[Nîmes]: Le « Petit Berlin » et son Expo de Ouf!

Nîmes, une ville inattendue où cohabitent patrimoine antique et art urbain a révélé en septembre dernier sa sixième édition de l’Expo de Ouf. Les artistes participants à ce bel événement ont ré-habillé les murs du quartier Gambetta, un quartier populaire qui avait franchement besoin de se refaire une beauté. Nous avons quadrillé le quartier pour tenter de trouver un maximum de graffitis et certains nous ont vraiment époustouflé.

Voyez par vous-mêmes…

Je crois que le personnage à l’espadrille de Maye reste mon préféré. J’ai découvert ce graffeur montpelliérain grâce à l’expo de ouf et je me régale à découvrir le reste de ses oeuvres sur son compte instagram (Suivez-le ici). J’aime beaucoup son univers déjanté et coloré et ses personnages surdimensionnés aux courbes exagérées. Et puis, il faut le dire, l’espadrille a toute sa place ici dans le sud 🙂 Vous aimez ?

Une jolie découverte aussi dans la Rue Robert où le respect d’autrui et la protection de l’environnement semblent être au cœur des préoccupations. Bravo aux habitants!

Les quatre saisons ↓

J’aime bien le Bomb Shop aussi 🙂

Quand antiquité et monde futuriste se rencontrent ↓

Le quartier Gambetta, surnommé à présent « Le Petit Berlin », a retrouvé de belles couleurs et on prend beaucoup de plaisir à déambuler dans les ruelles pour découvrir ce parcours plein d’originalité. Et à mon avis, nous n’avons pas trouvé tous les graffitis! Vous pensez pouvoir faire mieux que nous ? 😉

Pour vous donner une idée de l’ambiance qui règne à cette expo de ouf, vous pouvez regarder cette vidéo qui a été tournée pour la 3ème édition :

Pour ne rien manquer de la prochaine saison et des événements organisés pendant l’expo (battles de rap, expo temporaires, cafés pop-up…), je vous invite à garder en favori leur Site Internet, de vous abonner à leur Page Facebook et de garder un oeil sur le Site de l’Office de Tourisme de Nîmes.

D’ailleurs, je vous ai dit que Nîmes était candidate au patrimoine de l’Unesco ? 🙂 ça promet! Si vous voulez vous-aussi soutenir la commune dans cette démarche, rendez-vous ici.

Juste une petite anecdote historique avant de vous quitter ; Le crocodile est l’emblème de la ville et rend hommage à la bataille d’Actium, alliant Cléopatre à Marc-Antoine. Pour marquer le succès de cette victoire, une pièce de monnaie appelée « l’as de Nîmes »a été lancée et elle a été fabriquée 40 années durant. Les nîmois se sont attachés à ce symbole et bien que l’emblème ait été modifié pendant quelques années, le crocodile a été ré-adopté par la population. Un peu partout sur les clous de la ville, vous verrez donc un crocodile et un palmier, et l’actuel logo a d’ailleurs été redessiné par le célèbre Starck. La grande classe quoi 🙂

Je vous dis à l’année prochaine à Nîmes pour la prochaine Expo de Ouf.

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[Côte d’Azur]: Randonnée terre et mer à Mandelieu la Napoule

Au coeur du Massif de l’Esterel et à deux pas de Cannes et du Var, la ville de Mandelieu la Napoule a un charme tout à fait singulier. On la connait surtout lorsque les mimosas sont en fleurs en hiver et teintent les collines de jaune et d’or, mais elle est toute aussi belle le reste du temps et jouit d’un microclimat toute l’année. Que l’on préfère l’animation du littoral ou le calme du massif, chacun peut trouver son bonheur à Mandelieu.

L’Office du tourisme a organisé le week-end dernier, son premier « Instameet », une rencontre entre instagrameurs. Nous étions une dizaine de personnes et avons pris beaucoup de plaisir tout au long de la journée. Le programme qui nous a été proposé était vraiment génial et vous pouvez sans problème vous l’approprier pour vous régaler à votre tour. Chouette non?

Prévoyez un départ aux environs de 9h30-10h pour finir la journée vers 16h30-17h.

1. Randonnée dans l’Estérel

Pour commencer cette journée et après un bon petit-déjeuner bien vitaminé, je vous emmène faire une petite randonnée rapide qui vous promet un panorama exceptionnel sur toute la baie de Théoule sur Mer jusqu’à la Pointe de l’Aiguille (la pointe rocheuse que l’on aperçoit depuis Cannes et qui marque l’entrée dans le département du Var), mais on voit aussi les Îles de Lérins jusqu’au Cap d’Antibes.

Lorsque vous êtes sur la Rue du Capitaine de Corvette Marché, sortez de l’axe principal et prenez la bifurcation à droite en direction du port de la Rague. Au bout de la rue, vous avez deux possibilités: aller à gauche pour aller au Port, ou bien à droite. Prenez la droite. Ce chemin s’appelle « DFCI des mineurs ». Au bout du chemin en terre, vous pouvez vous garer tout le long sur votre gauche et le départ de randonnée se trouve un peu plus loin.

Votre ascension durera environ 35-40 minutes. Au croisement, vous prendrez le chemin à gauche qui longe la corniche qui vous emmène au balcon du paradis 🙂

Si vous n’avez pas envie de vous prendre la tête et que vous n’êtes pas trop habitués à randonner mais que vous avez envie de vous lancer, je vous recommande vivement Rando d’Azur, une société locale qui propose des rando découvertes ou marches nordiques toute l’année. Maddy, l’animatrice du groupe est très sympa, d’humeur joviale à toute épreuve et ponctue ses balades de tout un tas d’anecdotes. Vous découvrirez les espèces locales et apprendrez à reconnaître des carottes sauvages, du genévrier ou encore de l’immortelle. Et qui sait, peut-être a-t-elle des bons plans pour la cueillette des champignons 😉 Rendez-vous sur son site Internet pour réserver directement en ligne.

