Tourrettes sur Loup et sa délicate violette

Non pas que je veuille détrôner la réputation de Toulouse pour sa violette, mais toujours est-il qu’en parfumerie, c’est chez nous qu’on la prend la petite fleur! Oui oui m’sieurs dames, et ça se passe à Tourrettes sur Loup, entre Cannes et Nice. Vous ne connaissez pas ? Eh bien, si vous aimez les vieilles pierres sèches, les villages typiquement provençaux, les plantes et la violette, alors vous êtes au bon endroit. Suivez-moi…

Première étape: Le village

Garez votre véhicule sur le parking de la place centrale, et prenez votre temps pour arpenter les petites ruelles magnifiquement décorées. Il vous faut passer sous l’arche du château afin de pouvoir accéder au cœur du village. Les maisons traditionnelles sont toutes bâties dans la pierre sèche et toutes en hauteur, et vous avez des plantes qui ornent pratiquement toutes les façades. Quelqu’un a même eu la bonne idée de mettre à disposition ses plantes aromatiques… La prochaine fois, je me servirai avec plaisir, j’ai bien envie d’essayer la Mélisse.

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Arrêtez vous chez Tom’s pour goûter leur glace à la violette… une merveille

La Melisse, dont les feuilles dégagent une odeur de citron, est principalement utilisée en tisane. Elle existe depuis la nuit des temps puisqu’elle était déjà populaire à l’antiquité. On distille toujours ses feuilles et ses tiges pour en faire des toniques et l’eau de mélisse a de nombreuses qualités: elle est antispasmodique et prévient contre l’herpès, le stress et l’angoisse. Et si vous avez du mal à trouver le sommeil, sachez qu’elle a aussi un effet sédatif.

Recette de la tisane à la mélisse:

Plonger 2 branches dans 1 L d’eau, portez à faible ébullition puis laissez  infuser 15 minutes environ. Filtrez et buvez 🙂

Deuxième étape: La Bastide aux violettes

Vous devez vous dire « et la violette dans tout ça ? »… on y arrive on y arrive… Lorsque vous avez regagné la Place de la Libération (la place centrale), prenez à pied la route Saint Jean. Vous allez passer devant l’adorable Chapelle Saint Jean que je vous recommande de visiter si elle est accessible, car les peintures naïves qui décorent l’intérieur de la chapelle sont admirables et elles représentent bien la vie provençale.

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Poursuivez sur le Chemin de la Ferrage et vous allez arriver à l’entrée de la Bastide aux Violettes. Pour les petits fainéants, sachez que le musée dispose de son parking gratuit privatif. Le musée est libre d’accès et est ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h puis de 13h30 à 17h (fermé en revanche les lundis, dimanches et jours fériés). C’est le lieu parfait pour tout savoir sur la violette, notamment la « Victoria », la seule variété aujourd’hui cultivée à Tourrettes. Généralement cultivée en terre, la Bastide s’est lancée dans une nouvelle méthode: la culture hors sol à la verticale, qui permet aux ramasseuses de moins se fatiguer, de limiter l’enherbement et surtout de gagner jusqu’à 4 fois en superficie. La fleur est ramassée d’octobre à février pour les bouquets, ou pour les fleurs cristallisées au sucre, et les feuilles, elles en revanche, ne sont ramassées qu’à partir de mai et ce jusqu’à fin juillet pour fournir les distilleries et parfumeurs.

Les feuilles vous dîtes ?

En effet, la fleur de violette est dite « muette » ; Même si elle sent bon dans la nature, les parfumeurs et chimistes n’ont pas encore trouvé le moyen de capturer son essence. De ce fait, ce sont les feuilles qui sont utilisées pour l’extraction. L’odeur de la feuille est par contre plus herbacée et donne un côté « vert » aux fragrances. Si on veut obtenir l’odeur de la fleur qui est plus gourmande et sucrée, il faudra alors la reconstituer à l’aide de ses molécules avec un procédé appelé « chromatographie ». Il existe d’autres fleurs muettes: le muguet, la pivoine, le lys ou encore le chèvrefeuille. Demandez donc à une vendeuse en parfumerie si ces essences sont naturelles, vous verrez si elle maîtrise ou non son sujet 😉

Au passage, si vous êtes curieux de connaître la composition de votre parfum fétiche, je vous recommande le site Osmoz qui vous donne la pyramide olfactive d’un très grand nombre de créations.

Les bouquets de violette, une tradition ancestrale

J’ai profité de la fête de la violette (fin février / début mars) pour participer à l’atelier organisé par la Bastide aux violettes pour réaliser un bouquet de violettes. Si sa conception a l’air enfantine, je peux vous dire que c’est un sacré coup de main à prendre. Il faut enrober les violettes avec les feuilles en les superposant les unes sur les autres tout en pinçant le haut de la tige pour bien maintenir le bouquet. C’est vraiment difficile. Nous avons mis 30 minutes pour faire un malheureux bouquet, mais sachez qu’une bouquetteuse expérimentée pouvait à l’époque en faire jusqu’à 120/heure à raison de 25 fleurs par bouquet. C’est vraiment impressionnant… Pour faire un bouquet, il faut utiliser Les fleurs cueillies la veille, et à défaut de feuilles de violettes, on peut utiliser aussi les feuilles d’héliotropes ou de boutons d’or. La responsable de la Bastide m’a donné de précieux conseils pour garder mon bouquet jusqu’à 8 jours, que j’ai suivi à la lettre… En rentrant chez moi, j’ai trempé la tête du bouquet dans de l’eau froide pour le rafraîchir puis je l’ai secoué délicatement pour faire retomber l’eau (en effet, le principal ennemi de la violette est l’humidité) et je l’ai ensuite laissé dehors toute la nuit. Le lendemain, en le remettant à l’intérieur, le bouquet avait fière allure et a commencé a dégager son doux parfum grâce à la chaleur de la pièce. J’ai réitéré l’opération plusieurs jours jusqu’à ce qu’il soit fané.

