[GRASSE]: Le Domaine de la Royrie, une huile d’olive médaillée d’Or

L’autre jour, j’ai découvert le Domaine de la Royrie, un domaine oléicole qui se trouve sur les hauteurs de Grasse,  limitrophe au village de Cabris.

Bâti au XVème siècle par les Moines de l’Abbaye de Lérins, le terrain s’étend sur deux hectares et ne compte pas moins de 300 oliviers vieux de 500ans. Les belles restanques en pierre sont elles aussi d’époque.

Monique et Lionel Brault, les heureux propriétaires de ce domaine, ont travaillé d’arrache pied pour préserver ces oliviers et proposer une huile d’olive de la meilleure qualité. Toujours dans l’objectif de faire de cette huile un produit d’exception, le domaine s’inscrit dans une démarche écologique et est certifié bio depuis 2012. Depuis ce label, ils n’utilisent plus aucun pesticide et ont réintroduit une nature plus sauvage sur le Domaine pour favoriser la venue d’insectes et de micro-organismes nécessaires pour l’écosystème. Il est donc important de laisser pousser les herbes folles et de ne pas tout ratiboiser comme on est souvent tentés de le faire. Ces herbes folles vont attirer entre autre les coléoptères qui vont se nourrir des olives véreuses pour ainsi ne laisser que les plus beaux fruits sur les arbres.

Le Domaine de la Royrie jouit d’une excellente orientation, à la fois en plein soleil et préservée du vent, ce qui est essentiel  pour la culture de l’olive. On y récolte ici la « caillette », plus connue sous le nom d’Olive de Nice. Les huiles du Domaine de la Royrie sont d’ailleurs labellisées AOP Huile d’Olive de Nice ; Une haute distinction ici sur la Côte d’Azur, car comme vous le savez: nous sommes de très gros mangeurs d’olives et de grands consommateurs d’huile d’olive.

Monsieur et Madame Brault ont d’ailleurs eu une ingénieuse idée: celle de proposer des cours d’oléologie pour mieux comprendre et connaître l’huile d’olive. Ce programme se déroule sur la demie-journée et peut s’organiser à partir de 8 personnes. Le tarif par personne est de 65€ et comprend: 45 minutes de visite, 45 minutes d’initiation à la dégustation de l’huile d’olive à la découverte des différents arômes et se conclut par un repas en 8 mets avec les accords huile d’olive qui vont avec, le tout confectionné par Monique, qui, je peux vous l’assurer, est une Diva des fourneaux. Ce n’est pas très cher payé, et cela permet une expérience inoubliable dans un cadre on ne peut plus idyllique.

Outre les olives et l’huile, le couple Brault s’est lancé l’an dernier dans une toute nouvelle aventure: l’immortelle.

Petite fleur jaune connue pour pousser partout en Corse, elle fut autrefois cultivée ici à Grasse, Capitale Mondiale des Parfums, et elle avait totalement disparue depuis quelques temps. Les propriétaires se sont alors lancés le défi de remettre l’immortelle au goût du jour chez les grassois, et se sont ainsi associés à un producteur corse qui leurs a fourni les boutures. Après 6 mois d’essai très concluant, l’immortelle a parfaitement trouvé sa place sur le Domaine de la Royrie et aujourd’hui, on récolte la fleur chaque 21 juin pour en récolter son précieux parfum.

Autrefois à Grasse, on utilisait des techniques artisanales pour récolter les essences des fleurs grâce à la macération à froid appelée « Enfleurage ». C’est une méthode qui consistait à piquer les fleurs sur une couche de graisse animale et chaque jour pendant 1 à 3 mois, les fleurs étaient renouvelées de façon à ce que la graisse se sature en essence au fur et à mesure. Ayant été guide dans l’une des parfumeries grassoises pendant 7ans, c’est une méthode que j’ai longuement expliqué à mes visiteurs, mais ce que j’ignorais toutes ces années, c’est qu’il existait une autre méthode d’enfleurage: à l’huile d’olive ! 😮

Les fleurs macéraient donc dans l’huile d’olive, on imbibait ensuite un linge propre que l’on pressait ensuite au moulin à huile pour en récolter le précieux macérat.

Ou bien on procédait à la macération solaire, c’est à dire qu’on mélangeait dans une bonbonne les fleurs fraîches et l’huile d’olive et on laissait macérer au soleil.

C’est cette seconde technique qui est reproduite aujourd’hui au domaine de la Royrie.

75 kilos de fleurs fraîches sont ainsi mélangées à l’huile d’olive bio pour obtenir une huile 100% grassoise et 100% bio.

Pour obtenir une huile essentielle d’immortelle, on va tout ramasser: la fleur et la tige ; en revanche pour un macérat comme c’est le cas pour cette huile de beauté, on ne va prélever que la fleur. C’est une huile très bénéfique pour la santé car elle va apaiser les rougeurs, l’acné juvénile ou encore les ecchymoses. Elle aurait même des effets anti-âge grâce aux polyphénols présents dans l’huile d’olive.

Les propriétaires se sont aussi rendus compte que le parfum de l’immortelle semblait repousser les sangliers qui ne sont jamais venus labourer ces parcelles contrairement au reste du terrain. Cette information devrait sans doute en intéresser plus d’un, car je connais les dégâts que peuvent provoquer les sangliers dans les jardins pour l’avoir vécu de près chez ma belle-mère 😮

Comme quoi, même si un sujet nous passionne, nous ne sommes jamais infaillibles et je suis vraiment très heureuse d’avoir découvert cette technique d’enfleurage à l’huile d’olive et tous les bien-faits apportés par l’immortelle. Donc rien que pour cela: un grand merci Monsieur et Madame Brault.

Enfin, je termine avec un espace du Domaine qui m’a enchanté: les potagers. Les propriétaires ont souhaité faire un clin d’œil aux potagers des moines à l’époque médiévale en créant quatre ambiances pour rappeler les 4 fleuves du Paradis: le carré des paysans avec des légumes racines énergétiques, le carré des nobles avec des légumes hors sol tournés vers le ciel, le carré des moines plus modeste avec des légumes à cuire pour faire la soupe et enfin le carré des femmes avec des fleurs comestibles et plantes médicinales car il y avait toujours une femme apothicaire chez les moines.

La visite du Domaine s’est conclue par un discours des propriétaires Monsieur et Madame Brault, de Monsieur le Maire Jérôme Viaud, de Madame l’Adjointe au Tourisme Catherine Butty et enfin du Directeur de l’Office de Tourisme de Grasse Monsieur Pascal Brochiero. Nous avons eu la chance de déguster les huiles (médaillées d’or) et certains confits du Domaine. Personnellement, j’ai eu un énorme coup de cœur pour l’huile d’olive en récolte tardive, elle est exceptionnelle. J’en ai d’ailleurs acheté une bouteille pour la maison et elle a fait l’unanimité. Si vous souhaitez découvrir leurs produits, vous pouvez vous les procurer en ligne sur leur site Internet en cliquant aussi, vous pouvez vous rendre au Domaine ou bien dans leur petite boutique Place aux Aires dans le centre historique de Grasse.

