être toute aussi productive, à commencer par un voyage en Thaïlande & Malaisie le mois prochain.
Bonne fête de fin d’année à tous et à très vite !

Quand Chagall investit la Piscine de Roubaix

Pour célébrer la saison Fantastic de Lille, la Piscine de Roubaix, ancienne piscine des années 1930 réhabilitée en musée en 2001, accueille en ce moment une magnifique rétrospective de Chagall intitulée « L’épaisseur des rêves ». Cette exposition de près de 200 œuvres, nous permet de découvrir des travaux très variés allant de la peinture à l’aquarelle, en passant par les céramiques ou la sculpture sur marbre. 
Esquisses de la coupole de l’Opéra Garnier à Paris

Je vous avais déjà montré la coupole de l’Opéra Garnier dans un précédent article. Pour le redécouvrir: veuillez cliquer ici

Quelques clichés de la Piscine en elle-même
Si vous aimez Chagall, n’oubliez pas qu’il existe un musée lui étant entièrement dédié à Nice
L’épaisseur des rêves jusqu’au 13 janvier 2013

Bruges, le paradis du chocolat

L’une des principales motivations pour se rendre à Bruges ? Le chocolat bien sûr ! Les rues nous enivrent de cette bonne odeur de cacao ; les vitrines sont plus alléchantes les unes que les autres… Personne ne reste insensible à toutes ces gourmandises ! Le mieux est de s’y rendre avant les fêtes de noël lorsque la ville revête une atmosphère particulièrement romantique.

Bon, vous vous doutez bien que je ne vais pas vous abandonner là avec ces quelques clichés! C’est l’heure de connaître toute l’histoire du chocolat ! Pour cela, je vous donne rendez-vous au Choco-Story (le Chocolate Museum de Bruges). Ce musée qui ravit les petits comme les grands vous propose un circuit itinérant retraçant toute l’histoire du chocolat, à commencer par les Mayas…

Pour les Mayas et les Aztèques, le chocolat chaud était une boisson divine. Ils aimaient le consommer amère et très épicé avec de la vanille et du piment ou en faisaient offrande avant le mariage pour assurer une bonne fécondation; pour purifier les enfants ou encore pour accompagner les défunts vers les cieux. Bref, son utilisation était multiple !

Le chocolat fut introduit en France en 1615 grâce aux conquistadors espagnols et il était réservé à la haute bourgeoisie française. Il devint très populaire à la Cour et Louis XIV en était tellement accro qu’il se préparait parfois lui même sa boisson chocolatée. En 1659, un toulousain nommé David Chaillou reçut l’autorisation du roi pour ouvrir la première boutique de chocolats de Paris: on y trouvait alors des liqueurs, des boîtes de chocolats, des pastilles… et ce n’est seulement qu’en 1671 qu’il y introduit le chocolat chaud à boire. David Chaillou garda le monopole absolu pendant 29 ans ! A l’époque, on dégustait le chocolat pour rester en bonne santé, mais peu à peu, ses vertus aphrodisiaques prirent le dessus sur la médecine.

La première « Chocolate House »ouvrit ses portes en 1657 en Angleterre. Il s’agissait de clubs très privés où on pouvait déguster des chocolats chauds tout en parlant de politique ou en s’adonnant à des jeux d’argent. 50ans plus tard, la capitale britannique en comptait plus de 2000.

Plus d’un siècle plus tard, en 1770, Marie-Antoinette arriva à Versailles avec son propre chocolatier que l’on surnommait « le Chocolatier de la Reine ». Peu à peu, de nouvelles tendances apparurent tels que le chocolat aux amandes, le chocolat à la fleur d’oranger ou encore au bulbe d’orchidée. Mais Marie-Antoinette avait des goûts de luxe, et celui qu’elle appréciait le plus était le chocolat chaud parfumé à l’ambre gris naturel. En 1782, elle se fit livrer son propre service à chocolat décoré de bleuets, l’une de ses fleurs préférées, pour refléter la couleur de ses yeux.

 
Consultez cette vidéo si vous souhaitez en savoir plus sur les péchés mignons de Marie-Antoinette
& son fameux chocolat chaud parfumé à l’ambre

En chiffre, c’est assez perturbant…

Pas de cacao dans le chocolat blanc… du sucre, du beurre, du gras…
depuis cette visite, j’ai quasiment arrêté de manger du chocolat blanc tellement ça m’a dégoûté !

