La Bonne Mère veille sur la Cité Phocéenne

Cité millénaire, Marseille règne sur la mer depuis l’Antiquité. Fondée par les grecs il y a 26 siècles, la ville s’est rapidement imposée comme étant la cité du commerce de par son accès exceptionnel sur la Méditerranée. Du temps des explorateurs, le port regorgeait de négoces où l’on réceptionnait les cargaisons venues des navires: ambre, pieds de vigne, céramiques de luxe tout droit venues de Grèce et bien d’autres trésors…

Aujourd’hui encore, Marseille et son port sont totalement indissociables. La ville s’est construite autour de l’eau, des bateaux et de sa pêche.

Cette fois-ci, nous allons prendre de la hauteur, direction Notre Dame de la Garde, plus communément appelée « la Bonne Mère ». L’actuelle basilique a été construite de 1853 à 1864, mais auparavant se trouvait déjà une chapelle qui a été baptisée « Notre Dame de la Garde ». Au Moyen-Age, ce lieu était à la fois stratégique et spirituel. Perchée à 149 mètres d’altitude, la colline offre un panorama incroyable sur la mer, ce qui permet de voir arriver les envahisseurs. Les navigateurs revenant au port se servait également de la chapelle comme amer, pour pouvoir se repérer et rentrer plus facilement à la maison. Peu à peu, les habitants ayant échappé à un naufrage sont venus se recueillir et faire des offrandes à l’église, et c’est ainsi que Notre Dame de la Garde est devenue la gardienne des marins et des pêcheurs.

L’intérieur de la Basilique où se mêlent colonnes en marbre, dorures, mosaïques et décors marins, est absolument somptueux .

Le chœur, tout en mosaïque

Quelque soit notre religion ou nos croyances, nous nous précipitons tous à la Bonne Mère rien que pour admirer le magnifique panorama depuis la parvis de la basilique. Nous y sommes allés en septembre, et le Mistral soufflait vraiment très fort, c’était assez impresionnant. Je vous recommande donc de vous couvrir si vous allez là-haut car il ne fait pas toujours très chaud.

Street art dans le quartier du Panier

En tout cas, il n’y a pas de doute, Massilia est bel et bien restée la métropole de la mer. La prochaine fois, je vous emmènerai visiter le Panier, le quartier historique de Marseille. Alors à très vite 😉

[Côte d’Azur]: Le Relais de la Pinède, une petite pépite de la gastronomie

Pour ceux qui habitent aux alentours du Pays de Grasse, vous avez forcément déjà entendu parler du Relais de la Pinède situé entre Mouans-Sartoux et la Roquette sur Siagne.

Créé il y a plusieurs années, ce restaurant de type familial a connu plusieurs propriétaires pour finalement retomber entre les mains d’un descendant du fondateur en décembre dernier. Après avoir effectué de nombreux travaux de rafraîchissement et d’aménagement, le Chef-Propriétaire Fabien Rouvier a pu ré-ouvrir les portes de l’établissement en début mars.

C’est dans un bel écrin de verdure, entourés de pins et sous le chant des cigales que nous avons découvert cet établissement très convivial. La décoration intérieure est sobre et chic, avec une salle très lumineuse qui donne sur la pinède. Le must ? La cuisine ouverte sur la salle qui permet de voir le Chef en action. A ce propos, j’ai aussi beaucoup aimé les lampes avec l’intérieur façon cuivre qui nous rappelle les casseroles d’antan.

Fabien Rouvier: qui est-il ?

Lui-même originaire de Mouans-Sartoux, Fabien Rouvier a fait ses classes chez les plus grands. Le Carlton à Cannes, Terre Blanche à Tourrettes, l’Hôtel Président Wilson à Genêve ou encore le Ritz et le Prince de Galles à Paris, il a travaillé aux côtés de trois grands noms de la gastronomie: Stéphanie Le Quellec, Philippe Jourdin ou encore Michel Roth.

Avec tout le savoir et la maîtrise qu’il a pu acquérir auprès de ces chefs étoilés et « Meilleurs Ouvriers de France », le mouansois a décidé de revenir sur la terre de ses ancêtres, bien déterminé à faire revivre le restaurant de son enfance: le Relais de la Pinède.

Il y a quelques temps, j’ai eu la chance d’aller goûter sa cuisine fraîche et inventive et nous avons laissé carte blanche au chef pour surprendre nos papilles…

Découvrez ce qu’il nous a mijoté.

Le Menu du Chef

Champagne / Cake à la riquette et jambon

Ventrêche de thon mariné façon pan bagnat,vinaigrette citronnée et sauce fraise-pastèque

Filet de perche, infusion à la verveine sur lit de courgettes niçoises et velouté de courgettes

Volaille fermière aux petits croutons, ratatouille et émulsions ratatouille et marjolaine

Panna Cotta comme un yaourt et fruits rouges frais

*****

De l’entrée au dessert, tout était absolument divin… Et dieu sait que je peux être difficile parfois et aussi très exigeante. Le chef et sa serveuse Marina m’ont conquis, c’était un sans faute. Nous avons passé un délicieux moment en leur compagnie, nous avons été reçu comme à la maison et tout était juste succulent. Les cuissons sont maîtrisées à la perfection, les assaisonnements sont incroyablement équilibrés et bien dosés, tout est en harmonie et on peut aussi découvrir des saveurs que l’on connait moins comme le poivre de timut ou l’huile de cardamome.

Le Chef construit chaque plat en sélectionnant précieusement trois éléments: un ingrédient principal, un accompagnement et un condiment. La cuisine est toujours de saison, et le Chef se fournit autant que possible chez les producteurs locaux.

Les midis, vous pourrez vous régaler avec un menu à 22€ (E/P ou P/D) et un à 26€ (E/P/D), idéal pour les budgets plus serrés et pour les déjeuners d’affaire (service rapide et efficace) et le soir, vous pourrez opter pour l’un des trois menus: un à 36€ (E/P/D), un à 47€ en 4 services et enfin l’apothéose à 62€ avec le menu « les yeux fermés » en plusieurs services (recommandé pour tous les convives) où comme nous, vous laissez le Chef vous surprendre. Le soir, c’est « THE place to be » si vous avez quelque chose à fêter. J’ai d’ailleurs recommandé ce restaurant à mes parents pour leur trentième anniversaire de mariage, et ils ont trouvé l’endroit exceptionnel 🙂

Impossible que vous soyez déçus, j’attends d’ailleurs votre retour d’expérience ici sur le blog. A ce propos, j’ai parfois des lecteurs qui me contactent par le formulaire pour faire leurs réservations et/ou pour me faire part de leur expérience ; n’hésitez pas, je transfère vos messages aux établissements dès réception du mail.

Rendez-vous vite sur leur Page Facebook en cliquant-ici ou sur leur compte Instagram ici et .

Le Relais de la Pinède – 1300 Route de la Roquette – 06370 Mouans-Sartoux
Pensez à réserver au 0493752829

A très bientôt et encore un grand grand merci à Fabien et Marina pour leur accueil, pour leur gentillesse et générosité et pour leur bienveillance. Ce n’est pas tous les jours que l’on rencontre des personnes aussi touchantes.

[GRASSE]: Le Domaine de la Royrie, une huile d’olive médaillée d’Or

L’autre jour, j’ai découvert le Domaine de la Royrie, un domaine oléicole qui se trouve sur les hauteurs de Grasse,  limitrophe au village de Cabris.

Bâti au XVème siècle par les Moines de l’Abbaye de Lérins, le terrain s’étend sur deux hectares et ne compte pas moins de 300 oliviers vieux de 500ans. Les belles restanques en pierre sont elles aussi d’époque.

Monique et Lionel Brault, les heureux propriétaires de ce domaine, ont travaillé d’arrache pied pour préserver ces oliviers et proposer une huile d’olive de la meilleure qualité. Toujours dans l’objectif de faire de cette huile un produit d’exception, le domaine s’inscrit dans une démarche écologique et est certifié bio depuis 2012. Depuis ce label, ils n’utilisent plus aucun pesticide et ont réintroduit une nature plus sauvage sur le Domaine pour favoriser la venue d’insectes et de micro-organismes nécessaires pour l’écosystème. Il est donc important de laisser pousser les herbes folles et de ne pas tout ratiboiser comme on est souvent tentés de le faire. Ces herbes folles vont attirer entre autre les coléoptères qui vont se nourrir des olives véreuses pour ainsi ne laisser que les plus beaux fruits sur les arbres.