D’ailleurs, je ne suis pas la seule Julie à les aimer ces huiles, le Domaine est passé très récemment à la tv dans l’émission « les Carnets de Julie » 🙂

Site du Domaine de la Royrie et ici pour leur Page Facebook
Site de l’Office de Tourisme de Grasse
Site du label AOP Huile d’Olive de Nice / Olives de Nice
Site de Côte d’Azur Tourisme
Site de Julie Andrieu

[Côte d’Azur]: Mouans-Sartoux, un village fleuri très typique et tourné vers l’avenir

Mouans-Sartoux est un petit village très typique de la Côte d’Azur où se comptent un peu plus de 10 000 âmes. Situé entre Cannes et Grasse, il est proche de villes mondialement connues, mais est tout de même préservé du tourisme de masse et a ainsi pu conserver son authenticité. Son village construit en damier, permet aux touristes de se perdre dans les petites ruelles piétonnes qui sont toutes plus jolies les unes que les autres. En effet, les villageois participent chaque année au concours des balcons fleuris, ce qui permet une floraison dense toute l’année.

C’est un village qui m’est cher puisque j’y ai vécu pendant 15 ans et ai vraiment apprécié la qualité de vie qui y règne. André Aschieri, l’ancien Maire de Mouans-Sartoux, a géré d’une main de maître le village pendant 40ans ! Le Maire, qui fait partie des verts, est très soucieux de l’environnement et a mis en place beaucoup de projets tournés vers le développement durable et l’écologie. Par exemple, sur un plan national, les écoles de Mouans-Sartoux sont les premières à avoir instauré la cantine 100 % bio. La municipalité a pris des mesures concrètes pour limiter au maximum les déchets, et les enseignants visent à éduquer les enfants sur l’agriculture et sur le tri des déchets. L’école François Jacob, une école installée au cœur de la forêt, a d’ailleurs son propre potager dans lequel les enfants peuvent intervenir.

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Au coeur du village, un artiste s’est amusé à faire une construction éphémère avec des palettes dans lesquelles il a placé quelques pots d’aromates à droite à gauche, et il invite le passant à s’asseoir et à profiter avec ceux qu’il croisera. Sur le panneau, on peut ainsi lire « Passant, assieds toi, j’ai créé cet espace pour que nous en profitions tous. Installe toi confortablement et apprécie le temps qui passe. Salue les gens que tu croiseras. Si tu leur souris, ils te le rendront probablement. Viens ici prendre un repas, ou simplement un petit verre. Invite ceux et celles qui traverseront cette rue à se joindre à ta table, et demande leurs comment ils vont. Partage ce que tu poseras sur cette table, on est plus heureux quand on donne. Allez, ne sois pas timide, je te souhaite de belles rencontres.« 

Alors à cette personne: MERCI ! Merci pour le sourire, pour les ondes positives, pour ce petit instant de bonheur, et merci de toujours croire en l’échange et le partage dans ce monde de brutes. Ca fait tout simplement du BIEN de voir cela.

En ce qui concerne le patrimoine, notre village possède aussi un très joli château, qui a une singularité… il est construit sur un plan triangulaire (soit 3 tours). En effet, ce type d’architecture est très rare en France, mais aussi en Europe (vous pouvez le voir sur google earth/google map si vous êtes curieux). Si quelqu’un a d’ailleurs une explication sur le choix d’une telle construction, je suis preneuse 😉

Aujourd’hui, le château a été réhabilité en espace d’art concret. Le principal bâtiment du musée a été construit derrière le château en contrebas du parc et accueille près de 20 000 visiteurs par an. Les locaux aiment aussi à appeler cette construction « la verrue de Mouans-Sartoux » du fait de sa couleur verte pomme qui surprend au premier abord, je dois l’admettre.

Le village est aussi renommé pour son Festival du Livre qui accueille chaque année environ 50 000 visiteurs sur 3 jours et s’impose comme étant l’un des plus grands festivals littéraires du pays. D’Amélie Nothomb à Marc Lévy, les plus grands écrivains finissent par passer par le petit village provençal. Cette année en octobre, le Festival du Livre fêtera sa 30ème édition. Une année, qui j’en suis sûre, nous promet de jolies surprises.

Et puisqu’on parle de projets novateurs, j’aimerais vous présenter une adresse à découvrir absolument: la Maison Charlotte Busset.

Noémi Burlaud, a posé ses valises dans le village il y a quelques années maintenant, et n’imaginait pas installer sa boutique ailleurs qu’à Mouans-Sartoux. Après avoir passé quelques temps aux Etats-Unis, elle s’est prise de passion pour les cookies et s’est très vite intéressée à la nutrition et aux soucis alimentaires dont on parle aujourd’hui constamment… intolérances au gluten, produits vegan et/ou bio… les idées ont bouillonné dans sa tête, et après avoir bien ficelé son projet, il lui manquait quelques fonds pour pouvoir se lancer. La jeune femme s’est alors inscrite dans une démarche de crowdfunding sur kisskissbankbank pour que les internautes puissent lui donner un petit coup de pouce afin de pouvoir mener à bien sa boutique. Pari réussi puisqu’elle a réussi à collecter 5000€ qui lui ont permis d’ouvrir les portes de sa biscuiterie en octobre 2015.

Noémi ne compte pas ses heures, mais malgré toute l’énergie qu’elle dépense chaque jour au développement de son affaire, elle garde toujours le sourire derrière son comptoir et veille à ce que les clients se sentent comme à la maison. Elle souhaite aussi développer un commerce de proximité et essaie autant que possible de faire appel à des producteurs locaux: tant pour les fruits que pour les jus de fruits bio. On y trouve des cookies très gourmands aux 3 chocolats, au beurre de cacahuète, au caramel beurre salé, mais aussi des cookies sans gluten ou encore vegan (sans beurre ni œuf). Elle propose de nouvelles saveurs au gré des saisons et de ses envies et on se régale chaque fois qu’on y va. J’aime beaucoup la décoration cosy de la boutique et l’ambiance conviviale qui y règne. Des petites pépites comme celle là, nous en voulons encore plus, alors j’espère que d’autres investisseurs comme Noémi, viendront eux aussi poser leurs valises dans notre petit village adoré pour pouvoir le dynamiser un peu plus encore.

