[GRASSE]: Atelier olfactif dans les jardins de la Mouissone

Quel meilleur cadre qu’un jardin luxuriant et une vue splendide sur toute la baie de Cannes jusqu’au Cap Ferrat pour créer sa propre fragrance ?

Notre lundi de Pâques a commencé sur les chapeaux de roues avec la visite des jardins du Domaine de la Mouissone par Lady Lockett herself, la propriétaire des lieux. Anglaise d’origine, Maggie a acquis le domaine en 1998 et consacre depuis lors, tout son temps et son énergie à sa rénovation et à son embellissement.

Le domaine a dans le passé, appartenu à Léon Chiris, un célèbre industriel grassois qui a largement contribué à l’essor de la parfumerie à la fin du 19ème siècle. Chiris a par ailleurs formé le jeune François Coty, devenu l’un des plus grands parfumeurs de son ère et qui demeure toujours aujourd’hui une figure emblématique du monde de la parfumerie. En 1891, Chiris reçut dans sa demeure la Reine Victoria d’Angleterre qui aimait venir sur la Côte d’Azur, et qui s’est prise de passion pour les jardins du domaine, notamment des oliviers multi-centenaires. L’oliveraie est toujours bien présente aujourd’hui, et les olives sont d’ailleurs utilisées pour faire de l’huile d’olive ou encore des tapenades.

Lady Lockett est une véritable passionnée de botanique et elle s’est prise d’intérêt pour la flore locale. Comme elle nous l’a si bien expliqué « Beaucoup d’anglais achètent sur la Côte d’Azur et veulent faire un jardin à l’anglaise avec toutes les variétés que l’on trouve au Royaume Uni, mais un an plus tard, tout est mort ». En effet, le climat n’est pas le même, donc cela demande adaptation. Elle a pris alors des années de cours d’horticulture pour accroître ses connaissances en la matière et c’est un véritable voyage olfactif qui s’offre à nous dans ses jardins. Plantes aromatiques, oliveraies, espèces d’Afrique du sud, d’Amérique et même une bambouseraie sont implantés sur les 3 hectares de terrain. On découvre beaucoup de variétés de plantes dont on ne soupçonnait l’existence jusqu’alors. Lady Lockett nous invite fortement à toucher et sentir les plantes afin de mieux les découvrir.

Maggie est une personne extraordinaire, humble et qui aime profiter des petits bonheurs de la vie avec les gens qui lui sont chers. Elle a une approche très douce et nous transmet avec beaucoup de passion ses connaissances en botanique. Elle nous a prodigué de précieux conseils sur l’entretien des plantes ou nous a donné des astuces pour avoir un jardin fleuri même en hiver.

Itinéraire dans les jardins du paradis…

Droits réservés – La Mouissone 2017

La matinée a commencé avec une déambulation dans les différents jardins. Nous sommes passés par l’allée des vignes, avons longé la maison principale, puis le long des lavandes (une variété déjà en fleurs à cette époque), nous sommes remontés par le terrain de boules à côté de la piscine (inutile de vous parler de la vue exceptionnelle sur la baie de Cannes) au milieu d’un jardin exotique, puis avons remonté en direction de l’ancien potager, du jardin des garrigues, du jardin de l’Hémisphère Sud et avons découvert le nouvel espace décoré avec des vieilles planches en bois de la voie ferrée pour changer un peu des pierres sèches. Pour vous rendre compte de l’investissement que coûte un tel domaine, il faut bien se dire que Lady Lockett a dépensé plus d’un million d’euros pour rénover tous les murs en pierre de la propriété. 😮

Maggie nous racontait comment ils avaient inauguré ce nouvel espace… avec des coussins posés partout, des amis se prélassant en buvant un verre de vin tout en écoutant de la musique… on s’imaginait la scène et je veux bien le croire, ça devait être fabuleux 😀 Nous avons ensuite continué la balade par le jardin de prairie (un jardin champêtre), sommes redescendus par le tunnel de glycines (l’un de mes rêves qui s’est réalisé) pour arriver à la terrasse italienne et ses magnifiques bassins, nous avons ensuite emprunté les escaliers du paradis (stairway to Heaven) pour arriver dans l’exotique bambouseraie et enfin sommes redescendus sur la terrasse où l’atelier olfactif nous attendait… Il fallait déjà nous remettre de ce magnifique voyage olfactif pour pouvoir remettre nos sens à l’épreuve.