Le Domaine de la Royrie jouit d’une excellente orientation, à la fois en plein soleil et préservée du vent, ce qui est essentiel  pour la culture de l’olive. On y récolte ici la « caillette », plus connue sous le nom d’Olive de Nice. Les huiles du Domaine de la Royrie sont d’ailleurs labellisées AOP Huile d’Olive de Nice ; Une haute distinction ici sur la Côte d’Azur, car comme vous le savez: nous sommes de très gros mangeurs d’olives et de grands consommateurs d’huile d’olive.

Monsieur et Madame Brault ont d’ailleurs eu une ingénieuse idée: celle de proposer des cours d’oléologie pour mieux comprendre et connaître l’huile d’olive. Ce programme se déroule sur la demie-journée et peut s’organiser à partir de 8 personnes. Le tarif par personne est de 65€ et comprend: 45 minutes de visite, 45 minutes d’initiation à la dégustation de l’huile d’olive à la découverte des différents arômes et se conclut par un repas en 8 mets avec les accords huile d’olive qui vont avec, le tout confectionné par Monique, qui, je peux vous l’assurer, est une Diva des fourneaux. Ce n’est pas très cher payé, et cela permet une expérience inoubliable dans un cadre on ne peut plus idyllique.

Outre les olives et l’huile, le couple Brault s’est lancé l’an dernier dans une toute nouvelle aventure: l’immortelle.

Petite fleur jaune connue pour pousser partout en Corse, elle fut autrefois cultivée ici à Grasse, Capitale Mondiale des Parfums, et elle avait totalement disparue depuis quelques temps. Les propriétaires se sont alors lancés le défi de remettre l’immortelle au goût du jour chez les grassois, et se sont ainsi associés à un producteur corse qui leurs a fourni les boutures. Après 6 mois d’essai très concluant, l’immortelle a parfaitement trouvé sa place sur le Domaine de la Royrie et aujourd’hui, on récolte la fleur chaque 21 juin pour en récolter son précieux parfum.

Autrefois à Grasse, on utilisait des techniques artisanales pour récolter les essences des fleurs grâce à la macération à froid appelée « Enfleurage ». C’est une méthode qui consistait à piquer les fleurs sur une couche de graisse animale et chaque jour pendant 1 à 3 mois, les fleurs étaient renouvelées de façon à ce que la graisse se sature en essence au fur et à mesure. Ayant été guide dans l’une des parfumeries grassoises pendant 7ans, c’est une méthode que j’ai longuement expliqué à mes visiteurs, mais ce que j’ignorais toutes ces années, c’est qu’il existait une autre méthode d’enfleurage: à l’huile d’olive ! 😮

Les fleurs macéraient donc dans l’huile d’olive, on imbibait ensuite un linge propre que l’on pressait ensuite au moulin à huile pour en récolter le précieux macérat.

Ou bien on procédait à la macération solaire, c’est à dire qu’on mélangeait dans une bonbonne les fleurs fraîches et l’huile d’olive et on laissait macérer au soleil.

C’est cette seconde technique qui est reproduite aujourd’hui au domaine de la Royrie.

75 kilos de fleurs fraîches sont ainsi mélangées à l’huile d’olive bio pour obtenir une huile 100% grassoise et 100% bio.

Pour obtenir une huile essentielle d’immortelle, on va tout ramasser: la fleur et la tige ; en revanche pour un macérat comme c’est le cas pour cette huile de beauté, on ne va prélever que la fleur. C’est une huile très bénéfique pour la santé car elle va apaiser les rougeurs, l’acné juvénile ou encore les ecchymoses. Elle aurait même des effets anti-âge grâce aux polyphénols présents dans l’huile d’olive.

Les propriétaires se sont aussi rendus compte que le parfum de l’immortelle semblait repousser les sangliers qui ne sont jamais venus labourer ces parcelles contrairement au reste du terrain. Cette information devrait sans doute en intéresser plus d’un, car je connais les dégâts que peuvent provoquer les sangliers dans les jardins pour l’avoir vécu de près chez ma belle-mère 😮

Comme quoi, même si un sujet nous passionne, nous ne sommes jamais infaillibles et je suis vraiment très heureuse d’avoir découvert cette technique d’enfleurage à l’huile d’olive et tous les bien-faits apportés par l’immortelle. Donc rien que pour cela: un grand merci Monsieur et Madame Brault.

Enfin, je termine avec un espace du Domaine qui m’a enchanté: les potagers. Les propriétaires ont souhaité faire un clin d’œil aux potagers des moines à l’époque médiévale en créant quatre ambiances pour rappeler les 4 fleuves du Paradis: le carré des paysans avec des légumes racines énergétiques, le carré des nobles avec des légumes hors sol tournés vers le ciel, le carré des moines plus modeste avec des légumes à cuire pour faire la soupe et enfin le carré des femmes avec des fleurs comestibles et plantes médicinales car il y avait toujours une femme apothicaire chez les moines.

La visite du Domaine s’est conclue par un discours des propriétaires Monsieur et Madame Brault, de Monsieur le Maire Jérôme Viaud, de Madame l’Adjointe au Tourisme Catherine Butty et enfin du Directeur de l’Office de Tourisme de Grasse Monsieur Pascal Brochiero. Nous avons eu la chance de déguster les huiles (médaillées d’or) et certains confits du Domaine. Personnellement, j’ai eu un énorme coup de cœur pour l’huile d’olive en récolte tardive, elle est exceptionnelle. J’en ai d’ailleurs acheté une bouteille pour la maison et elle a fait l’unanimité. Si vous souhaitez découvrir leurs produits, vous pouvez vous les procurer en ligne sur leur site Internet en cliquant aussi, vous pouvez vous rendre au Domaine ou bien dans leur petite boutique Place aux Aires dans le centre historique de Grasse.

D’ailleurs, je ne suis pas la seule Julie à les aimer ces huiles, le Domaine est passé très récemment à la tv dans l’émission « les Carnets de Julie » 🙂

Site du Domaine de la Royrie et ici pour leur Page Facebook
Site de l’Office de Tourisme de Grasse
Site du label AOP Huile d’Olive de Nice / Olives de Nice
Site de Côte d’Azur Tourisme
Site de Julie Andrieu

Escapade camarguaise à Arles

La FourchetteIl y a quelques semaines, nous avons fait une petite escapade en Camargue. Je voulais faire la surprise à l’amoureux puisqu’il ne connaissait pas ce coin et de mon côté, j’ai des parents qui sont addicts de cette région et qui y vont chaque année ; j’ai donc moi aussi eu l’occasion d’y aller à plusieurs reprises et c’est un coin de la France que j’adore et qui m’émerveille à chaque fois que j’y retourne.

Arles, c’était une grande première pour nous deux, et ce n’est pourtant qu’à 2h30 de chez nous.

…Bienvenue à Arles…

Arles, c’est à la fois une terre millénaire et aussi la plus vaste commune de France puisqu’elle englobe une grande partie de la Camargue. Elle a multiples facettes et cela lui permet d’attirer beaucoup de touristes pour diverses raisons.

Elle est surtout célèbre pour son patrimoine antique, notamment ses arènes, l’âme de cette ville, qui accueillent de nombreuses férias chaque année. La ville est alors à la fête avec couleurs, musique, apéros et convivialité. C’est d’ailleurs la ville la plus riche en patrimoine romain, juste derrière Rome… Ce n’était donc pas si étonnant que cela de croiser autant de touristes italiens lors de notre séjour. Mais Arles, c’est aussi la terre d’accueil du célébrissime Vincent Van Gogh, attiré à l’époque par la lumière provençale dont il voulait s’inspirer pour ses œuvres. Sa fondation est aujourd’hui un lieu d’art incontournable. En pleine Camargue, les amoureux de la nature pourront se régaler à visiter les Manades dans lesquelles ils verront de beaux chevaux camarguais dans leur robe grise, mais ils pourront aussi aller observer les oiseaux et flamands roses au Parc Ornithologique ou encore aller balader sur les grandes plages du littoral. Enfin, les fins gourmets ne seront pas en reste car les spécialités gastronomiques y sont aussi nombreuses. On retrouve bien sûr les grands classiques de la cuisine provençale: miel, tapenades d’olives vertes ou noires, l’aioli, les tians de légumes, la rouille de seiches, mais aussi et surtout, les spécialités à base de viande de taureau: la gardianne (un ragoût souvent accompagné de riz de Camargue) ou le saucisson de taureau à déguster avec un petit vin des sables ou une sangria. Vous ne manquerez d’ailleurs pas de visiter le fabuleux marché Boulevard des Lices le samedi matin qui s’impose comme étant l’un des plus beaux marchés de Provence.

