Nouilles sautées aux légumes, crevettes épicées & feuilles de shiso

Aujourd’hui, je vous propose ma recette des nouilles sautées version japonaise. Pour les nouilles, j’ai utilisé les somen qui sont assez fines (je vous en parlais déjà ici) à base de farine de blé. J’ai aussi voulu utiliser la feuille de shiso que l’on trouve dans tous les supermarchés japonais.
C’est une bonne occasion pour vous parler de cet ingrédient typiquement japonais, mais que l’on peut trouver dans d’autres pays asiatiques, notamment en Chine. Il existe deux couleurs de shiso: le vert et le rouge. Celui que l’on trouve le plus facilement en supermarché est le vert, mais le rouge est très important puisque c’est grâce à lui que les umeboshi (prunes salées) ou le gingembre (beni shoga) que vous trouvez dans les bento, okonomiyaki ou yakisoba ont cette jolie teinte rouge/orangée.Il est un puissant colorant alimentaire.
 
 Même Pepsi aime le shiso…
Et non, je n’ai pas eu la chance de le trouver 🙁

Si on sent la feuille de shiso verte, on ne sent pas grand chose, mais quand vous la cassez, vous sentirez une odeur mentholée & herbacée. C’est assez puissant, et ça permet de bien parfumer votre plat. Le shiso se mange en salade, en tempura (frit dans l’huile), il peut enrober un onigiri mais sert bien sûr aussi de condiment ou d’infusion quand il est séché. Le shiso est utilisée depuis la nuit des temps et est connu pour ses propriétés thérapeutiques. Il serait excellent pour les personnes souffrant d’allergies, d’asthme, de rhume ou encore de problèmes de foie. Il a a la fois un côté apaisant & revigorant. Il diminue l’agressivité et favorise le sommeil. Personnellement, je ne sais pas si c’est lié, mais je me suis endormie très vite hier soir après le repas et j’ai bien dormi 😀

Il n’y a plus aucune raison de passer à côté ! Ceci-dit, le shiso doit être assez difficile à trouver en France, ou doit coûter très cher. Au Japon, il coûte seulement 40 yen pour une dizaine de feuilles (soit 10 centimes d’euros et encore).
/// Attention aux enfants de moins de 12ans et aux femmes enceintes, 
il n’est pas très indiqué. ///
Passons à la recette: Nouilles sautées aux légumes, crevettes épicées & feuilles de shiso
Ingrédients (pour deux): 
– Somen (j’ai utilisé 50 grammes, mais je suis une petite mangeuse, alors vous pouvez mettre 100g)
– 1 carotte
– 1 demi/oignon
– 1 belle gousse d’ail
– 1 bonne poignée de chou blanc râpé
– 5 shiitake (champignons japonais)
– 10 à 15 crevettes roses
– 5 ou 6 feuilles de shiso
– huile d’olive
– sauce d’huitre
– sel, poivre & épices japonaises
Préparation:
Le mieux est de commencer par émincer tous vos légumes puisque c’est ce qui prend le plus de temps. Une fois que tout était prêt, j’ai fait bouillir mes somen dans de l’eau bouillante pendant 2 minutes. Je les ai ensuite réservé dans une assiette (pour qu’ils soient pas trop compressés et pour ainsi éviter le bloc de somen). Dans une poêle, versez un bon filet d’huile d’olive et faites revenir les crevettes dans l’ail; rajoutez une cuillère à café d’épices japonaises et remuez pour bien les répartir. Vous pouvez ensuite rajouter dans votre poêle les somen pour commencer à les faire revenir et griller dans l’huile piquante des crevettes (elles se parfumeront aussi avec l’ail). Salez, poivrez et réservez les nouilles et crevettes dans un récipient. Gardez toujours cette même poêle sans la laver, reversez un peu d’huile d’olive et versez votre mélange de légumes (à commencer par l’oignon et la carotte) ; une fois ramollis, rajoutez les shiitake, et enfin le chou et le shiso émincé. Ajoutez les nouilles & crevettes aux légumes, mélangez bien, assaisonnez d’un trait de sauce d’huitre pour parfumer d’avantage, et enfin salez & poivrez de nouveau. Dressez sur 4 feuilles de shijo fraîches que vous pourrez manger en même temps que les nouilles pour un maximum de saveur.
Bon appétit et bon week-end à tous !
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[KYOTO]: Musashi, des sushi de qualité à petits prix

Après plus de 80 articles sur le Japon postés sur mon blog depuis 2010, je me décide enfin à vous parler de sushi ! C’est pourtant ce que les français connaissent le plus du Japon (même si 70% de cette population confond toujours sushi & maki). 

Je vous emmène aujourd’hui chez Musashi, le kaitenzushi par excellence à Kyoto ! Quand on parle de kaitenzushi, c’est que vous pouvez vous servir directement sur le plateau tournant et parfois même commander via un écran tactile pour certain. Une fois, un mini shinkansen électrique m’a même apporté mes sushi ! Trop forts ces japonais…

La mascotte de Musashi
Pas de machins électroniques chez Musashi: on se sert à la bonne franquette, et si on ne trouve pas son bonheur, on peut passer directement commande auprès des itamae (les chefs-sushi) qui travaillent devant vous.
Musashi propose chaque jour les spécialités du jour, et le poisson est acheté chaque matin au marché au poisson. Fraîcheur assurée.

