[KYOTO]: Seimei Jinja, le temple magique de Kyoto

A proximité du Nishijin District et du Palais Impérial de Kyoto, se trouve ce petit temple étrange, le Seimei Jinja. En effet, en arrivant près du sanctuaire, il vous faudra passer sous un torii arborant le signe du pentacle… Bienvenue dans le sanctuaire magique de Abe no Seimei…

Abe no Seimei est le devin le plus célèbre de l’époque Heian (794-1185), et l’un des plus connus du pays encore de nos jours.

Abe no Seimei pratiquait ce qu’on appelle l’onmyôdô, une science occulte basée sur la divination, la magie et le yin et yang, philosophie chinoise introduite au Japon au VIème siècle.

Les puristes pensent que notre univers est bâti selon le Yin et le Yang, tout a une part d’ombre et de lumière qui permet de vivre dans l’équilibre et l’harmonie. Oui Mesdames, comme vous pouvez le constater, nous sommes « the dark side » mouahahah…

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Et le Yin et le Yang se base sur ce qu’on appelle les « 5 mouvements chinois », que l’on retrouve d’ailleurs dans la médecine chinoise puisque selon les croyants, tout a une signification. C’est sur ces 5 mouvements que l’on retrouve le fameux pentacle.

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Abe no Seimei n’était pas n’importe qui ; il était l’un des conseillers de l’empereur et du gouvernement, et s’occupait du « département de la magie » (on se croirait presque dans Harry Potter…). Il pratiquait l’astrologie, prévenait des potentielles catastrophes qui allaient s’abattre sur le pays et priait pour la santé de l’empereur. Abe a lui-même bénéficié d’une santé exceptionnelle qui lui a permis de vivre jusqu’à plus de 80ans (ce qui est rare à cette époque) ; Cela a bien sûr renforcé sa crédibilité en tant que devin et être mystique.

Encore aujourd’hui, son personnage anime bien des légendes et il figure d’ailleurs dans beaucoup d’anime, manga ou jeux vidéos.

Si vous touchez en même temps la Yakuyoke-momoe (la pêche) et l’endroit de votre corps où vous ressentez une douleur, il se dit que votre souffrance disparaîtra. Au Japon, ce fruit symbolise la longévité.

Quelques unes des 10 légendes représentées dans le temple…

Bois l’eau « Seimei » et elle te guérira de tes maladies…

En dessous, un pont qu’il faut éviter de traverser, surtout si vous êtes en couple et prévoyez de vous marier car c’est le divorce qui vous pend au nez. En effet le pont s’appelle « Ichijo-Modori » et le verbe « modoru » signifie « retourner. Cela implique donc pour vous de retourner dans votre ancienne vie. L’espèce de troll gardien du pont est ce qu’on appelle un « shikigami », soit un esprit invoqué par celui qui pratique l’onmyodo pour le servir. A l’époque, tout le monde croyait qu’Abe no Seimei était très doué pour contrôler les esprits.

J’ai beaucoup aimé ce lieu mystique, empreint de légendes et de sorcellerie. C’était une visite originale que je vous recommande de faire si vous êtes de passage à Kyoto. Seimei Jinja est un temple unique en son genre.

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Fushimi Inari, le temple qui fait rêver les français

C’est absolument incroyable que je n’ai toujours pas écrit sur Fushimi Inari, un temple incontournable de Kyoto que l’on a pu voir notamment dans le film « Mémoires d’une geisha ». Mais si, vous savez c’est quand la fille court le long d’un chemin planté de ces grandes portes rouge vermillon que l’on appelle « tori ».

Je vous en ai parlé en 2014, lorsque j’étais allée voir l’Otaue Matsuri, le festival de la plantation de riz. Vous pouvez le relire en cliquant  ici.

Aujourd’hui, je vais vous faire découvrir ce temple mystique qui vénère Inari, la déesse renard. Inari, signifie « croissance du riz », donc elle fait partie des « kami » (dieux) des champs, est propice pour les moissons, l’agriculture, la pêche, le commerce mais elle protège aussi les femmes et notamment les prostituées et les pompiers (ne me demandez pas le rapport… je ne sais pas hahaha). En somme, Inari représente la fertilité, c’est pourquoi, près de la moitié des temples du Japon fait gloire à ce petit renard.