L’arlésienne façon Picasso

Fondation Vincent Van Gogh – Andy Warhol façon Alice Neel


La météo favorable aidant, nous avons trouvé qu’à Arles, il fait bon vivre. Les arlésiens sont chaleureux et accueillants et ont grandement contribué à la réussite de notre séjour.

Afin de découvrir au mieux la ville, faîtes un petit crochet par l’office de tourisme pour prendre un plan, et allez vous perdre dans les ruelles. Je vous recommande les petites ruelles autour des arènes, autour de la place du forum (endroit peu recommandé cependant pour se restaurer car très touristique…) mais qui ne manque pas de charme et où vous pourrez voir le fameux Café Van Gogh en photo ci-dessus ; Sans oublier le quartier de la Roquette, le quartier le plus pittoresque de la ville où vous déambulerez dans les ruelles fleuries. Et pour les amoureux de la photo, les arlésiens m’ont conseillé le quartier de Trinquetaille, d’où la vue est parait-il, la plus belle.

Au passage, Trinquetaille a vu naître une très grande personnalité française… Je vous donne un indice: il a sa propre maison de couture.

Christian Lacroix en personne, oui. Monsieur Lacroix s’est beaucoup inspiré de la culture arlésienne et de la Provence dans ses créations, et aujourd’hui, il s’illustre dans de nombreux autres domaines: le design, l’art de la table, l’illustration ou encore dans la fabrication de costumes de théâtre. Il a de nombreuses cordes à son arc, et c’est entre autre à lui que l’on doit les nouveaux décors de l’Hôtel & Spa Jules César, un établissement 5 étoiles en plein cœur de la ville d’Arles. J’espère vraiment pouvoir le découvrir lors d’une prochaine escapade camarguaise.

…Mes bonnes adresses…

Où se restaurer:

Le Waux-Hall

Après avoir été très mal reçus au restaurant La Caravelle, nous avons décidé de changer d’endroit pour déjeuner et avons tourné un moment avant de trouver LE bon restaurant. Finalement, nous sommes retournés Bd des Lices et nous nous sommes installés en terrasse du Waux-Hall. Nous étions un peu sceptiques en arrivant, car le lieu à proximité immédiate du marché, est sur-fréquenté et nous ne voulions pas manger dans un restaurant touristique. Eh bien, nous avons été très surpris mais bonne pioche ! Le Waux-Hall est un restaurant historique (depuis 1771), et en dépit de sa fréquentation, il a su garder son authenticité et la qualité dans son service. C’est Lionel le nîmois qui s’est occupé de nous, et on a vraiment été choyés ! (Merci Lionel pour cet accueil fabuleux que vous nous avez réservé). Nous nous sommes régalés avec la gardianne de taureau et le pavé de boeuf grillé qui était à tomber. Une valeur sûre en plein centre d’Arles.

8 Boulevard des Lices – ouvert tous les jours – Site Officiel: www.wauxhall.fr

Le glacier Arelatis

Et à force de déambulation, il arrive bien un moment où la petite fringale arrive… Alors puisqu’on est en vacances, on était bien décidés à se trouver une petite glaçounette. Nous étions partis pour tester le « Soleileïs » qui nous avait été recommandé. Mais finalement, nous sommes tombés sur Arelatis.

Le directeur technique de Didier Barral, le maître glacier de la boutique Arelatis, n’est autre que Philippe Urraca, Meilleur Ouvrier de France en pâtisserie qui a entre autre fait parler de lui sur M6 quand il a participé à l’émission « Qui sera le plus grand pâtissier » aux côtés des chefs Marcolini, Michalak et Adam. Du high-level vous l’avez compris… Alors quand j’ai lu « MOF » sur la devanture, c’était banco… On testera Soleileïs la prochaine fois…

Nous avons goûté les glaces miel de lavande, sorbet melon, chocolat mais notre coup de cœur est une création originale du Chef Urraca: le café blanc d’Ethiopie. C’est une crème glacée dans laquelle on va laisser infuser des grains de café d’Ethiopie mais qui, en fin de compte, va garder une couleur blanche. C’est une saveur surprenante, délicieuse et très subtile en bouche. Un vrai régal que je ne peux que vous recommander car ce n’est pas partout que vous trouverez des saveurs si originales.

1 rue Jean Jaurès, près de la place de l’Hôtel de Ville – Page Facebook de la boutique

La Gueule du Loup

Et pour le soir, j’avais déjà fait mon choix 3 semaines auparavant. Eh oui, je suis très organisée, que croyez-vous ??

En flânant sur différents sites d’avis de restaurants, c’est finalement sur La Fourchette que j’ai trouvé mon bonheur avec l’établissement qui porte le doux nom de « La Gueule du Loup ». Le gros + de ce site de réservation est de mettre un ligne un extrait du menu avec les tarifs. Cela annonce directement la couleur, et évite toutes surprises une fois installés. Les plats semblaient être originaux, composés d’ingrédients de choix et à des prix qui restent raisonnables. Les bons avis laissés par les internautes m’ont convaincu de choisir cet endroit. Nous y sommes allés un soir et le restaurant était bondé. Malgré notre arrivée en début de soirée, l’attente se faisait un peu ressentir, car manque de chance pour nous, nous étions les seuls français de la salle et les explications pour les clients étrangers prenaient par conséquent, plus de temps. Au fur et à mesure du repas, l’attente s’est dissipée, et la sympathie des deux serveuses ont fait que nous n’en avons pas tenu rigueur. Pour le menu, j’ai choisi E/P/D avec une charlotte à la brousse, betterave et vinaigre balsamique ; ensuite une aumônière de légumes à l’huile de truffe et burrata pour finir avec la trilogie de crèmes brûlées (Pastis, Fleur d’Oranger et Lavande). Tout était absolument délicieux (Mention particulière pour le dessert qui reste mon coup de cœur de ce repas). Nous avons aimé la décoration de la salle à l’étage où nous étions installés, et avons ressenti le professionnalisme de l’équipe en cuisine dans la présentation et la qualité des plats proposés. Un peu moins d’attente pour le service la prochaine fois, et c’est un sans faute pour la gueule du loup 🙂

39 rue des arènes – Page Facebook

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Où faire son shopping:

Appartement 611

On va commencer par notre chouchou du week-end, le concept store « Appartement 611 » tenu par une mère et une fille au rez de chaussée de leur maison familiale. L’une est décoratrice, l’autre est architecte, et elles ont uni leurs forces pour créer ce magnifique magasin design qui présente les créations d’artistes locaux. Chaque pièce a sa propre ambiance, et on ne sait où poser les yeux avec toutes les merveilles qui sont à découvrir. N’hésitez pas à pousser la porte, vous vous sentirez comme à la maison tant l’accueil est chaleureux et pour ce qui est des prix, rassurez-vous, tout le monde peut trouver son bonheur.

Retrouvez-les sur Facebook et sur Instagram

Nous sommes repartis avec ces deux petites beautés: une suspension pour plante et un abat-jour pour décorer notre entrée

Maison de Bohème

La Maison de Bohème était fermée quand nous sommes passés, donc je ne pourrai pas vous parler de l’accueil, mais en tout cas les vitrines donnent envie de tout acheter. C’est girly à souhait et c’est l’endroit idéal pour ramener un souvenir avec un petit flamant rose. La boutique existe aussi aux Saintes-Maries de la Mer.

A côté de la place du forum – Page Facebook

Les Piments Rouges

Et en parlant de flamants roses, nous nous sommes aussi arrêtés à la boutique « Les Piments Rouges », une boutique mode & accessoires après être tombée amoureuse du petit foulard rose en vitrine. Nous remercions par ailleurs la responsable de la boutique qui s’est montrée très sympathique et nous a donné plein de conseils pour notre visite aux Saintes Maries 🙂

14 rue Dominique Maisto – Page Facebook

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Où loger:

Pour l’hébergement, j’ai opté pour la formule Airbnb. J’ai craqué pour la « Casita Off », une petite maisonnette située à 15 minutes à pied seulement du centre-ville. La décoration présentée sur internet n’était plus la même, mais cela ne nous a pas dérangé puisqu’elle avait été changée en décoration vintage, ce que nous adorons. C’est Emilie qui nous a accueilli et qui s’avérait être aussi notre voisine puisqu’elle vit avec sa colocataire Alice dans la maison juste à côté. Comme nous prenions la route en fin de journée après le boulot, nous sommes arrivés à 21h passées, comme je le lui avais indiqué au moment de réserver, et cela n’a été un aucun cas un problème pour elle.

