[VAR]: Instant plage privée aux Issambres

La petite sœur a débarqué de Paris et pour son anniversaire, j’avais envie de lui offrir un moment détente entre filles. Pour changer un peu des Alpes-Maritimes, nous avons poussé la balade jusque dans le Var. La côte varoise n’a rien à envier aux plages de chez nous ; elle est peut-être un peu plus venteuse, mais on peut trouver bien plus de petites criques et calanques paradisiaques.

Cet été sur Instagram, j’avais repéré la nouvelle plage privée du Cercle aux Issambres (sur la commune de Roquebrune sur Argens). Lorsque j’ai vu que Groupon proposait une belle offre, c’était l’occasion de la tester.

L’offre proposée à 25.90€ au lieu de 78€ environ, comprenait 2 transats en semaine, 1 petite table et 2 cocktails pour une journée complète. A 13€ par tête, franchement ça ne vaut pas le coup de s’en priver… A compter que dans le 06 les transats à la journée coûtent aux alentours de 20-25€ et environ 15€ le cocktail, c’est plus qu’alléchant.

La plage, nichée dans la Calanque de Bonne Eau, est préservée du vent et bénéficie d’une eau un peu plus chaude car les fonds sont peu profonds. Nous y sommes allées début septembre, le soleil n’était pas franchement au rendez-vous, mais nous qui voulions profiter du calme, nous étions contente que la plage ne soit pas bondée ce jour-là. Vous pouvez facilement vous garer face à la plage le long de la route, et s’il n’y a pas de places, rassurez-vous, vous trouverez des parkings à deux pas du complexe. Les parkings sont tous gratuits.

Prévoyez une serviette dans votre sac de plage car celle-ci n’est pas comprise dans l’offre.

Les transats ne sont pas directement installés sur la petite plage mais sur une esplanade surplombant la mer. Nous avons trouvé que les transats étaient un peu trop serrés les uns aux autres, mais sinon, nous étions confortablement.installées. En arrivant, nous avons siroté notre cocktail (Sex on the Beach pour ma soeur, et Piña Colada pour moi). Dans l’offre Groupon, vous pouvez choisir le cocktail de votre choix, en dehors des cocktails au champagne. Ils étaient bien dosés, joliment présentés et la barmaid était très sympathique.

Après notre cocktail, nous commencions à avoir un petit creux. Pour la restauration, vous pouvez choisir de déjeuner au snack de la plage ou bien au restaurant bistronomique. C’est au restaurant que nous avons mangé et la vue y est juste incroyable. C’est comme si nous étions suspendus au dessus de l’eau. Un moment privilégié à partager en famille ou en amoureux.

Le midi, une formule E/P/D à 29€ est proposée. Sur le menu, ce n’est pas clairement indiqué et nous avons eu la mauvaise surprise d’un menu imposé (un seul choix pour chaque plat) et les serveurs ne l’indiquent pas dès le départ. C’était un peu la douche froide car nous nous imaginions déjà nous régaler avec certains des mets, et après l’avoir su, on a découvert les prix à la carte qui ne sont vraiment pas donnés… Regrettant qu’il n’y ait pas un choix végétarien pour le menu, nous avons finalement choisi à la carte et avons partagé toutes les deux une entrée, un plat et le fromage. Avec un verre chacune, nous en avons eu pour 35€ par tête et très honnêtement, c’était bien suffisant: nous sommes sorties de table complètement repues et tout était vraiment excellent.

Vous  pouvez retrouver le menu du restaurant en cliquant ici.

Trilogie de mozzarella, tomates anciennes, pesto maison

Médaillons de lottes rôties, risotto crémeux, émulsion légère à l’ail

Saint-Marcellin de la Mère Richard

Après un tel repas, une bonne sieste s’imposait et nous étions contentes de retrouver nos transats en première ligne. J’ai ensuite profité d’une éclaircie pour aller me baigner, et moi qui suis TRÈS TRÈS frileuse (je ne me baigne généralement pas en dessous de 27 degrés), j’ai été surprise de rentrer dans l’eau en moins de 5 minutes. Prévoyez peut-être des petites chaussures pour aller dans l’eau car il y a beaucoup de rochers.

Pour le petit BONUS du Cercle, la plage vous propose un accès aux jacuzzis face à la mer pour 5€ par personne à la journée. C’est rare de pouvoir profiter d’une telle installation en plage privée 🙂

Malgré un temps un peu maussade, nous avons passé un bon moment aux Issambres!

Retrouvez le complexe du Cercle sur les réseaux sociaux pour suivre leurs actualités:

Page Facebook / Instagram

Vous avez jusqu’au mois d’octobre pour en profiter car après cela, il vous faudra patienter jusqu’en avril prochain pour la réouverture de la saison!

J’attends vos impressions si vous avez testé cette adresse, et attends vos suggestions pour de jolies plages privées dans les Alpes-Maritimes et dans le Var. J’en profite pour vous reproposer à la lecture mon article sur le village médiéval de Roquebrune et son parcours du chocolat: ça se passe ici.

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Et comme d’habitude, pour vous aider à organiser vos vacances:

Office de tourisme de Roquebrune sur Argens
Office de tourisme de l’Estérel
Office de tourisme du Var

[Côte d’Azur]: « Dans le Noir ? », au delà d’une expérience gustative, une véritable expérience humaine

Peut-être avez-vous déjà entendu parler de ce concept totalement unique et original: pouvoir déjeuner ou dîner dans le noir absolu? L’aventure a commencé en 2004 à Paris quand deux hommes: Edouard de Broglie et Etienne Boisrond ont fait le pari fou de lancer une chaîne de restaurants s’intitulant « Dans le Noir ? ».

A l’époque, les deux hommes se sont vus refuser toute aide de la part des banques, mais malgré tout, ils ont pris le risque financier de lancer le projet, voulant aller au bout de leurs idées. Ils se sont fait accompagnés par l’association « Paul Guinot pour les aveugles et les malvoyants » ainsi que par le producteur/réalisateur Michel Reilhac qui, pendant longtemps, a travaillé ce concept du noir absolu dans le cadre de ses projets artistiques. Deux autres hommes ont alors rejoint l’équipe l’année suivante: Didier Roche, un entrepreneur non-voyant et Fabrice Roszczka (actuel DGA), qui était responsable des projets culturels et des événements « le goût du noir » dans l’association Paul Guinot.

A partir de 2006, les choses se sont accélérées et le concept s’importe désormais au delà de nos frontières: Londres, Saint-Pétersbourg, Barcelone, Auckland ou encore Madrid.

Aujourd’hui, les azuréens peuvent eux-aussi accéder à cette magnifique expérience. Vincent Facon, le directeur de l’hôtel Mercure Sophia-Antipolis, a lui-même vécu l’expérience Dans le Noir ?, un restaurant éphémère installé à Lille en 2007 et cela lui a donné envie de pouvoir un jour le proposer à ses clients. C’est chose faîte!

Après une phase déterminante de recrutements du personnel non-voyant et mal-voyant pour l’équipe du service, la phase de formation du personnel et bien sûr toute la préparation afin d’obtenir une salle plongée totalement dans le noir (ce qui, techniquement parlant, n’est pas forcément facile à réaliser), les premiers repas ont pu être servis pour la première fois hier soir, et j’ai eu la chance d’y participer.

(300) COM-picture ©Dans le Noir 2012

Dans le Noir ? est une expérience qui se partage, qui se vit ; C’est pourquoi vous serez attablés avec de parfaits inconnus. Se repérer dans le noir n’est pas chose aisée et l’idée même de se servir un verre d’eau est une épreuve. Il faut ensuite essayer de deviner ce que l’on boit, ce que l’on mange et savoir si l’assiette est terminée ou non. Mon fiancé et moi avons partagé l’expérience avec Christine et Philippe, un adorable couple grassois, qui se retrouvait comme nous, pour la première fois, plongé dans l’obscurité. C’est Nadir qui s’est occupé de nous, un non-voyant de naissance, qui officiait son tout première service.

Nadir, qui habite près de Bandol (à 2h de Sophia-Antipolis donc), et qui possède un diplôme en secrétariat/réception hôtelière, galère depuis 3ans à trouver un emploi malgré sa formation. Aujourd’hui, il a intégré cette nouvelle équipe dynamique et surmotivée et tous sont heureux de faire partie de l’aventure, d’avoir ENFIN trouvé un emploi et de pouvoir partager les difficultés de leur quotidien avec les convives. Nadir s’est montré aux petits soins avec nous, il incarne la gentillesse et a superbement réussi son premier service: un grand bravo à lui.

La prise de conscience et le regard sur ce handicap est l’un des principaux objectifs de l’équipe Dans le Noir?. Personnellement, c’est une expérience qui m’a totalement bouleversé. Je pensais me concentrer sur le goût et les saveurs de ce que j’allais manger… mais pas du tout. Bien sûr, c’est amusant d’essayer de deviner ce que l’on déguste, et d’ailleurs tout était excellent (bravo au Chef Jean-Louis Delahaye et à son équipe). Mais ce que je retiens de cette expérience, c’est avant tout l’expérience humaine, qui brise tous les tabous, qui casse tous les à priori physiques et sociaux. Tout le monde se mélange, se parle, et ça fait du bien… A la fin du repas, on découvre les personnes avec qui on a partagé ce fabuleux moment, et on continue les accolades, les rigolades, comme si nous nous connaissions depuis toujours.

