[ITALIE]: Triora, le village des sorcières

En juin dernier, je vous emmenais dans l’arrière pays ligure, et nous y retournons aujourd’hui dans le très singulier village de Triora, le pays des sorcières. C’est situé à 1h15 de Vintimiglia et le mieux est de passer par Taggia pour que la route soit plus belle. Sur la route, nous étions pratiquement seuls et le décor est magique: on voit des petits villages perdus flanqués en haut de collines, et depuis Triora, on a une vue imprenable sur  la vallée.









La chasse aux sorcières

Au milieu du XVIème siècle, l’Italie est frappée par un mouvement religieux radical ; on renforce les règles, on combat le protestantisme et le libéralisme, c’est le retour de l’inquisition et la discipline est de mise. La vallée où se trouve Triora, est une région où le climat est propice aux cultures, avec une terre bien fertile ; Or à partir de 1584 et pendant plusieurs années, le village souffre des mauvaises conditions climatiques et les récoltes sont très mauvaises. Afin de palier à ce problème, on va accuser les personnes marginales de pratiquer la sorcellerie. On les accuse de sucer le sang des nouveaux nés, de s’accoupler avec le diable ou encore de provoquer la famine. On compte environ 20 personnes arrêtées et torturées, principalement des femmes, mais on compte aussi un homme, des jeunes fille et un enfant. Beaucoup sont morts de par la torture, d’autres se sont suicidés ou sont morts en prison. On les a pendu par un pied, on leurs a brulé les pieds, on les a écartelé avec le chevalet, on les a privé de sommeil et bien d’autres pratiques complètement barjo pour leurs faire avouer les pires des crimes (assassinats, concoction de breuvages maléfiques…).Cela dura jusqu’en 1589.

Déjeuner ligure

Nous avons pris l’apéro dans le bar « i Tüvi » sur la place principale, et ensuite nous avons mangé sous la tonnelle du restaurant juste à côté « L’Erba Gatta », l’un des seuls restaurants du village d’ailleurs. Cela signifie « l’herbe-aux-chats ». Nous avons mangé du brandacujun (je vous en parlais déjà ici), des raviolis tomate et viande et un gâteau à la noisette avec des petites touches de « zabaione » (sabayon en français) qui est une sauce sucrée à base de jaune d’oeufs, de sucre et de liqueur. Si vous aimez ça, il est possible d’acheter de la liqueur de sabayon à Triora. Avec 2 verres de vin, les deux plats, le dessert à partager et les deux couverts (vous verrez « coperto » sur votre addition, c’est une charge traditionnelle pour les couverts et le pain qui se situe aux alentours de 2€/pax), nous en avons eu pour 29.50 en tout.

















Enfin, avant de repartir de ce charmant village, n’oubliez pas de faire un saut à la boutique « La Strega di Triora » (La sorcière de Triora) où vous trouverez tous types de spécialités. On y trouve notamment des champignons, du fromage, des miels de pays, des confitures etc… Personnellement, j’ai beaucoup aimé le nom de certains confits ou sauces: par exemple le « Lacrime di Strega » (les larmes de sorcières) – un confit d’oignons, ou encore les gourmandises « Il Bacio della strega » (le baiser de la sorcière) et « le palle del diavolo » (les boules du diable » qui sont des biscuits classiques du coin à base de chocolat (au lait pour le premier, et plus fondant pour le second) et à base de noisette de Cortemilia, la meilleure du Piémont. Si vous approchez des fêtes de noël, alors je vous recommande le « Cubaita », une spécialité sucrée bien locale à base de noisettes, de noix, d’amandes et de miel: C’est les fruits secs enrobés de miel, et disposés entre deux feuilles d’osti, un incontournable sur les tables à noël, quelque soit la classe sociale.

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Cette période médiévale de Chasse aux sorcières est pour moi une chose fascinante (bien que terrifiante à la fois) et j’ai aimé l’ambiance bonne enfant présente aujourd’hui. J’ai adoré découvrir les petits clins d’œil de sorcières dissimulés un peu partout dans le village.