Elles ont toutes les deux était très accueillantes, comme si nous nous connaissions déjà et nous ont donné tout plein de bons conseils pour visiter la ville. Elles se sont montrées très réactives pour toute l’organisation, mais nous ont vraiment laissé vivre notre vie sans être une seconde envahissantes. L’entrée séparée permet vraiment d’aller et venir comme on le veut, et c’est vraiment très appréciable. La maison est très bien équipée (cuisine aménagée, gel douche et serviettes propres dans la salle de bain, mais aussi des vélos, des sacs à dos ou encore des kayaks qui sont à disposition sur demande). Tout était parfait et propre à notre arrivée. Le quartier est résidentiel et vraiment très calme, vous pouvez garer votre voiture devant la maison sans avoir de parking à payer en plein centre-ville, et je peux vous assurer que vous dormirez comme un bébé dans le lit king size. C’était trop top. Un grand merci Emilie et Alice pour votre accueil !

Cliquez-ici pour voir la page de leur Airbnb

D’autres liens à découvrir:

Site de l’Office de Tourisme d’Arles
Site de la Fondation Vincent Van Gogh
Site de l’Office de Tourisme de My Provence
Site Officiel de Christian Lacroix
Site de réservation Airbnb
Site du Chef Pâtissier Philippe Urraca
Site de réservation La Fourchette
Site de Tourisme en PACA

La prochaine fois, nous explorerons un peu plus les villes de Sète, Bouzigues et nous irons autour de l’Etang de Thau. Eh oui, je n’ai pas eu mes tellines, je dois y retourner :))

A bientôt

En BONUS, quelques photos de notre déjeuner à Aigues-Mortes au restaurant « La Camargue » aux allures gipsy. Une magnifique décoration & un très bon repas pour conclure notre week-end camargais.

19 rue de la République (Aigues Mortes) ; Découvrez leur site Internet en cliquant ici

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On est repartis avec un petit flamant qu’on a planté dans la jardinière 😀 Chou non ?

A très vite pour d’autres escapades

[Côte d’Azur]: Mouans-Sartoux, un village fleuri très typique et tourné vers l’avenir

Mouans-Sartoux est un petit village très typique de la Côte d’Azur où se comptent un peu plus de 10 000 âmes. Situé entre Cannes et Grasse, il est proche de villes mondialement connues, mais est tout de même préservé du tourisme de masse et a ainsi pu conserver son authenticité. Son village construit en damier, permet aux touristes de se perdre dans les petites ruelles piétonnes qui sont toutes plus jolies les unes que les autres. En effet, les villageois participent chaque année au concours des balcons fleuris, ce qui permet une floraison dense toute l’année.

C’est un village qui m’est cher puisque j’y ai vécu pendant 15 ans et ai vraiment apprécié la qualité de vie qui y règne. André Aschieri, l’ancien Maire de Mouans-Sartoux, a géré d’une main de maître le village pendant 40ans ! Le Maire, qui fait partie des verts, est très soucieux de l’environnement et a mis en place beaucoup de projets tournés vers le développement durable et l’écologie. Par exemple, sur un plan national, les écoles de Mouans-Sartoux sont les premières à avoir instauré la cantine 100 % bio. La municipalité a pris des mesures concrètes pour limiter au maximum les déchets, et les enseignants visent à éduquer les enfants sur l’agriculture et sur le tri des déchets. L’école François Jacob, une école installée au cœur de la forêt, a d’ailleurs son propre potager dans lequel les enfants peuvent intervenir.

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Au coeur du village, un artiste s’est amusé à faire une construction éphémère avec des palettes dans lesquelles il a placé quelques pots d’aromates à droite à gauche, et il invite le passant à s’asseoir et à profiter avec ceux qu’il croisera. Sur le panneau, on peut ainsi lire « Passant, assieds toi, j’ai créé cet espace pour que nous en profitions tous. Installe toi confortablement et apprécie le temps qui passe. Salue les gens que tu croiseras. Si tu leur souris, ils te le rendront probablement. Viens ici prendre un repas, ou simplement un petit verre. Invite ceux et celles qui traverseront cette rue à se joindre à ta table, et demande leurs comment ils vont. Partage ce que tu poseras sur cette table, on est plus heureux quand on donne. Allez, ne sois pas timide, je te souhaite de belles rencontres.« 

Alors à cette personne: MERCI ! Merci pour le sourire, pour les ondes positives, pour ce petit instant de bonheur, et merci de toujours croire en l’échange et le partage dans ce monde de brutes. Ca fait tout simplement du BIEN de voir cela.

En ce qui concerne le patrimoine, notre village possède aussi un très joli château, qui a une singularité… il est construit sur un plan triangulaire (soit 3 tours). En effet, ce type d’architecture est très rare en France, mais aussi en Europe (vous pouvez le voir sur google earth/google map si vous êtes curieux). Si quelqu’un a d’ailleurs une explication sur le choix d’une telle construction, je suis preneuse 😉

Aujourd’hui, le château a été réhabilité en espace d’art concret. Le principal bâtiment du musée a été construit derrière le château en contrebas du parc et accueille près de 20 000 visiteurs par an. Les locaux aiment aussi à appeler cette construction « la verrue de Mouans-Sartoux » du fait de sa couleur verte pomme qui surprend au premier abord, je dois l’admettre.

Le village est aussi renommé pour son Festival du Livre qui accueille chaque année environ 50 000 visiteurs sur 3 jours et s’impose comme étant l’un des plus grands festivals littéraires du pays. D’Amélie Nothomb à Marc Lévy, les plus grands écrivains finissent par passer par le petit village provençal. Cette année en octobre, le Festival du Livre fêtera sa 30ème édition. Une année, qui j’en suis sûre, nous promet de jolies surprises.

Et puisqu’on parle de projets novateurs, j’aimerais vous présenter une adresse à découvrir absolument: la Maison Charlotte Busset.

Noémi Burlaud, a posé ses valises dans le village il y a quelques années maintenant, et n’imaginait pas installer sa boutique ailleurs qu’à Mouans-Sartoux. Après avoir passé quelques temps aux Etats-Unis, elle s’est prise de passion pour les cookies et s’est très vite intéressée à la nutrition et aux soucis alimentaires dont on parle aujourd’hui constamment… intolérances au gluten, produits vegan et/ou bio… les idées ont bouillonné dans sa tête, et après avoir bien ficelé son projet, il lui manquait quelques fonds pour pouvoir se lancer. La jeune femme s’est alors inscrite dans une démarche de crowdfunding sur kisskissbankbank pour que les internautes puissent lui donner un petit coup de pouce afin de pouvoir mener à bien sa boutique. Pari réussi puisqu’elle a réussi à collecter 5000€ qui lui ont permis d’ouvrir les portes de sa biscuiterie en octobre 2015.

Noémi ne compte pas ses heures, mais malgré toute l’énergie qu’elle dépense chaque jour au développement de son affaire, elle garde toujours le sourire derrière son comptoir et veille à ce que les clients se sentent comme à la maison. Elle souhaite aussi développer un commerce de proximité et essaie autant que possible de faire appel à des producteurs locaux: tant pour les fruits que pour les jus de fruits bio. On y trouve des cookies très gourmands aux 3 chocolats, au beurre de cacahuète, au caramel beurre salé, mais aussi des cookies sans gluten ou encore vegan (sans beurre ni œuf). Elle propose de nouvelles saveurs au gré des saisons et de ses envies et on se régale chaque fois qu’on y va. J’aime beaucoup la décoration cosy de la boutique et l’ambiance conviviale qui y règne. Des petites pépites comme celle là, nous en voulons encore plus, alors j’espère que d’autres investisseurs comme Noémi, viendront eux aussi poser leurs valises dans notre petit village adoré pour pouvoir le dynamiser un peu plus encore.

Envie de refaire les cookies à la maison ? Pas de problème, Noémi a pensé à tout et vous propose ses « cookies jars » avec tous les ingrédients déjà pré-mélangés et la petite notice explicative. Y-a-plus-qu’à comme on dit 🙂 Une chouette idée de cadeau.

