[Côte d’Azur]: Le Relais de la Pinède, une petite pépite de la gastronomie

Pour ceux qui habitent aux alentours du Pays de Grasse, vous avez forcément déjà entendu parler du Relais de la Pinède situé entre Mouans-Sartoux et la Roquette sur Siagne.

Créé il y a plusieurs années, ce restaurant de type familial a connu plusieurs propriétaires pour finalement retomber entre les mains d’un descendant du fondateur en décembre dernier. Après avoir effectué de nombreux travaux de rafraîchissement et d’aménagement, le Chef-Propriétaire Fabien Rouvier a pu ré-ouvrir les portes de l’établissement en début mars.

C’est dans un bel écrin de verdure, entourés de pins et sous le chant des cigales que nous avons découvert cet établissement très convivial. La décoration intérieure est sobre et chic, avec une salle très lumineuse qui donne sur la pinède. Le must ? La cuisine ouverte sur la salle qui permet de voir le Chef en action. A ce propos, j’ai aussi beaucoup aimé les lampes avec l’intérieur façon cuivre qui nous rappelle les casseroles d’antan.

Fabien Rouvier: qui est-il ?

Lui-même originaire de Mouans-Sartoux, Fabien Rouvier a fait ses classes chez les plus grands. Le Carlton à Cannes, Terre Blanche à Tourrettes, l’Hôtel Président Wilson à Genêve ou encore le Ritz et le Prince de Galles à Paris, il a travaillé aux côtés de trois grands noms de la gastronomie: Stéphanie Le Quellec, Philippe Jourdin ou encore Michel Roth.

Avec tout le savoir et la maîtrise qu’il a pu acquérir auprès de ces chefs étoilés et « Meilleurs Ouvriers de France », le mouansois a décidé de revenir sur la terre de ses ancêtres, bien déterminé à faire revivre le restaurant de son enfance: le Relais de la Pinède.

Il y a quelques temps, j’ai eu la chance d’aller goûter sa cuisine fraîche et inventive et nous avons laissé carte blanche au chef pour surprendre nos papilles…

Découvrez ce qu’il nous a mijoté.

Le Menu du Chef

Champagne / Cake à la riquette et jambon

Ventrêche de thon mariné façon pan bagnat,vinaigrette citronnée et sauce fraise-pastèque

Filet de perche, infusion à la verveine sur lit de courgettes niçoises et velouté de courgettes

Volaille fermière aux petits croutons, ratatouille et émulsions ratatouille et marjolaine

Panna Cotta comme un yaourt et fruits rouges frais

*****

De l’entrée au dessert, tout était absolument divin… Et dieu sait que je peux être difficile parfois et aussi très exigeante. Le chef et sa serveuse Marina m’ont conquis, c’était un sans faute. Nous avons passé un délicieux moment en leur compagnie, nous avons été reçu comme à la maison et tout était juste succulent. Les cuissons sont maîtrisées à la perfection, les assaisonnements sont incroyablement équilibrés et bien dosés, tout est en harmonie et on peut aussi découvrir des saveurs que l’on connait moins comme le poivre de timut ou l’huile de cardamome.

Le Chef construit chaque plat en sélectionnant précieusement trois éléments: un ingrédient principal, un accompagnement et un condiment. La cuisine est toujours de saison, et le Chef se fournit autant que possible chez les producteurs locaux.

Les midis, vous pourrez vous régaler avec un menu à 22€ (E/P ou P/D) et un à 26€ (E/P/D), idéal pour les budgets plus serrés et pour les déjeuners d’affaire (service rapide et efficace) et le soir, vous pourrez opter pour l’un des trois menus: un à 36€ (E/P/D), un à 47€ en 4 services et enfin l’apothéose à 62€ avec le menu « les yeux fermés » en plusieurs services (recommandé pour tous les convives) où comme nous, vous laissez le Chef vous surprendre. Le soir, c’est « THE place to be » si vous avez quelque chose à fêter. J’ai d’ailleurs recommandé ce restaurant à mes parents pour leur trentième anniversaire de mariage, et ils ont trouvé l’endroit exceptionnel 🙂

Impossible que vous soyez déçus, j’attends d’ailleurs votre retour d’expérience ici sur le blog. A ce propos, j’ai parfois des lecteurs qui me contactent par le formulaire pour faire leurs réservations et/ou pour me faire part de leur expérience ; n’hésitez pas, je transfère vos messages aux établissements dès réception du mail.

Rendez-vous vite sur leur Page Facebook en cliquant-ici ou sur leur compte Instagram ici et .

Le Relais de la Pinède – 1300 Route de la Roquette – 06370 Mouans-Sartoux
Pensez à réserver au 0493752829

A très bientôt et encore un grand grand merci à Fabien et Marina pour leur accueil, pour leur gentillesse et générosité et pour leur bienveillance. Ce n’est pas tous les jours que l’on rencontre des personnes aussi touchantes.

[GRASSE]: A la rencontre des parfumeurs

Dans le cadre d’une collaboration avec Kiosque, le magazine gratuit distribué chaque mois dans la Ville de Grasse, nous avons fait un dossier sur les Créateurs de Parfums en cœur de ville. Nous avons eu la chance d’aller à la rencontre de ces artistes qui font perdurer l’histoire et les traditions de Grasse, ville connue mondialement pour être la Capitale des Parfums… Bien sûr, cela serait trop long de vous conter l’histoire détaillée de chacune de ces maisons ; C’est pourquoi, je compléterai le dossier au fur et à mesure avec des articles mettant en lumières certaines d’entre elles. Il me reste d’ailleurs à découvrir La Bastide des Arômes (7 rue Jean Ossola) qui propose une très belle gamme de parfums d’ambiance et Cho Nature (28 rue de la Fontette), le petit dernier arrivé en centre ville qui propose des parfums et cosmétiques bio et produits de bien-être. Je les ajouterai au dossier très prochainement.

Les créateurs nous racontaient leurs anecdotes tout en nous faisant découvrir les fragrances qu’ils ont créé. Voyageons ensemble dans ce monde olfactif et découvrez mes coups de cœur…

M.Micallef

M.Micallef, c’est avant tout l’histoire d’une rencontre entre Martine Micallef, la fondatrice et Geoffrey Nejman, le nez de la marque. Dans la vie comme dans le travail, cet heureux couple parcoure le monde à la recherche de nouvelles inspirations. Le savoir-faire français et artisanal est une condition sinéquanone dans leur travail ; Tous les flacons sont dessinés par Martine, ils sont moulés au four dans leur atelier de Grasse, sertis de cristaux de Swarovski et décorés à la main. De la symbolique au packaging, tout est minutieusement pensé.

Et le voyage m’a transporté en Inde avec la fragrance musquée d’ « Ananda », qui signifie « Bien-Être » en langue sanskrit. C’est le bestseller de chez M.Micallef partout dans le monde, et je comprends vraiment pourquoi. C’est une fragrance poudrée, délicate qui apporte confort et réconfort. Ce n’est pas surprenant de savoir qu’il a été lancé lors de la grossesse de Madame Micallef 🙂

On retrouve dans la composition olfactive d’Ananda des notes de prune, de poire, de mimosa, de jasmin ou encore de musc blanc.

Si vous aimez les senteurs plus sucrées et gourmandes, je vous invite à essayer Ananda Dolce de la même gamme, qui sent aussi divinement bon.

M.Micallef vient tout juste d’installer son showroom sur la place aux aires. Vous pourrez y découvrir toute leurs collections, et vous pourrez même faire personnaliser vos flacons au creative desk en ajoutant des initiales, un prénom, un décor ou rajouter des cristaux. Tout le monde rêve d’avoir un flacon unique, non ?

Boutique M.Micallef, 14 Place aux Aires, Site Internet

PHOTO AMBIANCE ANANDA

Molinard

Molinard est une Maison que j’apprécie beaucoup: tant pour sa visite que pour ses fragrances et aussi ses couleurs que je trouve très douces. L’usine historique se trouve à environ 10 minutes à pied, vous pouvez d’ailleurs suivre une visite guidée gratuitement en vous inscrivant sur place, et sinon vous avez la boutique en coeur de ville.

Et quand on parle de douceur et de tendresse, c’est précisément « Tendre Friandise » qui trône dans le placard de ma salle de bain.

J’en profite pour faire un petite aparté sur la façon de ranger ses flacons de parfum à la maison. C’est peut-être votre cas, vous qui me lisez, d’être plus attiré(e) par le flacon que par son jus en lui-même quand vous achetez un parfum ; si tel est le cas, vous aurez naturellement envie de l’exposer sur une étagère pour pouvoir l’admirer chaque jour (et cela se comprend, le marketing impacte énormément le prix final du produit (60% environ), si si je vous jure). Cette exposition n’est pourtant pas recommandée ; En effet, la lumière va altérer les molécules olfactives et le parfum va s’oxyder au fur et à mesure. Le liquide va alors prendre une teinte ambrée et/ou plus foncée et la fragrance ne vous semblera plus aussi agréable qu’avant… c’est normal, il a viré. Les ennemis du parfum sont la lumière, la chaleur, l’humidité et l’air… il est alors préférable de garder les flacons dans leur boîte et de les ranger dans un placard.
Idéalement, on dit que c’est dans la chambre qu’ils sont le mieux, dans la mesure où c’est généralement la pièce la moins chauffée de la maison. Mais après tout, chacun fait ce qu’il veut 😉

Tendre friandise, ma fragrance préférée chez Molinard, me suit depuis plus de cinq ans. C’est une fragrance orientale très gourmande qui se compose de notes de poire, mirabelle, citron vert, musc blanc, pralin, nougat ou encore de vanille. C’est une fragrance chaude, sucrée et épicée qui me fait avoir confiance en moi. Je suis malheureusement très triste d’avoir appris la fin de sa production 😥

Dans le même esprit, vous pouvez donc vous orienter vers deux fragrances: « Secret Sucré » dont la pyramide olfactive semble s’en approcher le plus, et « Le Rêve Nirmala » avec des notes de fruits exotiques, praline, vanille ou encore de mandarine.

N’oubliez pas de sentir Habanita, c’est LE grand classique de chez Molinard.

Boutique Molinard, 37 Place aux Aires, Site Internet

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Gaglewski

Didier Gaglewski, champenois d’origine, est un amoureux du terroir. Après un cours d’œnologie à Paris, il s’est découvert des talents cachés, un très bon palais et une facilité à reconnaître des arômes difficiles à percevoir. Cette expérience sensorielle l’a mené à suivre la formation de parfumeur au Grasse Institute of Perfumes, l’une des écoles les plus prestigieuses dans le milieu, avant de lui-même lancer sa propre marque il y a 8ans.

Cet amoureux des belles choses, de la photographie, de l’art moderne et de la littérature n’a pas peur de retrousser ses manches pour aller à la rencontre des producteurs de plantes à parfum. Il est lui même passé par la cueillette des fleurs, afin de mieux appréhender la matière première, ce pour quoi, il a un immense respect. Il essaie de travailler avec des essences naturelles dès qu’il le peut, ne colore pas ses jus et fait partie des rares parfumeurs à utiliser de l’alcool bio.