Envie de refaire les cookies à la maison ? Pas de problème, Noémi a pensé à tout et vous propose ses « cookies jars » avec tous les ingrédients déjà pré-mélangés et la petite notice explicative. Y-a-plus-qu’à comme on dit 🙂 Une chouette idée de cadeau.

J’ai jeté mon dévolu sur 4 cookies (oui je suis gourmande, je sais…) mais rassurez-vous, j’ai partagé avec ma chère et tendre maman qui est toujours en quête d’un nouveau petit salon de thé sympa (la gourmandise, c’est de famille j’en ai bien peur). 😀 J’ai fondu devant le cookie façon tarte au citron meringué (mon péché mignon), et celui au caramel au beurre salé (je ne peux pas dire non à du caramel au beurre salé, c’est contre mes principes !). J’ai aussi goûté un cookie nounours à la guimauve et un autre vegan à la pâte à tartiner (vegan elle aussi, naturellement). C’était la première fois que je goûtais un biscuit vegan, et j’ai été très agréablement surprise car même sans beurre, le cookie reste très tendre. Bref, tout était gourmand et fondant à souhait. Pour le jus bio, j’ai opté pour le mélange pomme-kiwi qui était lui aussi était très bon.

Adresse: 7 rue du Docteur Geoffroy – 06370 Mouans-Sartoux

Pour suivre les actualités de la Maison Charlotte Busset:

Site Officiel: https://maisoncharlottebusset.com/
Facebook: https://fr-fr.facebook.com/charlottebusset/
Instagram: https://www.instagram.com/maison_charlotte_busset/
Twitter: https://twitter.com/BussetCharlotte

Pour l’Office de tourisme de Mouans-Sartoux: cliquez-ici, celui du tourisme sur la Côte d’Azur, cliquez-là ; et enfin pour le Festival du Livre: Site Officiel

Il est beau mon village, non ?
N’hésitez pas à me contacter si vous êtes dans le coin 🙂 On ira se manger un cookie ou deux 😉 

Tourrettes sur Loup et sa délicate violette

Non pas que je veuille détrôner la réputation de Toulouse pour sa violette, mais toujours est-il qu’en parfumerie, c’est chez nous qu’on la prend la petite fleur! Oui oui m’sieurs dames, et ça se passe à Tourrettes sur Loup, entre Cannes et Nice. Vous ne connaissez pas ? Eh bien, si vous aimez les vieilles pierres sèches, les villages typiquement provençaux, les plantes et la violette, alors vous êtes au bon endroit. Suivez-moi…

Première étape: Le village

Garez votre véhicule sur le parking de la place centrale, et prenez votre temps pour arpenter les petites ruelles magnifiquement décorées. Il vous faut passer sous l’arche du château afin de pouvoir accéder au cœur du village. Les maisons traditionnelles sont toutes bâties dans la pierre sèche et toutes en hauteur, et vous avez des plantes qui ornent pratiquement toutes les façades. Quelqu’un a même eu la bonne idée de mettre à disposition ses plantes aromatiques… La prochaine fois, je me servirai avec plaisir, j’ai bien envie d’essayer la Mélisse.

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Arrêtez vous chez Tom’s pour goûter leur glace à la violette… une merveille

La Melisse, dont les feuilles dégagent une odeur de citron, est principalement utilisée en tisane. Elle existe depuis la nuit des temps puisqu’elle était déjà populaire à l’antiquité. On distille toujours ses feuilles et ses tiges pour en faire des toniques et l’eau de mélisse a de nombreuses qualités: elle est antispasmodique et prévient contre l’herpès, le stress et l’angoisse. Et si vous avez du mal à trouver le sommeil, sachez qu’elle a aussi un effet sédatif.

Recette de la tisane à la mélisse:

Plonger 2 branches dans 1 L d’eau, portez à faible ébullition puis laissez  infuser 15 minutes environ. Filtrez et buvez 🙂

Deuxième étape: La Bastide aux violettes

Vous devez vous dire « et la violette dans tout ça ? »… on y arrive on y arrive… Lorsque vous avez regagné la Place de la Libération (la place centrale), prenez à pied la route Saint Jean. Vous allez passer devant l’adorable Chapelle Saint Jean que je vous recommande de visiter si elle est accessible, car les peintures naïves qui décorent l’intérieur de la chapelle sont admirables et elles représentent bien la vie provençale.

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Poursuivez sur le Chemin de la Ferrage et vous allez arriver à l’entrée de la Bastide aux Violettes. Pour les petits fainéants, sachez que le musée dispose de son parking gratuit privatif. Le musée est libre d’accès et est ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h puis de 13h30 à 17h (fermé en revanche les lundis, dimanches et jours fériés). C’est le lieu parfait pour tout savoir sur la violette, notamment la « Victoria », la seule variété aujourd’hui cultivée à Tourrettes. Généralement cultivée en terre, la Bastide s’est lancée dans une nouvelle méthode: la culture hors sol à la verticale, qui permet aux ramasseuses de moins se fatiguer, de limiter l’enherbement et surtout de gagner jusqu’à 4 fois en superficie. La fleur est ramassée d’octobre à février pour les bouquets, ou pour les fleurs cristallisées au sucre, et les feuilles, elles en revanche, ne sont ramassées qu’à partir de mai et ce jusqu’à fin juillet pour fournir les distilleries et parfumeurs.

Les feuilles vous dîtes ?

En effet, la fleur de violette est dite « muette » ; Même si elle sent bon dans la nature, les parfumeurs et chimistes n’ont pas encore trouvé le moyen de capturer son essence. De ce fait, ce sont les feuilles qui sont utilisées pour l’extraction. L’odeur de la feuille est par contre plus herbacée et donne un côté « vert » aux fragrances. Si on veut obtenir l’odeur de la fleur qui est plus gourmande et sucrée, il faudra alors la reconstituer à l’aide de ses molécules avec un procédé appelé « chromatographie ». Il existe d’autres fleurs muettes: le muguet, la pivoine, le lys ou encore le chèvrefeuille. Demandez donc à une vendeuse en parfumerie si ces essences sont naturelles, vous verrez si elle maîtrise ou non son sujet 😉

Au passage, si vous êtes curieux de connaître la composition de votre parfum fétiche, je vous recommande le site Osmoz qui vous donne la pyramide olfactive d’un très grand nombre de créations.