Site Officiel de Rando d’Azur

2. Déjeuner les pieds dans le sable

J’imagine que cette petite rando vous a donné faim ? Je vous suggère de reprendre la voiture et d’aller vous garer au port de la Rague pour aller profiter d’un déjeuner les pieds dans le sable à la Plage des Îles.

BON PLAN: Le parking du port est libre et gratuit en hors saison (de octobre à avril) et payant en haute saison. Mais ne vous inquiétez pas, il y a des places gratuites et non réglementées juste avant l’entrée du parking.

La Plage des Îles est une plage privée qui se situe tout à fait au bout du port. La décoration exotique est elle-même une invitation au voyage et on peut pleinement profiter d’un moment de calme et de sérénité, loin des nuisances sonores de la route. Et ça les amis, ça vaut de l’or parce que ce n’est pas monnaie courante ici sur la Côte d’Azur. Pour un déjeuner les pieds dans le sable, les prix sont vraiment très raisonnables. Comptez de 16 à 22€ pour un plat du jour avec du poisson frais. Tout était très savoureux et superbement présenté.

Au menu pour nous, un déjeuner typique de la Côte d’Azur avec: pissaladière, mini pan bagnats, focaccia façon pizza, beignets de fleur de courgette, beignets de sardine, thon en sashimi, carpaccio de poulpe, crostini en tartare de saumon, salade de fruit géante, le tout arrosé d’un « Perle de Roseline », un rosé Côtes de Provence très connu par chez nous.

Suivez leur actualité sur leur Page Facebook

3. Visite du Château de la Napoule

Si la digestion est rude, autorisez-vous 15 minutes pour une petite sieste sur la plage et dès que vous êtes prêts, nous allons pouvoir commencer la balade sur le sentier littoral. Il faut environ 15-20 minutes pour rejoindre le Château de la Napoule, un haut lieu du patrimoine local. Mis à part quelques escaliers à franchir, le reste de la balade se fait vraiment très facilement et à votre rythme. A tout moment, vous pouvez vous arrêter pour profiter de la vue sur la Baie de la Napoule.

Pour visiter le château et ses magnifiques jardins, l’entrée se fait côté route (en contournant par la plage). Il vous faudra par contre vous munir d’un ticket d’entrée. Je vous avais déjà proposé un billet sur ce joli château car c’est un lieu idéal pour un shooting photo. Vous pouvez le découvrir de nouveau en cliquant ici.

4. Galerie « Instameet »

Vous pouvez voir nos photos sur Instagram avec le hashtag: #instameetmandelieu.

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Alors que pensez-vous de cette journée Rando « Terre et Mer »? Vous aimez?

N’oubliez pas de consulter le Site de l’Office de Tourisme de Mandelieu pour vous aider à organiser votre séjour. Vous pouvez les contacter, ils se feront un plaisir de vous renseigner.

A bientôt à Mandelieu la Napoule

[GRASSE]: A la rencontre des parfumeurs

Dans le cadre d’une collaboration avec Kiosque, le magazine gratuit distribué chaque mois dans la Ville de Grasse, nous avons fait un dossier sur les Créateurs de Parfums en cœur de ville. Nous avons eu la chance d’aller à la rencontre de ces artistes qui font perdurer l’histoire et les traditions de Grasse, ville connue mondialement pour être la Capitale des Parfums… Bien sûr, cela serait trop long de vous conter l’histoire détaillée de chacune de ces maisons ; C’est pourquoi, je compléterai le dossier au fur et à mesure avec des articles mettant en lumières certaines d’entre elles. Il me reste d’ailleurs à découvrir La Bastide des Arômes (7 rue Jean Ossola) qui propose une très belle gamme de parfums d’ambiance et Cho Nature (28 rue de la Fontette), le petit dernier arrivé en centre ville qui propose des parfums et cosmétiques bio et produits de bien-être. Je les ajouterai au dossier très prochainement.

Les créateurs nous racontaient leurs anecdotes tout en nous faisant découvrir les fragrances qu’ils ont créé. Voyageons ensemble dans ce monde olfactif et découvrez mes coups de cœur…

M.Micallef

M.Micallef, c’est avant tout l’histoire d’une rencontre entre Martine Micallef, la fondatrice et Geoffrey Nejman, le nez de la marque. Dans la vie comme dans le travail, cet heureux couple parcoure le monde à la recherche de nouvelles inspirations. Le savoir-faire français et artisanal est une condition sinéquanone dans leur travail ; Tous les flacons sont dessinés par Martine, ils sont moulés au four dans leur atelier de Grasse, sertis de cristaux de Swarovski et décorés à la main. De la symbolique au packaging, tout est minutieusement pensé.

Et le voyage m’a transporté en Inde avec la fragrance musquée d’ « Ananda », qui signifie « Bien-Être » en langue sanskrit. C’est le bestseller de chez M.Micallef partout dans le monde, et je comprends vraiment pourquoi. C’est une fragrance poudrée, délicate qui apporte confort et réconfort. Ce n’est pas surprenant de savoir qu’il a été lancé lors de la grossesse de Madame Micallef 🙂

On retrouve dans la composition olfactive d’Ananda des notes de prune, de poire, de mimosa, de jasmin ou encore de musc blanc.

Si vous aimez les senteurs plus sucrées et gourmandes, je vous invite à essayer Ananda Dolce de la même gamme, qui sent aussi divinement bon.