(300)serveurs ©Dans le Noir 2012

There is no darkness but ignorance… William Shakespeare

Ce repas a été bouleversant, émouvant et nous a mis à tous, une énorme claque.

Au moins une fois dans votre vie, vous DEVEZ vivre ce moment…

Je vous donne tous rendez-vous sur leur site Internet pour réserver à votre tour, et j’attends avec impatience votre retour d’expérience. Dîners possibles les vendredi-samedi-dimanche soirs et en semaine pour des événements privés & professionnels.

http://www.nice.sophia.danslenoir.com/fr

Vous pouvez aussi les suivre sur les réseaux sociaux: Facebook & Instagram pour ne rien manquer de leurs actualités.

Mercure Sophia-Antipolis – rue Albert Caquot – 06560 Valbonne

Un grand merci à toute l’équipe Dans le Noir, au directeur de l’établissement, et à Charlotte Perrin, la coordinatrice du projet, qui m’ont gentiment invité à venir vivre ce moment d’exception, cette parenthèse unique qui restera j’en suis sûre, gravé à tout jamais dans nos mémoires.

La Bonne Mère veille sur la Cité Phocéenne

Cité millénaire, Marseille règne sur la mer depuis l’Antiquité. Fondée par les grecs il y a 26 siècles, la ville s’est rapidement imposée comme étant la cité du commerce de par son accès exceptionnel sur la Méditerranée. Du temps des explorateurs, le port regorgeait de négoces où l’on réceptionnait les cargaisons venues des navires: ambre, pieds de vigne, céramiques de luxe tout droit venues de Grèce et bien d’autres trésors…

Aujourd’hui encore, Marseille et son port sont totalement indissociables. La ville s’est construite autour de l’eau, des bateaux et de sa pêche.

Cette fois-ci, nous allons prendre de la hauteur, direction Notre Dame de la Garde, plus communément appelée « la Bonne Mère ». L’actuelle basilique a été construite de 1853 à 1864, mais auparavant se trouvait déjà une chapelle qui a été baptisée « Notre Dame de la Garde ». Au Moyen-Age, ce lieu était à la fois stratégique et spirituel. Perchée à 149 mètres d’altitude, la colline offre un panorama incroyable sur la mer, ce qui permet de voir arriver les envahisseurs. Les navigateurs revenant au port se servait également de la chapelle comme amer, pour pouvoir se repérer et rentrer plus facilement à la maison. Peu à peu, les habitants ayant échappé à un naufrage sont venus se recueillir et faire des offrandes à l’église, et c’est ainsi que Notre Dame de la Garde est devenue la gardienne des marins et des pêcheurs.

L’intérieur de la Basilique où se mêlent colonnes en marbre, dorures, mosaïques et décors marins, est absolument somptueux .

Le chœur, tout en mosaïque

Quelque soit notre religion ou nos croyances, nous nous précipitons tous à la Bonne Mère rien que pour admirer le magnifique panorama depuis la parvis de la basilique. Nous y sommes allés en septembre, et le Mistral soufflait vraiment très fort, c’était assez impresionnant. Je vous recommande donc de vous couvrir si vous allez là-haut car il ne fait pas toujours très chaud.

Street art dans le quartier du Panier

En tout cas, il n’y a pas de doute, Massilia est bel et bien restée la métropole de la mer. La prochaine fois, je vous emmènerai visiter le Panier, le quartier historique de Marseille. Alors à très vite 😉

[Tunisie]: Sidi Bou Said, le village bleu et blanc

Sidi Bou Said, une petite merveille à 20 minutes du centre historique de Tunis, est un village tout de blanc et bleu vêtu. On se croirait presque en Grèce. C’est le seul souvenir qu’il me restait de ce voyage en Tunisie fait avec mes grands-parents il y a 15ans et j’avais très envie d’y retourner.

Ces tons de blanc et bleu, nous les devons à un franco-britannique du nom de Rodolphe d’Erlanger, issu d’une famille bourgeoise ayant fait fortune dans le secteur bancaire mais aussi dans les arts (et notamment dans la musique). Le Baron Rodolphe d’Erlanger ne s’intéresse guère à la carrière de banquier, et vise une carrière plus poétique. Il se passionne pour la musique arabe et pour la peinture. Il aime surtout peindre des paysages.

En 1909, à l’âge de 37ans, et en raison d’une maladie des bronches, il s’installe en Tunisie et acquiert à ce moment là un terrain à Sidi Bou Said. A ce moment là, la Tunisie est sous protectorat français.

Si vous êtes curieux de visiter un Palais de Bey, vous pouvez visiter le fameux musée du Bardo à Tunis.

Pour revenir à notre Baron d’Erlanger, il a fait construire sur son terrain, un palais de 2000m² dans le style arabo-andalou voulant un peu imiter l’Alhambra de Grenade. Après la mort du Baron et de son fils, les héritiers ont décidé de revendre le palais à l’Etat tunisien, qui, sans doute dans le respect de sa mémoire et du travail accompli à Sidi Bou Said, a décidé de le transformer en grand Centre des Musiques Arabes et Méditerranéennes. Aujourd’hui, on connaît ce centre sous le nom de Ennejma Ezzahra et d’après ma copine blogueuse Touristissimo qui m’a beaucoup conseillé pour mon voyage, c’est un endroit magnifique à découvrir. (Vous pouvez lire son article à ce sujet en cliquant-ici). Nous n’avons pas pu le voir malheureusement, car il était en pleine rénovation à ce moment là. Normalement, il a du ré-ouvrir ses portes depuis.

Déambuler dans ces ruelles paisibles et colorées est un vrai bonheur et on a envie de s’arrêter dans chaque coin et recoin pour prendre des photos.

Ci-dessous, le célèbre Café des Délices de la chanson de Patrick Bruel, qui offre une vue imprenable sur le Golfe de Tunis. Nous vous conseillons cependant d’admirer la vue depuis l’entrée et de ne pas vous aventurer plus loin car les prix y sont excessifs et nous y avons très mal été reçus.

Il y a un autre café très célèbre à Sidi Bou Said; il s’agit du Café des Nattes. Nous n’y sommes pas allés, mais il a l’air très sympathique. Vous me donnerez vos retours si vous l’avez testé.

Pour une pause déjeuner parfaite au bord de l’eau et sans la horde de touristes qui va avec, je vous conseille de sauter dans un taxi direction Gammarth.

Sur la Route Express de Gammarth, un peu avant d’arriver à la Marina, vous verrez le panneau bleu du restaurant « le M ». Arrêtez-vous là et descendez à pied. Au départ, nous avons été un peu surpris car l’endroit était désert et on aurait dit une scène de guerre… certains bâtiments étaient à moitié détruits, c’en était presque inquiétant. Finalement, nous sommes arrivés au « M », un restaurant-lounge face à la mer, très calme, très cosy et où nous avons été parfaitement reçus. Les prix ne sont pas excessifs et c’est l’endroit idéal pour se régaler avec poissons & fruits de mer. Le patron nous a dit qu’ils étaient en fait en train de faire plein de travaux pour être prêts pour l’été car il s’agit d’un quartier très huppé où il y a plein de maisons secondaires. Le restaurant a d’ailleurs l’habitude de recevoir des célébrités tout au long de l’année. Nous avons vraiment apprécié le calme ambiant et la qualité des mets que nous avons dégusté. Tout était excellent. Si vous souhaitez manger local, je vous recommande d’essayer les spécialités au mérou (à savoir que la pêche de ce poisson est désormais interdite en Mer Méditerranée à cause de la surpêche de celui-ci, et les règles sont strictes autour de nos côtes françaises, donc vous n’en trouverez pas sur le continent) et il faut aussi goûter la boutargue. La boutargue/poutargue est une spécialité à base d’œufs de mulet souvent conservée dans de la cire. En France, on la consomme souvent râpée sur des pâtes.
Dans ma famille, on la sert à l’apéritif, coupée en fines lamelles et arrosées de jus de citron. C’est mon péché mignon 🙂 J’en sers à tous mes apéros, mais impossible de la faire apprécier à mes convives haha… je peux comprendre, le goût est un peu fort.

Côté boissons, nous avons aussi fait dans le local et nous avons pris de l’alcool (ce n’est pas forcément aisé d’en trouver dans tous les restaurants). Pour commencer, nous avons testé la Celtia, LA bière tunisienne par excellence, et à table, nous en avons profité pour tester le Vinum, un vin du Domaine Shadrapa, qui travaille en étroite collaboration avec le groupe français Castel. En Tunisie, les vins sont essentiellement consommés par les touristes (environ 70% de la production) mais il s’agit là d’un commerce florissant qui tend à se développer de plus en plus. C’est une aubaine pour l’économie du pays qui a beaucoup souffert de l’absence des touristes ces dernières années.

Côté plats, nous nous sommes régalés avec la kémia en apéritif, et ensuite nous avons pris des crevettes royales à la plancha avec frites maison et salade méchouia (une salade de légumes grillés composée de tomates, poivrons, oignons et parfois d’aubergines) et nous avons goûté de sublimes tagliatelles aux filets de rouget (avec tomates, câpres, olives et basilic). C’était trop bon. Il faut compter environ 10 à 14€ pour un bon plat de poisson ou de viande. Ce n’est vraiment pas cher… D’autre part, sachez que le restaurant accepte les paiements en euros si vos dinars viennent à manquer.

