[GRASSE]: Atelier olfactif dans les jardins de la Mouissone

Quel meilleur cadre qu’un jardin luxuriant et une vue splendide sur toute la baie de Cannes jusqu’au Cap Ferrat pour créer sa propre fragrance ?

Notre lundi de Pâques a commencé sur les chapeaux de roues avec la visite des jardins du Domaine de la Mouissone par Lady Lockett herself, la propriétaire des lieux. Anglaise d’origine, Maggie a acquis le domaine en 1998 et consacre depuis lors, tout son temps et son énergie à sa rénovation et à son embellissement.

Le domaine a dans le passé, appartenu à Léon Chiris, un célèbre industriel grassois qui a largement contribué à l’essor de la parfumerie à la fin du 19ème siècle. Chiris a par ailleurs formé le jeune François Coty, devenu l’un des plus grands parfumeurs de son ère et qui demeure toujours aujourd’hui une figure emblématique du monde de la parfumerie. En 1891, Chiris reçut dans sa demeure la Reine Victoria d’Angleterre qui aimait venir sur la Côte d’Azur, et qui s’est prise de passion pour les jardins du domaine, notamment des oliviers multi-centenaires. L’oliveraie est toujours bien présente aujourd’hui, et les olives sont d’ailleurs utilisées pour faire de l’huile d’olive ou encore des tapenades.

Lady Lockett est une véritable passionnée de botanique et elle s’est prise d’intérêt pour la flore locale. Comme elle nous l’a si bien expliqué « Beaucoup d’anglais achètent sur la Côte d’Azur et veulent faire un jardin à l’anglaise avec toutes les variétés que l’on trouve au Royaume Uni, mais un an plus tard, tout est mort ». En effet, le climat n’est pas le même, donc cela demande adaptation. Elle a pris alors des années de cours d’horticulture pour accroître ses connaissances en la matière et c’est un véritable voyage olfactif qui s’offre à nous dans ses jardins. Plantes aromatiques, oliveraies, espèces d’Afrique du sud, d’Amérique et même une bambouseraie sont implantés sur les 3 hectares de terrain. On découvre beaucoup de variétés de plantes dont on ne soupçonnait l’existence jusqu’alors. Lady Lockett nous invite fortement à toucher et sentir les plantes afin de mieux les découvrir.

Maggie est une personne extraordinaire, humble et qui aime profiter des petits bonheurs de la vie avec les gens qui lui sont chers. Elle a une approche très douce et nous transmet avec beaucoup de passion ses connaissances en botanique. Elle nous a prodigué de précieux conseils sur l’entretien des plantes ou nous a donné des astuces pour avoir un jardin fleuri même en hiver.

Itinéraire dans les jardins du paradis…

Droits réservés – La Mouissone 2017

La matinée a commencé avec une déambulation dans les différents jardins. Nous sommes passés par l’allée des vignes, avons longé la maison principale, puis le long des lavandes (une variété déjà en fleurs à cette époque), nous sommes remontés par le terrain de boules à côté de la piscine (inutile de vous parler de la vue exceptionnelle sur la baie de Cannes) au milieu d’un jardin exotique, puis avons remonté en direction de l’ancien potager, du jardin des garrigues, du jardin de l’Hémisphère Sud et avons découvert le nouvel espace décoré avec des vieilles planches en bois de la voie ferrée pour changer un peu des pierres sèches. Pour vous rendre compte de l’investissement que coûte un tel domaine, il faut bien se dire que Lady Lockett a dépensé plus d’un million d’euros pour rénover tous les murs en pierre de la propriété. 😮

Maggie nous racontait comment ils avaient inauguré ce nouvel espace… avec des coussins posés partout, des amis se prélassant en buvant un verre de vin tout en écoutant de la musique… on s’imaginait la scène et je veux bien le croire, ça devait être fabuleux 😀 Nous avons ensuite continué la balade par le jardin de prairie (un jardin champêtre), sommes redescendus par le tunnel de glycines (l’un de mes rêves qui s’est réalisé) pour arriver à la terrasse italienne et ses magnifiques bassins, nous avons ensuite emprunté les escaliers du paradis (stairway to Heaven) pour arriver dans l’exotique bambouseraie et enfin sommes redescendus sur la terrasse où l’atelier olfactif nous attendait… Il fallait déjà nous remettre de ce magnifique voyage olfactif pour pouvoir remettre nos sens à l’épreuve.

Création de parfum dans un cadre enchanteur…

Sur la table, neuf flacons nous attendaient… Agrumes, Figuier Vert (bin oui, la Mouissone, c’est aussi une variété de figue, donc c’était l’essence un peu incontournable), Herbes & Feuilles, Fleur d’oranger-freesia, Rose-pivoine, Jasmin-gardenia, Cedre-santal, Vetiver-épices et enfin Marine frais. Ce sont bien évidemment des « accords », c’est à dire un mélange d’essences. Lorsque l’on sait qu’il nécessite 1 tonne de fleurs de jasmin pour obtenir un kilo d’essence et que ce dit kilo va coûter environ 60 000€, on se doute bien que les essences pures sont précieuses et à utiliser avec parcimonie. Pour les novices que nous sommes, il est donc préférable d’utiliser des accords pour éviter de gaspiller et d’en faire n’importe quoi 😀

Ces neuf accords sont répartis en 3 « notes » et c’est ce qu’on appelle la Pyramide Olfactive puisqu’un parfum est toujours constitué d’une note de tête, de cœur et de fond.

Notre parfumeuse nous explique justement de façon brève et très claire l’histoire de la création du parfum lors de ses ateliers, et nous parle avec beaucoup de passion de la provenance et l’utilisation des essences choisies pour nous. On peut alors découvrir des senteurs que l’on connait moins comme la note marine, le vétiver ou encore le santal. A nous ensuite de jouer aux apprentis parfumeurs, armés de pipettes et de béchers pour faire les bons dosages en fonction de nous goûts respectifs. Personnellement, je me suis orientée vers une fragrance fraîche, pétillante et fleurie-fruitée, en insistant un peu plus sur les agrumes, la fleur d’oranger et le freesia pour m’accompagner dans mon prochain voyage en Tunisie.