M.Micallef vient tout juste d’installer son showroom sur la place aux aires. Vous pourrez y découvrir toute leurs collections, et vous pourrez même faire personnaliser vos flacons au creative desk en ajoutant des initiales, un prénom, un décor ou rajouter des cristaux. Tout le monde rêve d’avoir un flacon unique, non ?

Boutique M.Micallef, 14 Place aux Aires, Site Internet

PHOTO AMBIANCE ANANDA

Molinard

Molinard est une Maison que j’apprécie beaucoup: tant pour sa visite que pour ses fragrances et aussi ses couleurs que je trouve très douces. L’usine historique se trouve à environ 10 minutes à pied, vous pouvez d’ailleurs suivre une visite guidée gratuitement en vous inscrivant sur place, et sinon vous avez la boutique en coeur de ville.

Et quand on parle de douceur et de tendresse, c’est précisément « Tendre Friandise » qui trône dans le placard de ma salle de bain.

J’en profite pour faire un petite aparté sur la façon de ranger ses flacons de parfum à la maison. C’est peut-être votre cas, vous qui me lisez, d’être plus attiré(e) par le flacon que par son jus en lui-même quand vous achetez un parfum ; si tel est le cas, vous aurez naturellement envie de l’exposer sur une étagère pour pouvoir l’admirer chaque jour (et cela se comprend, le marketing impacte énormément le prix final du produit (60% environ), si si je vous jure). Cette exposition n’est pourtant pas recommandée ; En effet, la lumière va altérer les molécules olfactives et le parfum va s’oxyder au fur et à mesure. Le liquide va alors prendre une teinte ambrée et/ou plus foncée et la fragrance ne vous semblera plus aussi agréable qu’avant… c’est normal, il a viré. Les ennemis du parfum sont la lumière, la chaleur, l’humidité et l’air… il est alors préférable de garder les flacons dans leur boîte et de les ranger dans un placard.
Idéalement, on dit que c’est dans la chambre qu’ils sont le mieux, dans la mesure où c’est généralement la pièce la moins chauffée de la maison. Mais après tout, chacun fait ce qu’il veut 😉

Tendre friandise, ma fragrance préférée chez Molinard, me suit depuis plus de cinq ans. C’est une fragrance orientale très gourmande qui se compose de notes de poire, mirabelle, citron vert, musc blanc, pralin, nougat ou encore de vanille. C’est une fragrance chaude, sucrée et épicée qui me fait avoir confiance en moi. Je suis malheureusement très triste d’avoir appris la fin de sa production :'(

Dans le même esprit, vous pouvez donc vous orienter vers deux fragrances: « Secret Sucré » dont la pyramide olfactive semble s’en approcher le plus, et « Le Rêve Nirmala » avec des notes de fruits exotiques, praline, vanille ou encore de mandarine.

N’oubliez pas de sentir Habanita, c’est LE grand classique de chez Molinard.

Boutique Molinard, 37 Place aux Aires, Site Internet

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Gaglewski

Didier Gaglewski, champenois d’origine, est un amoureux du terroir. Après un cours d’œnologie à Paris, il s’est découvert des talents cachés, un très bon palais et une facilité à reconnaître des arômes difficiles à percevoir. Cette expérience sensorielle l’a mené à suivre la formation de parfumeur au Grasse Institute of Perfumes, l’une des écoles les plus prestigieuses dans le milieu, avant de lui-même lancer sa propre marque il y a 8ans.

Cet amoureux des belles choses, de la photographie, de l’art moderne et de la littérature n’a pas peur de retrousser ses manches pour aller à la rencontre des producteurs de plantes à parfum. Il est lui même passé par la cueillette des fleurs, afin de mieux appréhender la matière première, ce pour quoi, il a un immense respect. Il essaie de travailler avec des essences naturelles dès qu’il le peut, ne colore pas ses jus et fait partie des rares parfumeurs à utiliser de l’alcool bio.

Son showroom, installé dans un écrin de pierre, nous permet de découvrir ses 13 fragrances. Sa senteur fumée « Camboui » est une création unique et originale mais mon amour pour les fleurs fragiles et délicates m’ont orienté vers « De mémoire de Rose« , un soliflore fleuri-fruité qui nous donne l’impression de cueillir un bouquet de roses fraîches. Cette création raconte justement sa rencontre avec Michelle Cavalier, une productrice de rose avec qui il travaille, qui s’est battue pour produire des roses bio. L’anecdote était poétique et touchante, et j’ai retrouvé cette émotion en sentant De Mémoire de Rose.

Pour les messieurs, je vous recommande vivement « l’Amiral » qui m’a littéralement fait chavirer. C’est un hespéridé très frais, parfait pour la saison chaude.

N’hésitez pas à aller rencontrer Didier Gaglewski dans sa boutique, il vous fera découvrir ses créations avec beaucoup de passion et de sensibilité, et vous pourrez repartir avec un flacon à prix d’usine.

Didier Gaglewski, 12 rue de l’Oratoire, Site Internet

Galimard

On ne présente plus Galimard qui fait partie des parfumeries historiques françaises. Je suis allée découvrir les fragrances à l’Usine de fabrication (aussi la maison-mère de l’entreprise), et qui se visite gratuitement. Mais si vous êtes à pied en centre ville, pas d’inquiétude, Galimard a une très belle boutique sur le Cours Honoré Cresp.

« L’été dernier » est LA fragrance parfaite pour l’été. Ylang ylang, fleur d’oranger et vanille vous transporteront au bord de l’eau, sous les cocotiers (enfin pas trop quand même, on vous a déjà dit qu’une coco sur la tête pouvait vous être fatale ??).