Ne manquez pas la fête d’Halloween du 30 octobre au 1er Novembre ; Je vous fait une petite traduction du programme de cette année:

Dimanche 30 octobre:

A partir de 10h30: marché ensorcelé et inscriptions pour le concours « Embrasse le côté obscure »

De 11h à 15h: animation avec la danse des ombres

A partir de 18h: Visite guidée « Le Chemin des damnés »

A partir de 21h: Spectacle de feu

A partir de 22h: Concert Illunia 

Lundi 31 Octobre:

A partir de 10h: le marché

A partir de 11h: Danse des ombres et laboratoire « Jack O’Lantern » (certainement pour la préparation des citrouilles)

A partir de 19h30: Parade et remise des prix pour le concours « Embrasse le côté obscure »

A partir de 22h: Concert des Datakill

Mardi 1 Novembre:

A partir de 10h: le marché

A partir de 10h30: laboratoire pour les enfants

A partir de 11h: petits et grands pourront assister au spectacle de « Dracula et le Magic Horror Show »

A partir de 15h: Remise des prix pour le concours « Jack O’Lantern »

A partir de 16h: Chasse à la citrouille pour tous

A partir de 17h30: Spectacle « Illusion » de Serana et Gaspar

[ITALIE]: Promenade estivale dans l’arrière pays ligure

La frontière italienne près de Nice ne se résume pas à Vintimille et à son marché de contrefaçons. Non non ! Nous, nous avons préféré nous balader dans l’arrière pays, et plus précisément dans la Vallée de la Nervia pour y découvrir les petits bourgs médiévaux bien typiques de la Liguria. C’est parti pour Dolceacqua & Rocchetta Nervina.
Dolceacqua, sur les pas de Claude Monet
 

A 15-20 minutes de Vintimille se trouve le charmant village de Dolceacqua. Les ruines du château des Doria surplombe la ville et pour y accéder, vous passerez par de jolies ruelles en pierre où il est agréable de s’y promener, notamment en plein été pour trouver un peu de fraîcheur. Entre marchands d’art, restaurants et boutiques d’artisanat local, vous régalerez vos yeux et vos papilles. Vous passerez aussi forcément par le pont, surnommé le Pont Monet. En effet, après 15 jours passés sur la Riviera française en compagnie de Renoir en fin d’année 1883, Claude Monet découvre la Riviera italienne. Tellement fasciné par les lieux, il décide d’y retourner en janvier de l’année suivante et découvrit ainsi le bourg de Dolceacqua. Il y écrit alors: « … L’endroit est superbe, il y a un pont qui est un bijou de légèreté… ». C’est effectivement un endroit magnifique. 

Les spécialités du village sont l’huile d’olive, le vin rouge « Rossese di Dolceacqua » ou encore la brioche « Michetta » (qui se prononce miketta).

Bon plan: Spot Wifi gratuit sur la Place Garibaldi

La légende de la Michetta

L’histoire de cette brioche remonte au Moyen Âge vers l’an 1300 lors du règne de la famille tyrannique des Doria dans le château. A cette sombre époque, on appliquait encore le « Jus Primae Noctis » aussi appelé « Le droit de cuissage » ou encore « Le droit de jambage » qui autorise le seigneur à avoir des relations sexuelles avec l’épouse de son vassal pendant leur nuit de noces (glauque…).
Le seigneur Doria avait jeté son dévolu sur une jeune fille de 19 ans dénommée Lucrezia. Elle-même était fiancée à un homme et tous deux étaient très amoureux. Refusant de subir cette humiliante tradition, ils tentèrent de se marier en cachette mais ont été découverts par les gardes. Lucrezia fut emmenée au château où elle essaya de se jeter par la fenêtre du donjon. Pour la punir de ses affronts, elle fût emprisonnée dans une cellule humide du cachot où le seigneur la laissa mourir de faim et de soif. Après la mort de la jeune femme, le fiancé fou de rage alla trouver les habitants du village qui tous ensemble se dirigèrent vers le château. Après être entrés, ils trouvèrent la chambre du seigneur et menacé d’un couteau sous la gorge, il fut contrait de signer une loi pour abolir ce droit de cuissage. Malgré la réussite de cette opération, le peuple pleura la mort de Lucrezia et les femmes du village décidèrent de créer une douceur en sa mémoire: la Michetta, avec une forme suggestive de vagin. Depuis cette légende, chaque 16 août, se fête à Dolceacqua la Fête de la Michetta.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

Rocchetta Nervina,eau cristalline 
& déjeuner gargantuesque 

8 minutes au nord de Dolceacqua, se trouve Rocchetta Nervina qui compte seulement 275 habitants. Le village, construit autour du torrent Barbaira, est célèbre pour ses activités de canyoning et son eau cristalline. C’est ici que nous nous sommes arrêtés pour manger le midi dans un restaurant bien typique qui s’appelle « Gentile » ; Le ton est donné ! Les menus ne sont pas chers et les portions sont généreuses: Benvenuto in Italia ! Nous avons goûté des pâtes aux cèpes, un brandacujun (une sorte de brandade de morue avec une purée aillée), une assiette de spécialités avec poivron farcis, tourte aux épinards, asperge feuilletée avec de la pancetta, tourte au fromage et poivrons à l’huile, une salade « tagliata » de boeufs au parmesan, un gratin de gnocchis aux 3 fromages et enfin pour nous achever, un tiramisu, une coupe de fruits sans oublier le petit limoncello pour bien faire passer. Autant vous dire qu’avant d’aller visiter le village, nous nous sommes écroulés sur un banc près de l’eau pour faire une bonne sieste.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Notre Bucket List spéciale voyages regorge d’autres destinations italiennes à visiter. Et comme c’est un pays que nous adorons tous les deux, je vais certainement revenir très bientôt avec d’autres petits coins de paradis à vous faire découvrir. Alors je vous dis « A presto miei amici ».