N’hésitez pas à contacter la Bastide aux violettes, ils organisent des ateliers de bouquet toute l’année. Cliquez-ici pour voir leur page Facebook.

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Et puis si on veut repartir avec un petit souvenir de Tourrettes sur Loup, il faut se laisser tenter par les petites fleurs à croquer des producteurs « EARL La violette » disponibles dans la boutique du musée ou sinon à leur stand directement si vous y allez lors de la Fête de la violette. Personnellement, j’ai craqué pour des violettes cristallisées et du sirop de violette. Il faut savoir que c’est un travail de titan pour obtenir ces petites fleurs en sucre puisqu’un kilo nécessite 8000 fleurs et 3h de travail. Comptez environ 8.5€ pour 100g de fleurs et 4.5€ pour 10cl de sirop.

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Si vous n’êtes pas dans le coin, bonne nouvelle les amis puisque vous pouvez faire vos achats en ligne: ça se passe ici.

Je n’ai pu résister à l’envie de les essayer dès mon retour à la maison. Je vous donnerai la recette de mes petits cupcakes très bientôt 🙂

Cliquez ici pour accéder au site de la ville et en savoir plus sur la violette de Tourrettes.

D’ailleurs dans ce coin là, il existe un autre grand confiseur qui est une véritable institution chez nous sur la Côte d’Azur.. J’y consacrerai un article à part entière dans les mois à venir 🙂

A très vite pour de nouvelles aventures gourmandes et parfumées

Burgers à la provençale

On a tous nos petits péchés mignons… et chez moi, ce sont les burgers (bon aussi les pizzas, j’avoue, mais les pizzas c’est culturel chez nous, on habite à deux pas de l’Italie)… Oui, j’adore les sandwichs de façon générale, oui, mais les sandwichs gourmets… Exit les fast food bien gras, je préfère les manger dans un bon restaurant ou à la maison. Et puis ce qui est bien, c’est que le burger peut se décliner à l’infini au gré de vos envies. Aujourd’hui, je vous en propose une version provençale (pour changer de la pizza héhé).

Ingrédients (pour 2 personnes):

  • Pain à burgers (une prochaine fois, on essaiera de faire nous mêmes les petits pains)
  • 2 steaks hachés
  • 1 douzaine de tomates cerises (oui les grosses à cette saison, c’est tout juste pas possible, et même en été vous me direz, j’ai un problème avec les tomates que je trouve bien souvent trop farineuses et j’ai horreur de ça… Donc généralement, j’achète toujours des tomates cerises qui sont à mon goût, plus juteuses et plus sucrées)
  • 1 boule de mozzarella
  • De la sauce pistou maison (soit un mélange huile d’olive, basilic frais et ail mais sans parmesan, sinon on appelle ça du pesto).
  • Sel / Poivre

Préparation:

Dans un four préchauffé à 180°C, toastez vos pains 5 minutes en ayant au préalable, versé un petit filet d’huile d’olive sur la mie pour la rendre plus croustillante.

Le temps du toastage, faîtes cuire vos steaks sur un grill jusqu’à ce qu’ils soient saignants/à point. Sortez vos pains, placez une première tranche de mozzarella sur le pain, puis le steak, vos tomates cerises coupées en deux, une seconde tranche de mozzarella, puis ré-enfournez 7 à 10 minutes le temps que votre fromage soit bien fondu. Restez à proximité du four pour vérifier que vos pains ne brûlent pas (et n’hésitez pas à les retourner et/ou à les sortir si vous voyez qu’ils colorent trop). Sortez vos burgers du four, ajoutez le pesto sur le fromage fondu, salez et poivrez, couvrez avec le chapeau puis servez vos burgers bien chauds. Si vous les mangez un midi, vous pouvez les servir avec les potatoes maison ou  des pommes sautées avec une petite sauce aïoli par exemple, et si c’est le soir, préférez une petite salade de roquette, de cresson ou de jeunes pousses pour limiter le carnage calorique.

Bon appétit 🙂

[CORSE]: La Costa Serena, 8000 ans d’histoire entre terre et mer

La Costa Serena, aussi appelée la Plaine d’Aléria se situe à mi-chemin entre Bastia et Porto-Vecchio. C’est une micro-région très agréable où l’on peut pleinement profiter des merveilles de la nature: sommets enneigés, vignes ou encore bord de mer. Nous y étions l’an dernier en mars, donc le temps était un peu instable, mais nous avons saisi un rayon de soleil pour nous approcher de l’Etang d’Urbino.