Il existe des milliers de tori dans ce temple, et chacun d’entre eux correspond à une donation versée par un particulier, une famille ou encore une entreprise. Le nom du donateur est alors inscrit en noir sur le portique. A savoir qu’un tori peut coûter entre 1400 à 10400 € seulement sa taille et son emplacement.

Le Temple qui accueille des millions de visiteurs chaque année, est bien sûr très bien entretenu et les peintures sont régulièrement refaites (enfin surtout vers le bas, plus on monte, plus c’est nature-peinture).. J’ai d’ailleurs eu la chance de voir un artisan à l’oeuvre.

L’ascension n’est pas si facile que ça, et j’ai du m’y prendre à 2-3 fois avant de me motiver à la faire jusqu’au bout. Peu importe le couloir que vous emprunterez, tous les chemins mènent… au sommet. Rassurez-vous, vous pourrez faire une pause de temps en temps pour déguster une glace ou boire un coup. Personnellement j’ai opté pour la pause glaçounette et j’ai choisi le goût « kinako » (et non kinoko qui signifie champignon ; je me trompe sans arrêt >__<), une glace à la poudre de soja grillée. C’est un ingrédient souvent utilisé dans les desserts japonais, notamment saupoudré sur les mochi, ces petites boules blanches (parfois colorées en fonction du goût) faîte de riz gluant. C’est un incontournable des desserts nippons. Personnellement, je n’aime pas cela, sauf le kinako 🙂


Sur cette carte, on ne nous montre pas toute l’ascension, certainement pour nous éviter une petite panique hahaha.

Certains ont d’ailleurs renoncé à monter à pied 😉

Comme je suis sympa, je vous prépare par avance à ce qui vous attend (comptez 2-3h pour l’ascension complète).

Attention, je tiens néanmoins à préciser qu’il n’y rien d’exceptionnel au sommet, si ce n’est la fierté d’avoir fait la rando jusqu’au bout et d’avoir réussi à monter autant d’escaliers. En revanche, en montant, vous croiserez tantôt des beaux points de vue, tantôt des petits sanctuaires nichés dans un coin de forêt luxuriant avec de magnifiques fontaines sacrées, et des tori de toutes les tailles. Il y a aussi pas mal d’araignées qui ont pris possession des lieux, notamment vers le haut de la montagne où vous pourrez voir d’énormes toiles.

Enfin, la lumière de la victoire…

En redescendant, vous pourrez ensuite profiter tranquillement des temples situés sur l’esplanade de départ.

Le renard, plus qu’un symbole, un objet marketing…

Bien sûr tout est enclin à faire du business, mais c’est aussi ce que l’on veut voir lorsqu’on arrive à la station Fushimi, des petits renards mignonnets un peu partout. C’est une vraie célébrité là-bas ! Alors on s’en donne à cœur joie sur les photos. Vous pouvez acheter des biscuits creux en forme de tête de renard, ils sont rigolos mais ne présentent que très peu d’intérêt sur un plan gustatif.

Vous sentirez bien les courbatures le lendemain, mais vous serez ravis d’avoir vu un endroit aussi exceptionnel et inoubliable. Pour moi, Fushimi Inari fait partie des plus grands trésors du Japon. Ce n’est pas pour rien que le temple existe depuis l’an 711 😉

Ja mata ne (à bientôt)

[JAPON]: Souvenirs d’automne #2

Une chose formidable au Japon: le changement de saison ; c’est incroyablement marqué là-bas, et chaque saison est vraiment très différente: la neige en hiver, les sakuras en fleurs au printemps, la mousson en été puis les érables qui changent de couleur en automne… J’adore tellement ce pays… J’ai vécu au Japon deux fois, en tout un an et demi et ai donc pu vivre une fois le printemps et deux fois l’automne, les deux plus belles saisons. En France, on aurait tendance à être un peu triste à cette période là, c’est la fin des barbecues, l’arrivée du froid et les journées qui raccourcissent. Là-bas, je n’ai pas vécu l’arrivée de l’automne de la même façon: puisque le beau temps perdure, on voit les paysages se transformer et on sait qu’on va se régaler avec les belles couleurs d’automne. De plus, les japonais sont très friands des produits saisonniers, donc si on avait pas remarqué qu’Halloween approchait, il est facile de s’en rappeler…