[ITALIE]: Chiavari, une agréable étape près des Cinq Terres

En Août dernier, nous étions allons visiter les Cinqueterre pendant un long week end de trois jours. Nous avions opté pour un hôtel en dehors des Cinq Terres car l’endroit est très fréquenté et difficilement accessible en voiture. Généralement, on s’y balade à pieds ou en train. Nous avons donc logé dans la jolie ville de Chiavari à l’hôtel Monte Rosa qui jouit d’une excellente localisation, en plein centre historique et à proximité de la gare centrale.
Hôtel Monte Rosa:
Site de l’hôtel: http://www.hotelmonterosa.it/

L’hôtel nous a coûté environ 400€ pour 3 nuits avec le parking sécurisé et petits déjeuners compris. Les PTDJ étaient vraiment très bons & copieux & l’accès à la piscine et au jacuzzi ont largement contribué à la réussite de notre séjour. La décoration dans la chambre était un peu vieillotte mais était tout de même agréable. Nous n’avons eu aucun bruit lors de notre séjour et le personnel a été plein de conseils et nous a prodigué un excellent accueil.

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Pour rejoindre les Cinq Terre: 
Ne vous embêtez pas, laissez la voiture à l’hôtel et prenez le train à la gare centrale de Chiavari. Il faut compter 4€ pour aller jusqu’à Monterosso (le village le plus proche) et le trajet dure environ 35 minutes. Attention aux trains express qui vous emmèneront jusqu’à la Spezia sans s’arrêter par les villages de Cinqueterre (Ca sent le vécu n’est-ce pas ?). En plus d’avoir du repayer un ticket retour, on a eu une amende :/
Chiavari, une ville typique & préservée du tourisme de masse:

Bien sûr les petits villages colorés et perchés des Cinq Terres en font rêver plus d’un mais malheureusement ces endroits ont été surexploités et souffrent du tourisme de masse. A Chiavari, nous avions à la fois le côté pittoresque, les jolies couleurs génoises ainsi que le bord de mer, et puis THE détail mais pas des moindres: c’était plein d’italiens… eh oui, pas de touristes en vue: le bonheur! Nous avions fait pratiquement tous nos repas à Chiavari, et nous avons remarqué la grosse différence de prix avec les tarifs pratiqués dans les villages. Le centre historique est très agréable à visiter et tout se fait facilement à pied. Nous avons aussi profité du marché alimentaire du vendredi sur la Piazza Mazzini face à l’ancien palais de justice de style médiéval.

Chiavari en images…

 

 

 

 

 

 

Pour les bonnes adresses gourmandes, il vous faudra attendre le prochain épisode ! Restez attentifs

[ITALIE]: Que faire à Turin ?

A environ 3h de chez nous, on peut aller visiter le Piémont, région montagneuse du nord de l’Italie à proximité immédiate des Alpes. C’est loin d’être la région la plus jolie du fait des nombreuses industries qui s’y trouvent, mais contrairement à ce qu’on pourrait penser, il y a beaucoup de choses à faire, à visiter et à manger !

1. Le Musée Historique de Fiat

Fiat, c’est juste une institution en Italie, au même titre que la Vespa. D’ailleurs savez-vous ce que FIAT signifie ? C’est l’acronyme de Fabbrica Italiana Automobili Torino.
Ouvert uniquement le dimanche, l’entrée du Musée Historique de Fiat est gratuite. On se régale à découvrir ou redécouvrir des modèles de Fiat, allant du 19ème au 21ème siècle. Une très belle collection.
Adresse: Centro Storico Fiat – Via Gabriele Chiabrera, 20
Juste en face du Musée, ne manquez pas la superbe construction écolo inscrite dans le projet « 25 verde » de Luciano Pia.
Pour les férus d’automobile, vous avez aussi le Musée de l’automobile qui est célèbre à Turin. Il est situé dans le même quartier mais son entrée est payante. Bien qu’il y ait des parkings à proximité, ils sont souvent plein donc il faut tourner un moment ou avoir de la chance.

