Découvrez Okinawa au travers des musées

J’ai déjà écrit quelques billets sur Okinawa, l’île paradisiaque du Japon, mais j’ai encore des choses à vous raconter. 
Comme nous étions sur place très peu de temps (environ 3 jours), j’ai opté pour le tour guidé via une agence de voyage. Bien qu’elle soit pratique puisque vous n’avez pas à vous déplacer par vous même, vous êtes pris en charge en bus et on vous emmène d’un point A à un point B sans se préoccuper du trajet; l’expérience fut assez décevante. On se sent vraiment considéré comme un porte monnaie sur pattes, et les visites dans les musées sont complètement bâclées (on ne vous laisse même pas une heure sur place), donc on a pas vraiment le temps d’explorer, découvrir, admirer… En gros, on visite à toute allure pour arriver le plus vite possible à la boutique… -___- c’est pas vraiment ce que j’aime faire; mais visiblement, les japonais & chinois sont friands de cette façon de voyager.

Nous avions réservé via le site Japanican, et nous avions choisi cette formule (cliquez-ici) ; ça vous donne une idée de prix et du programme précis.

Bref, j’ai tout de même pu découvrir des musées intéressants, et d’autres qui sont des attrapes-nigauds à éviter.
1- Churaumi Aquarium
Churaumi a été l’arrêt le plus long de notre visite, et pour cause: il s’agit du deuxième aquarium le plus grand au monde. Il est surtout célèbre pour sa vue spectaculaire sur le bassin des requins & raies manta ; Mais nous avons également apprécié les sculptures florales dans le parc sur le thème aquatique. J’aurais aimé voir le bassin à tortues, mais nous n’en avons pas eu le temps. En tout cas il est vrai que cet aquarium est très impressionnant, et en plus il fait face à la mer; c’est très agréable. Si vous y allez par vos propres moyens, je pense qu’on peut facilement y rester une demie-journée si on veut tout explorer.

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2- Ryukyu Mura
Le Ryukyu Mura est un parc qui reconstitue un village ryukyu avec ses arts & ses traditions. On peut assister à des petits spectacles, de la musique, de la danse, mais aussi voir les productions locales comme la poterie. Un groupe de touristes japonaises avaient revêtu pour l’occasion le kimono traditionnel d’Okinawa quand nous sommes rentrées dans le parc. Il y a aussi quelques stands de mets locaux dans le parc donc nous avons pu goûter le jus au sucre de canne. C’était chouette de voir la machine broyer la canne pour en extraire le jus… C’est vraiment l’endroit idéal pour vraiment découvrir la culture locale… mais encore une fois, je regrette qu’on ait eu si peu de temps.

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3- Okashi Goten

Okashi Goten fabrique la fameuse tarte à la patate douce violette (beni-imo taruto), l’une des spécialités sucrées d’Okinawa. On peut y voir sa production, goûter diverses déclinaisons (gâteaux, glaces, mont-blanc revisité…) ainsi que d’autres productions locales comme le raisin de mer. (Je vous reparlerai des spécialités gastronomiques locales plus tard). Les petits plus: il y a un restaurant à l’étage, ainsi qu’une très jolie vue sur la mer.

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4- Naha Fruits Land

Probablement l’étape la plus décevante de la journée… Le programme promettait la visite d’une plantation d’ananas, une autre spécialité de l’île; et nous avons atterri à Naha Fruits Land. Nous avons vu un ananas minuscule et tout le reste était brûlé… heureusement nous avons pu le goûter en boutique (et je dois dire qu’il était TRES bon). Nous n’étions probablement pas à la bonne saison (mars). Le parc en lui même a un concept intéressant, surtout pour les enfants puisqu’ils ont imaginé un royaume tropical des fées ; mais le guide qui a pris en charge notre groupe a complètement bâclé la visite.. il allait beaucoup trop vite, ne parlait qu’en japonais ; nous n’avions pas le temps de regarder quoi que ce soit ; pour arriver une fois encore à la boutique en un temps record. Nous avons aussi traversé une partie dédiée aux animaux, et franchement ils faisaient peine à voir… Je n’étais pas venue pour voir des animaux en cage, mais pour voir des ananas !! Le parc annonçait aussi un parc à papillons, mais je n’en ai vu aucun… L’entrée à 10€ aurait été valable si nous avions vu un peu plus d’espèces florales et de fruits… une grande déception malgré le joli cadre. Je pense qu’on apprécie beaucoup plus la visite si on la fait par soi-même (et à la saison adéquate): au moins on peut prendre son temps pour découvrir le royaume des fées, et admirer les jolies espèces tropicales.