J’ai jeté mon dévolu sur 4 cookies (oui je suis gourmande, je sais…) mais rassurez-vous, j’ai partagé avec ma chère et tendre maman qui est toujours en quête d’un nouveau petit salon de thé sympa (la gourmandise, c’est de famille j’en ai bien peur). 😀 J’ai fondu devant le cookie façon tarte au citron meringué (mon péché mignon), et celui au caramel au beurre salé (je ne peux pas dire non à du caramel au beurre salé, c’est contre mes principes !). J’ai aussi goûté un cookie nounours à la guimauve et un autre vegan à la pâte à tartiner (vegan elle aussi, naturellement). C’était la première fois que je goûtais un biscuit vegan, et j’ai été très agréablement surprise car même sans beurre, le cookie reste très tendre. Bref, tout était gourmand et fondant à souhait. Pour le jus bio, j’ai opté pour le mélange pomme-kiwi qui était lui aussi était très bon.

Adresse: 7 rue du Docteur Geoffroy – 06370 Mouans-Sartoux

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Pour l’Office de tourisme de Mouans-Sartoux: cliquez-ici, celui du tourisme sur la Côte d’Azur, cliquez-là ; et enfin pour le Festival du Livre: Site Officiel

Il est beau mon village, non ?
N’hésitez pas à me contacter si vous êtes dans le coin 🙂 On ira se manger un cookie ou deux 😉 

[GRASSE]: Atelier olfactif dans les jardins de la Mouissone

Quel meilleur cadre qu’un jardin luxuriant et une vue splendide sur toute la baie de Cannes jusqu’au Cap Ferrat pour créer sa propre fragrance ?

Notre lundi de Pâques a commencé sur les chapeaux de roues avec la visite des jardins du Domaine de la Mouissone par Lady Lockett herself, la propriétaire des lieux. Anglaise d’origine, Maggie a acquis le domaine en 1998 et consacre depuis lors, tout son temps et son énergie à sa rénovation et à son embellissement.

Le domaine a dans le passé, appartenu à Léon Chiris, un célèbre industriel grassois qui a largement contribué à l’essor de la parfumerie à la fin du 19ème siècle. Chiris a par ailleurs formé le jeune François Coty, devenu l’un des plus grands parfumeurs de son ère et qui demeure toujours aujourd’hui une figure emblématique du monde de la parfumerie. En 1891, Chiris reçut dans sa demeure la Reine Victoria d’Angleterre qui aimait venir sur la Côte d’Azur, et qui s’est prise de passion pour les jardins du domaine, notamment des oliviers multi-centenaires. L’oliveraie est toujours bien présente aujourd’hui, et les olives sont d’ailleurs utilisées pour faire de l’huile d’olive ou encore des tapenades.

Lady Lockett est une véritable passionnée de botanique et elle s’est prise d’intérêt pour la flore locale. Comme elle nous l’a si bien expliqué « Beaucoup d’anglais achètent sur la Côte d’Azur et veulent faire un jardin à l’anglaise avec toutes les variétés que l’on trouve au Royaume Uni, mais un an plus tard, tout est mort ». En effet, le climat n’est pas le même, donc cela demande adaptation. Elle a pris alors des années de cours d’horticulture pour accroître ses connaissances en la matière et c’est un véritable voyage olfactif qui s’offre à nous dans ses jardins. Plantes aromatiques, oliveraies, espèces d’Afrique du sud, d’Amérique et même une bambouseraie sont implantés sur les 3 hectares de terrain. On découvre beaucoup de variétés de plantes dont on ne soupçonnait l’existence jusqu’alors. Lady Lockett nous invite fortement à toucher et sentir les plantes afin de mieux les découvrir.

Maggie est une personne extraordinaire, humble et qui aime profiter des petits bonheurs de la vie avec les gens qui lui sont chers. Elle a une approche très douce et nous transmet avec beaucoup de passion ses connaissances en botanique. Elle nous a prodigué de précieux conseils sur l’entretien des plantes ou nous a donné des astuces pour avoir un jardin fleuri même en hiver.

Itinéraire dans les jardins du paradis…

Droits réservés – La Mouissone 2017

La matinée a commencé avec une déambulation dans les différents jardins. Nous sommes passés par l’allée des vignes, avons longé la maison principale, puis le long des lavandes (une variété déjà en fleurs à cette époque), nous sommes remontés par le terrain de boules à côté de la piscine (inutile de vous parler de la vue exceptionnelle sur la baie de Cannes) au milieu d’un jardin exotique, puis avons remonté en direction de l’ancien potager, du jardin des garrigues, du jardin de l’Hémisphère Sud et avons découvert le nouvel espace décoré avec des vieilles planches en bois de la voie ferrée pour changer un peu des pierres sèches. Pour vous rendre compte de l’investissement que coûte un tel domaine, il faut bien se dire que Lady Lockett a dépensé plus d’un million d’euros pour rénover tous les murs en pierre de la propriété. 😮

Maggie nous racontait comment ils avaient inauguré ce nouvel espace… avec des coussins posés partout, des amis se prélassant en buvant un verre de vin tout en écoutant de la musique… on s’imaginait la scène et je veux bien le croire, ça devait être fabuleux 😀 Nous avons ensuite continué la balade par le jardin de prairie (un jardin champêtre), sommes redescendus par le tunnel de glycines (l’un de mes rêves qui s’est réalisé) pour arriver à la terrasse italienne et ses magnifiques bassins, nous avons ensuite emprunté les escaliers du paradis (stairway to Heaven) pour arriver dans l’exotique bambouseraie et enfin sommes redescendus sur la terrasse où l’atelier olfactif nous attendait… Il fallait déjà nous remettre de ce magnifique voyage olfactif pour pouvoir remettre nos sens à l’épreuve.

Création de parfum dans un cadre enchanteur…

Sur la table, neuf flacons nous attendaient… Agrumes, Figuier Vert (bin oui, la Mouissone, c’est aussi une variété de figue, donc c’était l’essence un peu incontournable), Herbes & Feuilles, Fleur d’oranger-freesia, Rose-pivoine, Jasmin-gardenia, Cedre-santal, Vetiver-épices et enfin Marine frais. Ce sont bien évidemment des « accords », c’est à dire un mélange d’essences. Lorsque l’on sait qu’il nécessite 1 tonne de fleurs de jasmin pour obtenir un kilo d’essence et que ce dit kilo va coûter environ 60 000€, on se doute bien que les essences pures sont précieuses et à utiliser avec parcimonie. Pour les novices que nous sommes, il est donc préférable d’utiliser des accords pour éviter de gaspiller et d’en faire n’importe quoi 😀

Ces neuf accords sont répartis en 3 « notes » et c’est ce qu’on appelle la Pyramide Olfactive puisqu’un parfum est toujours constitué d’une note de tête, de cœur et de fond.

Notre parfumeuse nous explique justement de façon brève et très claire l’histoire de la création du parfum lors de ses ateliers, et nous parle avec beaucoup de passion de la provenance et l’utilisation des essences choisies pour nous. On peut alors découvrir des senteurs que l’on connait moins comme la note marine, le vétiver ou encore le santal. A nous ensuite de jouer aux apprentis parfumeurs, armés de pipettes et de béchers pour faire les bons dosages en fonction de nous goûts respectifs. Personnellement, je me suis orientée vers une fragrance fraîche, pétillante et fleurie-fruitée, en insistant un peu plus sur les agrumes, la fleur d’oranger et le freesia pour m’accompagner dans mon prochain voyage en Tunisie.