Création de parfum dans un cadre enchanteur…

Sur la table, neuf flacons nous attendaient… Agrumes, Figuier Vert (bin oui, la Mouissone, c’est aussi une variété de figue, donc c’était l’essence un peu incontournable), Herbes & Feuilles, Fleur d’oranger-freesia, Rose-pivoine, Jasmin-gardenia, Cedre-santal, Vetiver-épices et enfin Marine frais. Ce sont bien évidemment des « accords », c’est à dire un mélange d’essences. Lorsque l’on sait qu’il nécessite 1 tonne de fleurs de jasmin pour obtenir un kilo d’essence et que ce dit kilo va coûter environ 60 000€, on se doute bien que les essences pures sont précieuses et à utiliser avec parcimonie. Pour les novices que nous sommes, il est donc préférable d’utiliser des accords pour éviter de gaspiller et d’en faire n’importe quoi 😀

Ces neuf accords sont répartis en 3 « notes » et c’est ce qu’on appelle la Pyramide Olfactive puisqu’un parfum est toujours constitué d’une note de tête, de cœur et de fond.

Notre parfumeuse nous explique justement de façon brève et très claire l’histoire de la création du parfum lors de ses ateliers, et nous parle avec beaucoup de passion de la provenance et l’utilisation des essences choisies pour nous. On peut alors découvrir des senteurs que l’on connait moins comme la note marine, le vétiver ou encore le santal. A nous ensuite de jouer aux apprentis parfumeurs, armés de pipettes et de béchers pour faire les bons dosages en fonction de nous goûts respectifs. Personnellement, je me suis orientée vers une fragrance fraîche, pétillante et fleurie-fruitée, en insistant un peu plus sur les agrumes, la fleur d’oranger et le freesia pour m’accompagner dans mon prochain voyage en Tunisie.

Corinne Marie-Tosello, qui animait cet atelier olfactif, est diplomée du GIP (Grasse Institute of Perfumes) l’une des 3 écoles reconnues dans le milieu de la parfumerie. Elle a créé sa propre société il y a une dizaine d’année qui s’appelle Connessens, et qui offre un programme d’animations olfactives au service des entreprises et des événements. Soucieuse d’en faire aussi profiter les individuels, Madame Marie-Tosello a lancé un tout nouveau programme qui s’appelle « Voyage en terre de parfum » dans lequel sont proposés ateliers de création de parfum mais aussi visites de domaines ou de champs de fleurs pour aller à la rencontre des producteurs, passionnés de botanique et afin de découvrir la matière première. Ne manquez pas les prochains rendez-vous avec les nocturnes du Jardins du MIP (Musée International de la Parfumerie) à Mouans-Sartoux pendant lesquelles une fleur locale est mise à l’honneur. Visite guidée des jardins & atelier de création de parfum sont au rendez-vous. Vous repartirez bien sûr avec votre création. Prix de l’atelier: 15€ et 8€ pour les enfants de 7 à 12ans. Réservation au: 06 61 88 47 54 ou par mail: connessens@gmail.com

PROGRAMMATION…

Mardi 23 Mai 2017 de 17h à 20h… Rose de Mai
Mardi 20 Juin 2017 de 17h à 20h… Lavandin
Mardi 11 Juillet 2017 de 17h à 20h… Geranium Rosat
Mardi 12 Septembre 2017 de 17h à 20h… Tubéreuse

N’attendez pas pour réserver votre place 

Aucun texte alternatif disponible.

Voyage en Terre de Parfum: Page Facebook
Connessens: Site Officiel

Et pour visiter le Domaine de la Mouissone, rendez-vous sur le site officiel: http://www.lamouissone.com/ pour toutes les informations pratiques. La prochaine a justement lieu ce vendredi, alors vite vite !

N’oubliez pas non plus de profiter du Festival des Jardins, car la fin du festival approche à grand pas et de cliquez-ici pour découvrir la ville de Grasse.

La prochaine fois, je vous parlerai justement des fameux Jardins du MIP, un lieu incontournable de la Côte d’Azur pour tous les amoureux de botanique et de parfumerie. Alors à très vite.

Tourrettes sur Loup et sa délicate violette

Non pas que je veuille détrôner la réputation de Toulouse pour sa violette, mais toujours est-il qu’en parfumerie, c’est chez nous qu’on la prend la petite fleur! Oui oui m’sieurs dames, et ça se passe à Tourrettes sur Loup, entre Cannes et Nice. Vous ne connaissez pas ? Eh bien, si vous aimez les vieilles pierres sèches, les villages typiquement provençaux, les plantes et la violette, alors vous êtes au bon endroit. Suivez-moi…

Première étape: Le village

Garez votre véhicule sur le parking de la place centrale, et prenez votre temps pour arpenter les petites ruelles magnifiquement décorées. Il vous faut passer sous l’arche du château afin de pouvoir accéder au cœur du village. Les maisons traditionnelles sont toutes bâties dans la pierre sèche et toutes en hauteur, et vous avez des plantes qui ornent pratiquement toutes les façades. Quelqu’un a même eu la bonne idée de mettre à disposition ses plantes aromatiques… La prochaine fois, je me servirai avec plaisir, j’ai bien envie d’essayer la Mélisse.