Son showroom, installé dans un écrin de pierre, nous permet de découvrir ses 13 fragrances. Sa senteur fumée « Camboui » est une création unique et originale mais mon amour pour les fleurs fragiles et délicates m’ont orienté vers « De mémoire de Rose« , un soliflore fleuri-fruité qui nous donne l’impression de cueillir un bouquet de roses fraîches. Cette création raconte justement sa rencontre avec Michelle Cavalier, une productrice de rose avec qui il travaille, qui s’est battue pour produire des roses bio. L’anecdote était poétique et touchante, et j’ai retrouvé cette émotion en sentant De Mémoire de Rose.

Pour les messieurs, je vous recommande vivement « l’Amiral » qui m’a littéralement fait chavirer. C’est un hespéridé très frais, parfait pour la saison chaude.

N’hésitez pas à aller rencontrer Didier Gaglewski dans sa boutique, il vous fera découvrir ses créations avec beaucoup de passion et de sensibilité, et vous pourrez repartir avec un flacon à prix d’usine.

Didier Gaglewski, 12 rue de l’Oratoire, Site Internet

Galimard

On ne présente plus Galimard qui fait partie des parfumeries historiques françaises. Je suis allée découvrir les fragrances à l’Usine de fabrication (aussi la maison-mère de l’entreprise), et qui se visite gratuitement. Mais si vous êtes à pied en centre ville, pas d’inquiétude, Galimard a une très belle boutique sur le Cours Honoré Cresp.

« L’été dernier » est LA fragrance parfaite pour l’été. Ylang ylang, fleur d’oranger et vanille vous transporteront au bord de l’eau, sous les cocotiers (enfin pas trop quand même, on vous a déjà dit qu’une coco sur la tête pouvait vous être fatale ??).

C’est une fragrance solaire, et qui se décline en parfum, eau de parfum et eau de toilette pour rester accessible à tous les porte-monnaies. Personnellement, j’ai craqué pour l’eau de parfum pailletée… Secouez le flacon et vaporisez ; de jolies paillettes irisées se déposeront sur votre peau bronzée. Un must-have dans la valise mesdames.

Attention tout de même au soleil lorsque vous vous parfumez… le parfum peut en effet tacher légèrement la peau. Pour les peaux plus sensibles ou en cas de doute, je conseille donc de vaporiser l’EDP classique sur les vêtements ou cheveux, et d’utiliser la version pailletée pour une touche glamour en soirée.

Galimard, 22 Cours Honoré Cresp – Site Internet

Nana.M

Céline Ripert, la créatrice de Nana M, s’est chargée cette année de l’ambiance olfactive à l’inauguration d’ExpoRose, la manifestation la plus célèbre de Grasse depuis 47ans. La première boutique a ouvert ses portes le 1er juin dernier dans le centre historique et est tenue par sa cousine avec qui elle travaille. La boutique me fait penser à un boudoir très intimiste dans lequel on se plait à découvrir les huit fragrances installées sur la console en bois. Céline Ripert, issue elle-même d’une vieille famille grassoise, est fière de ses origines et a la volonté de travailler les essences locales et en collaboration avec des artisans du coin. Ses flacons sont par exemple tous soufflés de façon artisanale par Christophe Saba, un maître verrier installé à Biot (une commune située à 20km de là, bien connue pour ses verreries). Ce sont des pièces uniques.

Après avoir hésité entre une fragrance fleurie et une à l’accord cuir, j’ai finalement craqué pour une fragrance emblématique de chez Nana M. qui s’intitule: « Une île, un rêve« . « Voyager si près et si loin en même temps », telle est la devise de cette fragrance. Céline Ripert s’est inspirée des fameuses îles de Lérins, au large de Cannes et de leurs allées d’eucalyptus pour faire cette fragrance très solaire et aromatique. On y retrouve des notes de romarin, de tubéreuse, l’ylang-ylang ou encore de benjoin pour la facette plus ambrée. Un must-have pour des vacances made in Côte d’Azur.

Nana.M, 21 rue Amiral de Grasse – Site Internet

Olivier Durbano

Olivier Durbano n’est pas un créateur comme les autres… Poussez la porte de son échoppe et il vous transportera dans le monde mystique des pierres précieuses et des parfums minéraux. Comme je lui disais lors notre rencontre, il a créé à lui seul une facette de la parfumerie qui n’a jusque là, jamais été explorée. Créateur complet, vous trouverez aussi dans sa boutique des étoles rares mais aussi et surtout des bijoux uniques faits de pierres précieuses. C’est un voyageur de l’âme passionné, qui veut apporter amour et émotion au travers de son travail.

Olivier Durbano créé un parfum par an, et j’ai beaucoup aimé le petit dernier qui honore le « Lapis-Lazuli », une pierre qui est utilisée depuis la nuit des temps pour la fabrication de bijoux ou encore en peinture. Cet artiste-poète passionné par la spiritualité, créé ses bijoux et ses fragrances en s’inspirant de légendes et de symboliques.

Lapis-Lazuli est une fragrance boisée aromatique dans laquelle on retrouve des notes d’absinthe, de clou de girofle, d’épeautre, de bois de cèdre ou encore d’élémi et de baume de tolu. Ce grassois d’origine, aime utiliser dans ses parfums des essences rares et on découvre avec plaisir des huiles jusque là inconnues (je pense notamment aux deux dernières qui ont été citées). Pour reconnaître ce parfum, cherchez le bleu profond du Lapis-Lazuli et vous le retrouverez 😉

Et n’oubliez pas de regarder au fond de votre flacon… Olivier Durbano y glisse toujours une petite surprise.

Qui saura deviner la future pierre mise en scène par Olivier ? Pour le découvrir, rendez-vous en septembre pour le lancement de la prochaine création. J’ai déjà hâte d’y être.

Olivier Durbano Pierres Poèmes, Place aux Aires / 7 rue des moulinets – Site Internet

Isnard

« Longo Maï », qui signifie en provençal « Que cela dure encore longtemps », est une fragrance purement grassoise, qui sublime la rose centifolia, la célèbre rose de Grasse. On prononçait cette phrase aux couples fraîchement mariés pour que leur amour dure toujours.

La Famille Isnard est une très vieille famille grassoise, dont les ancêtres travaillaient comme tanneurs et par la suite en négociant parfumeur. Ils travaillent toujours en famille aujourd’hui et tentent de transmettre leur histoire et souvenirs au travers de leurs créations parfumées. Soucieux de valoriser les fleurs emblématiques de la commune, la Famille Isnard a créé deux fragrances dans la « collection prestige » qui mettent en lumière les deux fleurs les plus symboliques: la rose et le jasmin. Moi qui aime les fragrances fleuries et romantiques, j’ai adoré Longo Maï, composée essentiellement de boutons de rose, de pivoine et de pétale de rose. Ces deux parfums sont produits en quantité limitée (200 à 300 flacons par an seulement en fonction de l’année de production) et lors de l’achat, vous vous verrez délivrés un certificat d’authenticité qui prouve la provenance locale des fleurs. C’est la première fois que je vois ce type de certificat, et je pense que c’est très appréciable pour le consommateur qui est à la recherche d’une parfum 100% grassois.

Isnard, 2 rue Marcel Journet – Site Internet

Lynne de R & Guy Bouchara – Parfums d’Antan

C’est Monsieur Bouchara en personne qui nous a reçu dans sa boutique rue Marcel Journet. Nous sommes accueillis par des alambics en cuivre pour nous plonger d’entrée de jeu dans le monde merveilleux de la parfumerie. Guy Bouchara et Lynne de R sont deux parfumeurs qui se sont associés en 1993 et n’imaginaient pas ouvrir leur boutique ailleurs qu’à Grasse. Passionnés par les arts et la littérature, ils ont souhaité offrir aux clients une boutique authentique, purement grassoise, qui nous fait traverser les époques lorsqu’on pénètre à l’intérieur. Ils se sont inspirés notamment du fameux personnage de « Grenouille » dans le livre de Patrick Suskind (Le Parfum) que vous connaissez sans aucun doute. Dans cette boutique pleine de charme, on peut découvrir les produits installés sur des meubles anciens vraiment majestueux, et on pourrait presque entendre le bois craquer sous nos pas. Dans l’arrière-salle de la boutique, se trouve le laboratoire artisanal où les deux parfumeurs effectuent toujours la macération des jus et la mise en flacon. N’hésitez pas à leurs demander de jeter un oeil, ils se feront un plaisir de vous y accompagner.

Vous ne manquerez pas de découvrir la gamme « Théosiris » dont la première création remonte à 1986.

Personnellement, mon coup de coeur s’appelle Datsima. C’est une fragrance moderne, pétillante avec des notes de prune, de cassis, de muguet, de vanille ou encore d’héliotrope. Un fleuri-fruité comme je les adore.

Pour les messieurs, il existe sa version masculine: Amistad. Guy Bouchara l’a créé après avoir vu le film de Spielberg qui porte le même nom. C’est un parfum frais et boisé avec des notes hespéridées (agrumes), des épices et du vétiver.

Le film a d’ailleurs été diffusé cette semaine à la télévision, et comme Monsieur Bouchara a attisé ma curiosité, j’ai eu envie de le regarder. J’ai regretté à ce moment de ne pas pouvoir sentir de nouveau Amistad pour vraiment pouvoir m’imprégner de son parfum 🙂 Un magnifique film que je vous recommande.

Allez découvrir ce lieu empreint d’histoire.

Parfum d’antan, 14 rue Marcel Journet – Site Internet

Fragonard

Chez Fragonard, c’est une histoire de famille qui remonte à 1926. Aujourd’hui, les trois sœurs Agnès, Françoise et Anne Costa continuent de faire prospérer l’entreprise fondée par leur arrière-grand-père et elles ont traversé les frontières pour s’implanter un peu partout dans le monde. Chacune d’entre elles a d’ailleurs reçu la légion d’honneur… cela vous donne une idée de l’impact économique que la famille a sur la région et sur la France entière. L’usine historique, qui est toujours en activité, se trouve en plein cœur de ville et accueille chaque année des millions de visiteurs. Vous ne pourrez pas manquer la succession de boutiques Fragonard qui font vivre une partie de la rue Jean Ossola, et ses sublimes musées, tous accessibles gratuitement.

Je connais parfaitement leurs produits pour avoir travaillé 7ans à l’Usine Historique, donc mes coups de cœur sont aussi nombreux que mes années de travail là-bas 🙂 Néanmoins, l’eau de toilette « Fleur d’Oranger » fait partie de mes incontournables et ne me quitte JAMAIS. C’est le parfum que je vaporise après la douche et qui accompagne mes nuits ; Un parfum suave, enveloppant qui me fait me sentir comme dans un nid douillé. Je l’adore…

Dans la gamme cosmétique, je vous recommande vivement le sucre gommant de la gamme « vrai » à l’huile de macadamia. C’est un gommage très efficace qui laisse une peau toute douce et délicatement parfumée aux agrumes. Un autre must-have de chez Fragonard 🙂

Usine Historique de Fragonard, 20 Boulevard Fragonard, Site Internet

Je finis ce beau dossier par une petite note personnelle et un remerciement tout particulier…

Fragonard m’a accompagné professionnellement parlant, a créé en moi une véritable passion pour la parfumerie, mais a aussi bouleversé mon existence… C’est grâce à cette entreprise que j’ai pu rencontrer l’homme avec qui je partage ma vie, et ils peuvent être fiers de pouvoir compter à ce jour, un nouveau et prochain mariage ♥ Rien que pour cela, je leurs en serai éternellement reconnaissante. Merci pour tout

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En attendant de découvrir VOS coups de cœur, je tiens à remercier l’équipe de rédaction de Kiosque, qui m’a suivi dans cette idée de collaboration, qui m’a proposé ce très beau sujet qui me passionne tant, et qui m’a fait confiance. Cela m’a permis d’avoir une nouvelle expérience journalistique, d’aborder un sujet différemment, de travailler main dans la main avec une équipe de rédac’ et m’a aussi permis d’aller à la rencontre de ces artistes parfumeurs, qui m’inspirent et me fascinent tous les jours. Une très belle expérience, que j’espère réitérer sur une prochaine édition 🙂

Je remercie bien sûr aussi tous les parfumeurs et collaborateurs d’avoir pris le temps de me recevoir, d’avoir partagé avec moi anecdotes et passionnantes histoires et de m’avoir fait vivre cet inoubliable moment  olfactif et humain.