C’est une fragrance solaire, et qui se décline en parfum, eau de parfum et eau de toilette pour rester accessible à tous les porte-monnaies. Personnellement, j’ai craqué pour l’eau de parfum pailletée… Secouez le flacon et vaporisez ; de jolies paillettes irisées se déposeront sur votre peau bronzée. Un must-have dans la valise mesdames.

Attention tout de même au soleil lorsque vous vous parfumez… le parfum peut en effet tacher légèrement la peau. Pour les peaux plus sensibles ou en cas de doute, je conseille donc de vaporiser l’EDP classique sur les vêtements ou cheveux, et d’utiliser la version pailletée pour une touche glamour en soirée.

Galimard, 22 Cours Honoré Cresp – Site Internet

Nana.M

Céline Ripert, la créatrice de Nana M, s’est chargée cette année de l’ambiance olfactive à l’inauguration d’ExpoRose, la manifestation la plus célèbre de Grasse depuis 47ans. La première boutique a ouvert ses portes le 1er juin dernier dans le centre historique et est tenue par sa cousine avec qui elle travaille. La boutique me fait penser à un boudoir très intimiste dans lequel on se plait à découvrir les huit fragrances installées sur la console en bois. Céline Ripert, issue elle-même d’une vieille famille grassoise, est fière de ses origines et a la volonté de travailler les essences locales et en collaboration avec des artisans du coin. Ses flacons sont par exemple tous soufflés de façon artisanale par Christophe Saba, un maître verrier installé à Biot (une commune située à 20km de là, bien connue pour ses verreries). Ce sont des pièces uniques.

Après avoir hésité entre une fragrance fleurie et une à l’accord cuir, j’ai finalement craqué pour une fragrance emblématique de chez Nana M. qui s’intitule: « Une île, un rêve« . « Voyager si près et si loin en même temps », telle est la devise de cette fragrance. Céline Ripert s’est inspirée des fameuses îles de Lérins, au large de Cannes et de leurs allées d’eucalyptus pour faire cette fragrance très solaire et aromatique. On y retrouve des notes de romarin, de tubéreuse, l’ylang-ylang ou encore de benjoin pour la facette plus ambrée. Un must-have pour des vacances made in Côte d’Azur.

Nana.M, 21 rue Amiral de Grasse – Site Internet

Olivier Durbano

Olivier Durbano n’est pas un créateur comme les autres… Poussez la porte de son échoppe et il vous transportera dans le monde mystique des pierres précieuses et des parfums minéraux. Comme je lui disais lors notre rencontre, il a créé à lui seul une facette de la parfumerie qui n’a jusque là, jamais été explorée. Créateur complet, vous trouverez aussi dans sa boutique des étoles rares mais aussi et surtout des bijoux uniques faits de pierres précieuses. C’est un voyageur de l’âme passionné, qui veut apporter amour et émotion au travers de son travail.

Olivier Durbano créé un parfum par an, et j’ai beaucoup aimé le petit dernier qui honore le « Lapis-Lazuli », une pierre qui est utilisée depuis la nuit des temps pour la fabrication de bijoux ou encore en peinture. Cet artiste-poète passionné par la spiritualité, créé ses bijoux et ses fragrances en s’inspirant de légendes et de symboliques.

Lapis-Lazuli est une fragrance boisée aromatique dans laquelle on retrouve des notes d’absinthe, de clou de girofle, d’épeautre, de bois de cèdre ou encore d’élémi et de baume de tolu. Ce grassois d’origine, aime utiliser dans ses parfums des essences rares et on découvre avec plaisir des huiles jusque là inconnues (je pense notamment aux deux dernières qui ont été citées). Pour reconnaître ce parfum, cherchez le bleu profond du Lapis-Lazuli et vous le retrouverez 😉

Et n’oubliez pas de regarder au fond de votre flacon… Olivier Durbano y glisse toujours une petite surprise.

Qui saura deviner la future pierre mise en scène par Olivier ? Pour le découvrir, rendez-vous en septembre pour le lancement de la prochaine création. J’ai déjà hâte d’y être.

Olivier Durbano Pierres Poèmes, Place aux Aires / 7 rue des moulinets – Site Internet

Isnard

« Longo Maï », qui signifie en provençal « Que cela dure encore longtemps », est une fragrance purement grassoise, qui sublime la rose centifolia, la célèbre rose de Grasse. On prononçait cette phrase aux couples fraîchement mariés pour que leur amour dure toujours.

La Famille Isnard est une très vieille famille grassoise, dont les ancêtres travaillaient comme tanneurs et par la suite en négociant parfumeur. Ils travaillent toujours en famille aujourd’hui et tentent de transmettre leur histoire et souvenirs au travers de leurs créations parfumées. Soucieux de valoriser les fleurs emblématiques de la commune, la Famille Isnard a créé deux fragrances dans la « collection prestige » qui mettent en lumière les deux fleurs les plus symboliques: la rose et le jasmin. Moi qui aime les fragrances fleuries et romantiques, j’ai adoré Longo Maï, composée essentiellement de boutons de rose, de pivoine et de pétale de rose. Ces deux parfums sont produits en quantité limitée (200 à 300 flacons par an seulement en fonction de l’année de production) et lors de l’achat, vous vous verrez délivrés un certificat d’authenticité qui prouve la provenance locale des fleurs. C’est la première fois que je vois ce type de certificat, et je pense que c’est très appréciable pour le consommateur qui est à la recherche d’une parfum 100% grassois.