Site Internet (en japonais uniquement)

5- Kogeikan

Quant au centre ville (sur l’avenue kokusai), nous avons visité le Kogeikan (Naha Traditional Craft Center) qui était en rénovation à ce moment là. Nous avons tout de même payé le prix fort (500 yen/personne) pour voir 2 kimono se battre en duel et arriver à la boutique… une vaste blague quoi !!
En revanche, c’est un endroit idéal si vous voulez vous inscrire à un atelier artisanal. On peut décorer un sac avec des pochoirs selon la tradition des kimono Bingata, peindre une assiette laquée décorative, fabriquer une petite pièce textile, souffler le verre ou encore faire de la poterie et décorer un shisa (le petit chien- lion emblématique de l’île). Comptez entre 1500 à 3000 yen selon l’activité.

Site Internet

Voila pour un petit tour au travers des musées de Naha, l’île principale d’Okinawa. Il en existe sans doute beaucoup d’autres; le reste ça sera pour une prochaine fois.
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[OKINAWA]: Izakaya & musique ryukyu

Lorsque ma famille et moi sommes allés à Okinawa dans la ville de Naha, nous avons dîné un soir dans un izakaya traditionnel pour écouter un live de musique Ryukyu (la musique locale). Ce restaurant s’appelle « Mion » 海音 qui littéralement, signifie « le bruit de la mer ». 

Nous avons bien sûr gouté à l’Orion, la bière locale, nous avons commandé également des jus de mangue,  un somen-champuru (des nouilles très fines avec des oignons et du thon), du taco-rice et des soba. Notez que le restaurant vous facturera 480 yen par tête pour le live. Un restaurant que nous avons apprécié pour sa bonne nourriture, son ambiance décontractée et sa musique ! N’oubliez pas de vous déchausser avant de vous asseoir sur les tatamis !

La note pour 4
Le restaurant est ouvert de 17 à 23h et se situe sur la rue commerçante principale (Kokusai dori). Cliquez-ici pour accéder à google map.

Si vous avez un attrait pour la musique, n’oubliez pas de vous acheter un Sanshin en souvenir. Le sanshin, qui est l’instrument local à trois cordes, a été inspiré du Sanxian chinois qui a pratiquement la même forme. Il aurait été importé sur l’île sur la demande de l’empereur Ming au 14ème siècle pour favoriser les échanges entre les deux pays. La caisse du sanshin est souvent recouverte de peau de serpent, ce qui peut facilement faire grimper sa valeur. On trouve bien sur toutes les gammes de prix, en sachant qu’il faut compter 150€ au minimum pour un sanshin de débutant. Selon le bois dans lequel l’instrument a été fabriqué, le son et la résonance ne seront pas les mêmes. Pourquoi vous ne profiteriez pas d’être sur place pour prendre une petite leçon de Sanshin ?

A Yomitan (Naha), la boutique Asoviva propose des cours de 70 minutes

[OKINAWA]: Cap Manzamo et balade en bord de mer

Je reviens sur mon voyage à Okinawa pour vous faire découvrir le bord de mer sur la côte ouest de Naha, l’île principale. Comme nous n’avions que peu de temps lors de ce voyage, nous avons pris un tour guidé sur la journée pour nous emmener d’un point A à un point B. Alors ça a des avantages comme des inconvénients, mais personnellement je n’aime pas trop cette façon de voyager, on vous emmène dans tous les spots à touristes, et on vous regarde comme un porte-monnaie géant… l’horreur. L’avantage, c’est qu’on a pas à s’embêter avec la conduite, le bus vous emmène directement où vous voulez aller et vous ne perdez pas de temps.
C’est ainsi qu’on a pu découvrir le Cap Manzamo, un spot incontournable de l’île. Il s’agit d’une côte rocheuse en forme d’éléphant.

Ces photos ont été prises en début mars, donc imaginez la couleur de l’eau en été 🙂

J’espère pouvoir y retourner à l’occasion ! Cette fois-ci, autant faire les choses jusqu’au bout, j’irai m’échouer sur l’un des nombreux îlots paradisiaques que comportent l’archipel.
Je vous laisse avec cette petite vidéo prise à bord du bus !

Quand le Mexique et le Japon se rencontrent, ça donne du Taco Rice ! ¡Arriba!