Les bouquets de violette, une tradition ancestrale

J’ai profité de la fête de la violette (fin février / début mars) pour participer à l’atelier organisé par la Bastide aux violettes pour réaliser un bouquet de violettes. Si sa conception a l’air enfantine, je peux vous dire que c’est un sacré coup de main à prendre. Il faut enrober les violettes avec les feuilles en les superposant les unes sur les autres tout en pinçant le haut de la tige pour bien maintenir le bouquet. C’est vraiment difficile. Nous avons mis 30 minutes pour faire un malheureux bouquet, mais sachez qu’une bouquetteuse expérimentée pouvait à l’époque en faire jusqu’à 120/heure à raison de 25 fleurs par bouquet. C’est vraiment impressionnant… Pour faire un bouquet, il faut utiliser Les fleurs cueillies la veille, et à défaut de feuilles de violettes, on peut utiliser aussi les feuilles d’héliotropes ou de boutons d’or. La responsable de la Bastide m’a donné de précieux conseils pour garder mon bouquet jusqu’à 8 jours, que j’ai suivi à la lettre… En rentrant chez moi, j’ai trempé la tête du bouquet dans de l’eau froide pour le rafraîchir puis je l’ai secoué délicatement pour faire retomber l’eau (en effet, le principal ennemi de la violette est l’humidité) et je l’ai ensuite laissé dehors toute la nuit. Le lendemain, en le remettant à l’intérieur, le bouquet avait fière allure et a commencé a dégager son doux parfum grâce à la chaleur de la pièce. J’ai réitéré l’opération plusieurs jours jusqu’à ce qu’il soit fané.

N’hésitez pas à contacter la Bastide aux violettes, ils organisent des ateliers de bouquet toute l’année. Cliquez-ici pour voir leur page Facebook.

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Et puis si on veut repartir avec un petit souvenir de Tourrettes sur Loup, il faut se laisser tenter par les petites fleurs à croquer des producteurs « EARL La violette » disponibles dans la boutique du musée ou sinon à leur stand directement si vous y allez lors de la Fête de la violette. Personnellement, j’ai craqué pour des violettes cristallisées et du sirop de violette. Il faut savoir que c’est un travail de titan pour obtenir ces petites fleurs en sucre puisqu’un kilo nécessite 8000 fleurs et 3h de travail. Comptez environ 8.5€ pour 100g de fleurs et 4.5€ pour 10cl de sirop.

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Si vous n’êtes pas dans le coin, bonne nouvelle les amis puisque vous pouvez faire vos achats en ligne: ça se passe ici.

Je n’ai pu résister à l’envie de les essayer dès mon retour à la maison. Je vous donnerai la recette de mes petits cupcakes très bientôt 🙂

Cliquez ici pour accéder au site de la ville et en savoir plus sur la violette de Tourrettes.

D’ailleurs dans ce coin là, il existe un autre grand confiseur qui est une véritable institution chez nous sur la Côte d’Azur.. J’y consacrerai un article à part entière dans les mois à venir 🙂

A très vite pour de nouvelles aventures gourmandes et parfumées

[Fréjus]: Escapade culinaire au Clos des Roses

Dans le cadre du Salon des Influenceurs du Web qui s’est tenu la semaine dernière à Saint-Raphaël, j’ai eu l’occasion de participer à un blogtrip culinaire organisé par l’Office de Tourisme de l’Estérel.

J’avais déjà repéré le Clos des Roses il y a quelques temps lorsque j’étais à la recherche du cadeau parfait pour l’anniversaire de l’amoureux, et finalement j’étais partie un peu plus loin dans le Var, à Sanary. J’avais longuement hésité avec le Clos de Rose car le domaine viticole propose des packages clé en main avec les coffrets cadeaux, et c’est franchement pratique. J’étais intéressée par la formule « Séjour Romantique » à 299€ qui comprend une nuit dans la chambre confort avec petit déjeuner, dîner (E/P/D à la carte avec coupe de champagne), puis l’accès au hammam et à la piscine, qui est chauffée d’avril à octobre ; le tout, avec une vue imprenable sur le vignoble et les oliviers… le rêve à porter de main puisque nous habitons à 30km de là. Finalement, mon choix s’était porté sur Sanary à l’hôtel de la Farandole car je souhaitais avoir une vue mer depuis la chambre.

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En tout cas, j’ai été absolument ravie de découvrir le programme de ma journée avec la demie journée prévue au Clos des Roses. Car en effet, dans les Alpes-Maritimes, il n’y a pas tant que ça de vignobles, et encore moins un vignoble proposant autant d’options tant pour le touriste lambda qui vient visiter et déguster les vins, que pour le professionnel qui veut organiser un déjeuner d’affaire ou louer les locaux pour faire sa réunion. D’autre part, le vignoble a la singularité d’être installé sur une terre volcanique, ce qui rend la visite d’autant plus intéressante puisque c’est très rare.

Découvrons ensemble le magnifique domaine de la Famille Barbero (que je remercie au passage pour leur accueil très chaleureux)…

Notre journée s’est inaugurée au domaine, avec un cours de cuisine orchestré par Fabien Pasquale, le Chef du restaurant. Il s’est montré très patient avec nous, et nous a transmis la passion qu’il a pour la cuisine, pour les produits de saison et pour le terroir. Au menu: Filets de Saint Pierre en croûte de tandoori, risotto aux herbes et parmesan, petits légumes de printemps du potager et chantilly aux deux agrumes. La recette était à notre portée et parfaitement adaptée à nos attentes. C’est cette même recette qui nous a été servie au moment du déjeuner et c’était une explosion gustative… un vrai RÉGAL ! En dessert, nous avons eu un fondant à la pistache (OMG) avec une tuile au gruau de cacao et des fruits frais… une vraie révélation ce petit fondant… Je risque d’ailleurs de vous en proposer ma version très bientôt sur le blog 😀 ça m’a donné envie d’essayer. Et puis bien sûr nous avons goûté les vins du domaine, ce pourquoi nous étions là.

C’est Alexia qui s’est chargée de nous faire à la fois la visite du vignoble, de la petite chapelle du domaine (non sacralisée mais que l’on peut tout de même privatiser pour un mariage), de la cave et qui nous a fait la dégustation dans le salon prévu à cet effet. Ses explications sont claires, précises et ponctuées d’anecdotes. J’ai beaucoup apprécié. Elle nous a entre autre expliqué le procédé pour obtenir un vin rosé très pâle, vin dont la tendance rencontre un vif succès actuellement. C’était passionnant.

Mesdames, vous serez d’ailleurs ravies d’apprendre que le Maître de Chais du domaine, soit la personne qui élabore les vins, est une femme, chose assez rare dans le milieu. Les femmes ont une place de choix au Clos des Roses (d’où son nom d’ailleurs), et cela s’en ressent de par la décoration des espaces jusqu’aux packagings des bouteilles. Tout est élégant et raffiné.