Corinne Marie-Tosello, qui animait cet atelier olfactif, est diplomée du GIP (Grasse Institute of Perfumes) l’une des 3 écoles reconnues dans le milieu de la parfumerie. Elle a créé sa propre société il y a une dizaine d’année qui s’appelle Connessens, et qui offre un programme d’animations olfactives au service des entreprises et des événements. Soucieuse d’en faire aussi profiter les individuels, Madame Marie-Tosello a lancé un tout nouveau programme qui s’appelle « Voyage en terre de parfum » dans lequel sont proposés ateliers de création de parfum mais aussi visites de domaines ou de champs de fleurs pour aller à la rencontre des producteurs, passionnés de botanique et afin de découvrir la matière première. Ne manquez pas les prochains rendez-vous avec les nocturnes du Jardins du MIP (Musée International de la Parfumerie) à Mouans-Sartoux pendant lesquelles une fleur locale est mise à l’honneur. Visite guidée des jardins & atelier de création de parfum sont au rendez-vous. Vous repartirez bien sûr avec votre création. Prix de l’atelier: 15€ et 8€ pour les enfants de 7 à 12ans. Réservation au: 06 61 88 47 54 ou par mail: connessens@gmail.com

PROGRAMMATION…

Mardi 23 Mai 2017 de 17h à 20h… Rose de Mai
Mardi 20 Juin 2017 de 17h à 20h… Lavandin
Mardi 11 Juillet 2017 de 17h à 20h… Geranium Rosat
Mardi 12 Septembre 2017 de 17h à 20h… Tubéreuse

N’attendez pas pour réserver votre place 

Aucun texte alternatif disponible.

Voyage en Terre de Parfum: Page Facebook
Connessens: Site Officiel

Et pour visiter le Domaine de la Mouissone, rendez-vous sur le site officiel: http://www.lamouissone.com/ pour toutes les informations pratiques. La prochaine a justement lieu ce vendredi, alors vite vite !

N’oubliez pas non plus de profiter du Festival des Jardins, car la fin du festival approche à grand pas et de cliquez-ici pour découvrir la ville de Grasse.

La prochaine fois, je vous parlerai justement des fameux Jardins du MIP, un lieu incontournable de la Côte d’Azur pour tous les amoureux de botanique et de parfumerie. Alors à très vite.

[BARCELONE]: Visite féerique des chefs d’oeuvre de Gaudi

S’il y a bien une chose que je voulais découvrir en Espagne, c’est l’incroyable talent d’Antoni Gaudi. Alors quand nous avons décidé de partir en week-end à Barcelone, j’étais surexcitée à l’idée que l’un de mes rêves puisse se réaliser. Plongez avec moi dans son monde imaginaire…

Antoni Gaudi, ce génie solitaire…

Né en Espagne en 1852 en Catalogne d’un père chaudronnier, Gaudi a eu une enfance tout à fait banale, ponctuée de rhumatismes et de vie religieuse. Il était un élève moyen mais se distinguait en dessin. Il suivit des études d’architecture, s’intéressant moyennement à ses cours et fût finalement diplômé en 1878 à l’âge de 25ans. Son directeur aurait dit à la remise de diplôme « Nous avons accordé le diplôme à un fou ou à un génie, le temps nous le dira ».

Gaudi entreprit alors plusieurs projets dont beaucoup ne se concrétisèrent pas. Il s’inspira beaucoup du style néogothique de Viollet-le-Duc (l’un des architectes français les plus connus de son ère, et entre autre celui qui a rénové la Cathédrale de Paris et la Cité de Carcassonne), mais s’est aussi inspiré du modernisme et de l’art nouveau en suivant les tendances de l’époque. Sa carrière d’artiste évolua en dents de scie: il était tantôt très populaire et remarqué à l’international et tantôt passé aux oubliettes. Son look aussi a été très changeant: il fût un moment très « dandy », portant des costumes chics et ayant une barbe toujours soignée, et il a pourtant fini sa vie dans un look totalement négligé, portant des fripes et ne se rasant plus. Ce look miséreux l’a en partie mené à sa perte…

En effet, le 7 juin 1926, un tramway le renversa et lui fit perdre connaissance. Les passants le prenant pour un mendiant à cause de son apparence, ne se bousculèrent pas pour lui porter secours, et le temps qu’il soit reconnu et transporté à l’hôpital, il était trop tard… Il décéda de ses blessures quelques jours plus tard, dans la solitude la plus totale puisque tous ses amis les plus proches étaient déjà partis, il n’avait plus de famille et est resté célibataire toute sa vie. L’artiste fut vite oublié, jusqu’à ce qu’un certain Dali revendique les œuvres de l’artiste, et le propulsa au sommet de sa gloire dans les années 50. Aujourd’hui, tout le monde se presse pour venir voir la Sagrada Familia, monument le plus visité de tout le pays.

*****

Ses oeuvres majeures se trouvent à Barcelone et figurent parmi les incontournables de la citée catalane. Il est donc impératif de vous organiser si vous voulez éviter de perdre trop de temps le jour-J. En effet, je vous conseille fortement de réserver vos billets dits « coupes-files » à l’avance sur Internet, cela vous évitera de faire la queue au guichet. Quant au jour-J, je vous suggère d’y aller le plus tôt possible pour éviter les cars de touristes.

Pour la Sagrada Familia, nous avions réservé sur le site officiel (ici) qui est extrêmement bien fait, mais aussi très précis. En effet, vous aurez à choisir votre type de billet ainsi que le créneau horaire de votre visite (et en fonction de l’affluence, ils peuvent certainement vous refuser l’entrée si vous n’êtes pas à l’heure). L’accès simple à la Basilique est de 15€, mais nous avions opté pour le billet à 29€ qui comprend la visite avec un audioguide et l’accès à l’une des tours (la tour de la passion ou la tour de la nativité), il vous faudra choisir celle de votre choix en achetant le billet en ligne. Le jour de notre visite, il y avait un peu de vent et dans ce cas, l’accès aux tours est strictement interdit… Pas de chance. Mais pas d’inquiétude, la Sagrada vous rembourse la différence par virement environ 15 jours plus tard.

Pour le Park Güell, c’est le même rituel, on a réservé sur internet notre billet classique à 7€ par personne. Sachez que vous paierez plus cher si vous optez pour un paiement sur place au distributeur. Pour y accéder, beaucoup empruntent le métro, mais il vous faudra marcher environ 15 minutes pour y accéder, et le chemin est plutôt escarpé (bien qu’il existe apparemment un escalator). De notre côté, nous avons pris le bus n°24 depuis la Plaça Catalunya qui vous emmène au pied de l’entrée principale, c’est vraiment pratique et ça permet de se reposer un peu, surtout quand on passe déjà la journée à cavaler. Nous avons adoré ce site en pleine nature, mais par contre, avons DE-TES-TE la horde de touristes asiatiques qui courrait comme des fous dans tout le parc à se prendre en photos sous tous les angles… C’était tout juste ahurissant… Et dieu sait que j’aime les japonais, mais là c’était juste too much quoi… Nous avons pourtant veillé à y aller tôt pour éviter cela. En tout cas, c’est un site à voir absolument, la vue y est fantastique.