Niveau prix, il faut compter à peu près 150 yen l’assiette de deux, soit moins de 1€. Oui, on est loin des prix pratiqués en France n’est-ce pas ? Et si vous êtes pressés ou préférez manger chez vous ou à votre hôtel, vous pouvez également acheter les sushi à emporter.

Au rez-de-chaussée, on peut seulement manger en comptoir ; en revanche, il y a des tables à l’étage. Peu importe quand vous y allez, il y aura toujours du monde: eh oui, c’est normal c’est le meilleur 🙂

On trouve de nombreux sushi, maki & sashimi dont certains sont assez originaux et on ne les trouve pas toujours en France comme les sushi-tempura, le tamago-sushi (avec l’omelette), le sushi-rosbeef, ou le sushi au canard fumé, maki au natto ou encore la version sushi-tonkatsu (porc pané). Personnellement, ceux que je préfère sont les sushi-tempura, le sushi saumon avec une pointe de mayo et des oignons émincés ou encore le californian roll saumon-concombre-cream cheese.

 

Je reviens sur mon blog dès demain avec une nouvelle recette japonaise !

Un céleri branche, deux recettes…

Très faible en calories, riche en antioxydants, fibres et potassium, croquant et rafraîchissant, qui a des propriétés diurétiques et éventuellement aphrodisiaques, le céleri est LE légume idéal pour l’été. De l’Europe à l’Asie en passant par l’Amérique, ce légume a toujours eu un énorme succès, que ce soit pour la cuisine ou pour la médecine. Bien que le céleri vienne du pourtour méditerranéen, on doit sa popularité aux allemands qui l’ont officiellement lancé sur les tables françaises au 19ème siècle. Ce légume doit cependant être consommé rapidement car si vous le laissez au fond du frigidaire, il perdra toutes ses qualités nutritives, surtout si vous le consommez cru. Vous pouvez néanmoins le congeler afin de la consommer plus tard.
Salade de pommes de terre, céleri & oignon rouge
– Pommes de terre
– Céleri branche
– Oignon rouge
– Persil plat

– Vinaigrette + sel/poivre

Riz japonais façon risotto
Depuis que je suis au Japon, j’ai découvert quelque chose de formidable: le riz gluant japonais est parfait pour faire un semblant de risotto quand la cuisine italienne me manque trop! Je réalise cette recette lorsque je n’ai pas beaucoup de temps ou de motivation pour cuisiner quelque chose de compliqué.
Souvent, les gens se demandent quoi faire avec les feuilles de céleri, et pire encore, d’autres ne se posent pas de question et les jettent!! Malheureux, ne faites pas ça. Les feuilles de céleri sont d’une part très parfumées, et d’autre part excellentes pour la santé puisqu’elles contiennent des vitamines A, B et C.
Pour ce risotto fait en 5 minutes, j’ai besoin:
– Du riz gluant (ici on le trouve en barquette précuite, hop un coup au micro-onde, et en deux minutes c’est réglé)
– Des champignons Shiitake
– Du céleri branche et ses feuilles
– De la crème liquide
– Du fond de veau
– Du parmesan

– Sel & Poivre

Préparation:

La première étape est de détailler le céleri en petits morceaux (moi c’était déjà prêt puisque j’ai fait la salade le midi), et puis de couper en tranches les champignons shiitake. J’ai ensuite mis la barquette de riz précuite au micro-ondes pendant 2 minutes, et en attendant, dans une casserole j’ai fait fondre le fond de veau dans un fond d’eau. Une fois que la sauce est homogène, vous rajoutez à l’œil de la crème liquide en mélangeant bien à feu doux puis vous y rajouter sel, poivre, les champignons, les dés de céleri, quelques feuilles de céleri, un peu de parmesan et vous mélangez délicatement. Une fois que les champignons ont l’air bien moelleux, vous rajoutez le riz, vous mélangez de nouveau et enfin vous dressez dans une assiette, en saupoudrant de nouveau de parmesan et de sel/poivre puis de feuilles de céleri fraîches. C’est un vrai délice, les champignons sont fondants, et le céleri reste un peu croquant.

Enfin bref, beaucoup n’aiment pas le céleri à cause de son goût très prononcé. Pour moi, il représente le légume idéal qui peut se décliner en d’infinies recettes aussi bien en été qu’en hiver: en soupe, en smoothie, en salade, dans les moules, dans la sauce tomate, avec du poisson, du bœuf, du poulet, des pâtes… Il est un excellent condiment.
Et vous, comment utilisez-vous le céleri ?