Après tout, la parfumerie c’est avant tout une histoire de rencontres non ?

 

kiosque

Vous pouvez lire gratuitement notre dossier sur les créateurs de parfums en cliquant ici et sinon rendez-vous dans les commerces grassois, à l’office de tourisme ou à la mairie de Grasse pour récupérer (toujours gratuitement) cette édition spéciale qui va vous accompagner pour les vacances. Une édition estivale qui va mettre vos sens en ébullition. 😉

A très bientôt pour de nouveaux billets olfactifs

Julie

[GRASSE]: Le Domaine de la Royrie, une huile d’olive médaillée d’Or

L’autre jour, j’ai découvert le Domaine de la Royrie, un domaine oléicole qui se trouve sur les hauteurs de Grasse,  limitrophe au village de Cabris.

Bâti au XVème siècle par les Moines de l’Abbaye de Lérins, le terrain s’étend sur deux hectares et ne compte pas moins de 300 oliviers vieux de 500ans. Les belles restanques en pierre sont elles aussi d’époque.

Monique et Lionel Brault, les heureux propriétaires de ce domaine, ont travaillé d’arrache pied pour préserver ces oliviers et proposer une huile d’olive de la meilleure qualité. Toujours dans l’objectif de faire de cette huile un produit d’exception, le domaine s’inscrit dans une démarche écologique et est certifié bio depuis 2012. Depuis ce label, ils n’utilisent plus aucun pesticide et ont réintroduit une nature plus sauvage sur le Domaine pour favoriser la venue d’insectes et de micro-organismes nécessaires pour l’écosystème. Il est donc important de laisser pousser les herbes folles et de ne pas tout ratiboiser comme on est souvent tentés de le faire. Ces herbes folles vont attirer entre autre les coléoptères qui vont se nourrir des olives véreuses pour ainsi ne laisser que les plus beaux fruits sur les arbres.

Le Domaine de la Royrie jouit d’une excellente orientation, à la fois en plein soleil et préservée du vent, ce qui est essentiel  pour la culture de l’olive. On y récolte ici la « caillette », plus connue sous le nom d’Olive de Nice. Les huiles du Domaine de la Royrie sont d’ailleurs labellisées AOP Huile d’Olive de Nice ; Une haute distinction ici sur la Côte d’Azur, car comme vous le savez: nous sommes de très gros mangeurs d’olives et de grands consommateurs d’huile d’olive.

Monsieur et Madame Brault ont d’ailleurs eu une ingénieuse idée: celle de proposer des cours d’oléologie pour mieux comprendre et connaître l’huile d’olive. Ce programme se déroule sur la demie-journée et peut s’organiser à partir de 8 personnes. Le tarif par personne est de 65€ et comprend: 45 minutes de visite, 45 minutes d’initiation à la dégustation de l’huile d’olive à la découverte des différents arômes et se conclut par un repas en 8 mets avec les accords huile d’olive qui vont avec, le tout confectionné par Monique, qui, je peux vous l’assurer, est une Diva des fourneaux. Ce n’est pas très cher payé, et cela permet une expérience inoubliable dans un cadre on ne peut plus idyllique.

Outre les olives et l’huile, le couple Brault s’est lancé l’an dernier dans une toute nouvelle aventure: l’immortelle.

Petite fleur jaune connue pour pousser partout en Corse, elle fut autrefois cultivée ici à Grasse, Capitale Mondiale des Parfums, et elle avait totalement disparue depuis quelques temps. Les propriétaires se sont alors lancés le défi de remettre l’immortelle au goût du jour chez les grassois, et se sont ainsi associés à un producteur corse qui leurs a fourni les boutures. Après 6 mois d’essai très concluant, l’immortelle a parfaitement trouvé sa place sur le Domaine de la Royrie et aujourd’hui, on récolte la fleur chaque 21 juin pour en récolter son précieux parfum.

Autrefois à Grasse, on utilisait des techniques artisanales pour récolter les essences des fleurs grâce à la macération à froid appelée « Enfleurage ». C’est une méthode qui consistait à piquer les fleurs sur une couche de graisse animale et chaque jour pendant 1 à 3 mois, les fleurs étaient renouvelées de façon à ce que la graisse se sature en essence au fur et à mesure. Ayant été guide dans l’une des parfumeries grassoises pendant 7ans, c’est une méthode que j’ai longuement expliqué à mes visiteurs, mais ce que j’ignorais toutes ces années, c’est qu’il existait une autre méthode d’enfleurage: à l’huile d’olive ! 😮

Les fleurs macéraient donc dans l’huile d’olive, on imbibait ensuite un linge propre que l’on pressait ensuite au moulin à huile pour en récolter le précieux macérat.

Ou bien on procédait à la macération solaire, c’est à dire qu’on mélangeait dans une bonbonne les fleurs fraîches et l’huile d’olive et on laissait macérer au soleil.

C’est cette seconde technique qui est reproduite aujourd’hui au domaine de la Royrie.

75 kilos de fleurs fraîches sont ainsi mélangées à l’huile d’olive bio pour obtenir une huile 100% grassoise et 100% bio.

Pour obtenir une huile essentielle d’immortelle, on va tout ramasser: la fleur et la tige ; en revanche pour un macérat comme c’est le cas pour cette huile de beauté, on ne va prélever que la fleur. C’est une huile très bénéfique pour la santé car elle va apaiser les rougeurs, l’acné juvénile ou encore les ecchymoses. Elle aurait même des effets anti-âge grâce aux polyphénols présents dans l’huile d’olive.

Les propriétaires se sont aussi rendus compte que le parfum de l’immortelle semblait repousser les sangliers qui ne sont jamais venus labourer ces parcelles contrairement au reste du terrain. Cette information devrait sans doute en intéresser plus d’un, car je connais les dégâts que peuvent provoquer les sangliers dans les jardins pour l’avoir vécu de près chez ma belle-mère 😮

Comme quoi, même si un sujet nous passionne, nous ne sommes jamais infaillibles et je suis vraiment très heureuse d’avoir découvert cette technique d’enfleurage à l’huile d’olive et tous les bien-faits apportés par l’immortelle. Donc rien que pour cela: un grand merci Monsieur et Madame Brault.

Enfin, je termine avec un espace du Domaine qui m’a enchanté: les potagers. Les propriétaires ont souhaité faire un clin d’œil aux potagers des moines à l’époque médiévale en créant quatre ambiances pour rappeler les 4 fleuves du Paradis: le carré des paysans avec des légumes racines énergétiques, le carré des nobles avec des légumes hors sol tournés vers le ciel, le carré des moines plus modeste avec des légumes à cuire pour faire la soupe et enfin le carré des femmes avec des fleurs comestibles et plantes médicinales car il y avait toujours une femme apothicaire chez les moines.

La visite du Domaine s’est conclue par un discours des propriétaires Monsieur et Madame Brault, de Monsieur le Maire Jérôme Viaud, de Madame l’Adjointe au Tourisme Catherine Butty et enfin du Directeur de l’Office de Tourisme de Grasse Monsieur Pascal Brochiero. Nous avons eu la chance de déguster les huiles (médaillées d’or) et certains confits du Domaine. Personnellement, j’ai eu un énorme coup de cœur pour l’huile d’olive en récolte tardive, elle est exceptionnelle. J’en ai d’ailleurs acheté une bouteille pour la maison et elle a fait l’unanimité. Si vous souhaitez découvrir leurs produits, vous pouvez vous les procurer en ligne sur leur site Internet en cliquant aussi, vous pouvez vous rendre au Domaine ou bien dans leur petite boutique Place aux Aires dans le centre historique de Grasse.

D’ailleurs, je ne suis pas la seule Julie à les aimer ces huiles, le Domaine est passé très récemment à la tv dans l’émission « les Carnets de Julie » 🙂

Site du Domaine de la Royrie et ici pour leur Page Facebook
Site de l’Office de Tourisme de Grasse
Site du label AOP Huile d’Olive de Nice / Olives de Nice
Site de Côte d’Azur Tourisme
Site de Julie Andrieu

Escapade camarguaise à Arles

La FourchetteIl y a quelques semaines, nous avons fait une petite escapade en Camargue. Je voulais faire la surprise à l’amoureux puisqu’il ne connaissait pas ce coin et de mon côté, j’ai des parents qui sont addicts de cette région et qui y vont chaque année ; j’ai donc moi aussi eu l’occasion d’y aller à plusieurs reprises et c’est un coin de la France que j’adore et qui m’émerveille à chaque fois que j’y retourne.

Arles, c’était une grande première pour nous deux, et ce n’est pourtant qu’à 2h30 de chez nous.

…Bienvenue à Arles…

Arles, c’est à la fois une terre millénaire et aussi la plus vaste commune de France puisqu’elle englobe une grande partie de la Camargue. Elle a multiples facettes et cela lui permet d’attirer beaucoup de touristes pour diverses raisons.

Elle est surtout célèbre pour son patrimoine antique, notamment ses arènes, l’âme de cette ville, qui accueillent de nombreuses férias chaque année. La ville est alors à la fête avec couleurs, musique, apéros et convivialité. C’est d’ailleurs la ville la plus riche en patrimoine romain, juste derrière Rome… Ce n’était donc pas si étonnant que cela de croiser autant de touristes italiens lors de notre séjour. Mais Arles, c’est aussi la terre d’accueil du célébrissime Vincent Van Gogh, attiré à l’époque par la lumière provençale dont il voulait s’inspirer pour ses œuvres. Sa fondation est aujourd’hui un lieu d’art incontournable. En pleine Camargue, les amoureux de la nature pourront se régaler à visiter les Manades dans lesquelles ils verront de beaux chevaux camarguais dans leur robe grise, mais ils pourront aussi aller observer les oiseaux et flamands roses au Parc Ornithologique ou encore aller balader sur les grandes plages du littoral. Enfin, les fins gourmets ne seront pas en reste car les spécialités gastronomiques y sont aussi nombreuses. On retrouve bien sûr les grands classiques de la cuisine provençale: miel, tapenades d’olives vertes ou noires, l’aioli, les tians de légumes, la rouille de seiches, mais aussi et surtout, les spécialités à base de viande de taureau: la gardianne (un ragoût souvent accompagné de riz de Camargue) ou le saucisson de taureau à déguster avec un petit vin des sables ou une sangria. Vous ne manquerez d’ailleurs pas de visiter le fabuleux marché Boulevard des Lices le samedi matin qui s’impose comme étant l’un des plus beaux marchés de Provence.