Office de tourisme de Tunisie: cliquez-ici
Le « M » Restaurant-Lounge: cliquez-ici

J’ai été très heureuse de redécouvrir le village de Sidi Bou Said, qui est aussi merveilleux que dans mes souvenirs. Si vous y allez, je compte sur vous pour me laisser un petit mot avec vos impressions 🙂

Si un jour nous revenons en Tunisie, nous visiterons Carthage juste à côté, célèbre pour ses emblématiques vestiges romains.

A très bientôt

[Côte d’Azur]: Le Relais de la Pinède, une petite pépite de la gastronomie

Pour ceux qui habitent aux alentours du Pays de Grasse, vous avez forcément déjà entendu parler du Relais de la Pinède situé entre Mouans-Sartoux et la Roquette sur Siagne.

Créé il y a plusieurs années, ce restaurant de type familial a connu plusieurs propriétaires pour finalement retomber entre les mains d’un descendant du fondateur en décembre dernier. Après avoir effectué de nombreux travaux de rafraîchissement et d’aménagement, le Chef-Propriétaire Fabien Rouvier a pu ré-ouvrir les portes de l’établissement en début mars.

C’est dans un bel écrin de verdure, entourés de pins et sous le chant des cigales que nous avons découvert cet établissement très convivial. La décoration intérieure est sobre et chic, avec une salle très lumineuse qui donne sur la pinède. Le must ? La cuisine ouverte sur la salle qui permet de voir le Chef en action. A ce propos, j’ai aussi beaucoup aimé les lampes avec l’intérieur façon cuivre qui nous rappelle les casseroles d’antan.

Fabien Rouvier: qui est-il ?

Lui-même originaire de Mouans-Sartoux, Fabien Rouvier a fait ses classes chez les plus grands. Le Carlton à Cannes, Terre Blanche à Tourrettes, l’Hôtel Président Wilson à Genêve ou encore le Ritz et le Prince de Galles à Paris, il a travaillé aux côtés de trois grands noms de la gastronomie: Stéphanie Le Quellec, Philippe Jourdin ou encore Michel Roth.

Avec tout le savoir et la maîtrise qu’il a pu acquérir auprès de ces chefs étoilés et « Meilleurs Ouvriers de France », le mouansois a décidé de revenir sur la terre de ses ancêtres, bien déterminé à faire revivre le restaurant de son enfance: le Relais de la Pinède.

Il y a quelques temps, j’ai eu la chance d’aller goûter sa cuisine fraîche et inventive et nous avons laissé carte blanche au chef pour surprendre nos papilles…

Découvrez ce qu’il nous a mijoté.

Le Menu du Chef

Champagne / Cake à la riquette et jambon

Ventrêche de thon mariné façon pan bagnat,vinaigrette citronnée et sauce fraise-pastèque

Filet de perche, infusion à la verveine sur lit de courgettes niçoises et velouté de courgettes

Volaille fermière aux petits croutons, ratatouille et émulsions ratatouille et marjolaine

Panna Cotta comme un yaourt et fruits rouges frais

*****

De l’entrée au dessert, tout était absolument divin… Et dieu sait que je peux être difficile parfois et aussi très exigeante. Le chef et sa serveuse Marina m’ont conquis, c’était un sans faute. Nous avons passé un délicieux moment en leur compagnie, nous avons été reçu comme à la maison et tout était juste succulent. Les cuissons sont maîtrisées à la perfection, les assaisonnements sont incroyablement équilibrés et bien dosés, tout est en harmonie et on peut aussi découvrir des saveurs que l’on connait moins comme le poivre de timut ou l’huile de cardamome.

Le Chef construit chaque plat en sélectionnant précieusement trois éléments: un ingrédient principal, un accompagnement et un condiment. La cuisine est toujours de saison, et le Chef se fournit autant que possible chez les producteurs locaux.

Les midis, vous pourrez vous régaler avec un menu à 22€ (E/P ou P/D) et un à 26€ (E/P/D), idéal pour les budgets plus serrés et pour les déjeuners d’affaire (service rapide et efficace) et le soir, vous pourrez opter pour l’un des trois menus: un à 36€ (E/P/D), un à 47€ en 4 services et enfin l’apothéose à 62€ avec le menu « les yeux fermés » en plusieurs services (recommandé pour tous les convives) où comme nous, vous laissez le Chef vous surprendre. Le soir, c’est « THE place to be » si vous avez quelque chose à fêter. J’ai d’ailleurs recommandé ce restaurant à mes parents pour leur trentième anniversaire de mariage, et ils ont trouvé l’endroit exceptionnel 🙂

Impossible que vous soyez déçus, j’attends d’ailleurs votre retour d’expérience ici sur le blog. A ce propos, j’ai parfois des lecteurs qui me contactent par le formulaire pour faire leurs réservations et/ou pour me faire part de leur expérience ; n’hésitez pas, je transfère vos messages aux établissements dès réception du mail.

Rendez-vous vite sur leur Page Facebook en cliquant-ici ou sur leur compte Instagram ici et .

Le Relais de la Pinède – 1300 Route de la Roquette – 06370 Mouans-Sartoux
Pensez à réserver au 0493752829

A très bientôt et encore un grand grand merci à Fabien et Marina pour leur accueil, pour leur gentillesse et générosité et pour leur bienveillance. Ce n’est pas tous les jours que l’on rencontre des personnes aussi touchantes.

[GRASSE]: A la rencontre des parfumeurs

Dans le cadre d’une collaboration avec Kiosque, le magazine gratuit distribué chaque mois dans la Ville de Grasse, nous avons fait un dossier sur les Créateurs de Parfums en cœur de ville. Nous avons eu la chance d’aller à la rencontre de ces artistes qui font perdurer l’histoire et les traditions de Grasse, ville connue mondialement pour être la Capitale des Parfums… Bien sûr, cela serait trop long de vous conter l’histoire détaillée de chacune de ces maisons ; C’est pourquoi, je compléterai le dossier au fur et à mesure avec des articles mettant en lumières certaines d’entre elles. Il me reste d’ailleurs à découvrir La Bastide des Arômes (7 rue Jean Ossola) qui propose une très belle gamme de parfums d’ambiance et Cho Nature (28 rue de la Fontette), le petit dernier arrivé en centre ville qui propose des parfums et cosmétiques bio et produits de bien-être. Je les ajouterai au dossier très prochainement.

Les créateurs nous racontaient leurs anecdotes tout en nous faisant découvrir les fragrances qu’ils ont créé. Voyageons ensemble dans ce monde olfactif et découvrez mes coups de cœur…

M.Micallef

M.Micallef, c’est avant tout l’histoire d’une rencontre entre Martine Micallef, la fondatrice et Geoffrey Nejman, le nez de la marque. Dans la vie comme dans le travail, cet heureux couple parcoure le monde à la recherche de nouvelles inspirations. Le savoir-faire français et artisanal est une condition sinéquanone dans leur travail ; Tous les flacons sont dessinés par Martine, ils sont moulés au four dans leur atelier de Grasse, sertis de cristaux de Swarovski et décorés à la main. De la symbolique au packaging, tout est minutieusement pensé.

Et le voyage m’a transporté en Inde avec la fragrance musquée d’ « Ananda », qui signifie « Bien-Être » en langue sanskrit. C’est le bestseller de chez M.Micallef partout dans le monde, et je comprends vraiment pourquoi. C’est une fragrance poudrée, délicate qui apporte confort et réconfort. Ce n’est pas surprenant de savoir qu’il a été lancé lors de la grossesse de Madame Micallef 🙂

On retrouve dans la composition olfactive d’Ananda des notes de prune, de poire, de mimosa, de jasmin ou encore de musc blanc.

Si vous aimez les senteurs plus sucrées et gourmandes, je vous invite à essayer Ananda Dolce de la même gamme, qui sent aussi divinement bon.

M.Micallef vient tout juste d’installer son showroom sur la place aux aires. Vous pourrez y découvrir toute leurs collections, et vous pourrez même faire personnaliser vos flacons au creative desk en ajoutant des initiales, un prénom, un décor ou rajouter des cristaux. Tout le monde rêve d’avoir un flacon unique, non ?

Boutique M.Micallef, 14 Place aux Aires, Site Internet

PHOTO AMBIANCE ANANDA

Molinard

Molinard est une Maison que j’apprécie beaucoup: tant pour sa visite que pour ses fragrances et aussi ses couleurs que je trouve très douces. L’usine historique se trouve à environ 10 minutes à pied, vous pouvez d’ailleurs suivre une visite guidée gratuitement en vous inscrivant sur place, et sinon vous avez la boutique en coeur de ville.

Et quand on parle de douceur et de tendresse, c’est précisément « Tendre Friandise » qui trône dans le placard de ma salle de bain.