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Arrêtez vous chez Tom’s pour goûter leur glace à la violette… une merveille

La Melisse, dont les feuilles dégagent une odeur de citron, est principalement utilisée en tisane. Elle existe depuis la nuit des temps puisqu’elle était déjà populaire à l’antiquité. On distille toujours ses feuilles et ses tiges pour en faire des toniques et l’eau de mélisse a de nombreuses qualités: elle est antispasmodique et prévient contre l’herpès, le stress et l’angoisse. Et si vous avez du mal à trouver le sommeil, sachez qu’elle a aussi un effet sédatif.

Recette de la tisane à la mélisse:

Plonger 2 branches dans 1 L d’eau, portez à faible ébullition puis laissez  infuser 15 minutes environ. Filtrez et buvez 🙂

Deuxième étape: La Bastide aux violettes

Vous devez vous dire « et la violette dans tout ça ? »… on y arrive on y arrive… Lorsque vous avez regagné la Place de la Libération (la place centrale), prenez à pied la route Saint Jean. Vous allez passer devant l’adorable Chapelle Saint Jean que je vous recommande de visiter si elle est accessible, car les peintures naïves qui décorent l’intérieur de la chapelle sont admirables et elles représentent bien la vie provençale.

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Poursuivez sur le Chemin de la Ferrage et vous allez arriver à l’entrée de la Bastide aux Violettes. Pour les petits fainéants, sachez que le musée dispose de son parking gratuit privatif. Le musée est libre d’accès et est ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h puis de 13h30 à 17h (fermé en revanche les lundis, dimanches et jours fériés). C’est le lieu parfait pour tout savoir sur la violette, notamment la « Victoria », la seule variété aujourd’hui cultivée à Tourrettes. Généralement cultivée en terre, la Bastide s’est lancée dans une nouvelle méthode: la culture hors sol à la verticale, qui permet aux ramasseuses de moins se fatiguer, de limiter l’enherbement et surtout de gagner jusqu’à 4 fois en superficie. La fleur est ramassée d’octobre à février pour les bouquets, ou pour les fleurs cristallisées au sucre, et les feuilles, elles en revanche, ne sont ramassées qu’à partir de mai et ce jusqu’à fin juillet pour fournir les distilleries et parfumeurs.

Les feuilles vous dîtes ?

En effet, la fleur de violette est dite « muette » ; Même si elle sent bon dans la nature, les parfumeurs et chimistes n’ont pas encore trouvé le moyen de capturer son essence. De ce fait, ce sont les feuilles qui sont utilisées pour l’extraction. L’odeur de la feuille est par contre plus herbacée et donne un côté « vert » aux fragrances. Si on veut obtenir l’odeur de la fleur qui est plus gourmande et sucrée, il faudra alors la reconstituer à l’aide de ses molécules avec un procédé appelé « chromatographie ». Il existe d’autres fleurs muettes: le muguet, la pivoine, le lys ou encore le chèvrefeuille. Demandez donc à une vendeuse en parfumerie si ces essences sont naturelles, vous verrez si elle maîtrise ou non son sujet 😉

Au passage, si vous êtes curieux de connaître la composition de votre parfum fétiche, je vous recommande le site Osmoz qui vous donne la pyramide olfactive d’un très grand nombre de créations.

Les bouquets de violette, une tradition ancestrale

J’ai profité de la fête de la violette (fin février / début mars) pour participer à l’atelier organisé par la Bastide aux violettes pour réaliser un bouquet de violettes. Si sa conception a l’air enfantine, je peux vous dire que c’est un sacré coup de main à prendre. Il faut enrober les violettes avec les feuilles en les superposant les unes sur les autres tout en pinçant le haut de la tige pour bien maintenir le bouquet. C’est vraiment difficile. Nous avons mis 30 minutes pour faire un malheureux bouquet, mais sachez qu’une bouquetteuse expérimentée pouvait à l’époque en faire jusqu’à 120/heure à raison de 25 fleurs par bouquet. C’est vraiment impressionnant… Pour faire un bouquet, il faut utiliser Les fleurs cueillies la veille, et à défaut de feuilles de violettes, on peut utiliser aussi les feuilles d’héliotropes ou de boutons d’or. La responsable de la Bastide m’a donné de précieux conseils pour garder mon bouquet jusqu’à 8 jours, que j’ai suivi à la lettre… En rentrant chez moi, j’ai trempé la tête du bouquet dans de l’eau froide pour le rafraîchir puis je l’ai secoué délicatement pour faire retomber l’eau (en effet, le principal ennemi de la violette est l’humidité) et je l’ai ensuite laissé dehors toute la nuit. Le lendemain, en le remettant à l’intérieur, le bouquet avait fière allure et a commencé a dégager son doux parfum grâce à la chaleur de la pièce. J’ai réitéré l’opération plusieurs jours jusqu’à ce qu’il soit fané.