Isnard, 2 rue Marcel Journet – Site Internet

Lynne de R & Guy Bouchara – Parfums d’Antan

C’est Monsieur Bouchara en personne qui nous a reçu dans sa boutique rue Marcel Journet. Nous sommes accueillis par des alambics en cuivre pour nous plonger d’entrée de jeu dans le monde merveilleux de la parfumerie. Guy Bouchara et Lynne de R sont deux parfumeurs qui se sont associés en 1993 et n’imaginaient pas ouvrir leur boutique ailleurs qu’à Grasse. Passionnés par les arts et la littérature, ils ont souhaité offrir aux clients une boutique authentique, purement grassoise, qui nous fait traverser les époques lorsqu’on pénètre à l’intérieur. Ils se sont inspirés notamment du fameux personnage de « Grenouille » dans le livre de Patrick Suskind (Le Parfum) que vous connaissez sans aucun doute. Dans cette boutique pleine de charme, on peut découvrir les produits installés sur des meubles anciens vraiment majestueux, et on pourrait presque entendre le bois craquer sous nos pas. Dans l’arrière-salle de la boutique, se trouve le laboratoire artisanal où les deux parfumeurs effectuent toujours la macération des jus et la mise en flacon. N’hésitez pas à leurs demander de jeter un oeil, ils se feront un plaisir de vous y accompagner.

Vous ne manquerez pas de découvrir la gamme « Théosiris » dont la première création remonte à 1986.

Personnellement, mon coup de coeur s’appelle Datsima. C’est une fragrance moderne, pétillante avec des notes de prune, de cassis, de muguet, de vanille ou encore d’héliotrope. Un fleuri-fruité comme je les adore.

Pour les messieurs, il existe sa version masculine: Amistad. Guy Bouchara l’a créé après avoir vu le film de Spielberg qui porte le même nom. C’est un parfum frais et boisé avec des notes hespéridées (agrumes), des épices et du vétiver.

Le film a d’ailleurs été diffusé cette semaine à la télévision, et comme Monsieur Bouchara a attisé ma curiosité, j’ai eu envie de le regarder. J’ai regretté à ce moment de ne pas pouvoir sentir de nouveau Amistad pour vraiment pouvoir m’imprégner de son parfum 🙂 Un magnifique film que je vous recommande.

Allez découvrir ce lieu empreint d’histoire.

Parfum d’antan, 14 rue Marcel Journet – Site Internet

Fragonard

Chez Fragonard, c’est une histoire de famille qui remonte à 1926. Aujourd’hui, les trois sœurs Agnès, Françoise et Anne Costa continuent de faire prospérer l’entreprise fondée par leur arrière-grand-père et elles ont traversé les frontières pour s’implanter un peu partout dans le monde. Chacune d’entre elles a d’ailleurs reçu la légion d’honneur… cela vous donne une idée de l’impact économique que la famille a sur la région et sur la France entière. L’usine historique, qui est toujours en activité, se trouve en plein cœur de ville et accueille chaque année des millions de visiteurs. Vous ne pourrez pas manquer la succession de boutiques Fragonard qui font vivre une partie de la rue Jean Ossola, et ses sublimes musées, tous accessibles gratuitement.

Je connais parfaitement leurs produits pour avoir travaillé 7ans à l’Usine Historique, donc mes coups de cœur sont aussi nombreux que mes années de travail là-bas 🙂 Néanmoins, l’eau de toilette « Fleur d’Oranger » fait partie de mes incontournables et ne me quitte JAMAIS. C’est le parfum que je vaporise après la douche et qui accompagne mes nuits ; Un parfum suave, enveloppant qui me fait me sentir comme dans un nid douillé. Je l’adore…

Dans la gamme cosmétique, je vous recommande vivement le sucre gommant de la gamme « vrai » à l’huile de macadamia. C’est un gommage très efficace qui laisse une peau toute douce et délicatement parfumée aux agrumes. Un autre must-have de chez Fragonard 🙂

Usine Historique de Fragonard, 20 Boulevard Fragonard, Site Internet

Je finis ce beau dossier par une petite note personnelle et un remerciement tout particulier…

Fragonard m’a accompagné professionnellement parlant, a créé en moi une véritable passion pour la parfumerie, mais a aussi bouleversé mon existence… C’est grâce à cette entreprise que j’ai pu rencontrer l’homme avec qui je partage ma vie, et ils peuvent être fiers de pouvoir compter à ce jour, un nouveau et prochain mariage ♥ Rien que pour cela, je leurs en serai éternellement reconnaissante. Merci pour tout

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En attendant de découvrir VOS coups de cœur, je tiens à remercier l’équipe de rédaction de Kiosque, qui m’a suivi dans cette idée de collaboration, qui m’a proposé ce très beau sujet qui me passionne tant, et qui m’a fait confiance. Cela m’a permis d’avoir une nouvelle expérience journalistique, d’aborder un sujet différemment, de travailler main dans la main avec une équipe de rédac’ et m’a aussi permis d’aller à la rencontre de ces artistes parfumeurs, qui m’inspirent et me fascinent tous les jours. Une très belle expérience, que j’espère réitérer sur une prochaine édition 🙂

Je remercie bien sûr aussi tous les parfumeurs et collaborateurs d’avoir pris le temps de me recevoir, d’avoir partagé avec moi anecdotes et passionnantes histoires et de m’avoir fait vivre cet inoubliable moment  olfactif et humain.

Après tout, la parfumerie c’est avant tout une histoire de rencontres non ?