L’arlésienne façon Picasso

Fondation Vincent Van Gogh – Andy Warhol façon Alice Neel


La météo favorable aidant, nous avons trouvé qu’à Arles, il fait bon vivre. Les arlésiens sont chaleureux et accueillants et ont grandement contribué à la réussite de notre séjour.

Afin de découvrir au mieux la ville, faîtes un petit crochet par l’office de tourisme pour prendre un plan, et allez vous perdre dans les ruelles. Je vous recommande les petites ruelles autour des arènes, autour de la place du forum (endroit peu recommandé cependant pour se restaurer car très touristique…) mais qui ne manque pas de charme et où vous pourrez voir le fameux Café Van Gogh en photo ci-dessus ; Sans oublier le quartier de la Roquette, le quartier le plus pittoresque de la ville où vous déambulerez dans les ruelles fleuries. Et pour les amoureux de la photo, les arlésiens m’ont conseillé le quartier de Trinquetaille, d’où la vue est parait-il, la plus belle.

Au passage, Trinquetaille a vu naître une très grande personnalité française… Je vous donne un indice: il a sa propre maison de couture.

Christian Lacroix en personne, oui. Monsieur Lacroix s’est beaucoup inspiré de la culture arlésienne et de la Provence dans ses créations, et aujourd’hui, il s’illustre dans de nombreux autres domaines: le design, l’art de la table, l’illustration ou encore dans la fabrication de costumes de théâtre. Il a de nombreuses cordes à son arc, et c’est entre autre à lui que l’on doit les nouveaux décors de l’Hôtel & Spa Jules César, un établissement 5 étoiles en plein cœur de la ville d’Arles. J’espère vraiment pouvoir le découvrir lors d’une prochaine escapade camarguaise.

…Mes bonnes adresses…

Où se restaurer:

Le Waux-Hall

Après avoir été très mal reçus au restaurant La Caravelle, nous avons décidé de changer d’endroit pour déjeuner et avons tourné un moment avant de trouver LE bon restaurant. Finalement, nous sommes retournés Bd des Lices et nous nous sommes installés en terrasse du Waux-Hall. Nous étions un peu sceptiques en arrivant, car le lieu à proximité immédiate du marché, est sur-fréquenté et nous ne voulions pas manger dans un restaurant touristique. Eh bien, nous avons été très surpris mais bonne pioche ! Le Waux-Hall est un restaurant historique (depuis 1771), et en dépit de sa fréquentation, il a su garder son authenticité et la qualité dans son service. C’est Lionel le nîmois qui s’est occupé de nous, et on a vraiment été choyés ! (Merci Lionel pour cet accueil fabuleux que vous nous avez réservé). Nous nous sommes régalés avec la gardianne de taureau et le pavé de boeuf grillé qui était à tomber. Une valeur sûre en plein centre d’Arles.

8 Boulevard des Lices – ouvert tous les jours – Site Officiel: www.wauxhall.fr

Le glacier Arelatis

Et à force de déambulation, il arrive bien un moment où la petite fringale arrive… Alors puisqu’on est en vacances, on était bien décidés à se trouver une petite glaçounette. Nous étions partis pour tester le « Soleileïs » qui nous avait été recommandé. Mais finalement, nous sommes tombés sur Arelatis.

Le directeur technique de Didier Barral, le maître glacier de la boutique Arelatis, n’est autre que Philippe Urraca, Meilleur Ouvrier de France en pâtisserie qui a entre autre fait parler de lui sur M6 quand il a participé à l’émission « Qui sera le plus grand pâtissier » aux côtés des chefs Marcolini, Michalak et Adam. Du high-level vous l’avez compris… Alors quand j’ai lu « MOF » sur la devanture, c’était banco… On testera Soleileïs la prochaine fois…

Nous avons goûté les glaces miel de lavande, sorbet melon, chocolat mais notre coup de cœur est une création originale du Chef Urraca: le café blanc d’Ethiopie. C’est une crème glacée dans laquelle on va laisser infuser des grains de café d’Ethiopie mais qui, en fin de compte, va garder une couleur blanche. C’est une saveur surprenante, délicieuse et très subtile en bouche. Un vrai régal que je ne peux que vous recommander car ce n’est pas partout que vous trouverez des saveurs si originales.

1 rue Jean Jaurès, près de la place de l’Hôtel de Ville – Page Facebook de la boutique

La Gueule du Loup

Et pour le soir, j’avais déjà fait mon choix 3 semaines auparavant. Eh oui, je suis très organisée, que croyez-vous ??

En flânant sur différents sites d’avis de restaurants, c’est finalement sur La Fourchette que j’ai trouvé mon bonheur avec l’établissement qui porte le doux nom de « La Gueule du Loup ». Le gros + de ce site de réservation est de mettre un ligne un extrait du menu avec les tarifs. Cela annonce directement la couleur, et évite toutes surprises une fois installés. Les plats semblaient être originaux, composés d’ingrédients de choix et à des prix qui restent raisonnables. Les bons avis laissés par les internautes m’ont convaincu de choisir cet endroit. Nous y sommes allés un soir et le restaurant était bondé. Malgré notre arrivée en début de soirée, l’attente se faisait un peu ressentir, car manque de chance pour nous, nous étions les seuls français de la salle et les explications pour les clients étrangers prenaient par conséquent, plus de temps. Au fur et à mesure du repas, l’attente s’est dissipée, et la sympathie des deux serveuses ont fait que nous n’en avons pas tenu rigueur. Pour le menu, j’ai choisi E/P/D avec une charlotte à la brousse, betterave et vinaigre balsamique ; ensuite une aumônière de légumes à l’huile de truffe et burrata pour finir avec la trilogie de crèmes brûlées (Pastis, Fleur d’Oranger et Lavande). Tout était absolument délicieux (Mention particulière pour le dessert qui reste mon coup de cœur de ce repas). Nous avons aimé la décoration de la salle à l’étage où nous étions installés, et avons ressenti le professionnalisme de l’équipe en cuisine dans la présentation et la qualité des plats proposés. Un peu moins d’attente pour le service la prochaine fois, et c’est un sans faute pour la gueule du loup 🙂

39 rue des arènes – Page Facebook

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Où faire son shopping:

Appartement 611

On va commencer par notre chouchou du week-end, le concept store « Appartement 611 » tenu par une mère et une fille au rez de chaussée de leur maison familiale. L’une est décoratrice, l’autre est architecte, et elles ont uni leurs forces pour créer ce magnifique magasin design qui présente les créations d’artistes locaux. Chaque pièce a sa propre ambiance, et on ne sait où poser les yeux avec toutes les merveilles qui sont à découvrir. N’hésitez pas à pousser la porte, vous vous sentirez comme à la maison tant l’accueil est chaleureux et pour ce qui est des prix, rassurez-vous, tout le monde peut trouver son bonheur.

Retrouvez-les sur Facebook et sur Instagram

Nous sommes repartis avec ces deux petites beautés: une suspension pour plante et un abat-jour pour décorer notre entrée

Maison de Bohème

La Maison de Bohème était fermée quand nous sommes passés, donc je ne pourrai pas vous parler de l’accueil, mais en tout cas les vitrines donnent envie de tout acheter. C’est girly à souhait et c’est l’endroit idéal pour ramener un souvenir avec un petit flamant rose. La boutique existe aussi aux Saintes-Maries de la Mer.

A côté de la place du forum – Page Facebook

Les Piments Rouges

Et en parlant de flamants roses, nous nous sommes aussi arrêtés à la boutique « Les Piments Rouges », une boutique mode & accessoires après être tombée amoureuse du petit foulard rose en vitrine. Nous remercions par ailleurs la responsable de la boutique qui s’est montrée très sympathique et nous a donné plein de conseils pour notre visite aux Saintes Maries 🙂

14 rue Dominique Maisto – Page Facebook

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Où loger:

Pour l’hébergement, j’ai opté pour la formule Airbnb. J’ai craqué pour la « Casita Off », une petite maisonnette située à 15 minutes à pied seulement du centre-ville. La décoration présentée sur internet n’était plus la même, mais cela ne nous a pas dérangé puisqu’elle avait été changée en décoration vintage, ce que nous adorons. C’est Emilie qui nous a accueilli et qui s’avérait être aussi notre voisine puisqu’elle vit avec sa colocataire Alice dans la maison juste à côté. Comme nous prenions la route en fin de journée après le boulot, nous sommes arrivés à 21h passées, comme je le lui avais indiqué au moment de réserver, et cela n’a été un aucun cas un problème pour elle.

Elles ont toutes les deux était très accueillantes, comme si nous nous connaissions déjà et nous ont donné tout plein de bons conseils pour visiter la ville. Elles se sont montrées très réactives pour toute l’organisation, mais nous ont vraiment laissé vivre notre vie sans être une seconde envahissantes. L’entrée séparée permet vraiment d’aller et venir comme on le veut, et c’est vraiment très appréciable. La maison est très bien équipée (cuisine aménagée, gel douche et serviettes propres dans la salle de bain, mais aussi des vélos, des sacs à dos ou encore des kayaks qui sont à disposition sur demande). Tout était parfait et propre à notre arrivée. Le quartier est résidentiel et vraiment très calme, vous pouvez garer votre voiture devant la maison sans avoir de parking à payer en plein centre-ville, et je peux vous assurer que vous dormirez comme un bébé dans le lit king size. C’était trop top. Un grand merci Emilie et Alice pour votre accueil !

Cliquez-ici pour voir la page de leur Airbnb

D’autres liens à découvrir:

Site de l’Office de Tourisme d’Arles
Site de la Fondation Vincent Van Gogh
Site de l’Office de Tourisme de My Provence
Site Officiel de Christian Lacroix
Site de réservation Airbnb
Site du Chef Pâtissier Philippe Urraca
Site de réservation La Fourchette
Site de Tourisme en PACA

La prochaine fois, nous explorerons un peu plus les villes de Sète, Bouzigues et nous irons autour de l’Etang de Thau. Eh oui, je n’ai pas eu mes tellines, je dois y retourner :))

A bientôt

En BONUS, quelques photos de notre déjeuner à Aigues-Mortes au restaurant « La Camargue » aux allures gipsy. Une magnifique décoration & un très bon repas pour conclure notre week-end camargais.

19 rue de la République (Aigues Mortes) ; Découvrez leur site Internet en cliquant ici

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On est repartis avec un petit flamant qu’on a planté dans la jardinière 😀 Chou non ?