Je vous propose un article un petit peu différent aujourd’hui, avec une série de photos tirées de mon téléphone sur le thème de l’automne et d’halloween au Japon… Enjoy

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Very Berry Café (Kyoto), un café style américain

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Deux cartes d’Hatsune Miku version « kawaii » trouvées dans la boutique « Animate » (Kyoto)

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Mahou no Okawari Recipe (litt’ « Recettes de magie ») qui est un livre de cuisine écrit sous forme de manga trouvé dans un bookstore à la Gare de Kyoto

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Un autre livre dans un style artistico-culinaire plutôt douteux… mais drôle

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Tout le rez-de-chaussée du magasin Loft (Kyoto) investit pour les gadgets/friandises d’Halloween

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Un peu de kawaiierie dans ce monde de bruts 🙂 Toujours chez Loft

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Expo Halloween chez Loft (Kyoto) avec ce chapeau de la marque « CandyNoir » qui me fait penser à Alice au Pays des Merveilles version Tim Burton !

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Penderie des méchantes – Disneyland Tokyo

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La Maison Hantée version Disneyland Tokyo sur le thème de l’Etrange Noël de Mr Jack

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Petit big up à Joris, que je remercie pour cette affreuse expérience culinaire 🙂 de la méduse (Chaîne de restaurants Chao Chao Gyoza)

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L’Akebi, un étrange fruit dont la couleur se prête bien à la saison… et que je regrette de ne pas avoir goûté… Trouvé en chemin à la Gare de Yokohama

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Une affiche trouvée dans un game center d’Akihabara à Tokyo

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Jolie petite décoration d’un tableau de chez Starbucks (vers la gare de Gotenda – Tokyo)


Souvenir d’une soirée Halloween complètement déjantée à Tokyo…

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Jelly Beans Hello Kitty d’Halloween trouvés à Yokohama

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Toujours à Yokohama, des sucettes Mr Jack en chocolats

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Les délicieuses pommes d’Aomori… une petite merveille

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Carpaccio de pommes d’Aomori au caramel et éclats de noix fait par mes soins

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Thé d’Halloween, trouvé dans la boutique « Inobun » (Kyoto)

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Du thé au Marron trouvé également chez Inobun que j’ai ramené en France: miam

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Les étranges cocktails de « The Lockup », un restaurant-prison idéal pour fêter Halloween

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Pumpkin Latte chez Tully’s Coffee (je crois)

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Les couleurs d’automne à Arashiyama, mon quartier préféré à Kyoto

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Des bébés gaufres à la citrouille qui m’ont été offerts par ma copine Airi pour mon retour en France

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Un drôle de type croisé dans un bar de Kyoto ; il ne manque pas d’humour en tout cas 😀

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Déco automnales & vaisselles traditionnelles vues dans une galerie de la station shijo-kawaramachi (Kyoto)

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Sablés d’automne en forme de feuille d’érable (Kyoto)

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Promenade de saison

 

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Cheers devant le Fushimi Castle, le château oublié de Kyoto

Pourquoi j’aime l’été au Japon ?

C’est vrai qu’à choisir, ce n’est pas forcément la meilleure période pour visiter le Japon, et en général, on a tendance à y aller au printemps pour voir les Sakura en fleurs, ou bien à l’automne pour voir les érables se teinter d’orange, vert et jaune. Mais en hiver ou en été, les saisons sont aussi très marquées, et j’ai beaucoup apprécié chaque moment de l’année.

En été au Japon, j’aime…

1. Les hortensias

En juin, c’est le festival de couleurs dans les jardins ; ils se couvrent d’ajisai (hortensias) de toutes les teintes, rose, bleu, violet, vert… c’est magnifique ! Par contre, attention aux moustiques. D’ailleurs vous saviez que les hortensias sont originaires du Japon ? Maintenant si 🙂

Quelques lieux d’exception pour voir les ajisai en fleurs:

  • Le temple Fujinomori (Kyoto) Relire l’article ici
  • La cascade Mikaeri (Saga)
  •  Le temple Ajisai-dera (litt. Le temple des hortensias) aussi connu sous le nom « Meigetsuin » (Kamakura)
  • Le temple Mimurotoji (Uji)
  • Le temple Hakusan (Tokyo)
  • Katahara Onsen (Gamagori)

Si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à compléter la liste !