L’étang d’Urbino, avec ses 750 hectares, est le deuxième plus grand de Corse après Biguglia. Il est alimenté par les ruisseaux et la mer, et est fermé par un cordon littoral peuplé de chênes verts et de pins maritimes. Autour de l’étang, ce sont principalement des petits marais qui offrent une belle diversité écologique. Il est d’ailleurs inscrit en ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique). C’est le lieu idéal pour l’observation des oiseaux et on peut même y voir des espèces rares et menacées ainsi que des espèces en reproduction. Vous pouvez croiser entre autres, des flamants roses, des cols verts, des sarcelles d’hiver, des grands cormorans ou encore les grèbes huppés avec leur petite crête noire. Le mélange eau douce et eau de mer permet à l’eau d’être très saine et riche en plancton. C’est pourquoi la pêche, l’ostréiculture et la mytiliculture (culture des moules) sont les principales activités de l’étang.

Nous nous sommes arrêtés juste à côté du restaurant sur pilotis (sur la commune de Ghisonaccia) qui semble être l’endroit incontournable pour manger les poissons et crustacés de l’étang. Comme je le disais précédemment, nous y étions en mars et le restaurant n’avait pas encore réouvert pour la saison. Nous nous sommes donc contentés d’une petite sieste au bord de l’eau avec les poules et coqs pour nous distraire 🙂
Cliquez-ici pour voir la page Facebook du restaurant.

Après avoir repris des forces, nous nous sommes attaqués à un gros morceau de l’histoire corse: Aléria.

Aléria, aussi appelée Alalia à l’époque phocéenne, bénéficie d’un emplacement idéal. Le village est bâti au sommet d’une colline permettant aux bêtes de pouvoir brouter tranquillement sans être dérangées mais aussi de pouvoir surveiller ce qu’il se passe aux alentours. En contrebas, on utilise les richesses offertes par la nature: déjà les ressources alimentaires que l’on trouve autour des étangs et la mer: poissons, coquillages, crustacés mais aussi les oiseaux ou encore leurs œufs ; on récupère le sel de la mer, ressource très convoitée pour la conservation des aliments; et puis on se sert des roseaux des marécages pour fabriquer différents types d’objets (des nasses pour pêcher par exemple). Cette ouverture sur la mer permet de développer de formidables échanges avec l’extérieur, tant au niveau commercial que culturel, mais elle permet aussi aux envahisseurs de venir facilement coloniser la plaine. En effet, c’est une zone qui a été habitée dès l’époque préhistorique, puis les phocéens sont arrivés, suivis des étrusques (peuple originaire d’Italie Centrale qui est organisé, disposant d’armes et de navires) qui se sont largement installés à Aléria avant que les romains n’arrivent pour mettre la ville sans dessus dessous. La Plaine disposant de nombreuses ressources: les coquillages mais aussi le cuivre, le miel, le liège, le bétail ou encore les minerais, tous voulaient conquérir Aléria.

C’est aux phocéens, les premiers colons, que l’on doit la plantation de vignes et d’oliviers autour d’Alalia. Désireux de développer leur commerce maritime, et d’étendre la négoce de vin avec la Gaule Celtique, les phocéens ont largement contribué à l’installation de la ville. Les étrusques, installés en Sardaigne, en Toscane et en Sicile, ont compris la menace qu’ils représentaient, et ont décidé de leurs déclarer la guerre. S’en suit alors la grande bataille d’Alalia en pleine mer (probablement aux alentours de Bonifacio) où les Etrusques ont battu les phocéens, les obligeant ainsi à quitter Alalia. De là, plusieurs hypothèses subsistent, certains pensent qu’ils ont totalement quitté les lieux, d’autres pensent que les deux peuples ont cohabité paisiblement dans la cité. La seconde option seraient la plus probable d’après les fouilles archéologiques faîtes sur le terrain car ils ont trouvé des objets mélangeant les deux cultures. Les étrusques ont continué à développer le commerce d’Alalia, puis finalement, ce sont les romains qui ont décidé de mettre leur grain de sel. Alalia prend ainsi le nom d’Aléria, et devient la capitale administrative et politique de la Corse. On peut dire que les romains ont mené la vie dure aux autochtones (contrairement aux étrusques), et n’ont pas fait du bien au développement local. Famine, épidémies, rebellions, esclavages, appauvrissement des terres; voila ce qu’ont vécu les corses lors de cette sombre époque. Il faudra attendre plus de 60ans, qu’un dénommé Octave Auguste décide d’implanter une architecture plus aboutie à Aléria avec un forum, des thermes ou encore un amphithéâtre pour redonner un peu de vie à la cité romaine.

Les ressources d’Aléria

Cratère étrusque de « Peirithous aux enfers », le personnage est attaché à un arbre, et est surveillé par un dragon.

Ci dessus, un vase que l’on appelle « Askos » qui pouvait servir par exemple à servir l’huile. Bien souvent, l’askos a une forme zoomorphe (animale). Ici on reconnaît très bien le canard.

Stamnos, vase étrusque qui permettait de récupérer les offrandes solides (comme les grains). Ici, on voit deux personnages chevauchant des dauphins.

Ici, un « rython » à tête de mulet qui servait de gobelet et contenait bien souvent du vin. D’après les philosophes grecs Chaméléon d’Héraclée et Théophraste, on ne donnerait de rython qu’aux héros.

Catherine Mienville-Lanfranchi, connue sous le nom d’artiste « La méduse du Fium’Orbu » s’est amusée à recréer des rythons à sa façon et en s’inspirant des rythons du Musée d’Aléria pour son exposition. Découvrez ici sa Page et ses vidéos.