Grâce à son mélange d’influences, la cuisine d’Okinawa est riche en goûts. On retrouve des saveurs chinoises, coréennes mais aussi américaines et mexicaines du fait des bases militaires toujours présentes dans les environs. On doit la création du Taco Rice à un dénommé Matsuzo Gibo qui l’a introduit en 1984 sur le territoire. Et vous l’avez compris: ce plat est une fusion entre le riz japonais et le tacos mexicain. Je l’ai goûté pour la première fois au Sand’s Diner et j’ai été conquise pour la simplicité et la fraîcheur de ce plat.
Ingrédients:
– Riz
– Viande hachée (ici au Japon, on trouve en général un mélange de porc et de bœuf car le bœuf coûte cher, mais je trouve le bœuf moins gras que le porc)
– Tomates cerises
– Sauce salsa + épices japonaises (ou tabasco)
– Fromage (gruyère, cheddar… ce que vous voulez)
– Laitue (variante: chou blanc)
Préparation:
– On commence par préparer les crudités en les lavant bien, en les égouttant et en les coupant puis on les réserve quelque part
– On fait ensuite revenir la viande dans une poêle (sans matière grasse s’il y a du porc)
– On y rajoute la sauce salsa et les épices japonaises et on mélange le tout en salant et poivrant bien (dans ma sauce, il y avait déjà des dés d’oignons, mais si ce n’est pas le cas, vous pouvez aussi en mettre)
– Une fois que la viande est prête (ce qui est assez rapide), on met à chauffer le riz blanc (le mien était pré-cuit ; bah oui je suis au pays du riz, c’est facile de trouver des barquettes-minutes), on sert dans une assiette, on recouvre de viande à la sauce piquante, on ajoute les lamelles de salade, les tomates cerises coupées en deux (ou en quartiers), et enfin le fromage par dessus.
Ci-dessous, vous verrez les deux versions chou et salade, avant, après.
Bon appétit et à très vite pour une autre recette okinawaienne !

[OKINAWA]: Shuri-jo, un château pas comme les autres

Le Château de Shuri est l’un des spots touristiques les plus importants de la ville de Naha à Okinawa. En général, le château porte le nom de la ville dans laquelle il se trouve, et c’est en réalité le cas pour celui ci également puisque avant de prendre le nom de Naha, la ville s’appelait Shuri. 
Malheureusement la vie n’a pas été un long fleuve tranquille pour ce château qui a été détruit au moins 4 fois. La dernière destruction en date était lors de la Bataille d’Okinawa en 1945 par les américains parce que l’armée japonaise avait installé ses quartiers aériens dans le sous-sol du château.
Finalement la reconstruction a commencé en 1957 et s’est achevée en 1992 puis en 2000, le château a été inscrit au patrimoine de l’UNESCO. 
Si vous avez déjà visité quelques châteaux japonais, alors il y a quelque chose qui vous sautera aux yeux avec le Château de Shuri… Il est coloré !! Un beau rouge vermillon !! Eh oui, la culture ryukyu est en réalité un mélange des cultures japonaise & chinoise. 
C’est parti pour la visite !
Des spectacles gratuits de danses traditionnelles ryukyu se déroulent 3 fois par jour (11h – 14h et 16h) et peuvent varier selon le programme.
Je finis par un petit endroit bien sympa croisé à proximité du château…

[OKINAWA]: Sand’s Diner, un bon resto mexicain à Naha

Au début du mois, je me suis rendue à Okinawa sur l’île principale de Naha et bien sûr, comme toujours quand je vais quelque part, je me renseigne sur la cuisine locale (cela fera d’ailleurs l’objet d’un prochain article). L’île ayant encore une présence militaire américaine, de nombreuses influences américo-mexicaines ont été apportées dans la cuisine d’Okinawa.
J’avais repéré ce restaurant avant même qu’on arrive, sur Internet, et très honnêtement, c’est l’un de nos meilleurs repas. On y est même retourné une seconde fois.
Alors concernant la nourriture, nous avons testé les onion & goya rings, des nachos (les meilleurs que j’ai pu manger jusque là), du taco-rice (un tacos où la tortilla est remplacée par du riz) aussi le number 1 pour le moment, des frites recouvertes de chili & cheese (très populaire sur l’île), les taco-balls ou encore le jambalaya (très épicé). Bref une cuisine à tomber, pleine de saveurs et un service sympa. On a adoré et je rêverais d’y retourner, dommage que la ville de Naha ne m’ait pas convaincu (oui j’en reparlerai plus tard aussi)… il va falloir que je leurs trouve un concurrent de taille si je veux pouvoir remanger de la cuisine okinawaienne !
Et pour la localisation, le restaurant est très facile à trouver. Il suffit de descendre à la station monorail « Makishi » située en haut de la kokusai dori (LA rue commerçante de Naha), il est légèrement sur la droite quand on sort de la station,et de toute façon, avec son enseigne lumineuse cactus, il est difficile de le manquer. Il semblerait il y avoir deux autres adresses situées dans la préfecture de Chiba à côté de Tokyo: Ichikawa & Narashino.
サンズダイナー
Naha (Okinawa): 沖縄県那覇市安里1-1-60
Ichikawa: 八幡2-16-22 2F · Ichikawa · 272-0021
Narashino: 津田沼1-2-12 1F · Narashino · 275-0012
Bien sûr attendez-vous à voir d’ici peu sur mon blog l’une de ces recettes 🙂 Et puis si vous connaissez de bons restaurants américo-mexicains au Japon, n’hésitez pas en m’en faire part !