2. Les typhons, la pluie et les orages

Bon, c’est sûr, c’est pas le top quand on est là pour 4 jours et qu’on a que de la pluie, mais d’un autre côté, ça fait aussi le charme de l’été au Japon: c’est la mousson.  En japonais, on appelle ça « Tsuyu » et bon, c’est l’occasion pour vous de vous acheter un joli parapluie ! Pensez aussi que c’est la saison la moins chère pour se rendre au Japon.

J’ai vécu quelques typhons assez impressionnants là bas, notamment le Neoguri à Kyoto en 2014 qui a fait monter les eaux. On ne pouvait plus accéder aux berges de la Kamogawa et à Uji, c’était vraiment très impressionnant (photos ci-dessous). Bon ça a aussi accessoirement fait foirer mon voyage à la campagne et fait annuler tous les feux d’artifices…Eh oui, les aléas de la météo.

Même si c’est très excitant de vivre un Typhon, ça reste dangereux donc faîtes attention si vous sortez, et ne vous approchez pas trop des berges. Les courants sont très forts et il y a beaucoup d’accidents de noyades à cette période là.

Uji avant…

Uji après…

Kyoto avant…

Kyoto après…

Une petite vidéo que j’avais réalisé… Pardonnez la chanson kitch 🙂

3. Les terrasses d’été & Randonnées fraîcheur

Sur la photo du dessus à Kyoto, vous pouvez apercevoir toutes les petites terrasses d’été sur pilotis. On les appelle « Kawadoko ». C’est une tradition qui existe depuis le 16ème siècle. Depuis, les kyotoites essaient de perpétuer la tradition. Si vous souhaitez manger sur l’une de ces terrasses, vous les trouverez l’entrée du côté de la rue Pontocho (l’une des ruelles les plus traditionnelles de Kyoto) qui longe la rivière Kamogawa (litt. la rivière aux canards). Il faut réserver car les restaurants en terrasse ne sont ouverts que de mai à septembre pour la belle saison. Comptez facilement 100€ le repas… Par contre, c’est une sacrée expérience.

Vous trouverez le même principe à Kibune si vous entreprenez la belle randonnée Kibune-Kurama. C’est une étape rafraîchissante et vraiment très agréable. Ça permet de découvrir un peu la campagne de Kyoto en étant loin du tumulte de la ville et de la chaleur. Les terrasses sont installées sur la rivière directement. Réservation impérative sinon vous aurez des heures de queue.

Pour une autre expérience sympa, il existe aussi un restaurant dans ce coin qui vous distribue des udon (nouilles) froides directement par un bambou. Mais bon ça coûte aussi très cher et l’attente est interminable.

Relire mon article sur Kurama-Kibune en cliquant ici

4. Les Kakigori

Et puisqu’on est lancés dans la gastronomie, ne manquez surtout pas les kakigori, les fameuses glaces pilées de l’été. On en trouve partout, et il y a souvent un petit symbole bleu blanc rouge sur un drapeau qui vous indique que vous trouverez des kakigori ou non dans le restaurant que vous croisez. Cliquez-ici pour relire l’article consacré aux kakigori.

5. Les produits de saison

Allez, je parle encore un tout petit peu de nourriture et après j’arrête promis ! Comme vous le savez, les konbini (supérettes japonaises) aiment bien les produits saisonniers, et l’été n’y échappe pas. Vous trouverez donc plein de produits adéquats pour la saison estivale.

Lait coco & tapioca et biscuits choco-banane

Boissons fraîches mangue et eau de coco

6. Les jeux d’été

En été, tout comme en France, on aime profiter des longues soirées estivales entre amis. Même si les japonais n’aiment pas le soleil pour la plupart, ils adorent aller à la mer, et là-bas, la tradition, c’est le pique nique et le « Suikawari », un jeu qui consiste à exploser une pastèque les yeux bandés, guidés par son entourage. Bien sûr tout le monde la mange même si elle est par terre. Pour les feux d’artifices, il en existe des gros comme chez nous, mais on trouve aussi partout des kits dans les 100 yen shops pour en faire soi-même. C’est très amusant. C’est aussi le moment opportun pour faire des barbecues sur fond de cigales (oui y en a partout en été, et elles sont plus bruyantes qu’en Provence !)