N’hésitez pas à contacter la Bastide aux violettes, ils organisent des ateliers de bouquet toute l’année. Cliquez-ici pour voir leur page Facebook.

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Et puis si on veut repartir avec un petit souvenir de Tourrettes sur Loup, il faut se laisser tenter par les petites fleurs à croquer des producteurs « EARL La violette » disponibles dans la boutique du musée ou sinon à leur stand directement si vous y allez lors de la Fête de la violette. Personnellement, j’ai craqué pour des violettes cristallisées et du sirop de violette. Il faut savoir que c’est un travail de titan pour obtenir ces petites fleurs en sucre puisqu’un kilo nécessite 8000 fleurs et 3h de travail. Comptez environ 8.5€ pour 100g de fleurs et 4.5€ pour 10cl de sirop.

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Si vous n’êtes pas dans le coin, bonne nouvelle les amis puisque vous pouvez faire vos achats en ligne: ça se passe ici.

Je n’ai pu résister à l’envie de les essayer dès mon retour à la maison. Je vous donnerai la recette de mes petits cupcakes très bientôt 🙂

Cliquez ici pour accéder au site de la ville et en savoir plus sur la violette de Tourrettes.

D’ailleurs dans ce coin là, il existe un autre grand confiseur qui est une véritable institution chez nous sur la Côte d’Azur.. J’y consacrerai un article à part entière dans les mois à venir 🙂

A très vite pour de nouvelles aventures gourmandes et parfumées

Rituals, la marque beauté hollandaise à ne pas manquer

Ma copine Annika qui est allemande, m’a parlé de Rituals avant que je ne fasse mon week end à Amsterdam. C’est juste LA marque beauté de référence là bas aux Pays-Bas. Et comme vous le savez, quand je voyage quelque part, j’aime bien tester les produits locaux. Par ailleurs, notre hôtel a choisi Rituals pour les produits d’appel, donc nous avons pu les tester lors de notre séjour. A Amsterdam, on rencontre de nombreuses boutiques Rituals, toutes plus belles les unes que les autres, et c’était donc difficile de passer à côté sans rien ramener.
Bien que d’origine hollandaise, Rituals semble trouver son inspiration autour du Monde et principalement en Asie. On retrouve beaucoup d’odeurs musquées, épicées avec des senteurs de coton, lotus, fleur de cerisier… On voyage ainsi en Inde, en Orient, au Japon ou encore en Chine. Cette marque se positionne autour du bien-être, de l’écoute de soi ou encore de la relaxation. Vous pouvez d’ailleurs retrouver leur magazine sur le site dont la ligne éditoriale tourne autour de ces sujets très actuels.

J’ai finalement craqué pour l’eau de parfum « Fleurs d’Himalaya » à l’odeur douce & musquée  (orchidée sauvage, pivoine, musc de coton). C’est devenu mon parfum d’exception, il ne me quitte plus.

Que ce soit pour le diffuseur lotus, le gel douche ou la brume relaxante, tous ont cette note poudrée et musquée qui nous donne une impression de propre qui est très agréable. J’utilise la brume juste après la douche et je me sens vraiment bien après, comme dans un cocon.

Trou dans le porte-monnaie:  81.50€

Dans le détail:
39€ (EDP 50 ml Fleurs de l’Himalaya)
16.50€ (Brume relaxante pour le corps à la fleur de cerisier)
12.50€ (Petit diffuseur Lotus)
13.50€ (Bain moussant TAO au Lotus et au Yi Yi Ren, une herbe chinoise)

Quelques produits sont parfois disponibles chez Séphora, mais sinon on peut commander en ligne sur leur site version française: cliquez-ici

Pour les fêtes, Rituals a lancé la série en édition limitée « The ritual of light » avec un packaging très chic et festif: des petites lumières sur fond noir avec des essences d’orange et de cannelle pour nous rappeler les senteurs de noël.

Sachez aussi que si vous avez un cadeau à faire, produits pour hommes et femmes sont disponibles, mais aussi pour maman & bébé en plus des produits pour la maison (diffuseurs, bougies entre autres). Ils proposent également des coffrets à 19.50€ pour pouvoir essayer une gamme complète. Le packaging est canon, et les produits sont de super qualité. Je ne peux que vous la recommander.

N’attendez plus pour découvrir cette très jolie maison de cosmétique et de parfumerie, vous m’en direz des nouvelles 🙂

[SECRETS DE BEAUTE]: Cléopatre

De l’Egypte Ancienne au 21ème siècle, Cléopâtre a fait rêver des millions d’hommes et de femmes, pour sa beauté quasi divine et pour son tempérament inspirant de femme de pouvoir. Sa popularité, entretenue par les œuvres cinématographique et les créateurs de mode, font toujours d’elle aujourd’hui, une icône de mode. Découvrez ses petits secrets de beauté et les rituels des femmes de l’époque.