Salade de somen au poulet épicé & sa marinade au yuzu

Ces derniers jours, il fait particulièrement chaud à Kyoto… On est à 30-32°C chaque jour et ce n’est que le début du cauchemar. Kyoto semble être réputé pour être l’un des endroits les plus invivables à l’époque estivale… Ganbare ! Pour me rafraichir les idées, j’ai pensé qu’une petite salade de somen pouvait être agréable et je me suis franchement régalée. Pour ceux qui ne connaissent pas, les somen sont des nouilles très fines faites à base de farine de blé.
Ingrédients (pour deux personnes):
– des blancs de poulet
– des légumes émincés (moi j’ai utilisé un sachet avec un mélange de laitue, poivron, soja, carotte)
– 100g de somen
– quelques cacahuètes
– un sachet d’épices à tacos
– du jus de yuzu
– de quoi faire une vinaigrette (j’ai simplement utilisé huile d’olive, jus de citron, une pointe de jus de yuzu, sel et poivre)
– sel & poivre
Préparation:

– J’ai commencé par détailler mes blancs de poulet en petit morceaux, et je les ai laissés mariner dans du jus de yuzu environ 15-20 minutes.
– En attendant, vous pouvez faire vos somen deux minutes dans de l’eau frémissante, les rincer à l’eau froide et les laisser refroidir et égoutter quelque part.
– Il faut ensuite enlever le surplus de yuzu du poulet, et saupoudrer d’épices à tacos en mélangeant bien. Faites ensuite revenir le poulet dans une poêle avec une goutte d’huile de friture pendant une dizaine de minutes. Puis salez.
– Mélanger les somen avec les légumes, rajoutez quelques cacahuètes puis assaisonnez avec une vinaigrette, et enfin déposez les dés de poulets encore chauds sur les nouilles, et régalez vous sans attendre.

NB: La marinade au yuzu à vraiment attendri la viande, c’était parfait !

Bon appétit & Bon week-end

Quand le Mexique et le Japon se rencontrent, ça donne du Taco Rice ! ¡Arriba!

Grâce à son mélange d’influences, la cuisine d’Okinawa est riche en goûts. On retrouve des saveurs chinoises, coréennes mais aussi américaines et mexicaines du fait des bases militaires toujours présentes dans les environs. On doit la création du Taco Rice à un dénommé Matsuzo Gibo qui l’a introduit en 1984 sur le territoire. Et vous l’avez compris: ce plat est une fusion entre le riz japonais et le tacos mexicain. Je l’ai goûté pour la première fois au Sand’s Diner et j’ai été conquise pour la simplicité et la fraîcheur de ce plat.
Ingrédients:
– Riz
– Viande hachée (ici au Japon, on trouve en général un mélange de porc et de bœuf car le bœuf coûte cher, mais je trouve le bœuf moins gras que le porc)
– Tomates cerises
– Sauce salsa + épices japonaises (ou tabasco)
– Fromage (gruyère, cheddar… ce que vous voulez)
– Laitue (variante: chou blanc)
Préparation:
– On commence par préparer les crudités en les lavant bien, en les égouttant et en les coupant puis on les réserve quelque part
– On fait ensuite revenir la viande dans une poêle (sans matière grasse s’il y a du porc)
– On y rajoute la sauce salsa et les épices japonaises et on mélange le tout en salant et poivrant bien (dans ma sauce, il y avait déjà des dés d’oignons, mais si ce n’est pas le cas, vous pouvez aussi en mettre)
– Une fois que la viande est prête (ce qui est assez rapide), on met à chauffer le riz blanc (le mien était pré-cuit ; bah oui je suis au pays du riz, c’est facile de trouver des barquettes-minutes), on sert dans une assiette, on recouvre de viande à la sauce piquante, on ajoute les lamelles de salade, les tomates cerises coupées en deux (ou en quartiers), et enfin le fromage par dessus.
Ci-dessous, vous verrez les deux versions chou et salade, avant, après.
Bon appétit et à très vite pour une autre recette okinawaienne !

Brochettes de boeuf au fromage

Pour commencer cette nouvelle année, je vous propose une recette qui n’a rien à voir avec les fêtes mais que je voulais réaliser depuis longtemps: les brochettes de bœuf au fromage comme celles qu’on trouve dans les restaurants japonais en France. Oui parce que je ne veux pas casser le mythe, mais ça n’a rien de japonais… C’est pas grave, on aime quand même !

Ingrédients (pour 8 brochettes) :
– 1 planche de 16 tranches de carpaccio de boeuf
– du Leerdammer
– 1 bouteille de sauce yakitori
– des pics en bois
Alors on commence par former les brochettes en enroulant un morceau de fromage dans deux tranches de carpaccio, puis on transperce avec le pic en bois et on dispose dans un plat.

On recouvre la viande de sauce yakitori, et on laisse mariner 30/45 minutes.

Dans une poêle chaude, on fait revenir les brochettes en les laissant caraméliser un petit peu, et une fois qu’on voit apparaître le fromage fondu, on sert et on déguste sans attendre avec une bonne salade ou un peu de riz.

Une recette simplissime pour les jours de grande flemme 🙂

Bon appétit !