 

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Vous pouvez lire gratuitement notre dossier sur les créateurs de parfums en cliquant ici et sinon rendez-vous dans les commerces grassois, à l’office de tourisme ou à la mairie de Grasse pour récupérer (toujours gratuitement) cette édition spéciale qui va vous accompagner pour les vacances. Une édition estivale qui va mettre vos sens en ébullition. 😉

A très bientôt pour de nouveaux billets olfactifs

Julie

[GRASSE]: Le Domaine de la Royrie, une huile d’olive médaillée d’Or

L’autre jour, j’ai découvert le Domaine de la Royrie, un domaine oléicole qui se trouve sur les hauteurs de Grasse,  limitrophe au village de Cabris.

Bâti au XVème siècle par les Moines de l’Abbaye de Lérins, le terrain s’étend sur deux hectares et ne compte pas moins de 300 oliviers vieux de 500ans. Les belles restanques en pierre sont elles aussi d’époque.

Monique et Lionel Brault, les heureux propriétaires de ce domaine, ont travaillé d’arrache pied pour préserver ces oliviers et proposer une huile d’olive de la meilleure qualité. Toujours dans l’objectif de faire de cette huile un produit d’exception, le domaine s’inscrit dans une démarche écologique et est certifié bio depuis 2012. Depuis ce label, ils n’utilisent plus aucun pesticide et ont réintroduit une nature plus sauvage sur le Domaine pour favoriser la venue d’insectes et de micro-organismes nécessaires pour l’écosystème. Il est donc important de laisser pousser les herbes folles et de ne pas tout ratiboiser comme on est souvent tentés de le faire. Ces herbes folles vont attirer entre autre les coléoptères qui vont se nourrir des olives véreuses pour ainsi ne laisser que les plus beaux fruits sur les arbres.

Le Domaine de la Royrie jouit d’une excellente orientation, à la fois en plein soleil et préservée du vent, ce qui est essentiel  pour la culture de l’olive. On y récolte ici la « caillette », plus connue sous le nom d’Olive de Nice. Les huiles du Domaine de la Royrie sont d’ailleurs labellisées AOP Huile d’Olive de Nice ; Une haute distinction ici sur la Côte d’Azur, car comme vous le savez: nous sommes de très gros mangeurs d’olives et de grands consommateurs d’huile d’olive.

Monsieur et Madame Brault ont d’ailleurs eu une ingénieuse idée: celle de proposer des cours d’oléologie pour mieux comprendre et connaître l’huile d’olive. Ce programme se déroule sur la demie-journée et peut s’organiser à partir de 8 personnes. Le tarif par personne est de 65€ et comprend: 45 minutes de visite, 45 minutes d’initiation à la dégustation de l’huile d’olive à la découverte des différents arômes et se conclut par un repas en 8 mets avec les accords huile d’olive qui vont avec, le tout confectionné par Monique, qui, je peux vous l’assurer, est une Diva des fourneaux. Ce n’est pas très cher payé, et cela permet une expérience inoubliable dans un cadre on ne peut plus idyllique.

Outre les olives et l’huile, le couple Brault s’est lancé l’an dernier dans une toute nouvelle aventure: l’immortelle.

Petite fleur jaune connue pour pousser partout en Corse, elle fut autrefois cultivée ici à Grasse, Capitale Mondiale des Parfums, et elle avait totalement disparue depuis quelques temps. Les propriétaires se sont alors lancés le défi de remettre l’immortelle au goût du jour chez les grassois, et se sont ainsi associés à un producteur corse qui leurs a fourni les boutures. Après 6 mois d’essai très concluant, l’immortelle a parfaitement trouvé sa place sur le Domaine de la Royrie et aujourd’hui, on récolte la fleur chaque 21 juin pour en récolter son précieux parfum.

Autrefois à Grasse, on utilisait des techniques artisanales pour récolter les essences des fleurs grâce à la macération à froid appelée « Enfleurage ». C’est une méthode qui consistait à piquer les fleurs sur une couche de graisse animale et chaque jour pendant 1 à 3 mois, les fleurs étaient renouvelées de façon à ce que la graisse se sature en essence au fur et à mesure. Ayant été guide dans l’une des parfumeries grassoises pendant 7ans, c’est une méthode que j’ai longuement expliqué à mes visiteurs, mais ce que j’ignorais toutes ces années, c’est qu’il existait une autre méthode d’enfleurage: à l’huile d’olive ! 😮

Les fleurs macéraient donc dans l’huile d’olive, on imbibait ensuite un linge propre que l’on pressait ensuite au moulin à huile pour en récolter le précieux macérat.

Ou bien on procédait à la macération solaire, c’est à dire qu’on mélangeait dans une bonbonne les fleurs fraîches et l’huile d’olive et on laissait macérer au soleil.

C’est cette seconde technique qui est reproduite aujourd’hui au domaine de la Royrie.

75 kilos de fleurs fraîches sont ainsi mélangées à l’huile d’olive bio pour obtenir une huile 100% grassoise et 100% bio.

Pour obtenir une huile essentielle d’immortelle, on va tout ramasser: la fleur et la tige ; en revanche pour un macérat comme c’est le cas pour cette huile de beauté, on ne va prélever que la fleur. C’est une huile très bénéfique pour la santé car elle va apaiser les rougeurs, l’acné juvénile ou encore les ecchymoses. Elle aurait même des effets anti-âge grâce aux polyphénols présents dans l’huile d’olive.

Les propriétaires se sont aussi rendus compte que le parfum de l’immortelle semblait repousser les sangliers qui ne sont jamais venus labourer ces parcelles contrairement au reste du terrain. Cette information devrait sans doute en intéresser plus d’un, car je connais les dégâts que peuvent provoquer les sangliers dans les jardins pour l’avoir vécu de près chez ma belle-mère 😮

Comme quoi, même si un sujet nous passionne, nous ne sommes jamais infaillibles et je suis vraiment très heureuse d’avoir découvert cette technique d’enfleurage à l’huile d’olive et tous les bien-faits apportés par l’immortelle. Donc rien que pour cela: un grand merci Monsieur et Madame Brault.