Si vous souhaitez en lire davantage, je vous recommande la publication mise à disposition par le réseau Canopé, le réseau de création et d’accompagnement pédagogiques. On y découvre toute l’histoire d’Aléria, ses colonies mais aussi la vie quotidienne et un focus sur les œuvres exposées au musée d’Aléria. Vous pouvez télécharger gratuitement le PDF en cliquant ici. Je vous recommande vivement de le lire, c’est passionnant. Je les remercie d’ailleurs pour cette mine d’informations.

Vous avez d’ailleurs d’autres publications qui sont disponibles si vous cliquez ici. (De la gastronomie corse aux maladies en passant par la création d’un jardin botanique). Vous avez de quoi vous distraire un petit moment 🙂

Et après la visite du musée, vous pouvez accéder au site archéologique des thermes. Je vous invite à relire l’article que j’avais écrit sur les Thermes de Caracalla à Rome pour bien comprendre les différents espaces et lire la recette hardcore du dentifrice made in Roma 😀 Cliquez ici

Informations pratiques:

A seulement 2€ le billet d’entrée, il est impossible de s’en priver 🙂 vous aurez accès au musée Jérome Carcopino puis aux zones archéologiques. C’est un modeste musée, mais qui contient de vrais trésors. Si vous aimez les périodes antiques et la mythologie, je vous conseille vivement cette cité millénaire. Vous aurez en plus un superbe panorama.

Pour accéder au site Officiel de l’Office de Tourisme de la Costa Serena, veuillez cliquer ici et pour découvrir les musées de Corse, ça se passe là.

[Fréjus]: Escapade culinaire au Clos des Roses

Dans le cadre du Salon des Influenceurs du Web qui s’est tenu la semaine dernière à Saint-Raphaël, j’ai eu l’occasion de participer à un blogtrip culinaire organisé par l’Office de Tourisme de l’Estérel.

J’avais déjà repéré le Clos des Roses il y a quelques temps lorsque j’étais à la recherche du cadeau parfait pour l’anniversaire de l’amoureux, et finalement j’étais partie un peu plus loin dans le Var, à Sanary. J’avais longuement hésité avec le Clos de Rose car le domaine viticole propose des packages clé en main avec les coffrets cadeaux, et c’est franchement pratique. J’étais intéressée par la formule « Séjour Romantique » à 299€ qui comprend une nuit dans la chambre confort avec petit déjeuner, dîner (E/P/D à la carte avec coupe de champagne), puis l’accès au hammam et à la piscine, qui est chauffée d’avril à octobre ; le tout, avec une vue imprenable sur le vignoble et les oliviers… le rêve à porter de main puisque nous habitons à 30km de là. Finalement, mon choix s’était porté sur Sanary à l’hôtel de la Farandole car je souhaitais avoir une vue mer depuis la chambre.

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En tout cas, j’ai été absolument ravie de découvrir le programme de ma journée avec la demie journée prévue au Clos des Roses. Car en effet, dans les Alpes-Maritimes, il n’y a pas tant que ça de vignobles, et encore moins un vignoble proposant autant d’options tant pour le touriste lambda qui vient visiter et déguster les vins, que pour le professionnel qui veut organiser un déjeuner d’affaire ou louer les locaux pour faire sa réunion. D’autre part, le vignoble a la singularité d’être installé sur une terre volcanique, ce qui rend la visite d’autant plus intéressante puisque c’est très rare.

Découvrons ensemble le magnifique domaine de la Famille Barbero (que je remercie au passage pour leur accueil très chaleureux)…

Notre journée s’est inaugurée au domaine, avec un cours de cuisine orchestré par Fabien Pasquale, le Chef du restaurant. Il s’est montré très patient avec nous, et nous a transmis la passion qu’il a pour la cuisine, pour les produits de saison et pour le terroir. Au menu: Filets de Saint Pierre en croûte de tandoori, risotto aux herbes et parmesan, petits légumes de printemps du potager et chantilly aux deux agrumes. La recette était à notre portée et parfaitement adaptée à nos attentes. C’est cette même recette qui nous a été servie au moment du déjeuner et c’était une explosion gustative… un vrai RÉGAL ! En dessert, nous avons eu un fondant à la pistache (OMG) avec une tuile au gruau de cacao et des fruits frais… une vraie révélation ce petit fondant… Je risque d’ailleurs de vous en proposer ma version très bientôt sur le blog 😀 ça m’a donné envie d’essayer. Et puis bien sûr nous avons goûté les vins du domaine, ce pourquoi nous étions là.

C’est Alexia qui s’est chargée de nous faire à la fois la visite du vignoble, de la petite chapelle du domaine (non sacralisée mais que l’on peut tout de même privatiser pour un mariage), de la cave et qui nous a fait la dégustation dans le salon prévu à cet effet. Ses explications sont claires, précises et ponctuées d’anecdotes. J’ai beaucoup apprécié. Elle nous a entre autre expliqué le procédé pour obtenir un vin rosé très pâle, vin dont la tendance rencontre un vif succès actuellement. C’était passionnant.

Mesdames, vous serez d’ailleurs ravies d’apprendre que le Maître de Chais du domaine, soit la personne qui élabore les vins, est une femme, chose assez rare dans le milieu. Les femmes ont une place de choix au Clos des Roses (d’où son nom d’ailleurs), et cela s’en ressent de par la décoration des espaces jusqu’aux packagings des bouteilles. Tout est élégant et raffiné.