J’en profite pour faire un petite aparté sur la façon de ranger ses flacons de parfum à la maison. C’est peut-être votre cas, vous qui me lisez, d’être plus attiré(e) par le flacon que par son jus en lui-même quand vous achetez un parfum ; si tel est le cas, vous aurez naturellement envie de l’exposer sur une étagère pour pouvoir l’admirer chaque jour (et cela se comprend, le marketing impacte énormément le prix final du produit (60% environ), si si je vous jure). Cette exposition n’est pourtant pas recommandée ; En effet, la lumière va altérer les molécules olfactives et le parfum va s’oxyder au fur et à mesure. Le liquide va alors prendre une teinte ambrée et/ou plus foncée et la fragrance ne vous semblera plus aussi agréable qu’avant… c’est normal, il a viré. Les ennemis du parfum sont la lumière, la chaleur, l’humidité et l’air… il est alors préférable de garder les flacons dans leur boîte et de les ranger dans un placard.
Idéalement, on dit que c’est dans la chambre qu’ils sont le mieux, dans la mesure où c’est généralement la pièce la moins chauffée de la maison. Mais après tout, chacun fait ce qu’il veut 😉

Tendre friandise, ma fragrance préférée chez Molinard, me suit depuis plus de cinq ans. C’est une fragrance orientale très gourmande qui se compose de notes de poire, mirabelle, citron vert, musc blanc, pralin, nougat ou encore de vanille. C’est une fragrance chaude, sucrée et épicée qui me fait avoir confiance en moi. Je suis malheureusement très triste d’avoir appris la fin de sa production 😥

Dans le même esprit, vous pouvez donc vous orienter vers deux fragrances: « Secret Sucré » dont la pyramide olfactive semble s’en approcher le plus, et « Le Rêve Nirmala » avec des notes de fruits exotiques, praline, vanille ou encore de mandarine.

N’oubliez pas de sentir Habanita, c’est LE grand classique de chez Molinard.

Boutique Molinard, 37 Place aux Aires, Site Internet

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Gaglewski

Didier Gaglewski, champenois d’origine, est un amoureux du terroir. Après un cours d’œnologie à Paris, il s’est découvert des talents cachés, un très bon palais et une facilité à reconnaître des arômes difficiles à percevoir. Cette expérience sensorielle l’a mené à suivre la formation de parfumeur au Grasse Institute of Perfumes, l’une des écoles les plus prestigieuses dans le milieu, avant de lui-même lancer sa propre marque il y a 8ans.

Cet amoureux des belles choses, de la photographie, de l’art moderne et de la littérature n’a pas peur de retrousser ses manches pour aller à la rencontre des producteurs de plantes à parfum. Il est lui même passé par la cueillette des fleurs, afin de mieux appréhender la matière première, ce pour quoi, il a un immense respect. Il essaie de travailler avec des essences naturelles dès qu’il le peut, ne colore pas ses jus et fait partie des rares parfumeurs à utiliser de l’alcool bio.

Son showroom, installé dans un écrin de pierre, nous permet de découvrir ses 13 fragrances. Sa senteur fumée « Camboui » est une création unique et originale mais mon amour pour les fleurs fragiles et délicates m’ont orienté vers « De mémoire de Rose« , un soliflore fleuri-fruité qui nous donne l’impression de cueillir un bouquet de roses fraîches. Cette création raconte justement sa rencontre avec Michelle Cavalier, une productrice de rose avec qui il travaille, qui s’est battue pour produire des roses bio. L’anecdote était poétique et touchante, et j’ai retrouvé cette émotion en sentant De Mémoire de Rose.

Pour les messieurs, je vous recommande vivement « l’Amiral » qui m’a littéralement fait chavirer. C’est un hespéridé très frais, parfait pour la saison chaude.

N’hésitez pas à aller rencontrer Didier Gaglewski dans sa boutique, il vous fera découvrir ses créations avec beaucoup de passion et de sensibilité, et vous pourrez repartir avec un flacon à prix d’usine.

Didier Gaglewski, 12 rue de l’Oratoire, Site Internet

Galimard

On ne présente plus Galimard qui fait partie des parfumeries historiques françaises. Je suis allée découvrir les fragrances à l’Usine de fabrication (aussi la maison-mère de l’entreprise), et qui se visite gratuitement. Mais si vous êtes à pied en centre ville, pas d’inquiétude, Galimard a une très belle boutique sur le Cours Honoré Cresp.

« L’été dernier » est LA fragrance parfaite pour l’été. Ylang ylang, fleur d’oranger et vanille vous transporteront au bord de l’eau, sous les cocotiers (enfin pas trop quand même, on vous a déjà dit qu’une coco sur la tête pouvait vous être fatale ??).

C’est une fragrance solaire, et qui se décline en parfum, eau de parfum et eau de toilette pour rester accessible à tous les porte-monnaies. Personnellement, j’ai craqué pour l’eau de parfum pailletée… Secouez le flacon et vaporisez ; de jolies paillettes irisées se déposeront sur votre peau bronzée. Un must-have dans la valise mesdames.

Attention tout de même au soleil lorsque vous vous parfumez… le parfum peut en effet tacher légèrement la peau. Pour les peaux plus sensibles ou en cas de doute, je conseille donc de vaporiser l’EDP classique sur les vêtements ou cheveux, et d’utiliser la version pailletée pour une touche glamour en soirée.

Galimard, 22 Cours Honoré Cresp – Site Internet

Nana.M

Céline Ripert, la créatrice de Nana M, s’est chargée cette année de l’ambiance olfactive à l’inauguration d’ExpoRose, la manifestation la plus célèbre de Grasse depuis 47ans. La première boutique a ouvert ses portes le 1er juin dernier dans le centre historique et est tenue par sa cousine avec qui elle travaille. La boutique me fait penser à un boudoir très intimiste dans lequel on se plait à découvrir les huit fragrances installées sur la console en bois. Céline Ripert, issue elle-même d’une vieille famille grassoise, est fière de ses origines et a la volonté de travailler les essences locales et en collaboration avec des artisans du coin. Ses flacons sont par exemple tous soufflés de façon artisanale par Christophe Saba, un maître verrier installé à Biot (une commune située à 20km de là, bien connue pour ses verreries). Ce sont des pièces uniques.

Après avoir hésité entre une fragrance fleurie et une à l’accord cuir, j’ai finalement craqué pour une fragrance emblématique de chez Nana M. qui s’intitule: « Une île, un rêve« . « Voyager si près et si loin en même temps », telle est la devise de cette fragrance. Céline Ripert s’est inspirée des fameuses îles de Lérins, au large de Cannes et de leurs allées d’eucalyptus pour faire cette fragrance très solaire et aromatique. On y retrouve des notes de romarin, de tubéreuse, l’ylang-ylang ou encore de benjoin pour la facette plus ambrée. Un must-have pour des vacances made in Côte d’Azur.

Nana.M, 21 rue Amiral de Grasse – Site Internet

Olivier Durbano

Olivier Durbano n’est pas un créateur comme les autres… Poussez la porte de son échoppe et il vous transportera dans le monde mystique des pierres précieuses et des parfums minéraux. Comme je lui disais lors notre rencontre, il a créé à lui seul une facette de la parfumerie qui n’a jusque là, jamais été explorée. Créateur complet, vous trouverez aussi dans sa boutique des étoles rares mais aussi et surtout des bijoux uniques faits de pierres précieuses. C’est un voyageur de l’âme passionné, qui veut apporter amour et émotion au travers de son travail.

Olivier Durbano créé un parfum par an, et j’ai beaucoup aimé le petit dernier qui honore le « Lapis-Lazuli », une pierre qui est utilisée depuis la nuit des temps pour la fabrication de bijoux ou encore en peinture. Cet artiste-poète passionné par la spiritualité, créé ses bijoux et ses fragrances en s’inspirant de légendes et de symboliques.

Lapis-Lazuli est une fragrance boisée aromatique dans laquelle on retrouve des notes d’absinthe, de clou de girofle, d’épeautre, de bois de cèdre ou encore d’élémi et de baume de tolu. Ce grassois d’origine, aime utiliser dans ses parfums des essences rares et on découvre avec plaisir des huiles jusque là inconnues (je pense notamment aux deux dernières qui ont été citées). Pour reconnaître ce parfum, cherchez le bleu profond du Lapis-Lazuli et vous le retrouverez 😉

Et n’oubliez pas de regarder au fond de votre flacon… Olivier Durbano y glisse toujours une petite surprise.

Qui saura deviner la future pierre mise en scène par Olivier ? Pour le découvrir, rendez-vous en septembre pour le lancement de la prochaine création. J’ai déjà hâte d’y être.

Olivier Durbano Pierres Poèmes, Place aux Aires / 7 rue des moulinets – Site Internet

Isnard

« Longo Maï », qui signifie en provençal « Que cela dure encore longtemps », est une fragrance purement grassoise, qui sublime la rose centifolia, la célèbre rose de Grasse. On prononçait cette phrase aux couples fraîchement mariés pour que leur amour dure toujours.

La Famille Isnard est une très vieille famille grassoise, dont les ancêtres travaillaient comme tanneurs et par la suite en négociant parfumeur. Ils travaillent toujours en famille aujourd’hui et tentent de transmettre leur histoire et souvenirs au travers de leurs créations parfumées. Soucieux de valoriser les fleurs emblématiques de la commune, la Famille Isnard a créé deux fragrances dans la « collection prestige » qui mettent en lumière les deux fleurs les plus symboliques: la rose et le jasmin. Moi qui aime les fragrances fleuries et romantiques, j’ai adoré Longo Maï, composée essentiellement de boutons de rose, de pivoine et de pétale de rose. Ces deux parfums sont produits en quantité limitée (200 à 300 flacons par an seulement en fonction de l’année de production) et lors de l’achat, vous vous verrez délivrés un certificat d’authenticité qui prouve la provenance locale des fleurs. C’est la première fois que je vois ce type de certificat, et je pense que c’est très appréciable pour le consommateur qui est à la recherche d’une parfum 100% grassois.