Une femme forte & intelligente 

Eh oui, on le sait à présent, il paraît que Cléopâtre était plus brillante que belle. Elle séduisait de par son intelligence et sa vivacité. Élevée dans le palais royal près de la bibliothèque, elle a bénéficié des meilleurs enseignements. Polyglotte, la Reine parle 8 langues dont l’égyptien qui lui permet de comprendre les millions de paysans qu’elle dirige. Elle n’eut quasiment jamais besoin d’interprètes.
A l’époque de l’Egypte ancienne, la place de la femme dans la société était très moderne. Les femmes avaient les mêmes droits que les hommes, pouvaient gérer leurs finances toutes seules et pouvaient divorcer.

C’est grâce à cette incroyable ouverture d’esprit que Cléopatre a pu rester sur le trône même après la mort de ses maris. C’est l’une des seules femmes à avoir régner sur un empire.

Une vie sulfureuse ?

Regina Meretrix (litt. Reine Putain) par les romains, Philopator (litt Qui aime sa patrie) par les autres, la Reine portait les deux surnoms. Bien qu’elle n’ait pas été très appréciée par les romains du fait de son influence sur les Grands Dirigeants (César & Marc Antoine), la plupart l’aimait beaucoup et les revendications étaient quasi nulles en Egypte lors de son règne. On lui attribue une image de croqueuses d’hommes, mais en réalité, après ses deux premiers maris qui étaient ses frères, on ne lui connait que deux grandes relations: celle avec Jules César et celle avec Marc Antoine qui a duré 10ans et avec qui elle s’est mariée. Elle eut un premier enfant avec César, puis 3 autres avec Marc Antoine, et tous deux étaient très épris d’elle.

Histoire de poils et perruques

L’épilation a toujours été de mise, non par souci d’esthétisme mais pour prévenir des maux de l’époque. En effet, on s’épilait les poils pubiens pour éviter les morpions et on se rasait la tête pour éviter les poux. Les gens les plus aisés se paraient de perruques faîtes en vrais cheveux tandis que le bas peuple utilisait des perruques en laine ou en fibres naturelles. Pour montrer son statut social & afficher sa richesse, on ornait les perruques des plus beaux bijoux. Pour l’épilation, la recette n’a pas tellement changé puisque la Reine utilisait un mélange de sucre, d’eau et de citron. Et les plus riches pouvaient même s’apposer une perruque pubienne. A savoir d’ailleurs que la perruque pubienne a été fort utile pour les prostituées contaminées par la syphilis: elles pouvaient ainsi cacher les infortunes provoquées par la maladie pour tromper leurs clients. Et sachez qu’elle est toujours de mise au 21ème siècle, notamment pour les actrices qui se sentent moins mal à l’aise lors des scènes de nu.

Les senteurs de l’Egypte ancienne

Le Saviez-vous ? Le mot parfum vient du latin « per fumum » autrement dit « par la fumée » parce qu’à l’Egypte Ancienne, on faisait brûler des résines et plantes aromatiques pour communiquer avec les Dieux et pour accompagner les défunts vers l’au delà. En plus de cet usage religieux, on utilisait les senteurs dans le quotidien, mais sans utiliser les parfums alcoolisés puisqu’on avait pas encore connaissance des techniques de distillation. On utilisait donc les parfums solides, huiles et onguents.

Comment parler du parfum sans parler du kyphi ? Il s’agit du parfum le plus ancien. Il contenait 27 ingrédients et permettait de chasser les mauvais esprits de la maison.

Aussi, et selon la légende, on plaçait des petits cônes parfumés faits de graisse, au dessus du crâne, pour qu’en fondant avec le soleil, ils puissent parfumer et protéger la peau des UV.

Savez-vous qu’il existe le Dieu des parfums ? Il s’appelle Nefertoum et est représenté par une fleur de lotus. On comprend donc à présent pourquoi les égyptiens aimaient tant humer le parfum du lotus bleu qu’on peut voir apparaître sur tant de représentations. En plus de son emblème divin, on lui a découvert des effets aphrodisiaques voire narcotiques. En effet, sur le Papyrus de Turin (qu’on peut admirer au Musée Egyptien de Turin), sont décrites différentes scènes d’amour et on retrouve partout la fleur de lotus au dessus de la tête ce qui laisse à penser que le lotus bleu était utilisé pour attiser l’appétit sexuel de ceux qui humaient son parfum suave. C’était comme un viagra naturel.

http://www.perankhgroup.com/the_turin_papyrus.htm

Le lait d’ânesse pour une peau douce

Cléopâtre a révélé au monde les bien-faits du Lait d’Ânesse. Elle prenait des bains quotidiens pour entretenir la beauté de sa peau et n’hésitait pas à faire venir son troupeau avec elle en déplacement pour qu’elle n’en manque jamais. Il est réputé pour être bon pour les maladies cutanées (eczéma, acné…) mais aurait aussi des propriétés anti-âge. De plus, son lait se rapprocherait du lait maternel, c’est pourquoi à Paris, les orphelinats faisaient boire les nourrissons directement au pis de l’ânesse. Il n’existe cependant toujours pas d’étude faîte à ce sujet.
L’ânesse ne produisant en général que 2 litres de lait par jour soit 20 fois moins qu’une vache laitière, le jus est précieux et va coûter plus cher. Les cosmétiques faits de lait d’ânesse, sont toujours très prisés aujourd’hui.