Cependant une question reste en suspens: le chocolat était très apprécié en Espagne et en France. Alors pourquoi aujourd’hui les meilleurs chocolats viennent de Belgique et de Suisse ? Je n’ai malheureusement pas pas la connaissance suffisante pour vous répondre… Ceci étant dit, il existerait plus de chocolateries en Belgique par son passé de fabrication traditionnelle, et en Suisse par ses innovations en fabrication industrielle. La Suisse a introduit le chocolat beaucoup plus tard que tous les autres pays européens, et c’est le maire de Zurich de l’époque qui rapporta des échantillons de chocolats provenant de… Bruxelles ! 

Le Saviez-vous ?

Les Belges consomment à peu près 8kg de chocolat par an et par personne contre 6,7 en France. 

Noël représente près de 30% du chiffre d’affaire du chocolat contre 20% à Pâques.

Jeff de Bruges contrairement à ce que son nom l’indique, n’est pas une marque belge, mais bien française !

Bon revenons à nos moutons ! A Bruges, j’avais entendu parler d’une boutique dans laquelle on y dégusterait le meilleur chocolat chaud de la ville… Afin de satisfaire mes lecteurs, je me suis sentie obligée d’aller vérifier cela ! (l’hypocrite…)
 
Il s’agit de « The Old Chocolate House »:
Pour moins de 8€, on vous apportera un énorme bol de lait chaud* avec une double assiette garnie de mignardises en tous genres: crème brulée, gâteau à l’amande, guimauve à la noix de coco, cupcake au café, financier à la framboise et surtout un gros chocolat à plonger dans votre lait chaud. Une fois la dégustation terminée, vous pourrez toujours en profiter pour gâter vos proches à la boutique située en rez-de-chaussée.

* formule disponible aussi avec le thé

1c Mariastraat, Brugge 8000

Verdict: un vrai délice !

A votre tour de partager vos bonnes adresses chocolatées !

Le Frietmuseum de Bruges, une frite une fois

Chaque métropole a son lot de musées insolites ; Je vous emmène aujourd’hui au Musée de la Frite de Bruges (Frietmuseum en néérlandais). Installé dans un magnifique bâtiment du XIVème siècle, le musée se divise en trois parties: l’histoire de la pomme de terre, l’histoire de la frite & la salle de dégustation.

Un peu d’histoire:

– A l’origine, la pomme de terre ayant été classée dans la famille des Solanacées (parmi des herbes utilisées en sorcellerie), elle a vite eu une réputation douteuse. Par ailleurs, elle pousse sous terre: cela a renforcé l’idée qu’elle ait été en relation avec le diable.Selon l’Encyclopédie des herbes magiques de Scott Cunningham, les sorciers du marais charentais affirmaient pouvoir crever les yeux d’un ennemi en plantant des hameçons dans les « yeux » des pommes de terre.

– Par la suite, la pomme de terre a eu des connotations sexuelles à cause de la fameuse citation d’un chirurgien/charlatan londonien qui a dit: « J’en ai planté dans mon jardin, elles sont nourrissantes et fortifiantes et provoquent la débauche »

– A l’époque de Louis XIV, un apothicaire nommé Antoine Parmentier a voulu inciter le peuple a consommer de la pomme de terre pour combattre la disette: sa stratégie a été de faire surveiller par des gardes un champs de patates pour faire croire qu’il s’agissait d’une culture rare et couteuse. Les gens du peuple ont alors volé des tubercules, et ont commencé à les cuisiner et à vraiment les apprécier. Louis XIV l’a félicité en lui disant « La France vous remerciera un jour d’avoir inventé le pain des pauvres. » D’ailleurs « Parmentier », ce nom ne vous rappelle rien ? Eh oui, le hachis parmentier lui rend hommage !

– Pourquoi « French Fries » ? Cette expression serait née durant la première guerre mondiale. Des soldats belges auraient proposé des frites aux soldats américains, qui eux, pensaient avoir à faire à des français. Le terme « French Fries » vit le jour.

