Roladin, les meilleurs beignets d’Israël

Chaque année, à l’occasion de Hanouka, la célèbre chaîne de coffee shops « Roladin » fait rêver les passants avec ses vitrines pleines de soufganiyot (beignets traditionnels servis à Hanouka).
Avant de vous parler de Roladin et de la consommation de soufganiyot en Israël, un rappel de l’histoire de Hanouka s’impose ! (Bon, ça dure 10 minutes, mais promis c’est super intéressant !)
A présent, vous comprenez qu’Hanouka est la fête des lumières. Pendant 8 jours, chaque foyer allume une nouvelle bougie sur la hanoukia (chandelier à 8 branches avec une branche supplémentaire au milieu pour y mettre la bougie qui sert à allumer toutes les autres. Donc en réalité, on en compte 9). On les allume vers 17h, une fois que la nuit est tombée. D’ailleurs si vous vous rendez dans une boutique à ce moment là, vous les verrez probablement faire la prière avant d’allumer les bougies. C’est assez « insolite » comme situation, mais cool à voir ! Aujourd’hui, on utilise des bougies que l’on trouve en commerce, mais les plus religieux utiliseront de l’huile pour respecter la tradition et l’histoire, et si possible de l’huile d’olive, comme à l’époque.

Célébration dans le hall d’un centre commercial de Mamilla, proche de la porte de Jaffa

Comme c’est le « miracle de l’huile », les spécialités gastronomiques sont bien sûr riches en huile (soufganiyot, latkes qui sont des beignets de pommes de terre…)

Bon revenons à nos moutons soufganiyot ! Selon le site de l’Alliance, ce marché représenterait 60 millions de shekels, et en Israël, on en fabriquerait près de 18 millions par an ! Chaque individu en consommerait 3 à 4 dans la saison. (je confirme, j’ai du en manger 3 ou 4 quand j’y suis allée: mes fesses s’en souviennent encore !)

A l’origine, le beignet est saupoudré de sucre glace, et fourré à la confiture, mais Roladin le décline en une dizaine de goûts différents, allant du chocolat, à la confiture de lait en passant par la crème pâtissière. Ils peuvent être saupoudrés de paillettes de sucre multicolores, zébrés, en escargot ou encore aux éclats de noisette. Certains ont même une petite pipette de coulis planté dans le derrière pour que le gourmet puisse doser selon ses goûts la quantité de coulis à injecter dans son beignet. L’année dernière, Roladin avait même lancé une série de beignets surprenants dont la pipette contenait de l’alcool (vodka ou liqueur), cependant, je n’en ai pas trouvé et la vendeuse nous a dit qu’ils n’en faisaient plus. Je pense que les autorités avaient peur qu’ils alcoolisent des enfants… je ne vois que cette explication !
Enfin alcool ou pas alcool, j’ai trouvé mon bonheur, je vous rassure !

Et ils font ça bien: il y a même les calories en dessous de chaque beignet !

Dégustation à l’un des cafés de Roladin: beignet au chocolat avec un cidre chaud à la cannelle (une autre spécialité)
Ou dégustation à la maison
Et le dernier jour: voila ce que ça donne 🙂
Avec la photo de mon arrière arrière grand père derrière
Pour terminer cette escapade gourmande, je vous emmène dans le quartier de Nachlaot, un quartier qui rassemble des familles de diverses origines, dans lequel il est possible de voir les hanoukiot devant les maisons. Nous n’étions pas les seuls à chercher: une tonne de groupes guidés étaient là à arpenter le quartier à la recherche des bougies, mais rien… Nous avions alors décidé de repartir en passant par les petites ruelles, et là… surprise. Nous avons vu quelques hanoukiot allumées, et par chance, nous sommes tombées sur une famille qui commençait à peine la célébration et qui nous a autorisé à partager ce moment avec eux. C’était magnifique à voir !

************************

Si lecoeur vous en dit, vous pouvez également vous rendre à Mea Shearim qui est le quartier juif orthodoxe par excellence, mais vous serez confrontés à une population beaucoup moins ouverte d’esprit. D’ailleurs, vous lirez sur les murs « merci de ne pas passer dans notre quartier avec des vêtements inappropriés, ça offense très fortement notre communauté »… vous voila prévenus !  En tout cas, le folklo y est: défilé de papillotes, shtreimel et compagnie. Je n’étais pas très à l’aise dans ce quartier. J’ai trouvé ça même un peu flippant. Comme pour toutes les religions, je n’aime pas les « trop » religieux.

************************
C’est la fin de ce billet spécial fête des lumières et soufganiyot. J’espère que ça vous a donné faim, et surtout l’envie de célébrer un jour un hanouka dans une famille juive, et encore mieux en Israël, c’est vraiment une jolie fête !
Publicités