Le Khôl, une utilisation esthétique & thérapeutique

Eh oui, vous le saurait maintenant, le Khôl, en plus de redessiner le contour de vos yeux, vous protège des infections oculaires. C’est un collyre naturel.  On le retrouve sur de nombreuses représentations de pharaons mais il semblerait que le khôl était utilisé par tous, y compris les enfants. Encore une fois, la croyance divine rentre en ligne de compte puisqu’en se dessinant sur soi l’œil d’Horus (aussi appelé oeil oudjat), on se protégeait des maladies.

La Reine d’Egypte aux origines mystérieuses…

En plus de son nez un peu crochu, je vais vous dire d’où venait vraiment la Reine d’Egypte… Issue de la famille des Ptolémée côté paternel, elle aurait des origines grecques et macédoniennes mais pas de sang égyptien dans ses veines. Rappelons qu’en plus Alexandrie, où elle a régné, a été bâtie par Alexandre le Grand, qui était grec. Par ailleurs, Cléopâtre a toujours gardé secret ses origines maternelles. Or, un autrichien dénommé Hilke Thuer a scrupuleusement étudié la dépouille de sa soeur Arsinoé en 2008, sœur qui a été assassinée d’ailleurs par son beau-frère Marc Antoine sur demande de la Belle, et il a démontré qu’elle aurait supposément des origines africaines. Le mystère reste entier pour l’instant.

Cléopatre, beauté moderne & vidéos cultes

Allez juste pour le plaisir, une petite compil’

Illustration par Christophe Schmitt qui a créé l’application smartphone « Quelle Histoire » pour raconter l’histoire aux enfants
Cliquez ici c’est super: https://quellehistoire.com

Quand des parfums se transforment en spiritueux…

Quelle a été ma surprise lorsque j’ai lu que Thierry Mugler se lançait cette année dans les spiritueux. En effet, à l’occasion des fêtes de Noël, la Maison Mugler a lancé une édition limitée intitulée « Liqueur de parfum » qui reprend les plus grands classiques de chez Mugler (Angel, A*Men, Womanity & Alien) et qui les a dérivé en spiritueux… une nouvelle rencontre au sommet du luxe. Voila quelque chose d’original ! Les liqueurs ont du macérer entre 6 à 8 semaines pour que leur fragrance s’approche au plus du parfum d’origine. Et c’est Thierry Hernandez, directeur du bar au Plaza Athénée, en personne qui était chargé d’inventer ces précieux cocktails.

Angel

A*Men

Alien

 
Womanity

 
Angel:

2cl d’Amaretto
1cl de Butter Scotch
2cl de Curaçao Bleu
5cl de Cognac
3cl de crème fraîche
2 cl de cacao blanc
1 trait d’extrait de vanille
4 gouttes d’essence de patchouli

A*Men:

5cl de Whisky Johnnie Walker black label
2cl de liqueur de café
3cl de jus de pomme granini
2cl de sirop d’érable
1 goutte d’essence de vanille


Womanity:

5cl de Gin Bombay
2 cl de jus de fraise
2cl de liqueur de framboise
1.5cl de jus de litchi
1.5cl de jus de gingembre
1cl de Frangelico
1 goutte d’essence de rose de Turquie

Verre givré à la fleur de sel

Alien:

5cl de Rhum Neisson brun
2cl de Grand Marnier
4cl de jus d’abricot
1cl de jus de passion
1cl de sirop d’orgeat
1 goutte de cèdre
2 gouttes d’essence de jasmin
2 gouttes d’essence de fleur d’oranger

Bon je ne dis pas que vous allez préparer ces cocktails tous les jours, surtout à cause de la rareté et le coût de certains produits. En revanche, vous pouvez toujours vous en inspirer 🙂

Si vous voulez goûter à ces petites merveilles, rendez-vous sur le site de Thierry Mugler pour vous les procurer en ligne. Il vous faudra débourser 72€ pour une fiole de 30/35ml.de liqueur d’Angel ou Alien, 68.50€ pour 50 ml de liqueur de Womanity et enfin 73€ pour 100ml de liqueur de A*Men.

Je vous retrouve très vite avec un autre article placé sous le signe du luxe avec l’exposition Cartier!