Petit cache cache improvisé avec l’amoureux…

Enfin, je termine avec les deux maisons en centre ville: la Casa Battlo (la plus connue des deux) et la Casa Mila (aussi appelée la Pedrera). Toutes deux ont leur charme, mais c’est bien sûr la première que je préfère car elle ressemble à une maison de poupée. Faute de budget (car les visites sont toutes très coûteuses à Barcelone), nous l’avons admiré depuis l’extérieur, mais s’il y a une prochaine fois à Barcelone, c’est l’un des sites que j’aimerais absolument visiter avec la fondation Joan Miro, un autre artiste incontournable de la capitale catalane.

Si vous achetez un souvenir de Barcelone, vous retrouverez très souvent une petite salamandre multicolore (que l’on retrouve très souvent dans les oeuvres de Gaudi). Elle symbolise la diversité dans la culture catalane. Nous, on a adopté la notre qui trône fièrement collée sur le frigo 😀

Cette visite initiatique dans le Monde de Gaudi a confirmé l’amour que j’ai pour son travail. C’est coloré, poétique et ponctué de symboliques partout où l’on pose ses yeux. C’est à découvrir et redécouvrir car il y a toujours un petit détail qui nous a échappé la première fois.

Cliquez-ici pour accéder au site de l’Office de Tourisme de Barcelone et ici pour le site du Tourisme en Espagne.

Gâteau de Pâques tout coco

A quelques jours de Pâques, je me devais de vous faire une petite recette bien gourmande. Et pour une fois, ce n’est pas une recette au chocolat mais à la noix de coco. Je vous ai fait un joli gâteau dans les tons pastels, aux couleurs du printemps. Ce gâteau était moelleux à souhait, pas trop sucré et a vraiment fait l’unanimité à la maison. Je me suis inspirée d’une recette trouvée dans le Gourmand Magazine de mars 2016… (retrouvez leur page Facebook en cliquant ici)


Ingrédients:

Pour la génoise:

  • 6 oeufs
  • 200g de farine
  • 150g de sucre
  • 1 sachet de levure chimique
  • Un peu de vanille en poudre

Pour la crème coco:

  • 1 boîte de lait de coco
  • 1 boîte de lait concentré sucré
  • 4 CS de farine (ou Maïzena)

Pour la chantilly:

  • 1 brique de crème entière
  • 30g de sucre glace

Pour la décoration:

  • Noix de coco râpée
  • Colorants alimentaires
  • Oeufs liqueur
  • Sujet en chocolat

Préparation:

Préchauffez votre four à 180°C.

Mélangez le sucre et les œufs jusqu’à ce que le mélange blanchisse et devienne un peu mousseux. Ajoutez ensuite la farine, la levure puis le sucre en poudre et mélangez de nouveau. Versez dans un moule à manquer et enfournez pour 25 minutes.

Dans une casserole, faîtes chauffer le lait de coco avec le lait concentré et ajoutez la farine (ou maïzena) pendant une dizaine de minutes en remuant constamment jusqu’à ce que le mélange épaississe un peu.

Une fois votre génoise bien refroidie, coupez la en 3 disques de façons égale et régulière. Recouvrez les deux disques « internes » avec la crème coco colorée avec la couleur de votre choix, puis sur le dernier avec de la crème coco sans colorant.

Montez une chantilly avec la crème liquide et le sucre glace (attention, la crème et le bol doivent être bien froids pour que la chantilly prenne, n’hésitez pas à placer le bol au congélateur quelques minutes avant). Nappez le gâteau de chantilly, saupoudrez de noix de coco râpée pour couvrir tout le gâteau puis réservez-le au moins 1 heure au frigidaire.

Enfin, au moment de servir, ajoutez vos décorations de Pâques. Pour ma part, j’ai choisi des petits oeufs liqueur et un lapin en chocolat de chez Léonidas.

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Joyeuses Fêtes de Pâques

[KYOTO]: Seimei Jinja, le temple magique de Kyoto

A proximité du Nishijin District et du Palais Impérial de Kyoto, se trouve ce petit temple étrange, le Seimei Jinja. En effet, en arrivant près du sanctuaire, il vous faudra passer sous un torii arborant le signe du pentacle… Bienvenue dans le sanctuaire magique de Abe no Seimei…

Abe no Seimei est le devin le plus célèbre de l’époque Heian (794-1185), et l’un des plus connus du pays encore de nos jours.

Abe no Seimei pratiquait ce qu’on appelle l’onmyôdô, une science occulte basée sur la divination, la magie et le yin et yang, philosophie chinoise introduite au Japon au VIème siècle.

Les puristes pensent que notre univers est bâti selon le Yin et le Yang, tout a une part d’ombre et de lumière qui permet de vivre dans l’équilibre et l’harmonie. Oui Mesdames, comme vous pouvez le constater, nous sommes « the dark side » mouahahah…

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Et le Yin et le Yang se base sur ce qu’on appelle les « 5 mouvements chinois », que l’on retrouve d’ailleurs dans la médecine chinoise puisque selon les croyants, tout a une signification. C’est sur ces 5 mouvements que l’on retrouve le fameux pentacle.

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Abe no Seimei n’était pas n’importe qui ; il était l’un des conseillers de l’empereur et du gouvernement, et s’occupait du « département de la magie » (on se croirait presque dans Harry Potter…). Il pratiquait l’astrologie, prévenait des potentielles catastrophes qui allaient s’abattre sur le pays et priait pour la santé de l’empereur. Abe a lui-même bénéficié d’une santé exceptionnelle qui lui a permis de vivre jusqu’à plus de 80ans (ce qui est rare à cette époque) ; Cela a bien sûr renforcé sa crédibilité en tant que devin et être mystique.

Encore aujourd’hui, son personnage anime bien des légendes et il figure d’ailleurs dans beaucoup d’anime, manga ou jeux vidéos.

Si vous touchez en même temps la Yakuyoke-momoe (la pêche) et l’endroit de votre corps où vous ressentez une douleur, il se dit que votre souffrance disparaîtra. Au Japon, ce fruit symbolise la longévité.