Le potager du Clos des Roses

Deux autres choses ont retenu mon attention: l’engagement & le respect du terroir. En effet, depuis deux ans, le domaine n’utilise plus aucun pesticide sur les vignes.Tout est traité de façon naturelle, avec du souffre, du cuivre ou encore de la purée d’orties pour appréhender les potentielles maladies. Et jusque là, ça marche ! Cette terre volcanique y est peut-être pour quelque chose ? Car il paraît que c’est très difficile. Alors bravo ! Et puis ça ne les empêche pas d’être modernes et dans l’air du temps, à en croire par exemple le pressoir dernier cri qui se trouve dans la cave 🙂 une vraie petite merveille de la technologie.

Les rosés sont les vins phares du domaine, mais vous y trouverez bien évidemment des rouges et des blancs. Le Clos des Roses vient d’ailleurs tout juste d’obtenir une médaille d’or sur un AOC Rouge Côtes de Provence 2015 que le jury du Concours Général Agricole de Paris a trouvé très prometteur. Il est composé de 50% de Syrah et 50% de grenache. Personnellement, le vin que j’ai préféré est un blanc qui porte le doux nom de Mademoiselle Rose.

Pour finir, nous avons visité deux des chambres de l’hôtel, la confort et la prestige, elles sont magnifiquement décorées et offrent une vue imprenable sur le vignoble et la piscine. Et entre nous soit dit, j’ai préféré la confort qui est superbement agencée et plus lumineuse que l’autre. Et comme je suis sympa, je vous donne une petite astuce supplémentaire: préférez la réservation en direct à la réception, par téléphone ou via leur site officiel pour avoir le petit déjeuner offert, autrement, via un autre réseau de réservation, il vous faudra vous délester de 15€ supplémentaires 😉 Si vous appelez, n’oubliez pas de donner le code « Breakfast » pour en bénéficier.

En tout cas, gardez l’œil ouvert sur Facebook, Twitter ou par leur newsletter car le Clos des Roses est un domaine très dynamique qui propose sans arrêt des événements à ne pas manquer. Le prochain en date aura lieu le 23 Mars avec une soirée Jazzy et SURTOUT SURTOUT, la fête du printemps le 25 et 26 mars avec un accès libre à la cave et tout plein de surprises prévues ce week-end là. Si au passage vous voulez vous ressourcez au cours d’une séance de yoga au milieu des vignes, alors rendez-vous les samedi et dimanche à 14h30. Pensez à réserver.

Cliquez ici pour accéder au Site Officiel, ici pour le programme de la fête du printemps et ici pour les coffrets cadeaux. Et pour suivre leur actualité: retrouvez les sur Facebook, Instagram & Twitter.

Un grand merci à Esterel Côte d’Azur, à la Famille Barbero et à Claire pour l’organisation de ce beau programme, et bravo à Laurence pour la programmation artistique détonante 🙂 Je suis aussi ravie d’avoir fait la rencontre de blogueurs de choc: A day in the world, Mymy and Cie, Bistro de Jenna, Sarahtatouille, Papa en Cuisine et Lila du Meilleur Pâtissier. Un très joli moment en votre compagnie.

La prochaine fois, je reviendrai avec mon amoureux 🙂

Le merveilleux laboratoire de la pâtisserie Intuitions by J. sous les couleurs de Noël

Il y a trois ans déjà, je vous parlais de mon amour pour la Pâtisserie du Five Seas Hôtel à Cannes, Intuitions by J.

Lorsque le Chef Pâtissier, Jérôme De Oliveira a annoncé il y a quelques semaines sur Facebook qu’il ouvrait, de façon inédite, les portes de son laboratoire à Grasse pour voir la création des best sellers et déguster en avant-première les bûches de Noël de cette année, c’était la cerise sur le gâteau.

Le Rendez-Vous était pris… Samedi 3 Décembre de 15h à 19h pour découvrir le monde de Charlie et la Chocolaterie version De Oliveira. C’est évident, je ne POUVAIS PAS manquer cela.

Moi-même adepte de cuisine et de pâtisserie, et grande épicurienne que je suis, j’ai adoré pouvoir découvrir tous les postes de travail, et avoir ce contact privilégié avec l’équipe de Pâtisserie afin de mieux connaître leur univers et leurs tâches respectives au sein du labo.

La visite a commencé dans la salle où l’on fait fondre le chocolat (mais ça peut parfois être du praliné ou encore du caramel) (je vous parle même pas des odeurs sublimes qui se dégageait de la machine..). Ceci dit, moi qui travaille dans une chocolaterie, je commence à m’habituer à ce divin parfum. On a pu voir l’artisan faire des biscuits et il nous a fait déguster des petits sablés en forme d’étoile au spéculoos avec une petite touche de marmelade à l’orange (c’est fin, ça se mange sans faim, ou sans fin, ça marche aussi 😀 ).

Nous sommes ensuite aller parler au sculpteur du groupe (qui a, entre autre, réalisé la sculpture de Golum que l’on peut admirer dans la boutique de la Pâtisserie à l’Hôtel du Five) qui était en train de façonner un père-noël un peu fou. C’est un vrai travail d’orfèvre… Nous avons aussi admiré les petites sculptures en chocolats disponibles à la vente en forme de pingouins ou de sapins. C’était mignon comme tout, et c’était disposé autour d’un sapin gigantesque fait entièrement en chocolat.

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Tout cela, vous a donné faim ? Nous aussi ! Alors en route pour la prochaine étape: la dégustation des bûches de Noël, toutes plus sublimes les unes que les autres. Mon choix s’est porté sur la Bûche « Au Pied du Sapin » faîte d’un biscuit marron, d’une mousse marron, d’un croustillant au spéculoos, d’éclats de marrons glacés et enfin, l’ingrédient magique… de coulis de myrtille. C’est une association qui ne m’aurait jamais traversé l’esprit, c’est pourquoi ma curiosité m’a poussé à choisir la plus délirante des bûches. Le goût acidulé de la myrtille se marie parfaitement à l’onctuosité du marron, c’est l’explosion de saveurs en bouche… Une véritable surprise. J’ai aussi goûté le pain d’épices qui était aussi délicieux qu’il n’était beau.

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Allez, on fait une petite pause ? Que nenni… On va découvrir maintenant comment sont faîtes les orangettes, qui a ma grande surprise, sont plus fines qu’à la normale. C’est, d’après le pâtissier aux commandes de la machine, l’effet escompté, pour apporter une plus grande finesse et pouvoir faire ressortir le goût du fruit plus que du chocolat. Ils ont tout compris… Personnellement, je ne suis pas une grande amatrice d’orangette, car je n’aime pas trop l’association du chocolat avec les agrumes, mais encore une fois, Jérôme De Oliveira, ce magicien de la pâtisserie, m’a réconcilié avec les orangettes, tout comme il m’avait réconcilié avec la tarte au citron… C’était un vrai régal. Les orangettes existent aussi version gingembre pour les amateurs, et il faut savoir que tout est fait sur place: du confisage à l’enrobage: un sacré boulot.