7. Porter un yukata lors des festivals d’été

L’été au Japon regorge de festivals pendant lesquels vous pourrez vous amuser, boire et manger dans les stands de street food ou encore porter un yukata. C’est la saison parfaite pour ça. Soit vous vous achetez votre yukata dans une boutique spécialisée (à savoir que le yukata est un kimono en coton pour l’été qui coûte beaucoup moins cher qu’un kimono en soie qui coûte une fortune). Ou bien vous pouvez faire appel aux service d’une agence qui s’occupe de vous louer le yukata et qui vous aide à l’enfiler. Vous pourrez louer aussi les accessoires sur place, et un service de coiffure est aussi disponible la plupart du temps. C’est une expérience assez drôle, même si j’étais horrifiée de la coiffure qui m’a été faite ce jour là, et avec la chaleur, je vous raconte pas la touffe… c’était mythique.

Ne manquez pas le Gion Matsuri à Kyoto ainsi que le Tanabata (la fête des étoiles partout au Japon) en juillet et août.

Pour le Gion Matsuri, cliquez ici et pour le Tanabata à Kyoto (ici) et à Osaka ()

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Si avec cela vous n’êtes toujours pas convaincus, je ne sais plus qu’à vous dire … 🙂 

[KYOTO]: Fujinomori & son jardin d’hortensias

S’il y a bien quelque chose que j’adore ici au Japon, c’est de voir le paysage se transformer jour après jour. Chaque saison est bien marquée, et on peut aller admirer une fleur en particulier chaque mois. Après les cerisiers en fleurs, il y a eu les bosquets d’azalées, puis les tunnels de glycines et enfin, en ce moment, on peut admirer les jardins couverts d’hortensias ou d’iris.
Comme vous l’avez vu, je suis allée me promener du côté de Fushimi Inari pour la plantation de riz, et nous n’étions qu’à trois stations de train du temple de Fujinomori, dont le jardin est couvert d’hortensias à cette époque. Ce temple a une autre spécialité: la course équestre militaire, organisée en un festival appelé « Fukakusa Festival » qui a eu lieu le 5 mai dernier. Ce jour là, les cavaliers font des démonstrations à cheval impressionnantes, respectant les stratégies de guerre pour vaincre leur adversaire à l’époque féodale. On retrouve donc sur tout le site la présence du cheval, et toutes les personnes liées à l’équitation et à la course équestre viennent ici pour prier pour la bonne santé et la réussite de leur cheval. Sur les plaques de vœux (appelées Ema), on lit souvent des vœux liés aux courses épiques: que ce soit le cavalier ou la personne qui a parié sur tel ou tel cheval et qui veut gagner de l’argent. J’ai aussi trouvé une plaque écrite par deux enfants totalement adorable où il était écrit d’une part « Je souhaite avoir 100 points au test, et me faire plein de nouveaux amis » et l’autre enfant plus jeune « Je souhaite ne plus mettre en colère maman ».
Quant aux hortensias, on en compterait environ 3500. Il y a une partie (celle la plus proche du temple) qui se visite librement, et la partie près du parking est accessible en donnant 300 yen. (oui étrange…). Dernière recommandation: ne faîtes pas la même erreur que moi à y aller habillée en robe, c’est aussi l’endroit préféré des moustiques… et je peux vous dire: ils aiment le sang français !!! 🙂
Sachez également que le temple célèbre le festival de l’hortensia du 15 au 22 juin, avec des animations différentes chaque jour. C’est une superbe occasion pour découvrir les arts japonais: iaido (l’art de manier le sabre), récit de poèmes, taiko (tambour), kemari (le football de l’époque Heian), danses et musiques de la Cour Impériale, harmonica, Biwa (instrument japonais) ou encore Koto (harpe japonaise). 
Pour visiter le site Officiel: cliquez-ici
Un vrai festival de couleurs, c’était magnifique ! Ne manquez surtout pas ça.
 
Prochaine étape: le jardin aux iris…