Quelques unes des 10 légendes représentées dans le temple…

Bois l’eau « Seimei » et elle te guérira de tes maladies…

En dessous, un pont qu’il faut éviter de traverser, surtout si vous êtes en couple et prévoyez de vous marier car c’est le divorce qui vous pend au nez. En effet le pont s’appelle « Ichijo-Modori » et le verbe « modoru » signifie « retourner. Cela implique donc pour vous de retourner dans votre ancienne vie. L’espèce de troll gardien du pont est ce qu’on appelle un « shikigami », soit un esprit invoqué par celui qui pratique l’onmyodo pour le servir. A l’époque, tout le monde croyait qu’Abe no Seimei était très doué pour contrôler les esprits.

J’ai beaucoup aimé ce lieu mystique, empreint de légendes et de sorcellerie. C’était une visite originale que je vous recommande de faire si vous êtes de passage à Kyoto. Seimei Jinja est un temple unique en son genre.

Cake citronné au saumon fumé

Ces jours-ci, j’avais une furieuse envie de cake au saumon fumé. C’est une recette facile à réaliser, parfaite pour le printemps et qui peut s’accommoder à toutes les occasions: en entrée, en plat principal avec un accompagnement ou simplement à déguster à l’apéro avec les copains.  Découvrez ma recette…

Ingrédients:

  • 150g de farine
  • 10cl d’huile d’olive
  • 1 sachet de levure chimique
  • 3 oeufs
  • 2 CS de crème fraîche
  • 2 belles tranches de saumon fumé
  • Ciboulette
  • le jus d’un demi citron
  • des rondelles d’olives vertes
  • sel / poivre

Préparation:

Préchauffez votre four à 190°C.

Dans un saladier, mélangez la farine avec la levure. Incorporez ensuite vos œufs entiers et mélangez. Ajoutez ensuite l’huile et la crème fraîche et mélangez de nouveau. Ajoutez ensuite le jus de citron, la ciboulette ciselée (ou surgelée), les lamelles de saumon fumé et les olives ; Salez et poivrez et mélangez le tout jusqu’à ce que les ingrédients soient répartis de façon homogène et que l’appareil soit bien lisse. Versez le tout à l’aide d’une maryse dans un moule à cake, et enfournez pour 40 à 45 minutes. Servez-en une généreuse tranche accompagnée d’une petite salade ou bien juste coupé en morceaux pour agrémenter votre table d’apéro. Personnellement, j’ai opté pour une bonne salade d’épinards. Saumon-épinard, le combo idéal non ? 🙂

Bon appétit

La Bastide Saint Antoine, un haut lieu de la gastronomie française sur la Côte d’Azur

La Bastide Saint Antoine, un relais & châteaux qui a ouvert ses portes en 1997, a fêté il y a quelques jours ses 20 ans d’excellence. Suivez-moi à Grasse pour découvrir ce lieu mythique de la Côte d’Azur…

Jacques Chibois, un chef d’exception

Jacques Chibois, originaire du Limousin et issu d’une famille de meuniers, a grandi dans le milieu agricole et a commencé à savoir apprécier les bonnes choses dès le plus jeune âge. Poussé par sa mère, il va entrer en apprentissage dans un restaurant étoilé près de Limoges, sa ville natale. Après avoir travaillé avec plusieurs grands chefs étoilés aux quatre coins de France et du monde (Londres, New York), et après avoir fréquenté du beau monde, c’est finalement à Cannes qu’il posa ses valises pour prendre les rennes du Royal Gray, le restaurant gastronomique de l’Hôtel du Gray d’Albion. Il fut à ce moment là, le premier restaurant de la ville de Cannes a obtenir ses 2 étoiles au Michelin et deux récompenses suivirent: les 4 Toques Gault et Millau et le titre de Chef de l’année. Il s’occupa aussi à cette époque des dîners d’ouverture et de clôture du fameux Festival de Cannes. Finalement, le Chef et son épouse se mirent en quête d’un bel endroit pour pouvoir ouvrir leur propre établissement façonné à leur image, loin des paillettes du festival. C’est finalement en 1996 à Grasse, terre de parfums et de saveurs que le couple trouva l’endroit idyllique, dans le quartier de Saint Antoine. Ils achetèrent une belle bastide provençale du XVIIème siècle bâtie dans un parc de 5 hectares parsemé d’oliviers millénaires et de restanques. Comme le disait le chef lors de son discours l’autre jour, on ne donnait pas cher de sa peau en s’installant à Grasse, et voila où il en est aujourd’hui… Il a su garder l’âme provençale de cette magnifique Bastide, son côté convivial et familial, mais a su l’imposer comme étant une étape gastronomique incontournable de la Côte d’Azur. Finalement, l’hôtel devint membre Relais & Châteaux en 2000, puis en 2009, il reçut sa 5ème étoile, quant au restaurant étoilé, il fait partie des Grandes Tables du Monde, un regroupement de 170 restaurants d’exception à travers le monde.

« Quand on aime, on a toujours 20 ans et quand on a 20 ans, on aime toujours » Pierre Dac

Tel est l’état d’esprit du Chef pour aborder les prochaines années à venir. Cela promet à nos papilles encore de longues années de régalade 🙂

Jérôme Viaud, le maire de Grasse et fidèle ami de Jacques Chibois
a lui aussi tenu à venir féliciter le Chef et le remercier pour le prestige qu’il apporte à la commune

Le Chef a tenu à remercier ses amis les plus fidèles et nous, journalistes et rédacteurs à l’occasion de cet anniversaire très spécial, en nous cuisinant ses mets les plus raffinés qui l’ont poussé vers l’excellence. Inutile de vous dire que c’était à se damner. Le repas était accompagné de champagne Jacquesson et de délicieux vins de Bellet du Clos Saint Vincent, un domaine viticole situé à Nice (découvrez-le en cliquant ici). J’ai eu un gros coup de cœur pour le blanc 2015 ❤

Papillon de Langoustines Jacques Chibois en émulsion de pulpe d’orange à l’huile d’olive et au basilic
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Le loup en nouvelle vague à l’huile de vanille sur sa fondue de fenouil citronnée au basilic
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Le jeune lapin rôti aux herbes, comme on l’aime en Provence
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Les fraises cuites au vin d’épices et olives confites, glace à l’huile d’olive
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Mignardises



Même la langoustine applaudit… 😉

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Les trois dernières photos sont signées Loic Bisoli (dont voici la page Facebook) qui était le photographe officiel de l’événement.