Isnard, 2 rue Marcel Journet – Site Internet

Lynne de R & Guy Bouchara – Parfums d’Antan

C’est Monsieur Bouchara en personne qui nous a reçu dans sa boutique rue Marcel Journet. Nous sommes accueillis par des alambics en cuivre pour nous plonger d’entrée de jeu dans le monde merveilleux de la parfumerie. Guy Bouchara et Lynne de R sont deux parfumeurs qui se sont associés en 1993 et n’imaginaient pas ouvrir leur boutique ailleurs qu’à Grasse. Passionnés par les arts et la littérature, ils ont souhaité offrir aux clients une boutique authentique, purement grassoise, qui nous fait traverser les époques lorsqu’on pénètre à l’intérieur. Ils se sont inspirés notamment du fameux personnage de « Grenouille » dans le livre de Patrick Suskind (Le Parfum) que vous connaissez sans aucun doute. Dans cette boutique pleine de charme, on peut découvrir les produits installés sur des meubles anciens vraiment majestueux, et on pourrait presque entendre le bois craquer sous nos pas. Dans l’arrière-salle de la boutique, se trouve le laboratoire artisanal où les deux parfumeurs effectuent toujours la macération des jus et la mise en flacon. N’hésitez pas à leurs demander de jeter un oeil, ils se feront un plaisir de vous y accompagner.

Vous ne manquerez pas de découvrir la gamme « Théosiris » dont la première création remonte à 1986.

Personnellement, mon coup de coeur s’appelle Datsima. C’est une fragrance moderne, pétillante avec des notes de prune, de cassis, de muguet, de vanille ou encore d’héliotrope. Un fleuri-fruité comme je les adore.

Pour les messieurs, il existe sa version masculine: Amistad. Guy Bouchara l’a créé après avoir vu le film de Spielberg qui porte le même nom. C’est un parfum frais et boisé avec des notes hespéridées (agrumes), des épices et du vétiver.

Le film a d’ailleurs été diffusé cette semaine à la télévision, et comme Monsieur Bouchara a attisé ma curiosité, j’ai eu envie de le regarder. J’ai regretté à ce moment de ne pas pouvoir sentir de nouveau Amistad pour vraiment pouvoir m’imprégner de son parfum 🙂 Un magnifique film que je vous recommande.

Allez découvrir ce lieu empreint d’histoire.

Parfum d’antan, 14 rue Marcel Journet – Site Internet

Fragonard

Chez Fragonard, c’est une histoire de famille qui remonte à 1926. Aujourd’hui, les trois sœurs Agnès, Françoise et Anne Costa continuent de faire prospérer l’entreprise fondée par leur arrière-grand-père et elles ont traversé les frontières pour s’implanter un peu partout dans le monde. Chacune d’entre elles a d’ailleurs reçu la légion d’honneur… cela vous donne une idée de l’impact économique que la famille a sur la région et sur la France entière. L’usine historique, qui est toujours en activité, se trouve en plein cœur de ville et accueille chaque année des millions de visiteurs. Vous ne pourrez pas manquer la succession de boutiques Fragonard qui font vivre une partie de la rue Jean Ossola, et ses sublimes musées, tous accessibles gratuitement.

Je connais parfaitement leurs produits pour avoir travaillé 7ans à l’Usine Historique, donc mes coups de cœur sont aussi nombreux que mes années de travail là-bas 🙂 Néanmoins, l’eau de toilette « Fleur d’Oranger » fait partie de mes incontournables et ne me quitte JAMAIS. C’est le parfum que je vaporise après la douche et qui accompagne mes nuits ; Un parfum suave, enveloppant qui me fait me sentir comme dans un nid douillé. Je l’adore…

Dans la gamme cosmétique, je vous recommande vivement le sucre gommant de la gamme « vrai » à l’huile de macadamia. C’est un gommage très efficace qui laisse une peau toute douce et délicatement parfumée aux agrumes. Un autre must-have de chez Fragonard 🙂

Usine Historique de Fragonard, 20 Boulevard Fragonard, Site Internet

Je finis ce beau dossier par une petite note personnelle et un remerciement tout particulier…

Fragonard m’a accompagné professionnellement parlant, a créé en moi une véritable passion pour la parfumerie, mais a aussi bouleversé mon existence… C’est grâce à cette entreprise que j’ai pu rencontrer l’homme avec qui je partage ma vie, et ils peuvent être fiers de pouvoir compter à ce jour, un nouveau et prochain mariage ♥ Rien que pour cela, je leurs en serai éternellement reconnaissante. Merci pour tout

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En attendant de découvrir VOS coups de cœur, je tiens à remercier l’équipe de rédaction de Kiosque, qui m’a suivi dans cette idée de collaboration, qui m’a proposé ce très beau sujet qui me passionne tant, et qui m’a fait confiance. Cela m’a permis d’avoir une nouvelle expérience journalistique, d’aborder un sujet différemment, de travailler main dans la main avec une équipe de rédac’ et m’a aussi permis d’aller à la rencontre de ces artistes parfumeurs, qui m’inspirent et me fascinent tous les jours. Une très belle expérience, que j’espère réitérer sur une prochaine édition 🙂

Je remercie bien sûr aussi tous les parfumeurs et collaborateurs d’avoir pris le temps de me recevoir, d’avoir partagé avec moi anecdotes et passionnantes histoires et de m’avoir fait vivre cet inoubliable moment  olfactif et humain.

Après tout, la parfumerie c’est avant tout une histoire de rencontres non ?

 

kiosque

Vous pouvez lire gratuitement notre dossier sur les créateurs de parfums en cliquant ici et sinon rendez-vous dans les commerces grassois, à l’office de tourisme ou à la mairie de Grasse pour récupérer (toujours gratuitement) cette édition spéciale qui va vous accompagner pour les vacances. Une édition estivale qui va mettre vos sens en ébullition. 😉

A très bientôt pour de nouveaux billets olfactifs

Julie

[GRASSE]: Le Domaine de la Royrie, une huile d’olive médaillée d’Or

L’autre jour, j’ai découvert le Domaine de la Royrie, un domaine oléicole qui se trouve sur les hauteurs de Grasse,  limitrophe au village de Cabris.

Bâti au XVème siècle par les Moines de l’Abbaye de Lérins, le terrain s’étend sur deux hectares et ne compte pas moins de 300 oliviers vieux de 500ans. Les belles restanques en pierre sont elles aussi d’époque.

Monique et Lionel Brault, les heureux propriétaires de ce domaine, ont travaillé d’arrache pied pour préserver ces oliviers et proposer une huile d’olive de la meilleure qualité. Toujours dans l’objectif de faire de cette huile un produit d’exception, le domaine s’inscrit dans une démarche écologique et est certifié bio depuis 2012. Depuis ce label, ils n’utilisent plus aucun pesticide et ont réintroduit une nature plus sauvage sur le Domaine pour favoriser la venue d’insectes et de micro-organismes nécessaires pour l’écosystème. Il est donc important de laisser pousser les herbes folles et de ne pas tout ratiboiser comme on est souvent tentés de le faire. Ces herbes folles vont attirer entre autre les coléoptères qui vont se nourrir des olives véreuses pour ainsi ne laisser que les plus beaux fruits sur les arbres.

Le Domaine de la Royrie jouit d’une excellente orientation, à la fois en plein soleil et préservée du vent, ce qui est essentiel  pour la culture de l’olive. On y récolte ici la « caillette », plus connue sous le nom d’Olive de Nice. Les huiles du Domaine de la Royrie sont d’ailleurs labellisées AOP Huile d’Olive de Nice ; Une haute distinction ici sur la Côte d’Azur, car comme vous le savez: nous sommes de très gros mangeurs d’olives et de grands consommateurs d’huile d’olive.

Monsieur et Madame Brault ont d’ailleurs eu une ingénieuse idée: celle de proposer des cours d’oléologie pour mieux comprendre et connaître l’huile d’olive. Ce programme se déroule sur la demie-journée et peut s’organiser à partir de 8 personnes. Le tarif par personne est de 65€ et comprend: 45 minutes de visite, 45 minutes d’initiation à la dégustation de l’huile d’olive à la découverte des différents arômes et se conclut par un repas en 8 mets avec les accords huile d’olive qui vont avec, le tout confectionné par Monique, qui, je peux vous l’assurer, est une Diva des fourneaux. Ce n’est pas très cher payé, et cela permet une expérience inoubliable dans un cadre on ne peut plus idyllique.

Outre les olives et l’huile, le couple Brault s’est lancé l’an dernier dans une toute nouvelle aventure: l’immortelle.

Petite fleur jaune connue pour pousser partout en Corse, elle fut autrefois cultivée ici à Grasse, Capitale Mondiale des Parfums, et elle avait totalement disparue depuis quelques temps. Les propriétaires se sont alors lancés le défi de remettre l’immortelle au goût du jour chez les grassois, et se sont ainsi associés à un producteur corse qui leurs a fourni les boutures. Après 6 mois d’essai très concluant, l’immortelle a parfaitement trouvé sa place sur le Domaine de la Royrie et aujourd’hui, on récolte la fleur chaque 21 juin pour en récolter son précieux parfum.