Le potager du Clos des Roses

Deux autres choses ont retenu mon attention: l’engagement & le respect du terroir. En effet, depuis deux ans, le domaine n’utilise plus aucun pesticide sur les vignes.Tout est traité de façon naturelle, avec du souffre, du cuivre ou encore de la purée d’orties pour appréhender les potentielles maladies. Et jusque là, ça marche ! Cette terre volcanique y est peut-être pour quelque chose ? Car il paraît que c’est très difficile. Alors bravo ! Et puis ça ne les empêche pas d’être modernes et dans l’air du temps, à en croire par exemple le pressoir dernier cri qui se trouve dans la cave 🙂 une vraie petite merveille de la technologie.

Les rosés sont les vins phares du domaine, mais vous y trouverez bien évidemment des rouges et des blancs. Le Clos des Roses vient d’ailleurs tout juste d’obtenir une médaille d’or sur un AOC Rouge Côtes de Provence 2015 que le jury du Concours Général Agricole de Paris a trouvé très prometteur. Il est composé de 50% de Syrah et 50% de grenache. Personnellement, le vin que j’ai préféré est un blanc qui porte le doux nom de Mademoiselle Rose.

Pour finir, nous avons visité deux des chambres de l’hôtel, la confort et la prestige, elles sont magnifiquement décorées et offrent une vue imprenable sur le vignoble et la piscine. Et entre nous soit dit, j’ai préféré la confort qui est superbement agencée et plus lumineuse que l’autre. Et comme je suis sympa, je vous donne une petite astuce supplémentaire: préférez la réservation en direct à la réception, par téléphone ou via leur site officiel pour avoir le petit déjeuner offert, autrement, via un autre réseau de réservation, il vous faudra vous délester de 15€ supplémentaires 😉 Si vous appelez, n’oubliez pas de donner le code « Breakfast » pour en bénéficier.

En tout cas, gardez l’œil ouvert sur Facebook, Twitter ou par leur newsletter car le Clos des Roses est un domaine très dynamique qui propose sans arrêt des événements à ne pas manquer. Le prochain en date aura lieu le 23 Mars avec une soirée Jazzy et SURTOUT SURTOUT, la fête du printemps le 25 et 26 mars avec un accès libre à la cave et tout plein de surprises prévues ce week-end là. Si au passage vous voulez vous ressourcez au cours d’une séance de yoga au milieu des vignes, alors rendez-vous les samedi et dimanche à 14h30. Pensez à réserver.

Cliquez ici pour accéder au Site Officiel, ici pour le programme de la fête du printemps et ici pour les coffrets cadeaux. Et pour suivre leur actualité: retrouvez les sur Facebook, Instagram & Twitter.

Un grand merci à Esterel Côte d’Azur, à la Famille Barbero et à Claire pour l’organisation de ce beau programme, et bravo à Laurence pour la programmation artistique détonante 🙂 Je suis aussi ravie d’avoir fait la rencontre de blogueurs de choc: A day in the world, Mymy and Cie, Bistro de Jenna, Sarahtatouille, Papa en Cuisine et Lila du Meilleur Pâtissier. Un très joli moment en votre compagnie.

La prochaine fois, je reviendrai avec mon amoureux 🙂

Petite crème à la rose & purée de framboise

Cette année pour la Saint Valentin, j’avais envie de régaler mon amoureux à la maison, et pour le dessert, je lui ai préparé une crème à la rose surmontée d’une purée de framboises et d’un petit chocolat Jeff de Bruges aux pétales de roses.

C’est un dessert très simple à réaliser, mais qui nécessite au moins 2 heures de réfrigération le temps que la crème prenne.

Ingrédients:

  • 2 CS d’arôme de rose
  • 2.5 CS de sucre gélifiant (ou sucre en poudre classique)
  • 30 cl de lait
  • 2 CC de farine
  • des framboises fraîches
  • un peu de sucre glace

Préparation:

Dans une casserole sur feu moyen, ajoutez le lait, l’arôme de rose et le sucre et mélangez bien. Ajoutez ensuite la farine en la tamisant si possible pour éviter les paquets puis mélangez de nouveau. Il faut que le mélange épaississe un peu et/ou que vous sentiez une différence de densité lorsque vous mélangez avec la cuillère en bois. Au bout de 10 min de cuisson, filtrez votre préparation pour éliminer les grumeaux puis placez dans des petites verrines. Placez au frais pour au moins 2h. Avant de servir, vérifiez d’abord la consistance de votre crème en la remuant un petit peu pour la faire trembloter, puis préparez votre purée de framboises en les écrasant tout simplement à l’aide d’une fourchette. Si l’acidité vous dérange, ajoutez-y un peu de sucre glace. Placez votre purée sur la crème à la rose, posez deux framboises sur le dessus puis saupoudrez les de sucre glace. Servez aussi tôt ou remettez les au frais, puis placez votre décoration en chocolat ou en biscuit juste avant de servir.

Bon Appétit

Saint-Michel de Murato, l’une des plus belles églises de Corse

L’église Saint Michel de Murato est considérée comme étant l’une des plus belles églises de Corse. Située au nord de l’Île de Beauté, elle se trouve à seulement 25 minutes de Saint-Florent et à 35 minutes de Bastia.

Bâtie au 12ème siècle lorsque la Corse était gouvernée par Pise, elle se différencie des autres églises de par son style roman pisan. Les pierres calcaires ont donné la couleur blanche, et la serpentine le vert. Cette mode du bicolore et de l’alternance d’une pierre calcaire claire avec un ton plus foncé a elle même été inspirée de l’architecture arabo-andalouse à l’époque.