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Après s’être délectée de la pâte à tartiner façon gianduja, la visite s’est conclue par un poste vraiment spectaculaire: les sculptures en sucre. Le pâtissier tirait, et étirait sa pâte encore chaude pour lui donner un aspect bien doré, pour pouvoir garnir sa superbe sculpture florale déjà bien avancée. Il chauffait ses outils comme l’aurait fait un forgeron, et découpait le sucre devant nos yeux emmerveillés. C’était extraordinaire. Il y avait beaucoup de monde qui stagnait à ce niveau de la visite, donc le contact avec le professionnel a été limité, malheureusement.

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Malgré tout ce que j’avais déjà mangé, il était impensable que je reparte sans ma petite tarte au citron meringuée d’amour que je me suis empressée de manger en rentrant à la maison.

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Tarte au citron meringuée / Vaisselle by Fragonard / Thé Spice Chai de Karel Capek

Un grand merci à toute l’équipe pour le formidable accueil que nous avons reçu, pour nous avoir permis de découvrir l’envers du décor et aussi pour toutes les gourmandises que nous avons pu déguster. Vous étiez déjà dans mon Top des meilleurs goûters de la Côte d’Azur, et vous le resterez 🙂

Pour commander votre bûche de noël, rendez-vous sur www.patisserie-intuitions.com/

A très vite

[Marseille]: Virée dans la calanque de Sormiou

Dernièrement, nous avons passé un week-end entre amis à Marseille, et nous avons profité du beau temps pour aller voir les calanques. La calanque d’En-Vau que nous souhaitions voir, étant fermée, nous avons opté pour la calanque de Sormiou, suivant les conseils de l’Office de Tourisme.

Pour le départ de randonnée, il faut aller au chemin de Morgiou au bout duquel il y a un parking situé juste après le restaurant « Chez Zé ». Il faut ensuite suivre le balisage rouge pour aller jusqu’à la Calanque de Sormiou. Au début, la randonnée est assez facile, puis arrivés au Col des Baumettes, ça devient assez escarpé et très rocheux. Personnellement, j’ai traîné la patte, surtout au retour quand il a fallu tout remonter, c’était assez difficile… J’imagine que pour ceux qui sont habitués à randonner, c’est un jeu d’enfant. Pour les novices en tout cas, comptez 45 minutes de marche environ pour y aller. Cela va de soi mais je préfère le préciser car on en voit quand même: les tongs sont à proscrire pour faire cette randonnée, vous verrez que vous apprécierez vos chaussures de marche ou vos baskets.

Au moment d’apercevoir la mer, nous avons, mes amis et moi, été très surpris d’apercevoir un parking face à la plage car nous nous attendions à être dans une petite crique bien paumée, histoire d’être tranquilles… Au début nous étions déçus, mais finalement, le jeu en valait la chandelle car nous nous sommes régalés là-bas.

Vous pouvez simplement vous installer sur la plage, ou bien vous trouver une petite crique tranquille. Si vous longez le bord de mer, vous allez atterrir au dessus d’un petit port avec son petit village plein de maisons de pêcheurs. C’est vraiment très mignon.

Au départ, le temps était très nuageux, mais heureusement grâce au Mistral, le soleil est vite revenu. La couleur de l’eau est juste incroyable, et le sable est très fin. Honnêtement, ça m’a rappelé mon voyage en Thaïlande… C’était magique de se baigner dans une eau si claire et si propre. Et si comme moi vous n’aimez pas trop les eaux troubles et profondes, vous n’aurez aucun problème au départ de la plage. Vous verrez, ce n’est pas trop dur de rentrer dans l’eau, par contre pour en sortir… aglagla avec le vent !! Nous y sommes allés mi-septembre et la température était impeccable. En plus, cela nous a permis d’éviter les bains de foule.

Enfin, si vous souhaitez éviter la randonnée et plutôt vous mettre au parking, sachez que le tarif est unique et coûte 4.5€.

Le prochain coup, on essaiera une autre calanque. Si vous avez des recommandations, nous sommes tout ouïe 🙂

Banon, entre fleurs & fromage

Vous n’êtes pas sans savoir que je me suis rendue dans le Vaucluse cet été, et nous nous sommes entre autre arrêtés chéri et moi à Banon, un petit village provençal qui ne manque pas de charme. Malgré son cadre idyllique entouré de champs de lavande, c’est surtout son fromage de chèvre qui a fait la renommée du village.

Qu’a-t-il de spécial ce fromage ?

Le fromage de Banon est entouré d’une feuille de châtaignier. A l’origine, on entourait les fromages en surplus de production dans des feuilles pour les conserver jusqu’à l’hiver, afin de pouvoir manger des protéines. Aujourd’hui, cette pratique est souvent décorative puisque les méthodes ont évolué mais pour le Banon, elle est utilisée surtout pour la saveur particulière qu’elle va donner au fromage. Le fromage est généralement enroulé dans 4 à 7 feuilles de châtaigniers qui sont préalablement ramassées en début d’automne et dont les feuilles ont été préparées (c’est à dire séchées, trempées dans de l’eau vinaigrée puis imbibées d’eau de vie). La Fromagerie de Banon, le plus gros producteur du coin, va à elle seule, utiliser plus de 5 millions de feuilles par an.

Leur magasin d’usine est ouvert au public. Cliquez-ici pour accéder au site internet

Nous n’avons pas eu l’occasion de tester pour vous, puisqu’on y a été un dimanche et la fromagerie était fermée. En revanche, nous avons été nous servir au marché de Mane. Comte tenu de la fabrication, vous vous doutez bien qu’il s’agit d’un fromage qui a du corps… Le fromager nous l’a d’ailleurs déconseillé en cas de rendez-vous galant, mais cela ne nous a pas arrêté pour autant 😀 hahaha

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Fromage de Banon, tapenade & gâteau au citron et pavot

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Notre fromager proposait de drôles de produits… Je ne sais pas si j’oserais y goûter !? 🙂

On s’est régalés à déambuler au milieu des roses trémières avec la vue sur les champs de lavande. On a trouvé que Banon était un village très sympathique et très fleuri. Une belle étape si vous prévoyez un séjour en Provence. N’oubliez pas, pour voir les champs en fleurs, il faut venir en fin juin/mi-juillet en fonction des saisons et des régions de Provence.