Corinne Marie-Tosello, qui animait cet atelier olfactif, est diplomée du GIP (Grasse Institute of Perfumes) l’une des 3 écoles reconnues dans le milieu de la parfumerie. Elle a créé sa propre société il y a une dizaine d’année qui s’appelle Connessens, et qui offre un programme d’animations olfactives au service des entreprises et des événements. Soucieuse d’en faire aussi profiter les individuels, Madame Marie-Tosello a lancé un tout nouveau programme qui s’appelle « Voyage en terre de parfum » dans lequel sont proposés ateliers de création de parfum mais aussi visites de domaines ou de champs de fleurs pour aller à la rencontre des producteurs, passionnés de botanique et afin de découvrir la matière première. Ne manquez pas les prochains rendez-vous avec les nocturnes du Jardins du MIP (Musée International de la Parfumerie) à Mouans-Sartoux pendant lesquelles une fleur locale est mise à l’honneur. Visite guidée des jardins & atelier de création de parfum sont au rendez-vous. Vous repartirez bien sûr avec votre création. Prix de l’atelier: 15€ et 8€ pour les enfants de 7 à 12ans. Réservation au: 06 61 88 47 54 ou par mail: connessens@gmail.com

PROGRAMMATION…

Mardi 23 Mai 2017 de 17h à 20h… Rose de Mai
Mardi 20 Juin 2017 de 17h à 20h… Lavandin
Mardi 11 Juillet 2017 de 17h à 20h… Geranium Rosat
Mardi 12 Septembre 2017 de 17h à 20h… Tubéreuse

N’attendez pas pour réserver votre place 

Aucun texte alternatif disponible.

Voyage en Terre de Parfum: Page Facebook
Connessens: Site Officiel

Et pour visiter le Domaine de la Mouissone, rendez-vous sur le site officiel: http://www.lamouissone.com/ pour toutes les informations pratiques. La prochaine a justement lieu ce vendredi, alors vite vite !

N’oubliez pas non plus de profiter du Festival des Jardins, car la fin du festival approche à grand pas et de cliquez-ici pour découvrir la ville de Grasse.

La prochaine fois, je vous parlerai justement des fameux Jardins du MIP, un lieu incontournable de la Côte d’Azur pour tous les amoureux de botanique et de parfumerie. Alors à très vite.

La Bastide Saint Antoine, un haut lieu de la gastronomie française sur la Côte d’Azur

La Bastide Saint Antoine, un relais & châteaux qui a ouvert ses portes en 1997, a fêté il y a quelques jours ses 20 ans d’excellence. Suivez-moi à Grasse pour découvrir ce lieu mythique de la Côte d’Azur…

Jacques Chibois, un chef d’exception

Jacques Chibois, originaire du Limousin et issu d’une famille de meuniers, a grandi dans le milieu agricole et a commencé à savoir apprécier les bonnes choses dès le plus jeune âge. Poussé par sa mère, il va entrer en apprentissage dans un restaurant étoilé près de Limoges, sa ville natale. Après avoir travaillé avec plusieurs grands chefs étoilés aux quatre coins de France et du monde (Londres, New York), et après avoir fréquenté du beau monde, c’est finalement à Cannes qu’il posa ses valises pour prendre les rennes du Royal Gray, le restaurant gastronomique de l’Hôtel du Gray d’Albion. Il fut à ce moment là, le premier restaurant de la ville de Cannes a obtenir ses 2 étoiles au Michelin et deux récompenses suivirent: les 4 Toques Gault et Millau et le titre de Chef de l’année. Il s’occupa aussi à cette époque des dîners d’ouverture et de clôture du fameux Festival de Cannes. Finalement, le Chef et son épouse se mirent en quête d’un bel endroit pour pouvoir ouvrir leur propre établissement façonné à leur image, loin des paillettes du festival. C’est finalement en 1996 à Grasse, terre de parfums et de saveurs que le couple trouva l’endroit idyllique, dans le quartier de Saint Antoine. Ils achetèrent une belle bastide provençale du XVIIème siècle bâtie dans un parc de 5 hectares parsemé d’oliviers millénaires et de restanques. Comme le disait le chef lors de son discours l’autre jour, on ne donnait pas cher de sa peau en s’installant à Grasse, et voila où il en est aujourd’hui… Il a su garder l’âme provençale de cette magnifique Bastide, son côté convivial et familial, mais a su l’imposer comme étant une étape gastronomique incontournable de la Côte d’Azur. Finalement, l’hôtel devint membre Relais & Châteaux en 2000, puis en 2009, il reçut sa 5ème étoile, quant au restaurant étoilé, il fait partie des Grandes Tables du Monde, un regroupement de 170 restaurants d’exception à travers le monde.

« Quand on aime, on a toujours 20 ans et quand on a 20 ans, on aime toujours » Pierre Dac

Tel est l’état d’esprit du Chef pour aborder les prochaines années à venir. Cela promet à nos papilles encore de longues années de régalade 🙂

Jérôme Viaud, le maire de Grasse et fidèle ami de Jacques Chibois
a lui aussi tenu à venir féliciter le Chef et le remercier pour le prestige qu’il apporte à la commune

Le Chef a tenu à remercier ses amis les plus fidèles et nous, journalistes et rédacteurs à l’occasion de cet anniversaire très spécial, en nous cuisinant ses mets les plus raffinés qui l’ont poussé vers l’excellence. Inutile de vous dire que c’était à se damner. Le repas était accompagné de champagne Jacquesson et de délicieux vins de Bellet du Clos Saint Vincent, un domaine viticole situé à Nice (découvrez-le en cliquant ici). J’ai eu un gros coup de cœur pour le blanc 2015 ❤

Papillon de Langoustines Jacques Chibois en émulsion de pulpe d’orange à l’huile d’olive et au basilic
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Le loup en nouvelle vague à l’huile de vanille sur sa fondue de fenouil citronnée au basilic
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Le jeune lapin rôti aux herbes, comme on l’aime en Provence
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Les fraises cuites au vin d’épices et olives confites, glace à l’huile d’olive
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Mignardises



Même la langoustine applaudit… 😉

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Bastide SaintAntoine

Les trois dernières photos sont signées Loic Bisoli (dont voici la page Facebook) qui était le photographe officiel de l’événement.

Si vous souhaitez séjourner dans l’hôtel, vous pourrez alors peut-être choisir la chambre et destination de votre choix… En effet, chacune des chambres porte le nom d’un village voisin: Spéracèdes, Cabris ou encore Saint-Cézaire; Une ôde à la découverte.

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Et si vous l’ignorez, sachez que le Chef affectionne tout particulièrement le travail de la truffe. Il organise d’ailleurs chaque année le Marché de la Truffe sur le domaine et propose régulièrement des dîners en 5 mets « Autour de la truffe ». J’en ai moi-même fait l’expérience avec mon conjoint, et c’était fabuleux. Et rassurez-vous, même les petits budgets peuvent se le permettre, il vous suffit de guetter leurs offres sur Groupon.

Repas « Autour de la truffe en 5 mets » – Avril 2016

En attendant les beaux jours pour pouvoir vous offrir des photos ensoleillées de leur magnifique terrasse et du domaine, je vous invite à découvrir leur site Officiel en cliquant ici : http://www.jacques-chibois.com. Vous les trouverez aussi sur Facebook et sur Twitter.

Sans oublier les sites respectifs des Grandes Tables du Monde et des Relais & Châteaux pour découvrir d’autres établissements de prestige ainsi que l’Office de tourisme de Grasse et de la Côte d’Azur.

Encore un grand Bravo à Monsieur Chibois, à sa brigade et toute son équipe, pour leur travail remarquable ainsi qu’à Marie & l’équipe de vin-tourisme pour avoir permis l’existence de ce très bel événement.

[CORSE]: La Costa Serena, 8000 ans d’histoire entre terre et mer

La Costa Serena, aussi appelée la Plaine d’Aléria se situe à mi-chemin entre Bastia et Porto-Vecchio. C’est une micro-région très agréable où l’on peut pleinement profiter des merveilles de la nature: sommets enneigés, vignes ou encore bord de mer. Nous y étions l’an dernier en mars, donc le temps était un peu instable, mais nous avons saisi un rayon de soleil pour nous approcher de l’Etang d’Urbino.

L’étang d’Urbino, avec ses 750 hectares, est le deuxième plus grand de Corse après Biguglia. Il est alimenté par les ruisseaux et la mer, et est fermé par un cordon littoral peuplé de chênes verts et de pins maritimes. Autour de l’étang, ce sont principalement des petits marais qui offrent une belle diversité écologique. Il est d’ailleurs inscrit en ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique). C’est le lieu idéal pour l’observation des oiseaux et on peut même y voir des espèces rares et menacées ainsi que des espèces en reproduction. Vous pouvez croiser entre autres, des flamants roses, des cols verts, des sarcelles d’hiver, des grands cormorans ou encore les grèbes huppés avec leur petite crête noire. Le mélange eau douce et eau de mer permet à l’eau d’être très saine et riche en plancton. C’est pourquoi la pêche, l’ostréiculture et la mytiliculture (culture des moules) sont les principales activités de l’étang.