En chiffres:

– La Chine, premier producteur mondial avec près de 73 036 tonnes par an suivie de la Russie & de l’Inde
– Près de 55kg de pommes de terre et produits dérivés de pommes de terre consommés par an et par habitant en France (soit moitié moins qu’il y a 50 ans. Malgré cette dégringolade des statistiques, la pomme de terre reste le légume le plus consommé en France.
– Une frite surgelée sur 3 consommée en Europe est une frite McCain

La Pomme de Terre, un bon remède pour se soigner:

– Effet anti-inflammatoire en cas de blessure peu profondes
– Effet apaisant pour les maux d’estomac après ingurgitation d’un jus de pomme de terre crue
– En cas de peau grasse sur le visage: se masser quotidiennement la peau avec une tranche de pomme de terre crue pourrait résoudre le problème
– En cas de goutte, diarrhée chronique, rhumatisme, arthrite ou diabète: ingurgiter quotidiennement un jus de pomme de terre crue mélangé à un jus de légumes ou de fruits frais

Apports nutritionnels de la pomme de terre:

Vitamine C, potassium, magnésium, phosphore, soufre, silicium (renforce les ongles & cheveux), protéines & hydrates de carbone: la pomme de terre semble être un aliment très riche et équilibré. La meilleure façon de le cuisiner semble être en « robe des champs » pour conserver un maximum de ces apports nutritionnels.

Une pomme de terre cuite ne contient que 50 calories contre 120 pour une pomme de terre sautée.

Quelques idées de recettes:

En France: Aligot, Hachis Parmentier, Gratin dauphinois, Pommes dauphines, flan de pommes de terre au brie…

A l’étranger: Röstis, Tortilla, Latkes, Poutine, Mashed potatoes, Fish&Chips…

Pour accéder au site spécialiste de la pomme de terre: cliquez-ici

 

Comme dirait la famille Tuche: « Des frites ! Des frites ! Des frites, des frites, des frites ! »

Allez, en bonus, la bande annonce du film si vous ne l’avez pas encore vu.

 

[EXPO]: Le parfum habille la mode

Le week-end dernier, j’ai profité des Journées du Patrimoine pour enfin aller voir l’exposition « Le parfum habille la mode, années 2000-2010 » qui s’est terminée ce lundi au Musée International de la Parfumerie à Grasse.
Cette exposition contemporaine de la parfumerie vient contraster à merveille la partie historique du musée qui retrace la découverte des plantes à parfums, les premiers procédés d’extraction, les usages religieux & thérapeutiques des essences…L’exposition « Le parfum habille la mode », étroitement liée à la Haute-Couture, nous présentait les tendances sensorielles ainsi que l’évolution des flacons, avec bien sûr les incontournables de la parfumerie tels que Chanel n°5, Miss Dior Chérie ou encore Flower by Kenzo.

Quant à cette partie de l’exposition, elle s’éloigne de la Haute-Couture pour revenir vers des valeurs plus traditionnelles. On s’intéresse à la beauté à travers le monde:  des bains parfumés dans les harems, jusqu’aux geisha du Japon.

 

J’ai adoré cette exposition qui était très bien conçue et haute en couleurs. J’aurais cependant aimé que la partie sur la beauté dans le monde soit un peu plus développée, mais bon qui sait, ça pourrait faire un bon thème d’exposition ?! En tout cas, j’ai hâte de découvrir le prochain événement !
Je vous mettrai au parfum !

Expositions parisiennes à ne pas manquer…

On commence par l’exposition la plus attendue de France: celle retraçant tous les succès de Tim Burton. Il nous dévoile les œuvres artistiques qu’il a lui même réalisé ainsi que l’envers de ses décors cinématographiques. La cinémathèque française du 7 mars au 5 août 2012

Rendez-vous ensuite au Musée des arts décoratifs, où vous y découvrirez les expositions de « Louis Vuitton – Marc Jacobs » qui fait une mise en parallèle du travail de chacun. Du 9 mars au 16 septembre 2012.
 Toujours au Musée des arts décoratifs, ne manquez pas la rétrospective des Histoires de Babar. Du 8 décembre 2011 au 2 septembre 2012.

Loin des musées, Gambs Store vous propose actuellement une exposition d’un nouveau genre: « Jardins perchés » qui est l’alliance parfaite entre Marc Vatinel, paysagiste et Yann Monel, photographe passionné de jardins.

Vous savez à présent quoi faire lors de votre prochain passage à Paris. N’hésitez pas à partager vos bons plans expo avec moi  🙂

Elémentaire mon cher Watson…

Lors de ma virée à Londres, j’ai suivi les traces de pas pour arriver au 221b de Baker Street où j’ai pu découvrir le Sherlock Holmes Museum.
En échange d’un tiquet d’entrée à 6£, vous pourrez accéder aux espaces de vie imaginés par Sir Arthur Conan Doyle dans ses romans. Et en plus de visiter librement la maison, pour une fois, vous aurez la possibilité de tripoter les objets, sans que l’on vous tombe dessus agressivement !

 

 

Lors de votre visite, profitez-en pour rentrer dans le magasin juste à côté qui rend hommage aux Beatles.