Autrefois à Grasse, on utilisait des techniques artisanales pour récolter les essences des fleurs grâce à la macération à froid appelée « Enfleurage ». C’est une méthode qui consistait à piquer les fleurs sur une couche de graisse animale et chaque jour pendant 1 à 3 mois, les fleurs étaient renouvelées de façon à ce que la graisse se sature en essence au fur et à mesure. Ayant été guide dans l’une des parfumeries grassoises pendant 7ans, c’est une méthode que j’ai longuement expliqué à mes visiteurs, mais ce que j’ignorais toutes ces années, c’est qu’il existait une autre méthode d’enfleurage: à l’huile d’olive ! 😮

Les fleurs macéraient donc dans l’huile d’olive, on imbibait ensuite un linge propre que l’on pressait ensuite au moulin à huile pour en récolter le précieux macérat.

Ou bien on procédait à la macération solaire, c’est à dire qu’on mélangeait dans une bonbonne les fleurs fraîches et l’huile d’olive et on laissait macérer au soleil.

C’est cette seconde technique qui est reproduite aujourd’hui au domaine de la Royrie.

75 kilos de fleurs fraîches sont ainsi mélangées à l’huile d’olive bio pour obtenir une huile 100% grassoise et 100% bio.

Pour obtenir une huile essentielle d’immortelle, on va tout ramasser: la fleur et la tige ; en revanche pour un macérat comme c’est le cas pour cette huile de beauté, on ne va prélever que la fleur. C’est une huile très bénéfique pour la santé car elle va apaiser les rougeurs, l’acné juvénile ou encore les ecchymoses. Elle aurait même des effets anti-âge grâce aux polyphénols présents dans l’huile d’olive.

Les propriétaires se sont aussi rendus compte que le parfum de l’immortelle semblait repousser les sangliers qui ne sont jamais venus labourer ces parcelles contrairement au reste du terrain. Cette information devrait sans doute en intéresser plus d’un, car je connais les dégâts que peuvent provoquer les sangliers dans les jardins pour l’avoir vécu de près chez ma belle-mère 😮

Comme quoi, même si un sujet nous passionne, nous ne sommes jamais infaillibles et je suis vraiment très heureuse d’avoir découvert cette technique d’enfleurage à l’huile d’olive et tous les bien-faits apportés par l’immortelle. Donc rien que pour cela: un grand merci Monsieur et Madame Brault.

Enfin, je termine avec un espace du Domaine qui m’a enchanté: les potagers. Les propriétaires ont souhaité faire un clin d’œil aux potagers des moines à l’époque médiévale en créant quatre ambiances pour rappeler les 4 fleuves du Paradis: le carré des paysans avec des légumes racines énergétiques, le carré des nobles avec des légumes hors sol tournés vers le ciel, le carré des moines plus modeste avec des légumes à cuire pour faire la soupe et enfin le carré des femmes avec des fleurs comestibles et plantes médicinales car il y avait toujours une femme apothicaire chez les moines.

La visite du Domaine s’est conclue par un discours des propriétaires Monsieur et Madame Brault, de Monsieur le Maire Jérôme Viaud, de Madame l’Adjointe au Tourisme Catherine Butty et enfin du Directeur de l’Office de Tourisme de Grasse Monsieur Pascal Brochiero. Nous avons eu la chance de déguster les huiles (médaillées d’or) et certains confits du Domaine. Personnellement, j’ai eu un énorme coup de cœur pour l’huile d’olive en récolte tardive, elle est exceptionnelle. J’en ai d’ailleurs acheté une bouteille pour la maison et elle a fait l’unanimité. Si vous souhaitez découvrir leurs produits, vous pouvez vous les procurer en ligne sur leur site Internet en cliquant aussi, vous pouvez vous rendre au Domaine ou bien dans leur petite boutique Place aux Aires dans le centre historique de Grasse.

D’ailleurs, je ne suis pas la seule Julie à les aimer ces huiles, le Domaine est passé très récemment à la tv dans l’émission « les Carnets de Julie » 🙂

Site du Domaine de la Royrie et ici pour leur Page Facebook
Site de l’Office de Tourisme de Grasse
Site du label AOP Huile d’Olive de Nice / Olives de Nice
Site de Côte d’Azur Tourisme
Site de Julie Andrieu

Escapade camarguaise à Arles

La FourchetteIl y a quelques semaines, nous avons fait une petite escapade en Camargue. Je voulais faire la surprise à l’amoureux puisqu’il ne connaissait pas ce coin et de mon côté, j’ai des parents qui sont addicts de cette région et qui y vont chaque année ; j’ai donc moi aussi eu l’occasion d’y aller à plusieurs reprises et c’est un coin de la France que j’adore et qui m’émerveille à chaque fois que j’y retourne.

Arles, c’était une grande première pour nous deux, et ce n’est pourtant qu’à 2h30 de chez nous.

…Bienvenue à Arles…

Arles, c’est à la fois une terre millénaire et aussi la plus vaste commune de France puisqu’elle englobe une grande partie de la Camargue. Elle a multiples facettes et cela lui permet d’attirer beaucoup de touristes pour diverses raisons.

Elle est surtout célèbre pour son patrimoine antique, notamment ses arènes, l’âme de cette ville, qui accueillent de nombreuses férias chaque année. La ville est alors à la fête avec couleurs, musique, apéros et convivialité. C’est d’ailleurs la ville la plus riche en patrimoine romain, juste derrière Rome… Ce n’était donc pas si étonnant que cela de croiser autant de touristes italiens lors de notre séjour. Mais Arles, c’est aussi la terre d’accueil du célébrissime Vincent Van Gogh, attiré à l’époque par la lumière provençale dont il voulait s’inspirer pour ses œuvres. Sa fondation est aujourd’hui un lieu d’art incontournable. En pleine Camargue, les amoureux de la nature pourront se régaler à visiter les Manades dans lesquelles ils verront de beaux chevaux camarguais dans leur robe grise, mais ils pourront aussi aller observer les oiseaux et flamands roses au Parc Ornithologique ou encore aller balader sur les grandes plages du littoral. Enfin, les fins gourmets ne seront pas en reste car les spécialités gastronomiques y sont aussi nombreuses. On retrouve bien sûr les grands classiques de la cuisine provençale: miel, tapenades d’olives vertes ou noires, l’aioli, les tians de légumes, la rouille de seiches, mais aussi et surtout, les spécialités à base de viande de taureau: la gardianne (un ragoût souvent accompagné de riz de Camargue) ou le saucisson de taureau à déguster avec un petit vin des sables ou une sangria. Vous ne manquerez d’ailleurs pas de visiter le fabuleux marché Boulevard des Lices le samedi matin qui s’impose comme étant l’un des plus beaux marchés de Provence.

L’arlésienne façon Picasso

Fondation Vincent Van Gogh – Andy Warhol façon Alice Neel


La météo favorable aidant, nous avons trouvé qu’à Arles, il fait bon vivre. Les arlésiens sont chaleureux et accueillants et ont grandement contribué à la réussite de notre séjour.

Afin de découvrir au mieux la ville, faîtes un petit crochet par l’office de tourisme pour prendre un plan, et allez vous perdre dans les ruelles. Je vous recommande les petites ruelles autour des arènes, autour de la place du forum (endroit peu recommandé cependant pour se restaurer car très touristique…) mais qui ne manque pas de charme et où vous pourrez voir le fameux Café Van Gogh en photo ci-dessus ; Sans oublier le quartier de la Roquette, le quartier le plus pittoresque de la ville où vous déambulerez dans les ruelles fleuries. Et pour les amoureux de la photo, les arlésiens m’ont conseillé le quartier de Trinquetaille, d’où la vue est parait-il, la plus belle.

Au passage, Trinquetaille a vu naître une très grande personnalité française… Je vous donne un indice: il a sa propre maison de couture.

Christian Lacroix en personne, oui. Monsieur Lacroix s’est beaucoup inspiré de la culture arlésienne et de la Provence dans ses créations, et aujourd’hui, il s’illustre dans de nombreux autres domaines: le design, l’art de la table, l’illustration ou encore dans la fabrication de costumes de théâtre. Il a de nombreuses cordes à son arc, et c’est entre autre à lui que l’on doit les nouveaux décors de l’Hôtel & Spa Jules César, un établissement 5 étoiles en plein cœur de la ville d’Arles. J’espère vraiment pouvoir le découvrir lors d’une prochaine escapade camarguaise.

…Mes bonnes adresses…

Où se restaurer:

Le Waux-Hall

Après avoir été très mal reçus au restaurant La Caravelle, nous avons décidé de changer d’endroit pour déjeuner et avons tourné un moment avant de trouver LE bon restaurant. Finalement, nous sommes retournés Bd des Lices et nous nous sommes installés en terrasse du Waux-Hall. Nous étions un peu sceptiques en arrivant, car le lieu à proximité immédiate du marché, est sur-fréquenté et nous ne voulions pas manger dans un restaurant touristique. Eh bien, nous avons été très surpris mais bonne pioche ! Le Waux-Hall est un restaurant historique (depuis 1771), et en dépit de sa fréquentation, il a su garder son authenticité et la qualité dans son service. C’est Lionel le nîmois qui s’est occupé de nous, et on a vraiment été choyés ! (Merci Lionel pour cet accueil fabuleux que vous nous avez réservé). Nous nous sommes régalés avec la gardianne de taureau et le pavé de boeuf grillé qui était à tomber. Une valeur sûre en plein centre d’Arles.