Enfin, je termine avec un espace du Domaine qui m’a enchanté: les potagers. Les propriétaires ont souhaité faire un clin d’œil aux potagers des moines à l’époque médiévale en créant quatre ambiances pour rappeler les 4 fleuves du Paradis: le carré des paysans avec des légumes racines énergétiques, le carré des nobles avec des légumes hors sol tournés vers le ciel, le carré des moines plus modeste avec des légumes à cuire pour faire la soupe et enfin le carré des femmes avec des fleurs comestibles et plantes médicinales car il y avait toujours une femme apothicaire chez les moines.

La visite du Domaine s’est conclue par un discours des propriétaires Monsieur et Madame Brault, de Monsieur le Maire Jérôme Viaud, de Madame l’Adjointe au Tourisme Catherine Butty et enfin du Directeur de l’Office de Tourisme de Grasse Monsieur Pascal Brochiero. Nous avons eu la chance de déguster les huiles (médaillées d’or) et certains confits du Domaine. Personnellement, j’ai eu un énorme coup de cœur pour l’huile d’olive en récolte tardive, elle est exceptionnelle. J’en ai d’ailleurs acheté une bouteille pour la maison et elle a fait l’unanimité. Si vous souhaitez découvrir leurs produits, vous pouvez vous les procurer en ligne sur leur site Internet en cliquant aussi, vous pouvez vous rendre au Domaine ou bien dans leur petite boutique Place aux Aires dans le centre historique de Grasse.

D’ailleurs, je ne suis pas la seule Julie à les aimer ces huiles, le Domaine est passé très récemment à la tv dans l’émission « les Carnets de Julie » 🙂

Site du Domaine de la Royrie et ici pour leur Page Facebook
Site de l’Office de Tourisme de Grasse
Site du label AOP Huile d’Olive de Nice / Olives de Nice
Site de Côte d’Azur Tourisme
Site de Julie Andrieu

Saint-Michel de Murato, l’une des plus belles églises de Corse

L’église Saint Michel de Murato est considérée comme étant l’une des plus belles églises de Corse. Située au nord de l’Île de Beauté, elle se trouve à seulement 25 minutes de Saint-Florent et à 35 minutes de Bastia.

Bâtie au 12ème siècle lorsque la Corse était gouvernée par Pise, elle se différencie des autres églises de par son style roman pisan. Les pierres calcaires ont donné la couleur blanche, et la serpentine le vert. Cette mode du bicolore et de l’alternance d’une pierre calcaire claire avec un ton plus foncé a elle même été inspirée de l’architecture arabo-andalouse à l’époque.

Les églises du style roman pisan sont généralement très sobres et plus petites que la moyenne. Et au delà des symboliques catholiques que l’on retrouve généralement dans les églises, on retrouve ici des influences plus mystérieuses qui pourraient se rapprocher des croyances et légendes celtes. Étrange de trouver cela en Corse, n’est-ce pas ? Si vous souhaitez en savoir plus, Michel Claveyrolas explique cela très bien, alors cliquez-ici.

Ce qu’il faut retenir de toute cette histoire, c’est de prendre le temps de contempler les détails lorsque vous visitez une église ou une chapelle Corse car ces « détails » ne sont pas là par hasard et chaque forme, personnage ou animal a une symbolique bien précise. Ces édifices sont bien plus mystiques que ce que vous ne pouvez imaginer 😉

Ce jour là, les nuages étaient très bas, et il y avait ces mystérieux hommes corses qui étaient plantés devant la porte, peu disposés à en partir et qui semblaient surveiller l’église. Ce jour là, j’ai vraiment ressenti l’âme de l’Île de Beauté: une terre riche de culture, de traditions et de croyances. C’était très beau. Il ne manquait plus que les chants polyphoniques et on était au top :p

Un peu plus tôt dans la journée, à Saint-Florent, le temps a été plus clément et le soleil a fait une belle apparition le temps de notre pique nique. Car oui, nous avons célébré Pâques à la façon corse, soit un pique-nique en famille que l’on appelle la Merendella, en dégustant le cacavellu, une brioche de Pâques à la fleur d’oranger en forme de couronne et dans laquelle on a glissé un oeuf entier avec sa coquille au moment de la cuisson. En effet, pendant les 40jours du Carême, il est normalement interdit de consommer des œufs, et cette brioche marque la fin de la fête. Nous avons aussi goûté la Tarte Paysanne, une autre spécialité sucrée aussi connue que le Fiadone, qui ressemble à un gâteau génois avec un glaçage au chocolat. C’est un gâteau typique qui est consommé lors des fêtes de famille.

Bien sûr, Pâques est une période sacrée pour les croyants, et les célébrations sont multiples. Je vous recommande d’aller faire un tour en Sartène, la plus corse des villes corses si l’on en croit Mérimée 🙂 Bon je vous l’accorde, ce n’est pas vraiment le même coin… Saint-Florent se trouve en Haute Corse, tandis que Sartène se trouve à l’opposé en Corse du Sud, près de Propriano, soit à près de 4h de là…

Oui mais ça vaut le coup ! En effet, Sartène a gardé ses traditions les plus anciennes, notamment le Catenacciu, une procession impressionnante qui a lieu le soir du vendredi saint mettant en scène le chemin de Croix du Christ par les pénitents. Personnellement, c’est une procession que j’ai très envie de voir.

En attendant, je vous propose une petite balade sur le Port de Saint-Florent, et dans le Parc de la Citadelle.