Les églises du style roman pisan sont généralement très sobres et plus petites que la moyenne. Et au delà des symboliques catholiques que l’on retrouve généralement dans les églises, on retrouve ici des influences plus mystérieuses qui pourraient se rapprocher des croyances et légendes celtes. Étrange de trouver cela en Corse, n’est-ce pas ? Si vous souhaitez en savoir plus, Michel Claveyrolas explique cela très bien, alors cliquez-ici.

Ce qu’il faut retenir de toute cette histoire, c’est de prendre le temps de contempler les détails lorsque vous visitez une église ou une chapelle Corse car ces « détails » ne sont pas là par hasard et chaque forme, personnage ou animal a une symbolique bien précise. Ces édifices sont bien plus mystiques que ce que vous ne pouvez imaginer 😉

Ce jour là, les nuages étaient très bas, et il y avait ces mystérieux hommes corses qui étaient plantés devant la porte, peu disposés à en partir et qui semblaient surveiller l’église. Ce jour là, j’ai vraiment ressenti l’âme de l’Île de Beauté: une terre riche de culture, de traditions et de croyances. C’était très beau. Il ne manquait plus que les chants polyphoniques et on était au top :p

Un peu plus tôt dans la journée, à Saint-Florent, le temps a été plus clément et le soleil a fait une belle apparition le temps de notre pique nique. Car oui, nous avons célébré Pâques à la façon corse, soit un pique-nique en famille que l’on appelle la Merendella, en dégustant le cacavellu, une brioche de Pâques à la fleur d’oranger en forme de couronne et dans laquelle on a glissé un oeuf entier avec sa coquille au moment de la cuisson. En effet, pendant les 40jours du Carême, il est normalement interdit de consommer des œufs, et cette brioche marque la fin de la fête. Nous avons aussi goûté la Tarte Paysanne, une autre spécialité sucrée aussi connue que le Fiadone, qui ressemble à un gâteau génois avec un glaçage au chocolat. C’est un gâteau typique qui est consommé lors des fêtes de famille.

Bien sûr, Pâques est une période sacrée pour les croyants, et les célébrations sont multiples. Je vous recommande d’aller faire un tour en Sartène, la plus corse des villes corses si l’on en croit Mérimée 🙂 Bon je vous l’accorde, ce n’est pas vraiment le même coin… Saint-Florent se trouve en Haute Corse, tandis que Sartène se trouve à l’opposé en Corse du Sud, près de Propriano, soit à près de 4h de là…

Oui mais ça vaut le coup ! En effet, Sartène a gardé ses traditions les plus anciennes, notamment le Catenacciu, une procession impressionnante qui a lieu le soir du vendredi saint mettant en scène le chemin de Croix du Christ par les pénitents. Personnellement, c’est une procession que j’ai très envie de voir.

En attendant, je vous propose une petite balade sur le Port de Saint-Florent, et dans le Parc de la Citadelle.

La Corse, je te dis à très bientôt car nous revenons te voir en juin ❤

Crevettes à la pékinoise

Les crevettes à la pékinoise, ou crevettes sauce piquante font partie de mes plats asiatiques préférés avec les nems. J’avais envie d’essayer cette recette à la maison alors j’ai improvisé avec ce que j’ai trouvé dans mes placards, et je suis contente de constater que ça sent le restaurant chinois dans ma cuisine 😀 Finalement, j’ai pu retrouver plus ou moins les bons ingrédients sans suivre une recette. Si vous connaissez la recette exacte, je serais ravie cependant de la connaître 🙂

Ingrédients:

  • Crevettes décortiquées
  • 2 gousses d’ail
  • 1 oignon blanc
  • 1 poivron rouge
  • Sauce soja
  • Sauce chili sucrée
  • un demi citron vert
  • Huile d’arachide
  • Gingembre en poudre
  • Sel / Poivre
  • Graines de sésame

Préparation:

Commencez par préparer vos crevettes en marinade. Dans un petit saladier, mettez les crevettes roses décortiquées, arrosez de jus de citron vert, salez, poivrez, ajoutez le gingembre en poudre (à défaut de gingembre frais) et enfin ajoutez les gousses d’ail écrasés et un trait d’huile d’arachide. Mélangez bien et réservez dans un coin.

Préparez ensuite vos légumes ; Emincez finement votre oignon, coupez votre poivron en petits cubes (en prenant soin d’enlever les pépins et la partie blanche qui apporte de l’amertume), puis mettez tout cela dans un wok ou un fait-tout avec un peu d’huile d’arachide et sans oublier un peu de sel pour que ça rende l’eau plus facilement. Faîtes cuire sur feu moyen en mélangeant régulièrement avec une cuillère en bois pour que ça n’attache pas au fond, puis une fois que les poivrons sont tendres, ajoutez les crevettes en marinade. Ajoutez ensuite la sauce chili, un bon trait de sauce soja, poivrez bien, resalez un coup et enfin ajoutez les graines de sésame. Mélangez bien jusqu’à ce que la sauce épaississe un peu.

Servez les crevettes sur un bol de riz avec une tranche de citron vert et un petit brin de coriandre et dégustez bien chaud.

Bon appétit !

Top 7 des choses à faire à Barcelone

Il s’agit bien sûr d’une liste très exhaustive des activités possibles dans la capitale catalane mais ayant visité Barcelone le temps d’un week-end seulement, ce n’est pas possible de tout faire. Cependant, en deux jours, ça laisse suffisamment de temps pour voir les incontournables de la ville, à condition d’être bien organisé et de ne pas chômer 🙂

Pour ne pas perdre trop de temps et d’énergie, je vous recommande le pass 10 voyages en métro ; c’est très pratique et vous verrez que vous ferez souvent des allers/retours. Par ailleurs, ce pass est aussi valable dans les bus (je pense notamment au Parc Guëll qui est excentré). J’y reviendrai un peu plus tard dans un prochain article consacré à Gaudi.