Si vous souhaitez séjourner dans l’hôtel, vous pourrez alors peut-être choisir la chambre et destination de votre choix… En effet, chacune des chambres porte le nom d’un village voisin: Spéracèdes, Cabris ou encore Saint-Cézaire; Une ôde à la découverte.

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Et si vous l’ignorez, sachez que le Chef affectionne tout particulièrement le travail de la truffe. Il organise d’ailleurs chaque année le Marché de la Truffe sur le domaine et propose régulièrement des dîners en 5 mets « Autour de la truffe ». J’en ai moi-même fait l’expérience avec mon conjoint, et c’était fabuleux. Et rassurez-vous, même les petits budgets peuvent se le permettre, il vous suffit de guetter leurs offres sur Groupon.

Repas « Autour de la truffe en 5 mets » – Avril 2016

En attendant les beaux jours pour pouvoir vous offrir des photos ensoleillées de leur magnifique terrasse et du domaine, je vous invite à découvrir leur site Officiel en cliquant ici : http://www.jacques-chibois.com. Vous les trouverez aussi sur Facebook et sur Twitter.

Sans oublier les sites respectifs des Grandes Tables du Monde et des Relais & Châteaux pour découvrir d’autres établissements de prestige ainsi que l’Office de tourisme de Grasse et de la Côte d’Azur.

Encore un grand Bravo à Monsieur Chibois, à sa brigade et toute son équipe, pour leur travail remarquable ainsi qu’à Marie & l’équipe de vin-tourisme pour avoir permis l’existence de ce très bel événement.

Tourrettes sur Loup et sa délicate violette

Non pas que je veuille détrôner la réputation de Toulouse pour sa violette, mais toujours est-il qu’en parfumerie, c’est chez nous qu’on la prend la petite fleur! Oui oui m’sieurs dames, et ça se passe à Tourrettes sur Loup, entre Cannes et Nice. Vous ne connaissez pas ? Eh bien, si vous aimez les vieilles pierres sèches, les villages typiquement provençaux, les plantes et la violette, alors vous êtes au bon endroit. Suivez-moi…

Première étape: Le village

Garez votre véhicule sur le parking de la place centrale, et prenez votre temps pour arpenter les petites ruelles magnifiquement décorées. Il vous faut passer sous l’arche du château afin de pouvoir accéder au cœur du village. Les maisons traditionnelles sont toutes bâties dans la pierre sèche et toutes en hauteur, et vous avez des plantes qui ornent pratiquement toutes les façades. Quelqu’un a même eu la bonne idée de mettre à disposition ses plantes aromatiques… La prochaine fois, je me servirai avec plaisir, j’ai bien envie d’essayer la Mélisse.

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Arrêtez vous chez Tom’s pour goûter leur glace à la violette… une merveille

La Melisse, dont les feuilles dégagent une odeur de citron, est principalement utilisée en tisane. Elle existe depuis la nuit des temps puisqu’elle était déjà populaire à l’antiquité. On distille toujours ses feuilles et ses tiges pour en faire des toniques et l’eau de mélisse a de nombreuses qualités: elle est antispasmodique et prévient contre l’herpès, le stress et l’angoisse. Et si vous avez du mal à trouver le sommeil, sachez qu’elle a aussi un effet sédatif.

Recette de la tisane à la mélisse:

Plonger 2 branches dans 1 L d’eau, portez à faible ébullition puis laissez  infuser 15 minutes environ. Filtrez et buvez 🙂

Deuxième étape: La Bastide aux violettes

Vous devez vous dire « et la violette dans tout ça ? »… on y arrive on y arrive… Lorsque vous avez regagné la Place de la Libération (la place centrale), prenez à pied la route Saint Jean. Vous allez passer devant l’adorable Chapelle Saint Jean que je vous recommande de visiter si elle est accessible, car les peintures naïves qui décorent l’intérieur de la chapelle sont admirables et elles représentent bien la vie provençale.

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Poursuivez sur le Chemin de la Ferrage et vous allez arriver à l’entrée de la Bastide aux Violettes. Pour les petits fainéants, sachez que le musée dispose de son parking gratuit privatif. Le musée est libre d’accès et est ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h puis de 13h30 à 17h (fermé en revanche les lundis, dimanches et jours fériés). C’est le lieu parfait pour tout savoir sur la violette, notamment la « Victoria », la seule variété aujourd’hui cultivée à Tourrettes. Généralement cultivée en terre, la Bastide s’est lancée dans une nouvelle méthode: la culture hors sol à la verticale, qui permet aux ramasseuses de moins se fatiguer, de limiter l’enherbement et surtout de gagner jusqu’à 4 fois en superficie. La fleur est ramassée d’octobre à février pour les bouquets, ou pour les fleurs cristallisées au sucre, et les feuilles, elles en revanche, ne sont ramassées qu’à partir de mai et ce jusqu’à fin juillet pour fournir les distilleries et parfumeurs.

Les feuilles vous dîtes ?

En effet, la fleur de violette est dite « muette » ; Même si elle sent bon dans la nature, les parfumeurs et chimistes n’ont pas encore trouvé le moyen de capturer son essence. De ce fait, ce sont les feuilles qui sont utilisées pour l’extraction. L’odeur de la feuille est par contre plus herbacée et donne un côté « vert » aux fragrances. Si on veut obtenir l’odeur de la fleur qui est plus gourmande et sucrée, il faudra alors la reconstituer à l’aide de ses molécules avec un procédé appelé « chromatographie ». Il existe d’autres fleurs muettes: le muguet, la pivoine, le lys ou encore le chèvrefeuille. Demandez donc à une vendeuse en parfumerie si ces essences sont naturelles, vous verrez si elle maîtrise ou non son sujet 😉

Au passage, si vous êtes curieux de connaître la composition de votre parfum fétiche, je vous recommande le site Osmoz qui vous donne la pyramide olfactive d’un très grand nombre de créations.