[EXPO]: Paul Poiret, l’audacieux couturier des années folles

Cet été, les visiteurs ont pu découvrir une superbe exposition sur Paul Poiret, un visionnaire de la mode dans les années folles au Musée International de la Parfumerie à Grasse. Surnommé « The King of Fashion » de l’autre côté de l’Atlantique, Paul Poiret a également eu son heure de gloire en 2007 lorsque le Metropolitan Museum de New York a mis en lumière ses créations. De nombreuses célébrités s’étaient rendues sur place pour l’occasion d’un cocktail hyper branché. Le M.I.P de Grasse pousse le projet encore plus loin en se penchant davantage sur sa gamme de parfums.

I – Qui était Paul Poiret ?

Paul Poiret est né en 1879 dans le quartier pauvre des halles à Paris. A son adolescence, ses parents l’incitèrent à suivre un apprentissage chez un fabricant de parapluie, et il ramenait chez lui tous les petits bouts de tissus qu’il coupait dans les patrons des parapluies. Il s’entrainait déjà à son âge à faire des vêtements sur une poupée que sa sœur lui avait donné. Plus tard, il présenta ses croquis à diverses maisons de couture parisiennes, et finit par se faire embaucher chez Doucet en 1896.

II – [EXPOSITION]: La mode dans les années folles & les soirées mondaines de Poiret
En 1903, il ouvrit sa propre maison de couture, et révolutionna la garde-robe classique de l’époque en libérant la femme du corset pour des modèles de robes plus éclectiques et extravagants. Ses principales inspirations lui venaient de ses voyages en Orient, en Chine ou encore en Russie. Sa femme Denise, avec qui il eut 5 enfants, resta tout de même sa principale inspiration car en plus d’être sa muse, elle fut aussi son modèle. 
Paul Poiret était un bon vivant, il adorait faire la fête, et organisait les soirées les plus somptueuses de tout Paris. Ses deux plus célèbres restent la « Mille et deuxième nuit » de 1911 pendant laquelle les 300 invités furent priés de respecter le dresscode en s’habillant façon orientale ou encore la « Fête de Bacchus » où 300 bouteilles de champagnes furent consommées en une seule nuit.
III – [EXPOSITION]: Paul Poiret & les parfums de Rosine
Après avoir séduit les personnalités les plus en vogue de la capitale, Poiret se lança en 1911 dans la conception des Parfums de Rosine. C’était un personnage très avant-gardiste pour l’époque, et se lança dans cette aventure olfactive bien avant le fameux Chanel n°5 qui n’apparut qu’en 1921. C’est d’ailleurs lors de sa fameuse « Mille et deuxième nuit » que le couple répandit la nouvelle auprès des invités. Madame se prélassait dans une cage dorée, pendant que Monsieur Poiret le Magnifique, vêtu du costume du Sultan pour l’occasion, remerciait ses invités en leurs offrant à chacun un flacon de la nouvelle fragrance « Nuit Persane » imaginée pour cette soirée. Il signa finalement une quarantaine de jus en tout, aux noms évocateurs tels que « Fruit Défendu », « Coupe d’Or », « Aladin », « Nuit de Chine » ou encore « Maharadjah ». Une grande partie de ses parfums ont été imaginés par le parfumeur Henri Alméras qui plus tard créa le célébrissime Joy de Patou, qui n’est autre que le parfum le plus cher au monde encore à l’heure actuelle. C’est ainsi que de nombreux produits dérivés apparurent, comme des boîtes à poudre, des éventails parfumés, des échantillons-marque page ou encore affiches publicitaires.
 

L’histoire ne serait pas complète sans connaître la fin tragique de la famille Poiret. Lors de la Première Guerre Mondiale, Poiret du arrêter son travail pour se mettre au service de la nation, et pendant son absence, d’autres Maisons de Couture en essor comme Chanel, s’accaparèrent une partie de la clientèle et modifièrent les codes de la mode en remettant au goût du jour les couleurs sobres et lignes épurées. Le couple n’a pu résister à cette situation difficile, et finit par divorcer en 1928 après 23ans de mariage. Un an plus tard, du à la crise de 1929 et du changement de goûts en matière de mode, la Maison de Couture cessa son activité et Poiret finit par mourir seul, ruiné et oublié de tous en 1944. Quelle tristesse…

Ce n’est que bien plus tard en 2005, lors d’une vente aux enchères des effets personnels de la famille, qu’un manteau de Denise créé par son mari se vendit au prix fort de 110 000€ et relança ainsi la côte de popularité de l’homme qui finalement libéra la femme de cet affreux corset.