A très vite pour d’autres escapades

Carré d’agneau aux herbes & pommes grenaille rôties au miel et romarin

Depuis Pâques j’ai envie de préparer un carré d’agneau, et hier, je me suis finalement lancée… Une petite ola s’il vous plait pour cette toute première recette à base d’agneau, qui, on doit le dire, nous a RÉ-GA-LÉ ! Je suis d’une nature peu carnivore, mais une bonne viande de temps en temps, je ne dis pas non. Du coup, je choisis une bonne boucherie, et ça tombe bien, j’en ai une magnifique à deux pas de chez moi sur la commune du Cannet (à 3km de Cannes): la Boucherie Baussy qui existe depuis près de 40ans. Le jeune qui m’a servi a été de très bon conseil pour la cuisson et m’a donné des petites astuces pour bien réussir ma viande. C’était divin et la viande était supra-tendre. Un grand merci à lui 🙂

Leur Page Facebook / Leur Site Internet

Ingrédients:

  • Pommes de terre type grenaille
  • Romarin frais (du jardin pour ma part)
  • Miel de lavande
  • Fleur de sel
  • Poivre
  • 2 belles gousses d’ail (ou 3 petites)
  • Un carré d’agneau (2 côtes par petit mangeur, 3 par gros)
  • Thym
  • Huile d’olive
  • Eau

Préparation:

Commencez par préparer les pommes de terre. Les grenailles ont une peau très fine, et il n’est pas nécessaire de les éplucher (c’est entre autre pour cela que je les adore 😉 ). Passez-les sous l’eau et brossez-les si besoin pour enlever la terre. Coupez-les en quartier, mettez-les dans une poêle avec un bon filet d’huile d’olive et vos gousses d’ail écrasées. Mettez sur feu assez fort et remuez très régulièrement avec une cuillère en bois. Si l’huile est un peu trop chaude et que ça éclabousse, baissez un peu le feu. Ajoutez votre romarin frais grossièrement dans la poêle, une bonne cuillère à café de miel que vous répartissez un peu partout, mélangez de nouveau puis couvrez. Continuez à remuer les pommes de terre régulièrement, et ce pendant environ 40 minutes en tout. Lorsqu’elles sont bien dorées, faîtes un tour de moulin à poivre, ajoutez la fleur de sel puis réservez.

Pour le carré d’agneau, demandez d’abord à votre boucher de le préparer pour qu’il soit paré et prêt à être cuisiné. Mon boucher m’a aussi donné une barquette en aluminium. Commencez par préchauffer votre four à 180°C en mettant la grille au centre.
Dans votre barquette en alu, ajoutez un fond d’eau, placez votre carré côté bombé sur le dessus, assaisonnez d’un trait  généreux d’huile d’olive, puis saupoudrez la chair de thym. Placez ensuite la barquette dans un plat allant au four, et enfournez dans un four bien chaud, pour 35 minutes. A sa sortie du four, découpez-le en suivant les côtes, dressez avec les pommes de terre, puis assaisonnez la viande à ce moment là avec du poivre et de la fleur de sel.

Le fond d’eau a permis à la viande d’être super tendre, et franchement la cuisson était parfaite. La viande était pleine de saveur et vraiment délicieuse.

Un grand merci à mon boucher 🙂

La prochaine fois, j’essaierai de faire le carré d’agneau en croûte, je vous en dirai des nouvelles.

Bon appétit

[Tunisie]: Rituel oriental au Residence Tunis & SPA: quelle expérience !

Impossible de quitter la Tunisie sans essayer un Hammam traditionnel et un soin oriental. C’est ce que j’ai choisi pour mon anniversaire. C’est ainsi que nous nous sommes rendus dans la petite ville de La Marsa, près de Gammarth, à environ 25 minutes de taxi de la médina, à l’hôtel « The Residence Tunis » où nous avions réservé pour la journée.

L’accueil tant à la sécurité qu’à la réception de l’hôtel a été très chaleureux, et nous avons découvert ce magnifique hôtel avec beaucoup de plaisir. En suivant les fontaines au sol parsemées de pétales de roses, nous sommes arrivés jusqu’au Spa pour nous présenter.

Nous avions opté pour la formule « Evasion Orientale » avec 4 soins répartis sur la journée pour 250 dinars (soit à peu près 100€). Les deux soins de la matinée se passent dans le hammam avec une dame d’un certain âge qui semble régner sur le hammam car elle est la seule à faire les soins. L’évasion commençait dans le hammam pour transpirer un bon coup, se « désintoxiquer » et dilater les pores afin de rendre les soins plus précis et efficaces. La dame m’a ensuite enduit de Tfal, un savon naturel local puis m’a ensuite lavé sous la douche (bon, on ne va pas se mentir, on finit à poil pour les filles et en petite charlotte avant-arrière pour les mecs, c’est très saillant je vous promets muahahah).  Après la gêne passée et la peau bien propre, on peut s’installer sur la table de torture relaxation. C’est parti pour le gommage au gant de kessa, une autre spécialité locale pour « apprêter la peau, éliminer les cellules mortes et stimuler la circulation sanguine » lit-on sur la brochure du SPA. J’aurais du me méfier de l’histoire de stimulation sanguine…

Alors imaginez une éponge spontex qui vous frotte avec insistance du côté vert sur toutes les plus petites parcelles existantes de votre corps, et imaginez ensuite votre regard terrifié sur tous les lambeaux de peau que vous découvrez sur votre corps tel un lépreux. C’était affreux… 😀 On va ensuite sous la douche pour enlever les 4 couches d’épiderme mortes, on retourne dans le hammam en slip et seins nus, on se fait remettre une couche de tfal partout et on s’allonge tel un saumon sur une feuille de cellophane en attendant que la dame revienne (on prie aussi tous les dieux pour que personne d’autre ne se pointe à ce moment là). 3ème passage sous la douche pour bien enlever le savon, et nous pouvons regagner le spa pour profiter des installations. Mon compagnon a eu peur en me retrouvant tellement j’étais rouge… le pauvre ne savait pas encore ce qui l’attendait :p

Le temps de son polissage, je me suis prélassée dans un transat en peignoir avec un bon petit thé à la menthe qui m’a été servi. Cette matinée a été éprouvante, mais je peux vous garantir que vous ressortez avec une peau de bébé. Et le décor est tellement parfait… C’est vraiment très reposant.

N’ayant qu’une heure de battement avant de reprendre les soins de l’après-midi, nous avons décidé de manger au restaurant de l’hôtel au bord de la piscine. Le cadre est somptueux, il n’y avait pas grand monde et nous avons pu choisir une table agréablement située. Malheureusement pour nous, nous avons été littéralement envahis de petits moucherons (ils ont apparemment élu domicile tout autour de la piscine nous disaient les serveurs) et les insectes semblaient apprécier notre cuir chevelu tout propre. Pour faire bref, nous avons passé la totalité du repas à nous agiter dans tous les sens, à nous gratter la tête et à ramasser le corps des défunts moucherons ayant voulu siroter notre apéro… Quant au repas en lui-même, c’était franchement mauvais. Nous avons au cours de ce repas, perdu tout le bénéfice de la relaxation du matin… C’était le pire repas de notre séjour, et la qualité n’était clairement pas à la hauteur du prestige de l’hôtel. Je ne comprends pas ce désastre culinaire dans un établissement d’un tel standing.

Mmm des bonnes frites industrielles et un sandwich beaucoup trop pimenté pour être apprécié

Nous avons mangé en un temps record, laissant la moitié du repas aux moucherons et sommes vite repartis nous détendre pour profiter un peu du magnifique bassin. Nous étions seuls dans la pièce, c’était le top, et le bassin était très agréable. Il est pourvu d’un jacuzzi ouvert sur la piscine et d’un système de nage à contre-courant. La détente fut malheureusement brève pour moi car le traitement de choc infligé à ma peau le matin m’a provoqué une éruption violente de pustules sur le ventre et partout dans le dos à cause de l’eau de mer et ce sont finalement les brûlures qui m’ont faites sortir du bassin. Décidément… ce n’est pas de chance pour moi ! Même souci pour le bain de 30 minutes à la fleur d’oranger dans une baignoire ultra moderne mais de nouveau avec l’eau de mer qui m’a empêché de me relaxer. J’ai pu consulter le médecin du SPA qui m’a ausculté et m’a dit que ma peau était fragile et qu’en l’hydratant bien avec de l’eau claire et une bonne crème, ça irait mieux. Cette dame était très sympathique et s’est montrée rassurante. Le rituel s’est enfin terminé par un massage d’une heure à l’huile naturelle de coco qui a été vraiment très agréable. Il a même apaisé mes brûlures. C’est donc sur cette note positive que nous avons quitté les lieux.

Malgré mon expérience personnelle un peu mitigée du fait de l’irritation (mon compagnon n’a rien eu de tout cela), j’en garde un excellent souvenir. C’est une expérience unique, traditionnelle et j’en suis sûre, excellente pour la peau. Un tel gommage devrait être fait plus régulièrement, même s’il n’est pas forcément agréable sur le coup.

En revanche, cela nous a aussi confirmé que les séjours en resort au bord de l’eau en formule all inclusive, ce n’est pas notre façon de voyager. Je ne mâche pas mes mots, mais un repas tel que nous avons eu au Residence Tunis, cela ternit l’image de la cuisine tunisienne car ce n’est absolument pas représentatif. C’est bien loin de la qualité que nous avons eu dans des restaurants traditionnels de la Médina où nous nous sommes régalés pendant 4 jours. Exit la soit-disant citronnade maison qui sent le pulco à plein nez et les frites surgelées. Exit aussi les taxis qui vous attendent au garde à vous devant l’hôtel pour vous voler en vous demandant 3 fois le prix normal d’une course sous prétexte qu’ils vous attendent au pied de l’hôtel. Vous faîtes 2 mètres pour rejoindre la route principale et vous en trouverez un qui est honnête et qui active son compteur. Si le taxi négocie la course avant, ne cherchez-pas, vous allez vous faire racketter.

Donc mon petit coup de gueule est le suivant: Ne prenez pas les touristes pour des imbéciles ou pour des vaches à lait: ce n’est pas de cette façon que vous relancerez le tourisme.

*****

Voila pour cette expérience unique et inoubliable au SPA du Residence Tunis; Je vous la raconte telle que je l’ai vécue. Des hauts et des bas mais qui nous laissent tout de même un bon souvenir et qui nous a permis de découvrir deux spécialités tunisiennes dans le domaine du bien-être: le gant de kessa et le tfal: deux must-have dans la trousse de toilette tunisienne.

Cliquez-ici pour découvrir le site de l’hôtel et ici pour organiser vos vacances en Tunisie

Bonne journée à tous

[Tunisie]: Le Palais Bayram, un hôtel digne des Mille et Une Nuits

Pour mon anniversaire, j’avais très envie d’évasion, d’exotisme et surtout de soleil ! Nous devions aller à Marrakech, ville des riads majestueux, de l’huile d’argan, ville des tanneurs mais aussi pays du tajine au poulet et citron confit… mmmm. Mais le destin en a décidé autrement. En effet, depuis l’aéroport de Nice, les directs se font encore timides. et pour Marrakech et à la période que nous voulions, il nous fallait faire escale à Paris… En partant 4 petits jours seulement, nous ne voulions pas perdre de temps dans des escales. Nous avons donc changé de destination, et c’est ainsi que nous nous sommes envolés vers la Tunisie, terre de mes ancêtres, avec un vol direct. J’étais un peu frileuse à l’idée d’aller là-bas à cause des attentats, mais quand on voit ce qu’il se passe en France, ce n’est pas plus sûr chez nous.

Un souvenir du temps où mes grands-parents nous emmenaient avec eux en voyage me revenait sans cesse: celui d’un petit village au doux nom de Sidi Bou Said où nous avions fait escale lors de notre croisière. Ce village blanc et bleu ont ravivé de lointains souvenirs et j’avais très envie d’y retourner 15ans après, mais cette fois-ci avec mon compagnon.