Même si aujourd’hui, nous sommes au dernier jour de l’été, le beau temps persiste donc je vais continuer à vous inonder de soleil pendant un certain temps 🙂

A très vite

Sur la route des Ocres en Roussillon

Suivez-moi aujourd’hui sur la Route des Ocres en Roussillon dans le Luberon. C’est de loin, notre plus gros coup de cœur du voyage. Les paysages teintés de jaunes, d’orange et de rouge nous ont transporté dans ce qu’on appelle le « Colorado Provençal ».

L’ocre est utilisé depuis la nuit des temps ; A la préhistoire, il était utilisé pour les peintures rupestres dans les grottes. Il faudra attendre 1780 pour qu’un dénommé Jean Etienne Astier ne trouve une technique pour extraire les pigments du sable puis près d’un siècle plus tard vers 1870, l’industrie commença à se développer grâce aux exploitations grandissantes et l’arrivée du chemin de fer dans le Vaucluse, pour atteindre son apogée à l’aube des années 30. L’ocre était entre autre utilisé pour teinter les filtres à cigarettes, les caoutchouc des bocaux de confiture (qui d’ailleurs sont restés de cette couleur par tradition, même si l’ocre n’est plus utilisé aujourd’hui), on s’en servait dans la peinture pour teinter les murs des bâtiments ou encore pour la coloration des cosmétiques. Aujourd’hui, il ne reste pratiquement plus d’extraction, la seule se trouve à Gargas puisque les pigments synthétiques ont remplacé les pigments naturels dans le milieu industriel. L’ocre naturel est cependant toujours utiliser, notamment en peinture ou pour les carrelages et tuiles.

Découvrez les 4 spots que nous avons visité…

1. Village de Roussillon

Roussillon est un village d’environ 1350 habitants mais qui en compte bien plus à la haute saison puisqu’il s’agit d’une destination très prisée. Nous avons eu de la chance car nous y sommes allés en plein mois de juillet, et n’avons pas souffert de la foule ce jour là.

Il est vraiment très agréable de flâner dans ce village typiquement provençal qui offre une vue magnifique sur le « Colorado ». Vous pourrez arpenter les petites ruelles qui font le tour du village, et en profiter pour admirer les maisons colorées qui sont toutes plus belles les unes que les autres.

Site Officiel du Luberon

2. Randonnée sur le sentier des ocres

Au départ de Roussillon, face au parking principal, vous avez le café/glacier qui fait l’angle et il y a un petit chemin qui part vers la gauche ; suivez le et vous allez arriver à l’entrée du Sentier des Ocres. A partir de là: deux options s’offrent à vous: la petite ou la grande boucle (soit 30 minutes ou 1h). Le parcours est balisé avec des panneaux explicatifs sur la flore et la géologie. C’est vraiment magique cet endroit. Évitez les chaussures neuves car elles seront oranges lorsque vous sortirez de là !

3. Le Musée Okhra – L’usine Mathieu

L’Usine Mathieu, qui faisait partie des plus grosses exploitations d’ocre de la région, s’est aujourd’hui transformée en un conservatoire des couleurs. Là-bas, on voit surtout la partie technique de l’exploitation de l’ocre. Vous verrez l’extraction, le lavage, la  décantation, la calcination, le broyage et la mise en sac. C’est l’endroit idéal pour les artistes, si vous voulez vous procurer du matériel de peinture, ou participer vous et/ou vos enfants à divers ateliers proposés par le musée.

Pour en savoir plus sur l’exploitation technique de l’ocre, veuillez cliquez-ici.

Site Officiel d’Okhra

4. Les Mines de Gargas

Et enfin, nous avons conclu la journée par la visite des mines de Bruoux à Gargas. Attention, il vaut mieux réserver à l’avance, sinon vous risquez d’attendre qu’un créneau se débloque. La visite est bien sûr guidée et vous aurez l’immense joie d’être équipé d’une charlotte et d’un casque style Bob le Bricoleur (on a bien rigolé en nous regardant). Il vaut mieux prévoir aussi une petite laine car il ne fait pas plus de 10°C dans les mines. C’est la température idéal en plein été car c’est très rafraîchissant mais la différence de température est saisissante: nous sommes passés de 33 à 10°C en moins d’une minute.

Vous partez pour une heure de visite guidée au travers des longues galeries qui ont été creusées à la main. En tout, on compte environ 40 km de galerie et c’est très impressionnant, surtout quand on sait comment elles ont été creusées et tout le travail qui a du être déployé. Attention, les visites sont possible du 1er mai au 15 novembre.

Site Officiel

A SAVOIR

Nous avons acheté un billet couplet sentier des ocres + Usine Mathieu et ni l’un, ni l’autre ne nous ont parlé du « Circuit couleurs ». En effet, sur présentation de l’un des tickets des lieux suivants, vous bénéficiez d’une réduction sur les 5 autres sites partenaires, à savoir:

  • Usine d’ocre Mathieu
  • Mines de Bruoux
  • Distillerie Agnels
  • Château de Lourmarin
  • Jardin des plantes Tinctoriales
  • Abbaye de Silvacane

Cliquez-ici pour en savoir plus

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Pour le logement, nous sommes passés par airbnb et avons logé dans une chambre d’hôte de la Médiévale du Luberon, une demeure aux allures médiévo-provençales. Christelle qui nous a accueilli s’est montrée charmante tout le long de notre séjour. La maison était décorée avec beaucoup de goût, et nous avons beaucoup apprécié la jolie piscine et le petit déjeuner sous la tonnelle couverte de vigne. Un grand merci pour cet accueil 🙂

Cliquez-ici pour accéder au site officiel de la Médiévale du Luberon

Nous gardons un excellent souvenir de ce passage à Roussillon et à Gargas qui restera vraiment graver dans notre mémoire. La prochaine fois, nous irons visiter les autres sites partenaires du circuit couleurs, notamment le Jardin des plantes Tinctoriales qui m’intéresse beaucoup…

A très vite pour d’autres aventures

Carrières de Lumières & déjeuner bistronomique, le plaisir des yeux et du palais

Depuis la fameuse exposition Klimt, tout le monde me parle des Carrières de Lumières des Baux de Provence. Lorsque ma mère et moi avons vu l’affiche sur l’expo Chagall, nous programmions sans plus attendre un petit week-end mère/fille pour aller admirer les oeuvres de notre peintre préféré.

La route (D27) que nous avions emprunté était assez sinueuse mais agréable car elle passe en pleine forêt. Plus nous approchions du musée, plus le décor se teintait de gris calcaire. Quand on voit la route, pas étonnant que ce coin là s’appelle le Val d’Enfer 😀 Mais bon, ceci-dit, si vous êtes déjà passé par les Gorges du Verdon, le Val d’Enfer, c’est juste de la rigolade 😉

La bauxite, un calcaire à grains fins qui tire son nom de la commune, a commencé à être extrait au IIème siècle avant J-C, et aurait entre autre permis la construction d’Arles et de Glanum, l’ancienne cité antique de Saint Rémy de Provence.