La Corse, je te dis à très bientôt car nous revenons te voir en juin <3

Escapade en Côte d’Or, à Semur-en-Auxois

Petit ville au milieu de la campagne, Semur-en-Auxois fait partie des plus beaux villages français et s’avère être une destination médiévale de choix. Nous avons profité d’un roadtrip en amoureux en Bourgogne, Franche-Comté & Haute Savoie pour nous y arrêter.

Nous ne savions pas si nous devions prononcer « Sémur » ou « Seumur » et « Auxois » ou « Aussois » ? Donc si j’ai des bourguignons parmi mes lecteurs, merci d’éclairer ma lanterne 😀

Même si le soleil n’était pas au rendez-vous ce jour là, nous nous sommes régalés à arpenter les rues pavées de Semur et de longer le canal jusqu’au Pont Pinard pour admirer la cité vu d’en bas. Je vous suggère de vous arrêter à l’office du tourisme qui vous propose un circuit à suivre pour découvrir les différents spots intéressants du village, et pour cela, guidez vous avec vos pieds et suivez les petits châteaux. C’est très ludique.

La majestueuse Collégiale Notre-Dame…

Sur ce magnifique tympan sont représentés les 12 mois de l’année. Il se lit de gauche à droite et cela représente les travaux agricoles effectués au cours de l’année.

Encore ici on voit beaucoup de représentations d’animaux sur ces vitraux; cela montre la cohabitation de la vie religieuse avec la vie agricole

Bien sûr, une petite halte gourmande pour découvrir les spécialités locales s’imposait. Nous avons déjeuné au bistrot « Le Saint Vernier » (13 rue Fevret) où nous avons goûté le pavé de rumsteck aux pleurotes avec un gratin dauphinois et des légumes et chéri a pris un hamburger à l’époisses. Deux spécialités locales: les pleurotes et l’époisses. Il y a aussi le jambon persillé à goûter. Personnellement, j’ai adoré l’hamburger à l’époisses… et il y a des chances que je vous propose une petite recette d’ici peu ! (J’en connais un qui ne va pas être spécialement ravi 😀 )

D’ailleurs, si vous n’êtes pas pressés par le temps, pourquoi ne pas faire un petit crochet par le village d’Epoisses où l’on fabrique toujours le fameux fromage ? Il se trouve seulement à 13km de là.

Et si vous êtes amateur de l’époque médiévale, alors il vous faut absolument y aller fin mai début juin pour la grande fête. A ce moment là de l’année, le village fait un bond dans le temps et tout est fait pour vous transporter parmi les moyenâgeux. Vous attendent au programme: farces, théâtre burlesque, musique et danses, chevalerie, tavernes, village des gueux, parades, métiers d’antan ou encore cochons à la broche… tout est fait pour vous permettre de festoyer comme au Moyen-Âge.

Site Office de Tourisme de Semur-en-Auxois
Site Office de Tourisme de la Côte d’Or
Site Office de Tourisme de Bourgogne

Bonne balade en Côte d’Or

[Marseille]: Virée dans la calanque de Sormiou

Dernièrement, nous avons passé un week-end entre amis à Marseille, et nous avons profité du beau temps pour aller voir les calanques. La calanque d’En-Vau que nous souhaitions voir, étant fermée, nous avons opté pour la calanque de Sormiou, suivant les conseils de l’Office de Tourisme.

Pour le départ de randonnée, il faut aller au chemin de Morgiou au bout duquel il y a un parking situé juste après le restaurant « Chez Zé ». Il faut ensuite suivre le balisage rouge pour aller jusqu’à la Calanque de Sormiou. Au début, la randonnée est assez facile, puis arrivés au Col des Baumettes, ça devient assez escarpé et très rocheux. Personnellement, j’ai traîné la patte, surtout au retour quand il a fallu tout remonter, c’était assez difficile… J’imagine que pour ceux qui sont habitués à randonner, c’est un jeu d’enfant. Pour les novices en tout cas, comptez 45 minutes de marche environ pour y aller. Cela va de soi mais je préfère le préciser car on en voit quand même: les tongs sont à proscrire pour faire cette randonnée, vous verrez que vous apprécierez vos chaussures de marche ou vos baskets.

Au moment d’apercevoir la mer, nous avons, mes amis et moi, été très surpris d’apercevoir un parking face à la plage car nous nous attendions à être dans une petite crique bien paumée, histoire d’être tranquilles… Au début nous étions déçus, mais finalement, le jeu en valait la chandelle car nous nous sommes régalés là-bas.

Vous pouvez simplement vous installer sur la plage, ou bien vous trouver une petite crique tranquille. Si vous longez le bord de mer, vous allez atterrir au dessus d’un petit port avec son petit village plein de maisons de pêcheurs. C’est vraiment très mignon.

Au départ, le temps était très nuageux, mais heureusement grâce au Mistral, le soleil est vite revenu. La couleur de l’eau est juste incroyable, et le sable est très fin. Honnêtement, ça m’a rappelé mon voyage en Thaïlande… C’était magique de se baigner dans une eau si claire et si propre. Et si comme moi vous n’aimez pas trop les eaux troubles et profondes, vous n’aurez aucun problème au départ de la plage. Vous verrez, ce n’est pas trop dur de rentrer dans l’eau, par contre pour en sortir… aglagla avec le vent !! Nous y sommes allés mi-septembre et la température était impeccable. En plus, cela nous a permis d’éviter les bains de foule.

Enfin, si vous souhaitez éviter la randonnée et plutôt vous mettre au parking, sachez que le tarif est unique et coûte 4.5€.

Le prochain coup, on essaiera une autre calanque. Si vous avez des recommandations, nous sommes tout ouïe 🙂