Alors où prendre notre hébergement ? A Sidi Bou Said ? A Tunis ? Il est vrai que le bord de mer est très attirant, mais d’un autre côté, le cœur vibrant de la culture tunisienne se trouve plutôt dans la Médina de Tunis… La chose que je désirais le plus était de séjourner dans un hôtel très typique, dans un décor digne des mille et une nuits. Et c’est là que j’ai trouvé le Palais Bayram, un ancien palais datant du XVIIIème siècle, installé au cœur de la Médina. Histoire patrimoniale, somptueuse architecture… C’est là que je voulais être, et nulle part ailleurs.

Nous avons utilisé le service de navette gratuite comme proposé sur Booking où nous avons réservé, donc pas de tracas à notre arrivée, le chauffeur nous attendait, malgré nos 30 minutes de retard à cause de  l’avion. Je vous conseille d’avoir un stylo dans votre sac car votre compagnie vous donnera un papier à remplir et à remettre à l’atterrissage au moment du contrôle du passeport.

L’hôtel se trouve à environ 20-25 minutes de l’aéroport en fonction de la circulation. Comme notre chauffeur nous l’expliquait: le problème à Tunis, c’est qu’il n’y a pas d’heure de pointe à proprement parler. C’est la surprise…

L’hôtel se trouvant au coeur de la Médina, le taxi n’a pas pu entrer dans la vieille ville et nous a laissé sur le Boulevard Bab Menara, près de la rue du château où un employé nous attendait pour nous réceptionner nous et nos bagages. Nous avons été chaleureusement accueilli par Saoussen, une jeune femme charmante et qui s’est montrée très serviable tout au long de notre séjour. On nous a apporté un jus pressé en guise de bienvenue puis elle nous a amené à notre chambre. Pour y accéder, nous devions passer par un patio absolument sublime, et l’émerveillement ne s’arrêtait pas là…

La chambre en elle-même ? Comment vous dire cela… un vrai conte de fée. Je ne pouvais imaginer un tel luxe pour mon anniversaire: nous avions rien que pour nous: 2 lits king size façon Shérazade (parfait en cas de dispute ou si on a mangé trop de couscous et qu’on a besoin de s’étaler comme une larve 😀 ), une salle de bain tout en marbre et un petit salon.

Pour le petit déjeuner, il faudra choisir votre formule sur le menu et nous avons choisi le continental qui comprend par personne: un jus pressé, une boisson chaude, 2 viennoiseries, des petits pains tunisiens, des confitures (orange, figue & abricot) ainsi qu’un yaourt. C’est un excellent petit-déjeuner (et dieu sait que je peux être difficile à ce niveau). Le jus pressé y fait beaucoup, je l’avoue. C’est MON chouchou du matin.

Nous avons également testé le restaurant de l’hôtel dans lequel nous avons dîné le dernier soir. J’ai goûté le couscous de poisson pour la première fois de ma vie, et pas n’importe lequel: le couscous de mérou, un grand classique en Tunisie. C’était un régal. Chéri a pris un filet de daurade avec des petits légumes et nous avons également pris une assiette de salades tunisiennes à se partager. Chaque repas en tunisie commence par la Kémia, soit l’apéritif. Et le MUST-HAVE de chaque kémia, c’est l’incontournable harissa à l’huile d’olive avec les petits pains tunisiens. Bon, je me confesse: après 4 jours d’harissa à tous les repas: JE N’EN PEUX PLUS hahaha. Ma petite tapenade m’a un peu manqué :)) L’ambiance dans le restaurant était très cosy, très romantique avec un dîner à la lueur d’une bougie et avec un musicien qui assurait l’ambiance traditionnelle lors du repas. C’était vraiment parfait, et idéal lorsqu’on a marché toute la journée et qu’on a juste envie de manger dans l’hôtel pour être sur place.

L’hôtel possède également un spa et hammam si vous souhaitez faire des soins, et le petit endroit secret, se trouve sur les toits de l’hôtel. Vous n’avez qu’à demander à quelqu’un de l’hôtel de vous y ouvrir la porte, et tadammmmm bienvenue au paradis… Vous aurez toute la vue sur la Médina avec une vue imprenable sur la Mosquée Zitouna, la plus grande mosquée de Tunis.

L’hôtel comporte peu de chambres et l’ambiance y est familiale. Les employés de l’hôtel ont tous (et j’insiste sur le vraiment TOUS) été à nos petits soins pendant 4 jours ; nous ont prodigué de précieux conseils pour nos visites, nous ont même emmené au marché pour nous montrer le chemin ; Ils se sont pliés en 4 pour satisfaire nos désirs. Nous nous sentions comme dans un palais, mais aussi comme à la maison. Comme j’aime à le dire: c’est mon petit havre de paix au cœur de la Médina de Tunis.

Il faut compter 20 minutes environ pour 11-12 dinars pour vous rendre en bord de mer, ce qui fait à peu près 5€. Bientôt je vous parlerai de notre expérience dans un resort en bord de mer et je peux vous garantir que la qualité n’a pas du tout été la même. Alors pour les fins gourmets, si vous voulez découvrir la vraie cuisine de Tunisie, c’est dans la Médina que ça se passe 🙂

Retour en photos…

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Cliquez-ici pour accéder au Site Officiel du Palais Bayram, mais retrouvez-les aussi sur Facebook en cliquant ici, et pour leur page instagram.

Cliquez-là pour accéder au Site Officiel de Booking

Site Officiel de l’Aéroport de Nice et Site de la Compagnie TunisAir

Et enfin pour le site de tourisme de Tunisie

A bientôt pour d’autres récits de notre voyage en amoureux

[VAR]: Quand le chocolat s’invite à Roquebrune sur Argens

A proximité de la ville antique de Fréjus et du très convoité port de Saint-Tropez, se niche un petit village médiéval entre terre et mer. Roquebrune Sur Argens est divisé en trois quartiers: le village et son cœur historique, la bouverie qui se trouve un peu plus dans les terres entre le Massif des Maures et le Massif de l’Estérel, et enfin le quartier des Issambres qui est plus touristique situé en bord de mer dont l’activité bat son plein à la saison estivale.

Aujourd’hui, c’est au cœur du village que nous nous rendons, pour une balade très très gourmande.

SOMMAIRE

  1. Maison du Chocolat et du Cacao & anecdotes historiques
  2. Déambulations dans les deux chocolateries phares du village
  3. Séance de Choco-Sophro / Retrouvez l’interview exclusive de Christelle Beckrich

1. La visite commence rue de l’hospice, à la Maison du Chocolat et du Cacao, inaugurée en 2015. L’endroit est plus qu’atypique puisque le musée s’est tout bonnement installé dans une chapelle qui, il y a fort fort longtemps, servait d’hospice et accueillait les malades. Après avoir été abandonnée de très longues années, les habitants ont transformé la chapelle en un musée local, pour finalement l’orienter vers des choses plus sympathiques: le chocolat. Et depuis mai dernier, Roquebrune sur Argens s’inscrit même sur la Route européenne du Cacao… rien que ça !! (Cliquez-ici pour la découvrir).
Vous allez me dire, quel rapport entre les malades et le cacao ? Lisez la suite et vous allez vite comprendre que ces deux choses-là sont totalement compatibles 🙂

Ci-dessus la Pharmacopée Universelle de Nicolas Lémery, grand chimiste et apothicaire de Paris à l’époque de Louis XIV qui date de 1697. C’est bien évidemment l’objet le plus précieux de la collection.

D’après le livre de Henry Forest Du Cacao et de ses diverses espèces…importance de l’usage du cacao pur écrit en 1864, le beurre de cacao est très utile pour réparer les petits tracas du quotidien. En effet, le beurre a l’avantage d’être doté d’anti-oxydants naturels, et lui évite de rancir contrairement aux graisses animales. On peut ainsi l’appliquer sur des peaux sèches ou irritées, notamment sur les petits enfants graisseux lorsque deux surfaces de peau se touchent et finissent par s’irriter (c’est lui qui le dit hein…). Il sert aussi d’adoucissant pour les toux nerveuses et les hémorroïdes (hum hum vraiment très sympa ce Forest 😀 ). C’est aussi un cosmétique idéal puisqu’il hydrate sans laisser de corps gras sur la peau ; Il était donc très apprécié des espagnoles. Rappelons que les toutes premières fèves de Cacao sont en effet arrivées en Espagne et ce sont les espagnols qui ont rendu célèbre le chocolat chaud à la cours de Versailles.
Lecture en ligne disponible gratuitement sur Gallica, le site de la Bibliothèque Nationale française qui met à disposition des ouvrages historiques pour notre culture personnelle. Cliquez-ici

Dans le musée, on retrouve plus de 1000 objets qui ont généreusement été donnés par des familles, ou chinés par la ville. Le musée est gratuit, accessible aux personnes à mobilité réduite et un espace pour les enfants a même été aménagé. Alors aucune excuse pour ne pas y faire un tour 😉

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2. La visite se poursuit au cœur du village pour aller rencontrer les deux chocolatiers qui se sont imposés dans le village de Roquebrune: la Chocolaterie du Rocher et Chocolats et Gourmandises. Toutes deux sont des boutiques concurrentes certes, mais qui proposent des choses tellement différentes que finalement, les deux sont à découvrir. Vous allez voir que les deux chocolatiers ont su tirer leur épingle du jeu, et proposent deux spécialités dans leur boutique.

Commençons par la plus traditionnelle des deux, et aussi la plus proche du musée du cacao: la Chocolaterie du Rocher, à deux minutes de là. Le gérant, Philippe Vinay, Isérois d’origine, semble être très fier de son village d’accueil. En effet, celui-ci a imaginé une bouchée qu’il a appelée le « Rocher de Roquebrune » et qui fait référence au fameux massif rocheux qui domine le village et où on peut aller randonner. Il en a fait, sans le vouloir, la spécialité de la ville. Le rocher est un tendre nougat au miel de lavande, enrobé d’un chocolat à l’orange, au citron, à la violette, à la rose ou plus simplement au chocolat noir Côte d’Ivoire. Ils sont tous moulés et enrobés à la main de façon artisanale. La boutique se démarque aussi pour son chocolat en poudre, que l’on peut déguster sur place sur la jolie terrasse vintage. La boutique n’est pas grande, mais est très cosy, la terrasse est très agréable et le chocolatier nous a parlé de son travail avec une grande passion.

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La seconde boutique « Chocolats et Gourmandises » qui se trouve au 1 place Saint-Pierre, est tenue par la jeune Mélissa Ouvry qui rêvait d’être chocolatière dès sa plus tendre enfance. La boutique est féminine, raffinée et elle a su ajouter une touche glamour à ses créations. Elle travaille d’ailleurs depuis quelques années pour le Festival de Cannes. La classe! Mélissa a elle aussi deux incontournables: la pâte à tartiner à la noisette sans huile de palme et son chocolat « tendre rêve ». Elle propose également des pralines aux ganaches originales à base de basilic ou de thé.

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3. Enfin, nous finissons l’escapade gourmande par une activité détente tout à fait unique: la Choco-Sophro avec Christelle Beckrich, qui a imaginé une séance de sophrologie tout en dégustant du chocolat… Les 3 pralines ont justement été sélectionnées chez Chocolats & Gourmandises.