8 Boulevard des Lices – ouvert tous les jours – Site Officiel: www.wauxhall.fr

Le glacier Arelatis

Et à force de déambulation, il arrive bien un moment où la petite fringale arrive… Alors puisqu’on est en vacances, on était bien décidés à se trouver une petite glaçounette. Nous étions partis pour tester le « Soleileïs » qui nous avait été recommandé. Mais finalement, nous sommes tombés sur Arelatis.

Le directeur technique de Didier Barral, le maître glacier de la boutique Arelatis, n’est autre que Philippe Urraca, Meilleur Ouvrier de France en pâtisserie qui a entre autre fait parler de lui sur M6 quand il a participé à l’émission « Qui sera le plus grand pâtissier » aux côtés des chefs Marcolini, Michalak et Adam. Du high-level vous l’avez compris… Alors quand j’ai lu « MOF » sur la devanture, c’était banco… On testera Soleileïs la prochaine fois…

Nous avons goûté les glaces miel de lavande, sorbet melon, chocolat mais notre coup de cœur est une création originale du Chef Urraca: le café blanc d’Ethiopie. C’est une crème glacée dans laquelle on va laisser infuser des grains de café d’Ethiopie mais qui, en fin de compte, va garder une couleur blanche. C’est une saveur surprenante, délicieuse et très subtile en bouche. Un vrai régal que je ne peux que vous recommander car ce n’est pas partout que vous trouverez des saveurs si originales.

1 rue Jean Jaurès, près de la place de l’Hôtel de Ville – Page Facebook de la boutique

La Gueule du Loup

Et pour le soir, j’avais déjà fait mon choix 3 semaines auparavant. Eh oui, je suis très organisée, que croyez-vous ??

En flânant sur différents sites d’avis de restaurants, c’est finalement sur La Fourchette que j’ai trouvé mon bonheur avec l’établissement qui porte le doux nom de « La Gueule du Loup ». Le gros + de ce site de réservation est de mettre un ligne un extrait du menu avec les tarifs. Cela annonce directement la couleur, et évite toutes surprises une fois installés. Les plats semblaient être originaux, composés d’ingrédients de choix et à des prix qui restent raisonnables. Les bons avis laissés par les internautes m’ont convaincu de choisir cet endroit. Nous y sommes allés un soir et le restaurant était bondé. Malgré notre arrivée en début de soirée, l’attente se faisait un peu ressentir, car manque de chance pour nous, nous étions les seuls français de la salle et les explications pour les clients étrangers prenaient par conséquent, plus de temps. Au fur et à mesure du repas, l’attente s’est dissipée, et la sympathie des deux serveuses ont fait que nous n’en avons pas tenu rigueur. Pour le menu, j’ai choisi E/P/D avec une charlotte à la brousse, betterave et vinaigre balsamique ; ensuite une aumônière de légumes à l’huile de truffe et burrata pour finir avec la trilogie de crèmes brûlées (Pastis, Fleur d’Oranger et Lavande). Tout était absolument délicieux (Mention particulière pour le dessert qui reste mon coup de cœur de ce repas). Nous avons aimé la décoration de la salle à l’étage où nous étions installés, et avons ressenti le professionnalisme de l’équipe en cuisine dans la présentation et la qualité des plats proposés. Un peu moins d’attente pour le service la prochaine fois, et c’est un sans faute pour la gueule du loup 🙂

39 rue des arènes – Page Facebook

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Où faire son shopping:

Appartement 611

On va commencer par notre chouchou du week-end, le concept store « Appartement 611 » tenu par une mère et une fille au rez de chaussée de leur maison familiale. L’une est décoratrice, l’autre est architecte, et elles ont uni leurs forces pour créer ce magnifique magasin design qui présente les créations d’artistes locaux. Chaque pièce a sa propre ambiance, et on ne sait où poser les yeux avec toutes les merveilles qui sont à découvrir. N’hésitez pas à pousser la porte, vous vous sentirez comme à la maison tant l’accueil est chaleureux et pour ce qui est des prix, rassurez-vous, tout le monde peut trouver son bonheur.

Retrouvez-les sur Facebook et sur Instagram

Nous sommes repartis avec ces deux petites beautés: une suspension pour plante et un abat-jour pour décorer notre entrée

Maison de Bohème

La Maison de Bohème était fermée quand nous sommes passés, donc je ne pourrai pas vous parler de l’accueil, mais en tout cas les vitrines donnent envie de tout acheter. C’est girly à souhait et c’est l’endroit idéal pour ramener un souvenir avec un petit flamant rose. La boutique existe aussi aux Saintes-Maries de la Mer.

A côté de la place du forum – Page Facebook

Les Piments Rouges

Et en parlant de flamants roses, nous nous sommes aussi arrêtés à la boutique « Les Piments Rouges », une boutique mode & accessoires après être tombée amoureuse du petit foulard rose en vitrine. Nous remercions par ailleurs la responsable de la boutique qui s’est montrée très sympathique et nous a donné plein de conseils pour notre visite aux Saintes Maries 🙂

14 rue Dominique Maisto – Page Facebook

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Où loger:

Pour l’hébergement, j’ai opté pour la formule Airbnb. J’ai craqué pour la « Casita Off », une petite maisonnette située à 15 minutes à pied seulement du centre-ville. La décoration présentée sur internet n’était plus la même, mais cela ne nous a pas dérangé puisqu’elle avait été changée en décoration vintage, ce que nous adorons. C’est Emilie qui nous a accueilli et qui s’avérait être aussi notre voisine puisqu’elle vit avec sa colocataire Alice dans la maison juste à côté. Comme nous prenions la route en fin de journée après le boulot, nous sommes arrivés à 21h passées, comme je le lui avais indiqué au moment de réserver, et cela n’a été un aucun cas un problème pour elle.

Elles ont toutes les deux était très accueillantes, comme si nous nous connaissions déjà et nous ont donné tout plein de bons conseils pour visiter la ville. Elles se sont montrées très réactives pour toute l’organisation, mais nous ont vraiment laissé vivre notre vie sans être une seconde envahissantes. L’entrée séparée permet vraiment d’aller et venir comme on le veut, et c’est vraiment très appréciable. La maison est très bien équipée (cuisine aménagée, gel douche et serviettes propres dans la salle de bain, mais aussi des vélos, des sacs à dos ou encore des kayaks qui sont à disposition sur demande). Tout était parfait et propre à notre arrivée. Le quartier est résidentiel et vraiment très calme, vous pouvez garer votre voiture devant la maison sans avoir de parking à payer en plein centre-ville, et je peux vous assurer que vous dormirez comme un bébé dans le lit king size. C’était trop top. Un grand merci Emilie et Alice pour votre accueil !

Cliquez-ici pour voir la page de leur Airbnb

D’autres liens à découvrir:

Site de l’Office de Tourisme d’Arles
Site de la Fondation Vincent Van Gogh
Site de l’Office de Tourisme de My Provence
Site Officiel de Christian Lacroix
Site de réservation Airbnb
Site du Chef Pâtissier Philippe Urraca
Site de réservation La Fourchette
Site de Tourisme en PACA

La prochaine fois, nous explorerons un peu plus les villes de Sète, Bouzigues et nous irons autour de l’Etang de Thau. Eh oui, je n’ai pas eu mes tellines, je dois y retourner :))

A bientôt

En BONUS, quelques photos de notre déjeuner à Aigues-Mortes au restaurant « La Camargue » aux allures gipsy. Une magnifique décoration & un très bon repas pour conclure notre week-end camargais.

19 rue de la République (Aigues Mortes) ; Découvrez leur site Internet en cliquant ici

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On est repartis avec un petit flamant qu’on a planté dans la jardinière 😀 Chou non ?

A très vite pour d’autres escapades

Carré d’agneau aux herbes & pommes grenaille rôties au miel et romarin

Depuis Pâques j’ai envie de préparer un carré d’agneau, et hier, je me suis finalement lancée… Une petite ola s’il vous plait pour cette toute première recette à base d’agneau, qui, on doit le dire, nous a RÉ-GA-LÉ ! Je suis d’une nature peu carnivore, mais une bonne viande de temps en temps, je ne dis pas non. Du coup, je choisis une bonne boucherie, et ça tombe bien, j’en ai une magnifique à deux pas de chez moi sur la commune du Cannet (à 3km de Cannes): la Boucherie Baussy qui existe depuis près de 40ans. Le jeune qui m’a servi a été de très bon conseil pour la cuisson et m’a donné des petites astuces pour bien réussir ma viande. C’était divin et la viande était supra-tendre. Un grand merci à lui 🙂

Leur Page Facebook / Leur Site Internet

Ingrédients:

  • Pommes de terre type grenaille
  • Romarin frais (du jardin pour ma part)
  • Miel de lavande
  • Fleur de sel
  • Poivre
  • 2 belles gousses d’ail (ou 3 petites)
  • Un carré d’agneau (2 côtes par petit mangeur, 3 par gros)
  • Thym
  • Huile d’olive
  • Eau

Préparation:

Commencez par préparer les pommes de terre. Les grenailles ont une peau très fine, et il n’est pas nécessaire de les éplucher (c’est entre autre pour cela que je les adore 😉 ). Passez-les sous l’eau et brossez-les si besoin pour enlever la terre. Coupez-les en quartier, mettez-les dans une poêle avec un bon filet d’huile d’olive et vos gousses d’ail écrasées. Mettez sur feu assez fort et remuez très régulièrement avec une cuillère en bois. Si l’huile est un peu trop chaude et que ça éclabousse, baissez un peu le feu. Ajoutez votre romarin frais grossièrement dans la poêle, une bonne cuillère à café de miel que vous répartissez un peu partout, mélangez de nouveau puis couvrez. Continuez à remuer les pommes de terre régulièrement, et ce pendant environ 40 minutes en tout. Lorsqu’elles sont bien dorées, faîtes un tour de moulin à poivre, ajoutez la fleur de sel puis réservez.