Alors, c’est le moment de découvrir notre top 7 des activités à faire à Barcelone…

1. Remonter la Rambla et faire du shopping

Le centre historique s’articule autour de la Rambla, qui va du port jusqu’à la Plaça de Catalunya. C’est un lieu particulièrement animé, notamment pour les vendeurs ambulants, les artistes de rue et vous y retrouverez bien sûr d’innombrables boutiques. Toutes les grandes multinationales sont là, donc à moins d’habiter un trou paumé, ce n’est pas utile de perdre du temps dans ces boutiques-là; en revanche, si vous vous aventurez dans les plus petites rues, vous trouverez des boutiques locales bien plus intéressantes.

C’est aussi le lieu idéal pour acheter vos souvenirs si vos proches ont été sympas avec vous dernièrement :p

Je vous invite également à lever le nez un peu plus haut que la devanture des magasins car vous y verrez de magnifiques façades. 🙂

2. Se perdre dans les ruelles

Le meilleur moyen de découvrir une ville et de ranger son petit plan un instant pour se perdre dans les ruelles. On a donc parlé des petites boutiques pleines de charme ; je vous recommande la marque Florencia qui propose des vêtements féminins très sympas, mais aussi Natura, une boutique soucieuse de l’environnement dans laquelle on trouve plein de choses: vêtements, bougies, livres mais aussi des coussins en forme de jambon 😀

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Site Officiel de Florencia
Site Officiel de Natura

En dehors du shopping, il est très agréable de sortir des sentiers battus, de découvrir les places et les églises. Et si vous avez notre chance, de tomber sur un groupe de percussionnistes pour vous accompagner dans la balade 🙂

3. Admirer les œuvres de Gaudi

Antoni Gaudi est un architecte complètement fêlé, mais ô combien exceptionnel et à qui on doit les plus belles pépites de Barcelone, et dieu sait qu’elles sont nombreuse. A commencer par l’emblème de la ville: la Sagrada Familia. On citera aussi le Parc Guëll, la Casa Battlo ou encore la Casa Milà. Mais étant l’un des artistes que je respecte le plus, je me dois de faire un article à part entière sur Gaudi, j’ai tellement à vous dire là dessus 🙂

4. Monter dans le Mirador de Colom pour une vue panoramique à 360°C

En arrivant en bas de la Rambla, vous apercevrez le Port de Barcelone. Bien que l’appel de la paella soit très fort, je vous invite à vous arrêter un instant près de la Statue de Christophe Colomb: El Mirador de Colom. A priori, rien de particulier… c’est une statue, rien de plus… Que nenni les enfants… vous pouvez entrer à l’intérieur, et en délestant votre porte monnaie de 6€,  vous emprunterez l’ascenseur le plus étroit qu’il vous ait été donné de prendre pour arriver tout en haut et avoir une vue panoramique sur toute la ville. J’ai le vertige donc j’ai rasé les murs une fois en haut, mais honnêtement, ça vaut la peine.

5. Flâner sur le port

Une fois que vous avez quitté Colombus, deux options s’offrent à vous… Vous pouvez rejoindre la presqu’île où se trouvent le Centre Commercial MareMagnum (au passage le seul endroit possible pour le shopping le dimanche) et l’aquarium… ou deuxième option, celle qu’on a choisi: remonter les docks en direction du Quartier de Barceloneta jusqu’à la Plaça de Mar pour aller voir la mer. C’est une balade très agréable à faire s’il fait beau et si vous n’êtes pas pressés par le temps. Sachez que bons nombres d’activités sont possibles à cet endroit car en effet, vous pourrez louer des vélo, trottinettes ou encore faire du segway ou du roller. Et bien qu’un peu touristique, je vous conseille de vous arrêter en chemin sur la Plaça de Pau Vila près du Museu d’Historia de Catalunya pour manger une bonne paella en terrasse. J’aurai évidemment une adresse à vous suggérer 😉

6. Visiter le mercado de la boqueria & y manger des spécialités

Etant donné que l’Espagne, c’est un peu THE place to be si on veut se faire un week-end placé sous le signe de la gastronomie, je vais finir par deux endroits gourmands. Le premier, le marché le plus typique et aussi le plus touristique de la ville: El Mercado de la Boqueria qui se trouve sur la Rambla. C’est un endroit absolument fantastique si on aime découvrir les spécialités locales. C’est assez marrant de voir aussi les jus de fruits de toutes les couleurs et les brochettes de fruits, et malheureusement, j’ai oublié de faire la photo (WHATTTTTT ???). Notre seul regret a été le manque d’installations dans le marché pour pouvoir se restaurer en étant bien installés. Nous avons acheté des spécialités à droite à gauche, et finalement on s’est aventurés dans le petit parc derrière le marché, à manger assis sur un muret dégueu, au milieu des pigeons et des SDF… il y a mieux, c’est certain. Nous avons quand même adoré l’ambiance de ce marché, et c’est pour moi le Number One de cette liste… A faire absolument.