Les bouquets de violette, une tradition ancestrale

J’ai profité de la fête de la violette (fin février / début mars) pour participer à l’atelier organisé par la Bastide aux violettes pour réaliser un bouquet de violettes. Si sa conception a l’air enfantine, je peux vous dire que c’est un sacré coup de main à prendre. Il faut enrober les violettes avec les feuilles en les superposant les unes sur les autres tout en pinçant le haut de la tige pour bien maintenir le bouquet. C’est vraiment difficile. Nous avons mis 30 minutes pour faire un malheureux bouquet, mais sachez qu’une bouquetteuse expérimentée pouvait à l’époque en faire jusqu’à 120/heure à raison de 25 fleurs par bouquet. C’est vraiment impressionnant… Pour faire un bouquet, il faut utiliser Les fleurs cueillies la veille, et à défaut de feuilles de violettes, on peut utiliser aussi les feuilles d’héliotropes ou de boutons d’or. La responsable de la Bastide m’a donné de précieux conseils pour garder mon bouquet jusqu’à 8 jours, que j’ai suivi à la lettre… En rentrant chez moi, j’ai trempé la tête du bouquet dans de l’eau froide pour le rafraîchir puis je l’ai secoué délicatement pour faire retomber l’eau (en effet, le principal ennemi de la violette est l’humidité) et je l’ai ensuite laissé dehors toute la nuit. Le lendemain, en le remettant à l’intérieur, le bouquet avait fière allure et a commencé a dégager son doux parfum grâce à la chaleur de la pièce. J’ai réitéré l’opération plusieurs jours jusqu’à ce qu’il soit fané.

N’hésitez pas à contacter la Bastide aux violettes, ils organisent des ateliers de bouquet toute l’année. Cliquez-ici pour voir leur page Facebook.

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Et puis si on veut repartir avec un petit souvenir de Tourrettes sur Loup, il faut se laisser tenter par les petites fleurs à croquer des producteurs « EARL La violette » disponibles dans la boutique du musée ou sinon à leur stand directement si vous y allez lors de la Fête de la violette. Personnellement, j’ai craqué pour des violettes cristallisées et du sirop de violette. Il faut savoir que c’est un travail de titan pour obtenir ces petites fleurs en sucre puisqu’un kilo nécessite 8000 fleurs et 3h de travail. Comptez environ 8.5€ pour 100g de fleurs et 4.5€ pour 10cl de sirop.

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Si vous n’êtes pas dans le coin, bonne nouvelle les amis puisque vous pouvez faire vos achats en ligne: ça se passe ici.

Je n’ai pu résister à l’envie de les essayer dès mon retour à la maison. Je vous donnerai la recette de mes petits cupcakes très bientôt 🙂

Cliquez ici pour accéder au site de la ville et en savoir plus sur la violette de Tourrettes.

D’ailleurs dans ce coin là, il existe un autre grand confiseur qui est une véritable institution chez nous sur la Côte d’Azur.. J’y consacrerai un article à part entière dans les mois à venir 🙂

A très vite pour de nouvelles aventures gourmandes et parfumées

Burgers à la provençale

On a tous nos petits péchés mignons… et chez moi, ce sont les burgers (bon aussi les pizzas, j’avoue, mais les pizzas c’est culturel chez nous, on habite à deux pas de l’Italie)… Oui, j’adore les sandwichs de façon générale, oui, mais les sandwichs gourmets… Exit les fast food bien gras, je préfère les manger dans un bon restaurant ou à la maison. Et puis ce qui est bien, c’est que le burger peut se décliner à l’infini au gré de vos envies. Aujourd’hui, je vous en propose une version provençale (pour changer de la pizza héhé).

Ingrédients (pour 2 personnes):

  • Pain à burgers (une prochaine fois, on essaiera de faire nous mêmes les petits pains)
  • 2 steaks hachés
  • 1 douzaine de tomates cerises (oui les grosses à cette saison, c’est tout juste pas possible, et même en été vous me direz, j’ai un problème avec les tomates que je trouve bien souvent trop farineuses et j’ai horreur de ça… Donc généralement, j’achète toujours des tomates cerises qui sont à mon goût, plus juteuses et plus sucrées)
  • 1 boule de mozzarella
  • De la sauce pistou maison (soit un mélange huile d’olive, basilic frais et ail mais sans parmesan, sinon on appelle ça du pesto).
  • Sel / Poivre

Préparation:

Dans un four préchauffé à 180°C, toastez vos pains 5 minutes en ayant au préalable, versé un petit filet d’huile d’olive sur la mie pour la rendre plus croustillante.

Le temps du toastage, faîtes cuire vos steaks sur un grill jusqu’à ce qu’ils soient saignants/à point. Sortez vos pains, placez une première tranche de mozzarella sur le pain, puis le steak, vos tomates cerises coupées en deux, une seconde tranche de mozzarella, puis ré-enfournez 7 à 10 minutes le temps que votre fromage soit bien fondu. Restez à proximité du four pour vérifier que vos pains ne brûlent pas (et n’hésitez pas à les retourner et/ou à les sortir si vous voyez qu’ils colorent trop). Sortez vos burgers du four, ajoutez le pesto sur le fromage fondu, salez et poivrez, couvrez avec le chapeau puis servez vos burgers bien chauds. Si vous les mangez un midi, vous pouvez les servir avec les potatoes maison ou  des pommes sautées avec une petite sauce aïoli par exemple, et si c’est le soir, préférez une petite salade de roquette, de cresson ou de jeunes pousses pour limiter le carnage calorique.

Bon appétit 🙂

[CORSE]: La Costa Serena, 8000 ans d’histoire entre terre et mer

La Costa Serena, aussi appelée la Plaine d’Aléria se situe à mi-chemin entre Bastia et Porto-Vecchio. C’est une micro-région très agréable où l’on peut pleinement profiter des merveilles de la nature: sommets enneigés, vignes ou encore bord de mer. Nous y étions l’an dernier en mars, donc le temps était un peu instable, mais nous avons saisi un rayon de soleil pour nous approcher de l’Etang d’Urbino.

L’étang d’Urbino, avec ses 750 hectares, est le deuxième plus grand de Corse après Biguglia. Il est alimenté par les ruisseaux et la mer, et est fermé par un cordon littoral peuplé de chênes verts et de pins maritimes. Autour de l’étang, ce sont principalement des petits marais qui offrent une belle diversité écologique. Il est d’ailleurs inscrit en ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique). C’est le lieu idéal pour l’observation des oiseaux et on peut même y voir des espèces rares et menacées ainsi que des espèces en reproduction. Vous pouvez croiser entre autres, des flamants roses, des cols verts, des sarcelles d’hiver, des grands cormorans ou encore les grèbes huppés avec leur petite crête noire. Le mélange eau douce et eau de mer permet à l’eau d’être très saine et riche en plancton. C’est pourquoi la pêche, l’ostréiculture et la mytiliculture (culture des moules) sont les principales activités de l’étang.

Nous nous sommes arrêtés juste à côté du restaurant sur pilotis (sur la commune de Ghisonaccia) qui semble être l’endroit incontournable pour manger les poissons et crustacés de l’étang. Comme je le disais précédemment, nous y étions en mars et le restaurant n’avait pas encore réouvert pour la saison. Nous nous sommes donc contentés d’une petite sieste au bord de l’eau avec les poules et coqs pour nous distraire 🙂
Cliquez-ici pour voir la page Facebook du restaurant.

