[BARCELONE]: Visite féerique des chefs d’oeuvre de Gaudi

S’il y a bien une chose que je voulais découvrir en Espagne, c’est l’incroyable talent d’Antoni Gaudi. Alors quand nous avons décidé de partir en week-end à Barcelone, j’étais surexcitée à l’idée que l’un de mes rêves puisse se réaliser. Plongez avec moi dans son monde imaginaire…

Antoni Gaudi, ce génie solitaire…

Né en Espagne en 1852 en Catalogne d’un père chaudronnier, Gaudi a eu une enfance tout à fait banale, ponctuée de rhumatismes et de vie religieuse. Il était un élève moyen mais se distinguait en dessin. Il suivit des études d’architecture, s’intéressant moyennement à ses cours et fût finalement diplômé en 1878 à l’âge de 25ans. Son directeur aurait dit à la remise de diplôme « Nous avons accordé le diplôme à un fou ou à un génie, le temps nous le dira ».

Gaudi entreprit alors plusieurs projets dont beaucoup ne se concrétisèrent pas. Il s’inspira beaucoup du style néogothique de Viollet-le-Duc (l’un des architectes français les plus connus de son ère, et entre autre celui qui a rénové la Cathédrale de Paris et la Cité de Carcassonne), mais s’est aussi inspiré du modernisme et de l’art nouveau en suivant les tendances de l’époque. Sa carrière d’artiste évolua en dents de scie: il était tantôt très populaire et remarqué à l’international et tantôt passé aux oubliettes. Son look aussi a été très changeant: il fût un moment très « dandy », portant des costumes chics et ayant une barbe toujours soignée, et il a pourtant fini sa vie dans un look totalement négligé, portant des fripes et ne se rasant plus. Ce look miséreux l’a en partie mené à sa perte…

En effet, le 7 juin 1926, un tramway le renversa et lui fit perdre connaissance. Les passants le prenant pour un mendiant à cause de son apparence, ne se bousculèrent pas pour lui porter secours, et le temps qu’il soit reconnu et transporté à l’hôpital, il était trop tard… Il décéda de ses blessures quelques jours plus tard, dans la solitude la plus totale puisque tous ses amis les plus proches étaient déjà partis, il n’avait plus de famille et est resté célibataire toute sa vie. L’artiste fut vite oublié, jusqu’à ce qu’un certain Dali revendique les œuvres de l’artiste, et le propulsa au sommet de sa gloire dans les années 50. Aujourd’hui, tout le monde se presse pour venir voir la Sagrada Familia, monument le plus visité de tout le pays.

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Ses oeuvres majeures se trouvent à Barcelone et figurent parmi les incontournables de la citée catalane. Il est donc impératif de vous organiser si vous voulez éviter de perdre trop de temps le jour-J. En effet, je vous conseille fortement de réserver vos billets dits « coupes-files » à l’avance sur Internet, cela vous évitera de faire la queue au guichet. Quant au jour-J, je vous suggère d’y aller le plus tôt possible pour éviter les cars de touristes.

Pour la Sagrada Familia, nous avions réservé sur le site officiel (ici) qui est extrêmement bien fait, mais aussi très précis. En effet, vous aurez à choisir votre type de billet ainsi que le créneau horaire de votre visite (et en fonction de l’affluence, ils peuvent certainement vous refuser l’entrée si vous n’êtes pas à l’heure). L’accès simple à la Basilique est de 15€, mais nous avions opté pour le billet à 29€ qui comprend la visite avec un audioguide et l’accès à l’une des tours (la tour de la passion ou la tour de la nativité), il vous faudra choisir celle de votre choix en achetant le billet en ligne. Le jour de notre visite, il y avait un peu de vent et dans ce cas, l’accès aux tours est strictement interdit… Pas de chance. Mais pas d’inquiétude, la Sagrada vous rembourse la différence par virement environ 15 jours plus tard.

Pour le Park Güell, c’est le même rituel, on a réservé sur internet notre billet classique à 7€ par personne. Sachez que vous paierez plus cher si vous optez pour un paiement sur place au distributeur. Pour y accéder, beaucoup empruntent le métro, mais il vous faudra marcher environ 15 minutes pour y accéder, et le chemin est plutôt escarpé (bien qu’il existe apparemment un escalator). De notre côté, nous avons pris le bus n°24 depuis la Plaça Catalunya qui vous emmène au pied de l’entrée principale, c’est vraiment pratique et ça permet de se reposer un peu, surtout quand on passe déjà la journée à cavaler. Nous avons adoré ce site en pleine nature, mais par contre, avons DE-TES-TE la horde de touristes asiatiques qui courrait comme des fous dans tout le parc à se prendre en photos sous tous les angles… C’était tout juste ahurissant… Et dieu sait que j’aime les japonais, mais là c’était juste too much quoi… Nous avons pourtant veillé à y aller tôt pour éviter cela. En tout cas, c’est un site à voir absolument, la vue y est fantastique.

Petit cache cache improvisé avec l’amoureux…

Enfin, je termine avec les deux maisons en centre ville: la Casa Battlo (la plus connue des deux) et la Casa Mila (aussi appelée la Pedrera). Toutes deux ont leur charme, mais c’est bien sûr la première que je préfère car elle ressemble à une maison de poupée. Faute de budget (car les visites sont toutes très coûteuses à Barcelone), nous l’avons admiré depuis l’extérieur, mais s’il y a une prochaine fois à Barcelone, c’est l’un des sites que j’aimerais absolument visiter avec la fondation Joan Miro, un autre artiste incontournable de la capitale catalane.

Si vous achetez un souvenir de Barcelone, vous retrouverez très souvent une petite salamandre multicolore (que l’on retrouve très souvent dans les oeuvres de Gaudi). Elle symbolise la diversité dans la culture catalane. Nous, on a adopté la notre qui trône fièrement collée sur le frigo 😀

Cette visite initiatique dans le Monde de Gaudi a confirmé l’amour que j’ai pour son travail. C’est coloré, poétique et ponctué de symboliques partout où l’on pose ses yeux. C’est à découvrir et redécouvrir car il y a toujours un petit détail qui nous a échappé la première fois.

Cliquez-ici pour accéder au site de l’Office de Tourisme de Barcelone et ici pour le site du Tourisme en Espagne.

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