Nous nous sommes arrêtés juste à côté du restaurant sur pilotis (sur la commune de Ghisonaccia) qui semble être l’endroit incontournable pour manger les poissons et crustacés de l’étang. Comme je le disais précédemment, nous y étions en mars et le restaurant n’avait pas encore réouvert pour la saison. Nous nous sommes donc contentés d’une petite sieste au bord de l’eau avec les poules et coqs pour nous distraire 🙂
Cliquez-ici pour voir la page Facebook du restaurant.

Après avoir repris des forces, nous nous sommes attaqués à un gros morceau de l’histoire corse: Aléria.

Aléria, aussi appelée Alalia à l’époque phocéenne, bénéficie d’un emplacement idéal. Le village est bâti au sommet d’une colline permettant aux bêtes de pouvoir brouter tranquillement sans être dérangées mais aussi de pouvoir surveiller ce qu’il se passe aux alentours. En contrebas, on utilise les richesses offertes par la nature: déjà les ressources alimentaires que l’on trouve autour des étangs et la mer: poissons, coquillages, crustacés mais aussi les oiseaux ou encore leurs œufs ; on récupère le sel de la mer, ressource très convoitée pour la conservation des aliments; et puis on se sert des roseaux des marécages pour fabriquer différents types d’objets (des nasses pour pêcher par exemple). Cette ouverture sur la mer permet de développer de formidables échanges avec l’extérieur, tant au niveau commercial que culturel, mais elle permet aussi aux envahisseurs de venir facilement coloniser la plaine. En effet, c’est une zone qui a été habitée dès l’époque préhistorique, puis les phocéens sont arrivés, suivis des étrusques (peuple originaire d’Italie Centrale qui est organisé, disposant d’armes et de navires) qui se sont largement installés à Aléria avant que les romains n’arrivent pour mettre la ville sans dessus dessous. La Plaine disposant de nombreuses ressources: les coquillages mais aussi le cuivre, le miel, le liège, le bétail ou encore les minerais, tous voulaient conquérir Aléria.

C’est aux phocéens, les premiers colons, que l’on doit la plantation de vignes et d’oliviers autour d’Alalia. Désireux de développer leur commerce maritime, et d’étendre la négoce de vin avec la Gaule Celtique, les phocéens ont largement contribué à l’installation de la ville. Les étrusques, installés en Sardaigne, en Toscane et en Sicile, ont compris la menace qu’ils représentaient, et ont décidé de leurs déclarer la guerre. S’en suit alors la grande bataille d’Alalia en pleine mer (probablement aux alentours de Bonifacio) où les Etrusques ont battu les phocéens, les obligeant ainsi à quitter Alalia. De là, plusieurs hypothèses subsistent, certains pensent qu’ils ont totalement quitté les lieux, d’autres pensent que les deux peuples ont cohabité paisiblement dans la cité. La seconde option seraient la plus probable d’après les fouilles archéologiques faîtes sur le terrain car ils ont trouvé des objets mélangeant les deux cultures. Les étrusques ont continué à développer le commerce d’Alalia, puis finalement, ce sont les romains qui ont décidé de mettre leur grain de sel. Alalia prend ainsi le nom d’Aléria, et devient la capitale administrative et politique de la Corse. On peut dire que les romains ont mené la vie dure aux autochtones (contrairement aux étrusques), et n’ont pas fait du bien au développement local. Famine, épidémies, rebellions, esclavages, appauvrissement des terres; voila ce qu’ont vécu les corses lors de cette sombre époque. Il faudra attendre plus de 60ans, qu’un dénommé Octave Auguste décide d’implanter une architecture plus aboutie à Aléria avec un forum, des thermes ou encore un amphithéâtre pour redonner un peu de vie à la cité romaine.

Les ressources d’Aléria

Cratère étrusque de « Peirithous aux enfers », le personnage est attaché à un arbre, et est surveillé par un dragon.

Ci dessus, un vase que l’on appelle « Askos » qui pouvait servir par exemple à servir l’huile. Bien souvent, l’askos a une forme zoomorphe (animale). Ici on reconnaît très bien le canard.

Stamnos, vase étrusque qui permettait de récupérer les offrandes solides (comme les grains). Ici, on voit deux personnages chevauchant des dauphins.

Ici, un « rython » à tête de mulet qui servait de gobelet et contenait bien souvent du vin. D’après les philosophes grecs Chaméléon d’Héraclée et Théophraste, on ne donnerait de rython qu’aux héros.

Catherine Mienville-Lanfranchi, connue sous le nom d’artiste « La méduse du Fium’Orbu » s’est amusée à recréer des rythons à sa façon et en s’inspirant des rythons du Musée d’Aléria pour son exposition. Découvrez ici sa Page et ses vidéos.

Si vous souhaitez en lire davantage, je vous recommande la publication mise à disposition par le réseau Canopé, le réseau de création et d’accompagnement pédagogiques. On y découvre toute l’histoire d’Aléria, ses colonies mais aussi la vie quotidienne et un focus sur les œuvres exposées au musée d’Aléria. Vous pouvez télécharger gratuitement le PDF en cliquant ici. Je vous recommande vivement de le lire, c’est passionnant. Je les remercie d’ailleurs pour cette mine d’informations.

Vous avez d’ailleurs d’autres publications qui sont disponibles si vous cliquez ici. (De la gastronomie corse aux maladies en passant par la création d’un jardin botanique). Vous avez de quoi vous distraire un petit moment 🙂

Et après la visite du musée, vous pouvez accéder au site archéologique des thermes. Je vous invite à relire l’article que j’avais écrit sur les Thermes de Caracalla à Rome pour bien comprendre les différents espaces et lire la recette hardcore du dentifrice made in Roma 😀 Cliquez ici

Informations pratiques:

A seulement 2€ le billet d’entrée, il est impossible de s’en priver 🙂 vous aurez accès au musée Jérome Carcopino puis aux zones archéologiques. C’est un modeste musée, mais qui contient de vrais trésors. Si vous aimez les périodes antiques et la mythologie, je vous conseille vivement cette cité millénaire. Vous aurez en plus un superbe panorama.

Pour accéder au site Officiel de l’Office de Tourisme de la Costa Serena, veuillez cliquer ici et pour découvrir les musées de Corse, ça se passe là.

[Fréjus]: Escapade culinaire au Clos des Roses

Dans le cadre du Salon des Influenceurs du Web qui s’est tenu la semaine dernière à Saint-Raphaël, j’ai eu l’occasion de participer à un blogtrip culinaire organisé par l’Office de Tourisme de l’Estérel.

J’avais déjà repéré le Clos des Roses il y a quelques temps lorsque j’étais à la recherche du cadeau parfait pour l’anniversaire de l’amoureux, et finalement j’étais partie un peu plus loin dans le Var, à Sanary. J’avais longuement hésité avec le Clos de Rose car le domaine viticole propose des packages clé en main avec les coffrets cadeaux, et c’est franchement pratique. J’étais intéressée par la formule « Séjour Romantique » à 299€ qui comprend une nuit dans la chambre confort avec petit déjeuner, dîner (E/P/D à la carte avec coupe de champagne), puis l’accès au hammam et à la piscine, qui est chauffée d’avril à octobre ; le tout, avec une vue imprenable sur le vignoble et les oliviers… le rêve à porter de main puisque nous habitons à 30km de là. Finalement, mon choix s’était porté sur Sanary à l’hôtel de la Farandole car je souhaitais avoir une vue mer depuis la chambre.

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En tout cas, j’ai été absolument ravie de découvrir le programme de ma journée avec la demie journée prévue au Clos des Roses. Car en effet, dans les Alpes-Maritimes, il n’y a pas tant que ça de vignobles, et encore moins un vignoble proposant autant d’options tant pour le touriste lambda qui vient visiter et déguster les vins, que pour le professionnel qui veut organiser un déjeuner d’affaire ou louer les locaux pour faire sa réunion. D’autre part, le vignoble a la singularité d’être installé sur une terre volcanique, ce qui rend la visite d’autant plus intéressante puisque c’est très rare.