Après avoir repris des forces, nous nous sommes attaqués à un gros morceau de l’histoire corse: Aléria.

Aléria, aussi appelée Alalia à l’époque phocéenne, bénéficie d’un emplacement idéal. Le village est bâti au sommet d’une colline permettant aux bêtes de pouvoir brouter tranquillement sans être dérangées mais aussi de pouvoir surveiller ce qu’il se passe aux alentours. En contrebas, on utilise les richesses offertes par la nature: déjà les ressources alimentaires que l’on trouve autour des étangs et la mer: poissons, coquillages, crustacés mais aussi les oiseaux ou encore leurs œufs ; on récupère le sel de la mer, ressource très convoitée pour la conservation des aliments; et puis on se sert des roseaux des marécages pour fabriquer différents types d’objets (des nasses pour pêcher par exemple). Cette ouverture sur la mer permet de développer de formidables échanges avec l’extérieur, tant au niveau commercial que culturel, mais elle permet aussi aux envahisseurs de venir facilement coloniser la plaine. En effet, c’est une zone qui a été habitée dès l’époque préhistorique, puis les phocéens sont arrivés, suivis des étrusques (peuple originaire d’Italie Centrale qui est organisé, disposant d’armes et de navires) qui se sont largement installés à Aléria avant que les romains n’arrivent pour mettre la ville sans dessus dessous. La Plaine disposant de nombreuses ressources: les coquillages mais aussi le cuivre, le miel, le liège, le bétail ou encore les minerais, tous voulaient conquérir Aléria.

C’est aux phocéens, les premiers colons, que l’on doit la plantation de vignes et d’oliviers autour d’Alalia. Désireux de développer leur commerce maritime, et d’étendre la négoce de vin avec la Gaule Celtique, les phocéens ont largement contribué à l’installation de la ville. Les étrusques, installés en Sardaigne, en Toscane et en Sicile, ont compris la menace qu’ils représentaient, et ont décidé de leurs déclarer la guerre. S’en suit alors la grande bataille d’Alalia en pleine mer (probablement aux alentours de Bonifacio) où les Etrusques ont battu les phocéens, les obligeant ainsi à quitter Alalia. De là, plusieurs hypothèses subsistent, certains pensent qu’ils ont totalement quitté les lieux, d’autres pensent que les deux peuples ont cohabité paisiblement dans la cité. La seconde option seraient la plus probable d’après les fouilles archéologiques faîtes sur le terrain car ils ont trouvé des objets mélangeant les deux cultures. Les étrusques ont continué à développer le commerce d’Alalia, puis finalement, ce sont les romains qui ont décidé de mettre leur grain de sel. Alalia prend ainsi le nom d’Aléria, et devient la capitale administrative et politique de la Corse. On peut dire que les romains ont mené la vie dure aux autochtones (contrairement aux étrusques), et n’ont pas fait du bien au développement local. Famine, épidémies, rebellions, esclavages, appauvrissement des terres; voila ce qu’ont vécu les corses lors de cette sombre époque. Il faudra attendre plus de 60ans, qu’un dénommé Octave Auguste décide d’implanter une architecture plus aboutie à Aléria avec un forum, des thermes ou encore un amphithéâtre pour redonner un peu de vie à la cité romaine.

Les ressources d’Aléria

Cratère étrusque de « Peirithous aux enfers », le personnage est attaché à un arbre, et est surveillé par un dragon.

Ci dessus, un vase que l’on appelle « Askos » qui pouvait servir par exemple à servir l’huile. Bien souvent, l’askos a une forme zoomorphe (animale). Ici on reconnaît très bien le canard.

Stamnos, vase étrusque qui permettait de récupérer les offrandes solides (comme les grains). Ici, on voit deux personnages chevauchant des dauphins.

Ici, un « rython » à tête de mulet qui servait de gobelet et contenait bien souvent du vin. D’après les philosophes grecs Chaméléon d’Héraclée et Théophraste, on ne donnerait de rython qu’aux héros.

Catherine Mienville-Lanfranchi, connue sous le nom d’artiste « La méduse du Fium’Orbu » s’est amusée à recréer des rythons à sa façon et en s’inspirant des rythons du Musée d’Aléria pour son exposition. Découvrez ici sa Page et ses vidéos.

Si vous souhaitez en lire davantage, je vous recommande la publication mise à disposition par le réseau Canopé, le réseau de création et d’accompagnement pédagogiques. On y découvre toute l’histoire d’Aléria, ses colonies mais aussi la vie quotidienne et un focus sur les œuvres exposées au musée d’Aléria. Vous pouvez télécharger gratuitement le PDF en cliquant ici. Je vous recommande vivement de le lire, c’est passionnant. Je les remercie d’ailleurs pour cette mine d’informations.

Vous avez d’ailleurs d’autres publications qui sont disponibles si vous cliquez ici. (De la gastronomie corse aux maladies en passant par la création d’un jardin botanique). Vous avez de quoi vous distraire un petit moment 🙂

Et après la visite du musée, vous pouvez accéder au site archéologique des thermes. Je vous invite à relire l’article que j’avais écrit sur les Thermes de Caracalla à Rome pour bien comprendre les différents espaces et lire la recette hardcore du dentifrice made in Roma 😀 Cliquez ici

Informations pratiques:

A seulement 2€ le billet d’entrée, il est impossible de s’en priver 🙂 vous aurez accès au musée Jérome Carcopino puis aux zones archéologiques. C’est un modeste musée, mais qui contient de vrais trésors. Si vous aimez les périodes antiques et la mythologie, je vous conseille vivement cette cité millénaire. Vous aurez en plus un superbe panorama.

Pour accéder au site Officiel de l’Office de Tourisme de la Costa Serena, veuillez cliquer ici et pour découvrir les musées de Corse, ça se passe là.

[Fréjus]: Escapade culinaire au Clos des Roses

Dans le cadre du Salon des Influenceurs du Web qui s’est tenu la semaine dernière à Saint-Raphaël, j’ai eu l’occasion de participer à un blogtrip culinaire organisé par l’Office de Tourisme de l’Estérel.