Notre sophrologue a installé l’assiette de dégustation devant chaque participant, s’est présentée à nous et nous a expliqué le déroulement de la séance avec les différents axes de travail qui allaient être abordés. Elle nous a expliqué que ces deux activités se mariaient à merveille puisqu’on ne prenait généralement pas le temps ni de se détendre, ni de déguster le chocolat puisque généralement, on s’empressait de tout mettre dans la bouche sans même s’intéresser à la saveur ou à la texture. Cet exercice, en plus de nous relaxer, nous permet justement de redécouvrir le chocolat sous un nouveau jour. Et je peux vous dire que c’est une expérience absolument incroyable… Je faisais un petit peu la moue lorsque j’ai vu qu’il n’y avait pratiquement que du chocolat noir (car ce n’est pas celui que je préfère), et j’ai été surprise de vraiment apprécier le goût, la texture, de sentir le chocolat fondre sous la langue et de profiter de l’explosion de saveur au moment de la dégustation. Nous n’avions jamais goûté les chocolats qui nous ont été donnés, donc c’était la totale découverte. J’ai adoré la truffe au caramel (mon dieu la tuerie…) et celui au thé. Cette séance m’a donné envie de retourner dans la chocolaterie mais surtout de refaire une séance de sophrologie que je découvrais pour la première fois. Je me sentais tellement bien après… Je m’endormais presque. J’ai voulu retourner vers Christelle Beckrich pour en savoir plus sur elle et son activité…

Allons ensemble la rencontrer…

Bonjour Christelle, pouvez vous nous parler un petit peu de vous et de votre activité ?

★ Êtes-vous originaire de Roquebrune sur Argens et/ou du Var ?

Je suis originaire d’Alsace et j’habite Roquebrune sur Argens depuis cinq ans.

★ Parlez-moi un peu de votre parcours professionnel ; comment en êtes-vous arrivée à travailler dans la sophrologie ?

J’étais enseignante de français dans un lycée. J’ai toujours aimé les techniques de détente profonde. Quand j’ai découvert la sophrologie, ce fut comme une évidence et cette méthode a pris de plus de plus de place dans ma vie jusqu’à devenir essentielle. J’ai quitté l’enseignement et j’ai intégré l’école de sophrologie de Marseille pour en faire mon métier.

Comment vous-même avez-vous découvert cette technique de relaxation ?

Je me suis inscrite à un atelier de sophrologie en groupe pour mieux découvrir cette méthode et je n’ai plus jamais arrêté.

Quel est le profil type des clients qui viennent vous voir ?

Il y a des adultes qui ont des difficultés à gérer leur stress ou la pression professionnelle, des adolescents qui manquent de concentration ou qui ont besoin de canaliser leurs émotions, des séniors qui recherchent plus de calme intérieur.
Le profil des clients au cabinet, ce sont des personnes qui se tournent vers des professions paramédicales pour essayer de mieux vivre leur quotidien.

Que conseillez-vous à une personne qui a du mal à lâcher prise ou qui est sceptique face à ce type de relaxation ?

S’offrir une heure de son temps pour soi est déjà une démarche de lâcher-prise. La sophrologie permet d’appréhender son corps d’une autre manière, plus douce et plus bienveillante. Le meilleur moyen de se faire sa propre opinion sur la sophrologie est de venir faire une séance avec l’envie de découvrir du neuf !

Comment l’idée d’allier chocolat et sophrologie vous est-elle venue ?

Après une année avec des séances bimensuelles de sophrologie avec mon groupe, j’avais envie de terminer sur une note plus gourmande. J’ai demandé à chaque participant d’apporter son chocolat favori. On a fait une séance sur les 5 sens : voir, toucher, sentir et goûter son morceau de chocolat avec lenteur et en pleine conscience a éveillé tant de sensations extraordinaires que j’ai commencé à réfléchir pour développer ce concept.

Votre collaboration avec Mélissa Ouvry est-elle toujours d’actualité ? Pourquoi avoir choisi cette chocolaterie plutôt qu’une autre ? Avez-vous d’autres collaborations en vue ?

Quand je suis entrée la première fois dans la chocolaterie Chocolats et Gourmandises, j’ai aimé le lieu et les odeurs. J’ai évoqué l’idée d’une séance de sophrologie alliée au chocolat à Mélissa Ouvry, gérante de la chocolaterie et elle a été immédiatement partante. Nous avons mis en place les « choco-sophro » en février 2016 et tous les mardis du mois de mars de cette année.

J’aimerais aussi collaborer avec Victoria Lotito, naturopathe qui vient d’ouvrir sa boutique nommée Essenciel à Roquebrune sur Argens.

Quels sont vos futurs projets en tête ? Allez-vous par exemple développer d’autres types de séances (comme la sophrologie & la marche nordique que vous proposez déjà)

Je continue à proposer une « promenade bien-être » mensuelle au Château des Demoiselles de La Motte et le 20 mai 2017 et le 17 juin 2017, ce sera une promenade bien-être matinale suivie d’un pique-nique sous un très beau chêne au milieu du vignoble.

Un autre projet va voir le jour le samedi 3 juin 2017 à Roquebrune sur Argens : un « atelier du stress » pour mieux gérer le stress des examens par la sophrologie et les jeux théâtraux avec Danielle Morris, professeur de théâtre. L’objectif de cet atelier du stress est de repartir avec des techniques simples pour savoir apprivoiser le stress le jour de l’examen.

A quels prochains événements peut-on vous retrouver dans les Alpes-Maritimes et dans le Var pour découvrir cette séance de choco-sophro ?

Aujourd’hui, je propose des séances de « choco-sophro » aux entreprises qui permettent de découvrir la sophrologie par un autre biais. Je suis donc en recherche d’entreprises dans le Var et les Alpes-Maritimes qui souhaitent offrir à leurs salariés un moment de détente ludique et gourmand.

Merci Christelle pour votre temps, votre bonne humeur et ce beau moment de détente en votre compagnie 🙂 

Pour ne manquer aucun rendez-vous, direction sa Page Facebook & son Site Officiel. N’hésitez pas à la contacter pour des informations complémentaires, elle se fera un plaisir de vous répondre 🙂

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Je remercie également le Salon des Influenceurs du Web et l’Office du tourisme de l’Estérel  qui ont rendu possible cette belle journée de découverte et de gourmandise.

Pour organiser vos vacances et faire vous aussi une visite chocolatée, n’hésitez pas à consulter le Site de l’Office de Tourisme de Roquebrune sur Argens (cliquez ici) et de consulter le Site officiel du Tourisme dans le Var (cliquez la).

A très vite pour d’autres escapades gourmandes

[Côte d’Azur]: Mouans-Sartoux, un village fleuri très typique et tourné vers l’avenir

Mouans-Sartoux est un petit village très typique de la Côte d’Azur où se comptent un peu plus de 10 000 âmes. Situé entre Cannes et Grasse, il est proche de villes mondialement connues, mais est tout de même préservé du tourisme de masse et a ainsi pu conserver son authenticité. Son village construit en damier, permet aux touristes de se perdre dans les petites ruelles piétonnes qui sont toutes plus jolies les unes que les autres. En effet, les villageois participent chaque année au concours des balcons fleuris, ce qui permet une floraison dense toute l’année.

C’est un village qui m’est cher puisque j’y ai vécu pendant 15 ans et ai vraiment apprécié la qualité de vie qui y règne. André Aschieri, l’ancien Maire de Mouans-Sartoux, a géré d’une main de maître le village pendant 40ans ! Le Maire, qui fait partie des verts, est très soucieux de l’environnement et a mis en place beaucoup de projets tournés vers le développement durable et l’écologie. Par exemple, sur un plan national, les écoles de Mouans-Sartoux sont les premières à avoir instauré la cantine 100 % bio. La municipalité a pris des mesures concrètes pour limiter au maximum les déchets, et les enseignants visent à éduquer les enfants sur l’agriculture et sur le tri des déchets. L’école François Jacob, une école installée au cœur de la forêt, a d’ailleurs son propre potager dans lequel les enfants peuvent intervenir.

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Au coeur du village, un artiste s’est amusé à faire une construction éphémère avec des palettes dans lesquelles il a placé quelques pots d’aromates à droite à gauche, et il invite le passant à s’asseoir et à profiter avec ceux qu’il croisera. Sur le panneau, on peut ainsi lire « Passant, assieds toi, j’ai créé cet espace pour que nous en profitions tous. Installe toi confortablement et apprécie le temps qui passe. Salue les gens que tu croiseras. Si tu leur souris, ils te le rendront probablement. Viens ici prendre un repas, ou simplement un petit verre. Invite ceux et celles qui traverseront cette rue à se joindre à ta table, et demande leurs comment ils vont. Partage ce que tu poseras sur cette table, on est plus heureux quand on donne. Allez, ne sois pas timide, je te souhaite de belles rencontres.« 

Alors à cette personne: MERCI ! Merci pour le sourire, pour les ondes positives, pour ce petit instant de bonheur, et merci de toujours croire en l’échange et le partage dans ce monde de brutes. Ca fait tout simplement du BIEN de voir cela.

En ce qui concerne le patrimoine, notre village possède aussi un très joli château, qui a une singularité… il est construit sur un plan triangulaire (soit 3 tours). En effet, ce type d’architecture est très rare en France, mais aussi en Europe (vous pouvez le voir sur google earth/google map si vous êtes curieux). Si quelqu’un a d’ailleurs une explication sur le choix d’une telle construction, je suis preneuse 😉

Aujourd’hui, le château a été réhabilité en espace d’art concret. Le principal bâtiment du musée a été construit derrière le château en contrebas du parc et accueille près de 20 000 visiteurs par an. Les locaux aiment aussi à appeler cette construction « la verrue de Mouans-Sartoux » du fait de sa couleur verte pomme qui surprend au premier abord, je dois l’admettre.

Le village est aussi renommé pour son Festival du Livre qui accueille chaque année environ 50 000 visiteurs sur 3 jours et s’impose comme étant l’un des plus grands festivals littéraires du pays. D’Amélie Nothomb à Marc Lévy, les plus grands écrivains finissent par passer par le petit village provençal. Cette année en octobre, le Festival du Livre fêtera sa 30ème édition. Une année, qui j’en suis sûre, nous promet de jolies surprises.

Et puisqu’on parle de projets novateurs, j’aimerais vous présenter une adresse à découvrir absolument: la Maison Charlotte Busset.

Noémi Burlaud, a posé ses valises dans le village il y a quelques années maintenant, et n’imaginait pas installer sa boutique ailleurs qu’à Mouans-Sartoux. Après avoir passé quelques temps aux Etats-Unis, elle s’est prise de passion pour les cookies et s’est très vite intéressée à la nutrition et aux soucis alimentaires dont on parle aujourd’hui constamment… intolérances au gluten, produits vegan et/ou bio… les idées ont bouillonné dans sa tête, et après avoir bien ficelé son projet, il lui manquait quelques fonds pour pouvoir se lancer. La jeune femme s’est alors inscrite dans une démarche de crowdfunding sur kisskissbankbank pour que les internautes puissent lui donner un petit coup de pouce afin de pouvoir mener à bien sa boutique. Pari réussi puisqu’elle a réussi à collecter 5000€ qui lui ont permis d’ouvrir les portes de sa biscuiterie en octobre 2015.