Une exposition incroyable qui mérite vraiment le déplacement !
Musée International de la Parfumerie – 5€ l’entrée
Vous pouvez découvrir une dizaine de Parfums de Rosine à l’Osmothèque de Paris
où se tiennent également des conférences sur Paul Poiret

N°5 CULTURE CHANEL au Palais de Tokyo à Paris

Le 5 mai prochain, jour de mon anniversaire, le Palais de Tokyo de Paris accueillera une magnifique exposition intitulée « N°5 CULTURE CHANEL » pour un petit mois seulement.
C’est toute une histoire qui se cache derrière la création du fameux parfum Chanel n°5, le premier parfum à porter un numéro. 
Cette exposition tend à faire découvrir au public les diverses inspirations de Coco Chanel lors de la création de ce parfum intemporel à travers des œuvres d’arts, des films, des archives ou encore objets qui auraient alimenté l’imagination de Gabrielle.
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En 1921, Coco Chanel se rend sur la Côte d’Azur pour rencontrer Ernest Beaux, futur créateur du N°5 afin de lui demander de lui créer un parfum qui sent la féminité. Le 5 mai 1921, après avoir testé plusieurs échantillons, c’est finalement l’échantillon n°5 qui retiendra l’attention de Mlle Chanel. Cette création a complètement bouleversé la vie des femmes, et plus de 80ans après sa naissance, ce parfum, cette œuvre d’art, est toujours le parfum le plus célèbre et porté au monde.
 
Le N°5, classé dans la famille des fleuris est un classique qui durerait de 15 à 20h sur la peau après application. Mesdames, si vous le portez, merci de confirmer cette information.
Le design du flacon a été modifié 5 fois (histoire de respecter la tradition du cinq) entre 1921 à 1986 et 10 millions de bouteilles seraient vendues par an.
Monsieur Beaux a largement utilisé les matières premières locales de Grasse en assemblant, la rose de mai, le jasmin, la fleur d’oranger (néroli) et la bergamote à une touche gourmande iris-vanille sur fond de musc et civette. Ernest était un avant-gardiste et c’est l’un des premiers parfumeurs à avoir intégré dans sa formule des aldéhydes. Eh oui mesdames, le célèbre Chanel n°5 contient lui aussi des essences de synthèse.
Pour vous offrir 30 ml du parfum, il vous faudra débourser la modique somme de 255€. Pour les bourses plus modestes, un 100ml d’eau de toilette à 90€ fera l’affaire.
Je vous laisse entre les mains du beau Brad, et vous dis à très bientôt pour une autre petite vidéo sur Chanel plus centrée sur les matières premières.

Mémoires du Parfum, un livre aux mille senteurs

Je voudrais vous parler aujourd’hui d’un superbe ouvrage que j’ai acheté récemment: Mémoires du Parfum de Josette Gontier & Jean-Claude Ellena. Celui-ci vous conte l’histoire du parfum à travers les âges, de l’Égypte Ancienne à Marie-Antoinette, en passant par le peuple hébreu ou les Mille et Une Nuit et se terminant naturellement par l’ère moderne. Vous y connaitrez les petites anecdotes de l’Eau de Cologne, les secrets des plus grands, Louis XIV, la Reine de Hongrie, ou encore Napoléon. Vous découvrirez des matières premières jusque là inconnues pour vous, et à travers ce livre, vous vous rendrez à Grasse, Capitale Mondiale des Parfums ainsi que dans d’autres destinations françaises parfumées. Enfin, vous lirez l’interview inédite de Jean-Claude Ellena, un célèbre « nez » qui entre autres a travaillé pour YSL, Cartier, Paul & Joe, Hermès, Bulgari ou encore Giorgio Armani.

Josette Gontier & Jean-Claude Ellena, Mémoires du Parfum
Saint-Rémy-de-Provence, Equinoxe, Collection L’imagier, 2003, 168 pages, 30€
Bonne lecture !

[EXPO]: Le parfum habille la mode

Le week-end dernier, j’ai profité des Journées du Patrimoine pour enfin aller voir l’exposition « Le parfum habille la mode, années 2000-2010 » qui s’est terminée ce lundi au Musée International de la Parfumerie à Grasse.
Cette exposition contemporaine de la parfumerie vient contraster à merveille la partie historique du musée qui retrace la découverte des plantes à parfums, les premiers procédés d’extraction, les usages religieux & thérapeutiques des essences…L’exposition « Le parfum habille la mode », étroitement liée à la Haute-Couture, nous présentait les tendances sensorielles ainsi que l’évolution des flacons, avec bien sûr les incontournables de la parfumerie tels que Chanel n°5, Miss Dior Chérie ou encore Flower by Kenzo.

Quant à cette partie de l’exposition, elle s’éloigne de la Haute-Couture pour revenir vers des valeurs plus traditionnelles. On s’intéresse à la beauté à travers le monde:  des bains parfumés dans les harems, jusqu’aux geisha du Japon.

 

J’ai adoré cette exposition qui était très bien conçue et haute en couleurs. J’aurais cependant aimé que la partie sur la beauté dans le monde soit un peu plus développée, mais bon qui sait, ça pourrait faire un bon thème d’exposition ?! En tout cas, j’ai hâte de découvrir le prochain événement !
Je vous mettrai au parfum !