Découvrons ensemble le magnifique domaine de la Famille Barbero (que je remercie au passage pour leur accueil très chaleureux)…

Notre journée s’est inaugurée au domaine, avec un cours de cuisine orchestré par Fabien Pasquale, le Chef du restaurant. Il s’est montré très patient avec nous, et nous a transmis la passion qu’il a pour la cuisine, pour les produits de saison et pour le terroir. Au menu: Filets de Saint Pierre en croûte de tandoori, risotto aux herbes et parmesan, petits légumes de printemps du potager et chantilly aux deux agrumes. La recette était à notre portée et parfaitement adaptée à nos attentes. C’est cette même recette qui nous a été servie au moment du déjeuner et c’était une explosion gustative… un vrai RÉGAL ! En dessert, nous avons eu un fondant à la pistache (OMG) avec une tuile au gruau de cacao et des fruits frais… une vraie révélation ce petit fondant… Je risque d’ailleurs de vous en proposer ma version très bientôt sur le blog 😀 ça m’a donné envie d’essayer. Et puis bien sûr nous avons goûté les vins du domaine, ce pourquoi nous étions là.

C’est Alexia qui s’est chargée de nous faire à la fois la visite du vignoble, de la petite chapelle du domaine (non sacralisée mais que l’on peut tout de même privatiser pour un mariage), de la cave et qui nous a fait la dégustation dans le salon prévu à cet effet. Ses explications sont claires, précises et ponctuées d’anecdotes. J’ai beaucoup apprécié. Elle nous a entre autre expliqué le procédé pour obtenir un vin rosé très pâle, vin dont la tendance rencontre un vif succès actuellement. C’était passionnant.

Mesdames, vous serez d’ailleurs ravies d’apprendre que le Maître de Chais du domaine, soit la personne qui élabore les vins, est une femme, chose assez rare dans le milieu. Les femmes ont une place de choix au Clos des Roses (d’où son nom d’ailleurs), et cela s’en ressent de par la décoration des espaces jusqu’aux packagings des bouteilles. Tout est élégant et raffiné.

Le potager du Clos des Roses

Deux autres choses ont retenu mon attention: l’engagement & le respect du terroir. En effet, depuis deux ans, le domaine n’utilise plus aucun pesticide sur les vignes.Tout est traité de façon naturelle, avec du souffre, du cuivre ou encore de la purée d’orties pour appréhender les potentielles maladies. Et jusque là, ça marche ! Cette terre volcanique y est peut-être pour quelque chose ? Car il paraît que c’est très difficile. Alors bravo ! Et puis ça ne les empêche pas d’être modernes et dans l’air du temps, à en croire par exemple le pressoir dernier cri qui se trouve dans la cave 🙂 une vraie petite merveille de la technologie.

Les rosés sont les vins phares du domaine, mais vous y trouverez bien évidemment des rouges et des blancs. Le Clos des Roses vient d’ailleurs tout juste d’obtenir une médaille d’or sur un AOC Rouge Côtes de Provence 2015 que le jury du Concours Général Agricole de Paris a trouvé très prometteur. Il est composé de 50% de Syrah et 50% de grenache. Personnellement, le vin que j’ai préféré est un blanc qui porte le doux nom de Mademoiselle Rose.

Pour finir, nous avons visité deux des chambres de l’hôtel, la confort et la prestige, elles sont magnifiquement décorées et offrent une vue imprenable sur le vignoble et la piscine. Et entre nous soit dit, j’ai préféré la confort qui est superbement agencée et plus lumineuse que l’autre. Et comme je suis sympa, je vous donne une petite astuce supplémentaire: préférez la réservation en direct à la réception, par téléphone ou via leur site officiel pour avoir le petit déjeuner offert, autrement, via un autre réseau de réservation, il vous faudra vous délester de 15€ supplémentaires 😉 Si vous appelez, n’oubliez pas de donner le code « Breakfast » pour en bénéficier.

En tout cas, gardez l’œil ouvert sur Facebook, Twitter ou par leur newsletter car le Clos des Roses est un domaine très dynamique qui propose sans arrêt des événements à ne pas manquer. Le prochain en date aura lieu le 23 Mars avec une soirée Jazzy et SURTOUT SURTOUT, la fête du printemps le 25 et 26 mars avec un accès libre à la cave et tout plein de surprises prévues ce week-end là. Si au passage vous voulez vous ressourcez au cours d’une séance de yoga au milieu des vignes, alors rendez-vous les samedi et dimanche à 14h30. Pensez à réserver.

Cliquez ici pour accéder au Site Officiel, ici pour le programme de la fête du printemps et ici pour les coffrets cadeaux. Et pour suivre leur actualité: retrouvez les sur Facebook, Instagram & Twitter.

Un grand merci à Esterel Côte d’Azur, à la Famille Barbero et à Claire pour l’organisation de ce beau programme, et bravo à Laurence pour la programmation artistique détonante 🙂 Je suis aussi ravie d’avoir fait la rencontre de blogueurs de choc: A day in the world, Mymy and Cie, Bistro de Jenna, Sarahtatouille, Papa en Cuisine et Lila du Meilleur Pâtissier. Un très joli moment en votre compagnie.

La prochaine fois, je reviendrai avec mon amoureux 🙂

Saint-Michel de Murato, l’une des plus belles églises de Corse

L’église Saint Michel de Murato est considérée comme étant l’une des plus belles églises de Corse. Située au nord de l’Île de Beauté, elle se trouve à seulement 25 minutes de Saint-Florent et à 35 minutes de Bastia.

Bâtie au 12ème siècle lorsque la Corse était gouvernée par Pise, elle se différencie des autres églises de par son style roman pisan. Les pierres calcaires ont donné la couleur blanche, et la serpentine le vert. Cette mode du bicolore et de l’alternance d’une pierre calcaire claire avec un ton plus foncé a elle même été inspirée de l’architecture arabo-andalouse à l’époque.

Les églises du style roman pisan sont généralement très sobres et plus petites que la moyenne. Et au delà des symboliques catholiques que l’on retrouve généralement dans les églises, on retrouve ici des influences plus mystérieuses qui pourraient se rapprocher des croyances et légendes celtes. Étrange de trouver cela en Corse, n’est-ce pas ? Si vous souhaitez en savoir plus, Michel Claveyrolas explique cela très bien, alors cliquez-ici.

Ce qu’il faut retenir de toute cette histoire, c’est de prendre le temps de contempler les détails lorsque vous visitez une église ou une chapelle Corse car ces « détails » ne sont pas là par hasard et chaque forme, personnage ou animal a une symbolique bien précise. Ces édifices sont bien plus mystiques que ce que vous ne pouvez imaginer 😉

Ce jour là, les nuages étaient très bas, et il y avait ces mystérieux hommes corses qui étaient plantés devant la porte, peu disposés à en partir et qui semblaient surveiller l’église. Ce jour là, j’ai vraiment ressenti l’âme de l’Île de Beauté: une terre riche de culture, de traditions et de croyances. C’était très beau. Il ne manquait plus que les chants polyphoniques et on était au top :p

Un peu plus tôt dans la journée, à Saint-Florent, le temps a été plus clément et le soleil a fait une belle apparition le temps de notre pique nique. Car oui, nous avons célébré Pâques à la façon corse, soit un pique-nique en famille que l’on appelle la Merendella, en dégustant le cacavellu, une brioche de Pâques à la fleur d’oranger en forme de couronne et dans laquelle on a glissé un oeuf entier avec sa coquille au moment de la cuisson. En effet, pendant les 40jours du Carême, il est normalement interdit de consommer des œufs, et cette brioche marque la fin de la fête. Nous avons aussi goûté la Tarte Paysanne, une autre spécialité sucrée aussi connue que le Fiadone, qui ressemble à un gâteau génois avec un glaçage au chocolat. C’est un gâteau typique qui est consommé lors des fêtes de famille.

Bien sûr, Pâques est une période sacrée pour les croyants, et les célébrations sont multiples. Je vous recommande d’aller faire un tour en Sartène, la plus corse des villes corses si l’on en croit Mérimée 🙂 Bon je vous l’accorde, ce n’est pas vraiment le même coin… Saint-Florent se trouve en Haute Corse, tandis que Sartène se trouve à l’opposé en Corse du Sud, près de Propriano, soit à près de 4h de là…

Oui mais ça vaut le coup ! En effet, Sartène a gardé ses traditions les plus anciennes, notamment le Catenacciu, une procession impressionnante qui a lieu le soir du vendredi saint mettant en scène le chemin de Croix du Christ par les pénitents. Personnellement, c’est une procession que j’ai très envie de voir.

En attendant, je vous propose une petite balade sur le Port de Saint-Florent, et dans le Parc de la Citadelle.

La Corse, je te dis à très bientôt car nous revenons te voir en juin ❤