Noémi ne compte pas ses heures, mais malgré toute l’énergie qu’elle dépense chaque jour au développement de son affaire, elle garde toujours le sourire derrière son comptoir et veille à ce que les clients se sentent comme à la maison. Elle souhaite aussi développer un commerce de proximité et essaie autant que possible de faire appel à des producteurs locaux: tant pour les fruits que pour les jus de fruits bio. On y trouve des cookies très gourmands aux 3 chocolats, au beurre de cacahuète, au caramel beurre salé, mais aussi des cookies sans gluten ou encore vegan (sans beurre ni œuf). Elle propose de nouvelles saveurs au gré des saisons et de ses envies et on se régale chaque fois qu’on y va. J’aime beaucoup la décoration cosy de la boutique et l’ambiance conviviale qui y règne. Des petites pépites comme celle là, nous en voulons encore plus, alors j’espère que d’autres investisseurs comme Noémi, viendront eux aussi poser leurs valises dans notre petit village adoré pour pouvoir le dynamiser un peu plus encore.

Envie de refaire les cookies à la maison ? Pas de problème, Noémi a pensé à tout et vous propose ses « cookies jars » avec tous les ingrédients déjà pré-mélangés et la petite notice explicative. Y-a-plus-qu’à comme on dit 🙂 Une chouette idée de cadeau.

J’ai jeté mon dévolu sur 4 cookies (oui je suis gourmande, je sais…) mais rassurez-vous, j’ai partagé avec ma chère et tendre maman qui est toujours en quête d’un nouveau petit salon de thé sympa (la gourmandise, c’est de famille j’en ai bien peur). 😀 J’ai fondu devant le cookie façon tarte au citron meringué (mon péché mignon), et celui au caramel au beurre salé (je ne peux pas dire non à du caramel au beurre salé, c’est contre mes principes !). J’ai aussi goûté un cookie nounours à la guimauve et un autre vegan à la pâte à tartiner (vegan elle aussi, naturellement). C’était la première fois que je goûtais un biscuit vegan, et j’ai été très agréablement surprise car même sans beurre, le cookie reste très tendre. Bref, tout était gourmand et fondant à souhait. Pour le jus bio, j’ai opté pour le mélange pomme-kiwi qui était lui aussi était très bon.

Adresse: 7 rue du Docteur Geoffroy – 06370 Mouans-Sartoux

Pour suivre les actualités de la Maison Charlotte Busset:

Site Officiel: https://maisoncharlottebusset.com/
Facebook: https://fr-fr.facebook.com/charlottebusset/
Instagram: https://www.instagram.com/maison_charlotte_busset/
Twitter: https://twitter.com/BussetCharlotte

Pour l’Office de tourisme de Mouans-Sartoux: cliquez-ici, celui du tourisme sur la Côte d’Azur, cliquez-là ; et enfin pour le Festival du Livre: Site Officiel

Il est beau mon village, non ?
N’hésitez pas à me contacter si vous êtes dans le coin 🙂 On ira se manger un cookie ou deux 😉 

[GRASSE]: Atelier olfactif dans les jardins de la Mouissone

Quel meilleur cadre qu’un jardin luxuriant et une vue splendide sur toute la baie de Cannes jusqu’au Cap Ferrat pour créer sa propre fragrance ?

Notre lundi de Pâques a commencé sur les chapeaux de roues avec la visite des jardins du Domaine de la Mouissone par Lady Lockett herself, la propriétaire des lieux. Anglaise d’origine, Maggie a acquis le domaine en 1998 et consacre depuis lors, tout son temps et son énergie à sa rénovation et à son embellissement.

Le domaine a dans le passé, appartenu à Léon Chiris, un célèbre industriel grassois qui a largement contribué à l’essor de la parfumerie à la fin du 19ème siècle. Chiris a par ailleurs formé le jeune François Coty, devenu l’un des plus grands parfumeurs de son ère et qui demeure toujours aujourd’hui une figure emblématique du monde de la parfumerie. En 1891, Chiris reçut dans sa demeure la Reine Victoria d’Angleterre qui aimait venir sur la Côte d’Azur, et qui s’est prise de passion pour les jardins du domaine, notamment des oliviers multi-centenaires. L’oliveraie est toujours bien présente aujourd’hui, et les olives sont d’ailleurs utilisées pour faire de l’huile d’olive ou encore des tapenades.

Lady Lockett est une véritable passionnée de botanique et elle s’est prise d’intérêt pour la flore locale. Comme elle nous l’a si bien expliqué « Beaucoup d’anglais achètent sur la Côte d’Azur et veulent faire un jardin à l’anglaise avec toutes les variétés que l’on trouve au Royaume Uni, mais un an plus tard, tout est mort ». En effet, le climat n’est pas le même, donc cela demande adaptation. Elle a pris alors des années de cours d’horticulture pour accroître ses connaissances en la matière et c’est un véritable voyage olfactif qui s’offre à nous dans ses jardins. Plantes aromatiques, oliveraies, espèces d’Afrique du sud, d’Amérique et même une bambouseraie sont implantés sur les 3 hectares de terrain. On découvre beaucoup de variétés de plantes dont on ne soupçonnait l’existence jusqu’alors. Lady Lockett nous invite fortement à toucher et sentir les plantes afin de mieux les découvrir.

Maggie est une personne extraordinaire, humble et qui aime profiter des petits bonheurs de la vie avec les gens qui lui sont chers. Elle a une approche très douce et nous transmet avec beaucoup de passion ses connaissances en botanique. Elle nous a prodigué de précieux conseils sur l’entretien des plantes ou nous a donné des astuces pour avoir un jardin fleuri même en hiver.

Itinéraire dans les jardins du paradis…

Droits réservés – La Mouissone 2017

La matinée a commencé avec une déambulation dans les différents jardins. Nous sommes passés par l’allée des vignes, avons longé la maison principale, puis le long des lavandes (une variété déjà en fleurs à cette époque), nous sommes remontés par le terrain de boules à côté de la piscine (inutile de vous parler de la vue exceptionnelle sur la baie de Cannes) au milieu d’un jardin exotique, puis avons remonté en direction de l’ancien potager, du jardin des garrigues, du jardin de l’Hémisphère Sud et avons découvert le nouvel espace décoré avec des vieilles planches en bois de la voie ferrée pour changer un peu des pierres sèches. Pour vous rendre compte de l’investissement que coûte un tel domaine, il faut bien se dire que Lady Lockett a dépensé plus d’un million d’euros pour rénover tous les murs en pierre de la propriété. 😮

Maggie nous racontait comment ils avaient inauguré ce nouvel espace… avec des coussins posés partout, des amis se prélassant en buvant un verre de vin tout en écoutant de la musique… on s’imaginait la scène et je veux bien le croire, ça devait être fabuleux 😀 Nous avons ensuite continué la balade par le jardin de prairie (un jardin champêtre), sommes redescendus par le tunnel de glycines (l’un de mes rêves qui s’est réalisé) pour arriver à la terrasse italienne et ses magnifiques bassins, nous avons ensuite emprunté les escaliers du paradis (stairway to Heaven) pour arriver dans l’exotique bambouseraie et enfin sommes redescendus sur la terrasse où l’atelier olfactif nous attendait… Il fallait déjà nous remettre de ce magnifique voyage olfactif pour pouvoir remettre nos sens à l’épreuve.

Création de parfum dans un cadre enchanteur…

Sur la table, neuf flacons nous attendaient… Agrumes, Figuier Vert (bin oui, la Mouissone, c’est aussi une variété de figue, donc c’était l’essence un peu incontournable), Herbes & Feuilles, Fleur d’oranger-freesia, Rose-pivoine, Jasmin-gardenia, Cedre-santal, Vetiver-épices et enfin Marine frais. Ce sont bien évidemment des « accords », c’est à dire un mélange d’essences. Lorsque l’on sait qu’il nécessite 1 tonne de fleurs de jasmin pour obtenir un kilo d’essence et que ce dit kilo va coûter environ 60 000€, on se doute bien que les essences pures sont précieuses et à utiliser avec parcimonie. Pour les novices que nous sommes, il est donc préférable d’utiliser des accords pour éviter de gaspiller et d’en faire n’importe quoi 😀

Ces neuf accords sont répartis en 3 « notes » et c’est ce qu’on appelle la Pyramide Olfactive puisqu’un parfum est toujours constitué d’une note de tête, de cœur et de fond.

Notre parfumeuse nous explique justement de façon brève et très claire l’histoire de la création du parfum lors de ses ateliers, et nous parle avec beaucoup de passion de la provenance et l’utilisation des essences choisies pour nous. On peut alors découvrir des senteurs que l’on connait moins comme la note marine, le vétiver ou encore le santal. A nous ensuite de jouer aux apprentis parfumeurs, armés de pipettes et de béchers pour faire les bons dosages en fonction de nous goûts respectifs. Personnellement, je me suis orientée vers une fragrance fraîche, pétillante et fleurie-fruitée, en insistant un peu plus sur les agrumes, la fleur d’oranger et le freesia pour m’accompagner dans mon prochain voyage en Tunisie.

Corinne Marie-Tosello, qui animait cet atelier olfactif, est diplomée du GIP (Grasse Institute of Perfumes) l’une des 3 écoles reconnues dans le milieu de la parfumerie. Elle a créé sa propre société il y a une dizaine d’année qui s’appelle Connessens, et qui offre un programme d’animations olfactives au service des entreprises et des événements. Soucieuse d’en faire aussi profiter les individuels, Madame Marie-Tosello a lancé un tout nouveau programme qui s’appelle « Voyage en terre de parfum » dans lequel sont proposés ateliers de création de parfum mais aussi visites de domaines ou de champs de fleurs pour aller à la rencontre des producteurs, passionnés de botanique et afin de découvrir la matière première. Ne manquez pas les prochains rendez-vous avec les nocturnes du Jardins du MIP (Musée International de la Parfumerie) à Mouans-Sartoux pendant lesquelles une fleur locale est mise à l’honneur. Visite guidée des jardins & atelier de création de parfum sont au rendez-vous. Vous repartirez bien sûr avec votre création. Prix de l’atelier: 15€ et 8€ pour les enfants de 7 à 12ans. Réservation au: 06 61 88 47 54 ou par mail: connessens@gmail.com

PROGRAMMATION…

Mardi 23 Mai 2017 de 17h à 20h… Rose de Mai
Mardi 20 Juin 2017 de 17h à 20h… Lavandin
Mardi 11 Juillet 2017 de 17h à 20h… Geranium Rosat
Mardi 12 Septembre 2017 de 17h à 20h… Tubéreuse

N’attendez pas pour réserver votre place 

Aucun texte alternatif disponible.

Voyage en Terre de Parfum: Page Facebook
Connessens: Site Officiel

Et pour visiter le Domaine de la Mouissone, rendez-vous sur le site officiel: http://www.lamouissone.com/ pour toutes les informations pratiques. La prochaine a justement lieu ce vendredi, alors vite vite !

N’oubliez pas non plus de profiter du Festival des Jardins, car la fin du festival approche à grand pas et de cliquez-ici pour découvrir la ville de Grasse.

La prochaine fois, je vous parlerai justement des fameux Jardins du MIP, un lieu incontournable de la Côte d’Azur pour tous les amoureux de botanique et de parfumerie. Alors à très vite.