J’avais déjà repéré le Clos des Roses il y a quelques temps lorsque j’étais à la recherche du cadeau parfait pour l’anniversaire de l’amoureux, et finalement j’étais partie un peu plus loin dans le Var, à Sanary. J’avais longuement hésité avec le Clos de Rose car le domaine viticole propose des packages clé en main avec les coffrets cadeaux, et c’est franchement pratique. J’étais intéressée par la formule « Séjour Romantique » à 299€ qui comprend une nuit dans la chambre confort avec petit déjeuner, dîner (E/P/D à la carte avec coupe de champagne), puis l’accès au hammam et à la piscine, qui est chauffée d’avril à octobre ; le tout, avec une vue imprenable sur le vignoble et les oliviers… le rêve à porter de main puisque nous habitons à 30km de là. Finalement, mon choix s’était porté sur Sanary à l’hôtel de la Farandole car je souhaitais avoir une vue mer depuis la chambre.

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En tout cas, j’ai été absolument ravie de découvrir le programme de ma journée avec la demie journée prévue au Clos des Roses. Car en effet, dans les Alpes-Maritimes, il n’y a pas tant que ça de vignobles, et encore moins un vignoble proposant autant d’options tant pour le touriste lambda qui vient visiter et déguster les vins, que pour le professionnel qui veut organiser un déjeuner d’affaire ou louer les locaux pour faire sa réunion. D’autre part, le vignoble a la singularité d’être installé sur une terre volcanique, ce qui rend la visite d’autant plus intéressante puisque c’est très rare.

Découvrons ensemble le magnifique domaine de la Famille Barbero (que je remercie au passage pour leur accueil très chaleureux)…

Notre journée s’est inaugurée au domaine, avec un cours de cuisine orchestré par Fabien Pasquale, le Chef du restaurant. Il s’est montré très patient avec nous, et nous a transmis la passion qu’il a pour la cuisine, pour les produits de saison et pour le terroir. Au menu: Filets de Saint Pierre en croûte de tandoori, risotto aux herbes et parmesan, petits légumes de printemps du potager et chantilly aux deux agrumes. La recette était à notre portée et parfaitement adaptée à nos attentes. C’est cette même recette qui nous a été servie au moment du déjeuner et c’était une explosion gustative… un vrai RÉGAL ! En dessert, nous avons eu un fondant à la pistache (OMG) avec une tuile au gruau de cacao et des fruits frais… une vraie révélation ce petit fondant… Je risque d’ailleurs de vous en proposer ma version très bientôt sur le blog 😀 ça m’a donné envie d’essayer. Et puis bien sûr nous avons goûté les vins du domaine, ce pourquoi nous étions là.

C’est Alexia qui s’est chargée de nous faire à la fois la visite du vignoble, de la petite chapelle du domaine (non sacralisée mais que l’on peut tout de même privatiser pour un mariage), de la cave et qui nous a fait la dégustation dans le salon prévu à cet effet. Ses explications sont claires, précises et ponctuées d’anecdotes. J’ai beaucoup apprécié. Elle nous a entre autre expliqué le procédé pour obtenir un vin rosé très pâle, vin dont la tendance rencontre un vif succès actuellement. C’était passionnant.

Mesdames, vous serez d’ailleurs ravies d’apprendre que le Maître de Chais du domaine, soit la personne qui élabore les vins, est une femme, chose assez rare dans le milieu. Les femmes ont une place de choix au Clos des Roses (d’où son nom d’ailleurs), et cela s’en ressent de par la décoration des espaces jusqu’aux packagings des bouteilles. Tout est élégant et raffiné.

Le potager du Clos des Roses

Deux autres choses ont retenu mon attention: l’engagement & le respect du terroir. En effet, depuis deux ans, le domaine n’utilise plus aucun pesticide sur les vignes.Tout est traité de façon naturelle, avec du souffre, du cuivre ou encore de la purée d’orties pour appréhender les potentielles maladies. Et jusque là, ça marche ! Cette terre volcanique y est peut-être pour quelque chose ? Car il paraît que c’est très difficile. Alors bravo ! Et puis ça ne les empêche pas d’être modernes et dans l’air du temps, à en croire par exemple le pressoir dernier cri qui se trouve dans la cave 🙂 une vraie petite merveille de la technologie.

Les rosés sont les vins phares du domaine, mais vous y trouverez bien évidemment des rouges et des blancs. Le Clos des Roses vient d’ailleurs tout juste d’obtenir une médaille d’or sur un AOC Rouge Côtes de Provence 2015 que le jury du Concours Général Agricole de Paris a trouvé très prometteur. Il est composé de 50% de Syrah et 50% de grenache. Personnellement, le vin que j’ai préféré est un blanc qui porte le doux nom de Mademoiselle Rose.

Pour finir, nous avons visité deux des chambres de l’hôtel, la confort et la prestige, elles sont magnifiquement décorées et offrent une vue imprenable sur le vignoble et la piscine. Et entre nous soit dit, j’ai préféré la confort qui est superbement agencée et plus lumineuse que l’autre. Et comme je suis sympa, je vous donne une petite astuce supplémentaire: préférez la réservation en direct à la réception, par téléphone ou via leur site officiel pour avoir le petit déjeuner offert, autrement, via un autre réseau de réservation, il vous faudra vous délester de 15€ supplémentaires 😉 Si vous appelez, n’oubliez pas de donner le code « Breakfast » pour en bénéficier.

En tout cas, gardez l’œil ouvert sur Facebook, Twitter ou par leur newsletter car le Clos des Roses est un domaine très dynamique qui propose sans arrêt des événements à ne pas manquer. Le prochain en date aura lieu le 23 Mars avec une soirée Jazzy et SURTOUT SURTOUT, la fête du printemps le 25 et 26 mars avec un accès libre à la cave et tout plein de surprises prévues ce week-end là. Si au passage vous voulez vous ressourcez au cours d’une séance de yoga au milieu des vignes, alors rendez-vous les samedi et dimanche à 14h30. Pensez à réserver.

Cliquez ici pour accéder au Site Officiel, ici pour le programme de la fête du printemps et ici pour les coffrets cadeaux. Et pour suivre leur actualité: retrouvez les sur Facebook, Instagram & Twitter.

Un grand merci à Esterel Côte d’Azur, à la Famille Barbero et à Claire pour l’organisation de ce beau programme, et bravo à Laurence pour la programmation artistique détonante 🙂 Je suis aussi ravie d’avoir fait la rencontre de blogueurs de choc: A day in the world, Mymy and Cie, Bistro de Jenna, Sarahtatouille, Papa en Cuisine et Lila du Meilleur Pâtissier. Un très joli moment en votre compagnie.

La prochaine fois, je reviendrai avec mon amoureux 🙂