Pour le carré d’agneau, demandez d’abord à votre boucher de le préparer pour qu’il soit paré et prêt à être cuisiné. Mon boucher m’a aussi donné une barquette en aluminium. Commencez par préchauffer votre four à 180°C en mettant la grille au centre.
Dans votre barquette en alu, ajoutez un fond d’eau, placez votre carré côté bombé sur le dessus, assaisonnez d’un trait  généreux d’huile d’olive, puis saupoudrez la chair de thym. Placez ensuite la barquette dans un plat allant au four, et enfournez dans un four bien chaud, pour 35 minutes. A sa sortie du four, découpez-le en suivant les côtes, dressez avec les pommes de terre, puis assaisonnez la viande à ce moment là avec du poivre et de la fleur de sel.

Le fond d’eau a permis à la viande d’être super tendre, et franchement la cuisson était parfaite. La viande était pleine de saveur et vraiment délicieuse.

Un grand merci à mon boucher 🙂

La prochaine fois, j’essaierai de faire le carré d’agneau en croûte, je vous en dirai des nouvelles.

Bon appétit

[Tunisie]: Rituel oriental au Residence Tunis & SPA: quelle expérience !

Impossible de quitter la Tunisie sans essayer un Hammam traditionnel et un soin oriental. C’est ce que j’ai choisi pour mon anniversaire. C’est ainsi que nous nous sommes rendus dans la petite ville de La Marsa, près de Gammarth, à environ 25 minutes de taxi de la médina, à l’hôtel « The Residence Tunis » où nous avions réservé pour la journée.

L’accueil tant à la sécurité qu’à la réception de l’hôtel a été très chaleureux, et nous avons découvert ce magnifique hôtel avec beaucoup de plaisir. En suivant les fontaines au sol parsemées de pétales de roses, nous sommes arrivés jusqu’au Spa pour nous présenter.

Nous avions opté pour la formule « Evasion Orientale » avec 4 soins répartis sur la journée pour 250 dinars (soit à peu près 100€). Les deux soins de la matinée se passent dans le hammam avec une dame d’un certain âge qui semble régner sur le hammam car elle est la seule à faire les soins. L’évasion commençait dans le hammam pour transpirer un bon coup, se « désintoxiquer » et dilater les pores afin de rendre les soins plus précis et efficaces. La dame m’a ensuite enduit de Tfal, un savon naturel local puis m’a ensuite lavé sous la douche (bon, on ne va pas se mentir, on finit à poil pour les filles et en petite charlotte avant-arrière pour les mecs, c’est très saillant je vous promets muahahah).  Après la gêne passée et la peau bien propre, on peut s’installer sur la table de torture relaxation. C’est parti pour le gommage au gant de kessa, une autre spécialité locale pour « apprêter la peau, éliminer les cellules mortes et stimuler la circulation sanguine » lit-on sur la brochure du SPA. J’aurais du me méfier de l’histoire de stimulation sanguine…

Alors imaginez une éponge spontex qui vous frotte avec insistance du côté vert sur toutes les plus petites parcelles existantes de votre corps, et imaginez ensuite votre regard terrifié sur tous les lambeaux de peau que vous découvrez sur votre corps tel un lépreux. C’était affreux… 😀 On va ensuite sous la douche pour enlever les 4 couches d’épiderme mortes, on retourne dans le hammam en slip et seins nus, on se fait remettre une couche de tfal partout et on s’allonge tel un saumon sur une feuille de cellophane en attendant que la dame revienne (on prie aussi tous les dieux pour que personne d’autre ne se pointe à ce moment là). 3ème passage sous la douche pour bien enlever le savon, et nous pouvons regagner le spa pour profiter des installations. Mon compagnon a eu peur en me retrouvant tellement j’étais rouge… le pauvre ne savait pas encore ce qui l’attendait :p

Le temps de son polissage, je me suis prélassée dans un transat en peignoir avec un bon petit thé à la menthe qui m’a été servi. Cette matinée a été éprouvante, mais je peux vous garantir que vous ressortez avec une peau de bébé. Et le décor est tellement parfait… C’est vraiment très reposant.

N’ayant qu’une heure de battement avant de reprendre les soins de l’après-midi, nous avons décidé de manger au restaurant de l’hôtel au bord de la piscine. Le cadre est somptueux, il n’y avait pas grand monde et nous avons pu choisir une table agréablement située. Malheureusement pour nous, nous avons été littéralement envahis de petits moucherons (ils ont apparemment élu domicile tout autour de la piscine nous disaient les serveurs) et les insectes semblaient apprécier notre cuir chevelu tout propre. Pour faire bref, nous avons passé la totalité du repas à nous agiter dans tous les sens, à nous gratter la tête et à ramasser le corps des défunts moucherons ayant voulu siroter notre apéro… Quant au repas en lui-même, c’était franchement mauvais. Nous avons au cours de ce repas, perdu tout le bénéfice de la relaxation du matin… C’était le pire repas de notre séjour, et la qualité n’était clairement pas à la hauteur du prestige de l’hôtel. Je ne comprends pas ce désastre culinaire dans un établissement d’un tel standing.

Mmm des bonnes frites industrielles et un sandwich beaucoup trop pimenté pour être apprécié

Nous avons mangé en un temps record, laissant la moitié du repas aux moucherons et sommes vite repartis nous détendre pour profiter un peu du magnifique bassin. Nous étions seuls dans la pièce, c’était le top, et le bassin était très agréable. Il est pourvu d’un jacuzzi ouvert sur la piscine et d’un système de nage à contre-courant. La détente fut malheureusement brève pour moi car le traitement de choc infligé à ma peau le matin m’a provoqué une éruption violente de pustules sur le ventre et partout dans le dos à cause de l’eau de mer et ce sont finalement les brûlures qui m’ont faites sortir du bassin. Décidément… ce n’est pas de chance pour moi ! Même souci pour le bain de 30 minutes à la fleur d’oranger dans une baignoire ultra moderne mais de nouveau avec l’eau de mer qui m’a empêché de me relaxer. J’ai pu consulter le médecin du SPA qui m’a ausculté et m’a dit que ma peau était fragile et qu’en l’hydratant bien avec de l’eau claire et une bonne crème, ça irait mieux. Cette dame était très sympathique et s’est montrée rassurante. Le rituel s’est enfin terminé par un massage d’une heure à l’huile naturelle de coco qui a été vraiment très agréable. Il a même apaisé mes brûlures. C’est donc sur cette note positive que nous avons quitté les lieux.

Malgré mon expérience personnelle un peu mitigée du fait de l’irritation (mon compagnon n’a rien eu de tout cela), j’en garde un excellent souvenir. C’est une expérience unique, traditionnelle et j’en suis sûre, excellente pour la peau. Un tel gommage devrait être fait plus régulièrement, même s’il n’est pas forcément agréable sur le coup.

En revanche, cela nous a aussi confirmé que les séjours en resort au bord de l’eau en formule all inclusive, ce n’est pas notre façon de voyager. Je ne mâche pas mes mots, mais un repas tel que nous avons eu au Residence Tunis, cela ternit l’image de la cuisine tunisienne car ce n’est absolument pas représentatif. C’est bien loin de la qualité que nous avons eu dans des restaurants traditionnels de la Médina où nous nous sommes régalés pendant 4 jours. Exit la soit-disant citronnade maison qui sent le pulco à plein nez et les frites surgelées. Exit aussi les taxis qui vous attendent au garde à vous devant l’hôtel pour vous voler en vous demandant 3 fois le prix normal d’une course sous prétexte qu’ils vous attendent au pied de l’hôtel. Vous faîtes 2 mètres pour rejoindre la route principale et vous en trouverez un qui est honnête et qui active son compteur. Si le taxi négocie la course avant, ne cherchez-pas, vous allez vous faire racketter.

Donc mon petit coup de gueule est le suivant: Ne prenez pas les touristes pour des imbéciles ou pour des vaches à lait: ce n’est pas de cette façon que vous relancerez le tourisme.

*****

Voila pour cette expérience unique et inoubliable au SPA du Residence Tunis; Je vous la raconte telle que je l’ai vécue. Des hauts et des bas mais qui nous laissent tout de même un bon souvenir et qui nous a permis de découvrir deux spécialités tunisiennes dans le domaine du bien-être: le gant de kessa et le tfal: deux must-have dans la trousse de toilette tunisienne.

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Bonne journée à tous