L’exploitation de pierre étant en déclin après la première guerre mondiale, l’usine ferma ses portes en 1935 pour les ré-ouvrir dans les années 60 grâce à Cocteau qui tomba amoureux des lieux et qui y tourna « le Testament d’Orphée ».

*****

Nous sommes arrivées aux Carrières presque à l’ouverture, vers 10H, et nous n’étions pas les seules à avoir eu cette idée lumineuse… D’ailleurs, quand nous sommes sorties de l’expo, il n’y avait plus du tout de place dans les parkings, et la file d’attente commençait à s’allonger aux guichets. Je vous conseille donc d’être là à 9h30 pour l’ouverture, ou encore mieux: y aller hors saison ! Vous serez plus tranquilles pour profiter pleinement de la magie du lieu. N’oubliez pas votre petite laine car il fait maximum 15 degrés à l’intérieur.

Grâce aux nombreuses expositions auxquelles j’ai pu assister, au Musée Chagall de Nice ainsi que mes visites en Israël, je connais bien la vie de l’artiste, ses œuvres et leurs symboliques. On y retrouve un large panel de son travail, des peintures aux mosaïques en passant par les vitraux. Tout prend vie sur les murs de la carrière et le spectacle est orchestré de façon spectaculaire par de la musique classique. On peut déambuler dans la carrière pour découvrir les différents points de vue, ou simplement s’asseoir dans un coin et se laisser transporter. C’est je pense, la plus belle expo que j’ai vu depuis longtemps, et sans aucun doute l’expo Chagall la plus inoubliable. A faire de toute urgence…

Suivez la programmation des Carrières de Lumières en cliquant ici: Site Officiel.

Je vous laisse admirer la vidéo ci-dessous d’Expo in the City qui en parle très bien.

Juste après le spectacle Chagall, nous avons vu une représentation d’Alice au Pays des Merveilles qui était aussi très bien réalisée et grâce au travail d’animation, nous avions vraiment l’impression de tomber au fond du puits comme Alice.

Après être ressorties de là des étoiles plein les yeux et nous commencions à avoir sacrément faim ! Nous sommes retournées sur Saint Remy de Provence car c’était mercredi, jour de marché. Franchement le marché n’était pas terrible, c’est assez cher, très touristique et surtout BLINDE de monde… N’aimant pas du tout les bains de foule, nous nous sommes échappées de là dès que possible et par chance, nous sommes tombées sur le restaurant l’Aile ou la Cuisse. Quel moment là encore !! C’était juste parfait pour terminer ce petit week-end entre filles: une vitrine à dessert incroyable, une déco fantastique dans un ancien couvent, un personnel charmant et très professionnel, des prix abordables et une cuisine raffinée et moderne à tomber par terre.

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Plat du jour: Filet du pêcheur & lentilles

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Hamburger de gambas, crème de tomate séchée et tomme de brebis…mmmmm trop bon

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Fromage blanc au coulis de fruits rouges

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Religieuse à la lavande… une tuerie

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Site Officiel de l’Aile ou la Cuisse: cliquez ici

Je vous retrouve bientôt pour d’autres bonnes adresses sur St Remy et si vous en connaissez, bien sûr n’hésitez pas à les partager avec nous ici.

 

[MENTON]: Brunch artistique au Musée Cocteau

Dimanche dernier, j’ai voulu profiter du beau soleil pour aller me balader en bord de mer. J’ai choisi Menton, une ville que j’adore et qui a su garder son charme et ses couleurs d’antan : ces fameuses couleurs ocre & rouge qu’on retrouve beaucoup à Nice et sur la Riviera Italienne. Je vous avais déjà emmené à Menton à la même période pour la Fête du Citron et aujourd’hui le thème sera plus artistique. J’ai eu connaissance il y a très peu de temps, d’un nouveau brunch organisé chaque premier dimanche du mois au Musée Cocteau: LE musée incontournable de Menton. Cocteau, artiste aux multiples casquettes, venait chaque année se ressourcer sur la Côte d’Azur, et a ainsi décoré de nombreux endroits dans le sud: Menton, Cap d’Ail, Villefranche sur Mer, Saint Jean Cap Ferrat ou encore Fréjus. Le Musée Cocteau a ouvert ses portes en novembre 2011 lorsqu’un américain d’origine belge nommé Séverin Wunderman, a décidé de faire donation de sa collection d’œuvres d’une valeur inestimable. C’est ainsi que Menton s’est retrouvée avec 1800 œuvres (dont 990 réalisées par Cocteau, artiste qu’il admirait par dessus tout).
Concernant le Brunch, il se déroule dans le café du musée sous forme de buffet et à l’assiette, et le tout est réalisé par un traiteur mentonnais. Pour seulement 18€, vous aurez un jus de fruit pressé, une boisson chaude, une assiette charcuterie ou saumon fumé/blinis & deux beaux buffets salé & sucré. Le choix était impressionnant: viennoiseries, petits pains, chouquettes, beignets, tarte au citron meringuée (oh ouiiii), salade de fruits frais, fromages, fromage blanc & confitures, soufflés au fromage, taboulé et puis une assiette de mignardises à la fin avec 4 macarons & 2 choux (j’ai cru exploser à cet instant précis haha)… Franchement de quoi régaler tout le monde. Le personnel est sympathique et aux petits soins (on m’a demandé au moins 3 fois si tout allait bien). C’était vraiment un moment délicieux. Selon les dates, vous aurez aussi des « Matinales Cocteau » avec un concert gratuit donné par le Conservatoire Municipal de la ville.
Informations pratiques:
Musée Cocteau – 2 Quai de Monleon
Brunch de 11h à 14h
Réservation obligatoire sur place ou par téléphone jusqu’au jeudi précédant le brunch
04 92 10 50 16
Dans le musée, photos autorisées sans flash
Pour couronner le tout: sachez que le premier dimanche du mois, l’accès au musée est gratuit pour tout le monde. C’est royal !
L’accès du musée étant très central, vous pourrez commencer par un petit tour au Marché (situé à proximité immédiate du musée) et après, vous pourrez digérer votre brunch en allant flâner dans les ruelles colorées de Menton, et en profiter pour prendre de la hauteur afin de jouir d’une vue exceptionnelle sur la Baie de Menton et la vieille ville. Je reviendrai prochainement avec des propositions de balades ! C’est promis
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En tout cas je suis une grande fan des brunch, donc si vous connaissez d’autres bonnes adresses sur la Côte d’Azur, je suis preneuse !
A très vite