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7. Faire le musée du Jamon

Juste en face du marché, vous aurez le Musée du Jamon (qui se prononce Ramone) qui étoffera vos connaissances en matière de jambon cru, LE produit le plus typique d’Espagne. Personnellement, je n’en mange jamais car je n’aime pas trop ça, donc je l’ai surtout fait pour faire plaisir à l’homme mais aussi pour en savoir plus sur la production de jambon ibérique. Bien que le prix soit élevé (19€ la visite + la dégustation), et que l’organisation soit comme ci comme ça (on vous annonce une ouverture à 11h30 mais en fait c’est une heure après…), nous avons beaucoup aimé ce musée ludique et bien expliqué et la dégustation était fort sympathique. On vous apporte une sélection de différents jambon, du moins fort au plus goûtu, accompagné d’un verre de vin local, et la guide vous explique les différences entre tous les jambons. Surprise pour moi car le jambon que j’ai le plus apprécié, s’avère être le plus fort et le plus tenace en goût: le Huelva. En tout cas vous verrez, aucun de ces jambons ne se ressemblent. C’est passionnant. En sortant, n’oubliez pas de faire un petit tour à la boutique, c’est fascinant de les voir trancher les jambons 🙂

Réservation en ligne ou sur place

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Site Officiel de l’Office de Tourisme de Barcelone
Site Officiel de l’Office de Tourisme d’Espagne
Site Officiel de la Jamon Experience

Velouté de courgettes au chèvre

Même si les températures semblent s’être radoucies ici sur la Côte d’Azur, le temps reste morne et on a qu’une envie après le boulot: rentrer à la maison, se blottir dans son plaid tout doux et manger un velouté gourmand pour se réchauffer. Découvrez ma recette simplissime du velouté de courgettes au chèvre… Vous m’en direz des nouvelles 🙂

Ingrédients (pour 4 personnes) :

  • 2 oignons blancs
  • 3 belles courgettes
  • huile d’olive
  • fromage de chèvre en buche
  • bouillon à l’huile d’olive et aux herbes
  • sel /poivre

Préparation:

Émincez vos oignons, salez et faîtes les revenir dans de l’huile d’olive sur feu moyen en surveillant bien la cuisson pour ne pas les faire brûler. Une fois les oignons devenus un peu translucides, baissez sur feu doux et couvrez le temps de préparer vos courgettes.

Avec un épluche-légumes, épluchez une bande sur deux de la courgette afin de garder la belle couleur verte, tout en diminuant l’amertume. Coupez les en tronçons ou rondelles puis ajoutez les aux oignons ; Salez pour aider les légumes à rendre leur eau.

Quand les courgettes sont elles aussi cuites, faîtes fondre un cube de bouillon à l’huile d’olive et aux herbes dans une petite casserole remplie de moitié avec de l’eau, puis versez la totalité du bouillon sur les courgettes. (Il faut que cela recouvre totalement les courgettes).

Pour le fromage, j’ai utilisé une bûche de chèvre deux fois plus larges que celles que l’on trouve habituellement en supermarché, et j’en ai utilisé une grande tranche, mais si vous utilisez une bûche de taille traditionnelle, alors vous pouvez en mettre deux puisqu’elles sont plus petites. Détaillez en petits bouts et ajoutez le fromage dans le fait-tout. Enfin, passez tout au mixeur plongeur jusqu’à ce que le velouté soit bien lisse, salez, poivrez, décorez de quelques morceaux de chèvre émietté et d’une feuille de roquette puis dégustez bien chaud.

Bon appétit

Poulet au riesling et spaetzles au munster

Aujourd’hui, nous allons mettre l’Alsace dans nos assiettes avec cette délicieuse recette de poulet au riesling accompagné de spaetzles recouvertes de munster… un plat pas forcément très light à cause du fromage, mais si bonne et réconfortante qu’on ne prend pas la peine de s’en priver 🙂 Découvrons ma recette

Ingrédients (pour 4 personnes):

  • spaetzles fraîches
  • 3/4 d’un munster
  • 2 oignons émincés
  • 3 gousses d’ail
  • Des aiguillettes de poulet
  • 1 mélange forestier surgelé
  • 1/2 paquet de champignons de paris émincés
  • 1 petite bouteille de riesling
  • persil plat
  • sel / poivre
  • un peu de farine
  • une petite brique de crème liquide allégée

Préparation:

Dans une poêle, faîtes revenir l’ail écrasé avec les oignons et un peu d’huile d’olive ou de beurre et du sel. Au bout de 10 minutes, ajoutez vos champignons et salez de nouveau un petit peu pour aider les champignons à dégorger et à rendre leur eau. Ajoutez une rasade généreuse de vin blanc, ajoutez une bonne poignée de persil plat émincé, ajoutez vos blancs de poulet cru que vous recouvrez bien de sauce puis laissez réduire la sauce sur feu doux. Vous pouvez ajouter un peu de farine pour faire épaissir la sauce, mais sinon en refroidissant, elle va naturellement devenir plus dense.

Dans une autre poêle, faîtes revenir vos spaetzles avec une belle noisette de beurre pour les faire dorer 6 à 7 minutes en remuant bien pour ne pas les laisser brûler.

Enfin, dans une petite casserole faîtes fondre votre munster coupé au préalable en morceaux, puis ajoutez les 3/4 d’une brique de crème liquide allégée et remuez bien.

Dressez votre assiette avec d’un côté le poulet et les champignons, et de l’autre, les spaetzles recouvertes de fromage puis servez bien chaud avec un verre de riesling.

Bon appétit !