2. Vue panoramique à la Basilique de Superga

En théorie, c’est la plus belle vue de Turin puisque la basilique offre une vue panoramique sur toute la ville et sur les Alpes Enneigées; En pratique, nous avions déjà du mal à voir la basilique en elle même tellement il y avait de brouillard et de neige… Oui comme vous dîtes: quel temps de chiotte !
Pour y accéder, si vous êtes en voiture, vous avez un grand parking face à la Basilique ; et sinon si vous êtes à pied, sachez que vous pouvez faire l’ascension en vieux tramway des années 30. Rendez vous à la station « Sassi » Piazza Gustavo Modena et arrêtez vous à « Superga ». Le billet aller/retour coûte 6€.
Adresse: Strada Basilica di Superga

3. Flâner dans le centre historique de Torino 

Le quartier historique de Turin est vraiment sympa. On peut faire de nombreuses balades à pied et les artères sont idéales pour le shopping et les gourmets. Il y a aussi quelques galeries qui sont magnifiques et qui m’ont rappelé les belles galeries qu’on trouve à Milan. Pour les coins les plus sympas, je vous recommande la Via Accademia delle Scienze (la petite place entre le Théatre et la Palais Carignano est très jolie ; vous arrivez ensuite à la Piazza Castello, vous contournez le Palais Madame (un haut lieu culturel turinois) pour arriver au Palais Royal. Enfin, reprenez la Via Roma & flânez dans la Galleria San Federico pour enfin finir à la Piazza San Carlo avec son monument Emanuele Filiberto. Dans ce même quartier, il y a aussi un musée égyptien qui est réputé pour sa belle collection. Nous n’avions malheureusement que très peu de temps donc nous n’avons fait aucun musée.

 

 

Si vous avez un petit creux, je vous recommande le restaurant/pizzeria « La Fila » à proximité immédiate de la Piazza Carignano. Nous y avons très bien mangé. Gardez de la place pour un dessert chez Pepino juste à côté: c’est LE glacier célèbre de Turin. Nous n’avons pas testé car il faisait 5° ! haha.
Vous retrouvez la salade crevettes/artichauts dont je vous proposais la recette au début du mois, derrière un flan de légumes sauce au parmesan (une tuerie), des spaghetti carbonara & des raviolis à la bolognese.
Il y a une autre spécialité que nous n’avons pas eu le temps de goûter mais il s’agit d’une véritable institution ici à Turin: le Bicerin, une boisson chocolatée historique.

4. Découverte de la gastronomie italienne à Eataly

Pour les gourmets & gourmands, je vous recommande le mégastore Eataly qui propose un très large choix de produits italiens venant des régions italiennes les plus connues en terme de gastronomie. C’est un excellent moyen de découvrir les spécialités du pays et l’endroit rêvé pour faire vos achats gourmands. Vous pouvez aussi choisir l’un des nombreux comptoirs pour y manger. Nous avons été happés par le coin pizza/pasta (évidemment) où nous nous sommes régalés. Parking privatif dont 1h est gratuite

 

 

Nous avons mis un budget d’environ 100€ pour nos souvenirs gourmands. Nous avons acheté: des pâtes (diverses & variées), des pastilles à l’anis dans l’une des boîtes rétro qu’on trouve partout dans le pays, du Torrone, le nougat local un peu croustillant, de la grappa, de l’huile d’olive classique, et des huiles parfumées citron & mandarine, de la scamorza au poivron, du fromage à la pistache, des chocolats gianduiotti, du confit de sambuca, du miel de chataîgne, de la crème de truffe blanche & une sauce Ragù à la viande.
Gros coup de coeur pour les huiles parfumées, les gianduiotti, le torrone & la scamorza au poivron. Nous n’avons pas encore goûté la sauce ragout et la crème de truffe. En revanche nous avons détesté le confit de sambuca & le miel de châtaigne. C’est très très particulier.

Et voila le menu de ce que nous avons mangé: Pizza du jour: base de sauce tomate, basilic & burratina des Pouilles ; pour les pâtes, Tortiglioni au velouté de bufala & arroche (épinard rouge) et enfin en dessert pour s’achever: le « Morbido al gianduja con granella di torrone », c’est une crème de chocolat gianduja avec des brisures de Torrone (le nougat local croustillant): une tuerie. Nous avons adoré la pizza & le dessert, en revanche dommage pour les pâtes, elles étaient trop al dente, et ça manquait vraiment de cuisson… c’était indigeste.


Adresse: Eataly Torino Lingotto, via Nizza, 230/14

5. On finit par le meilleur: Juventus Stadium

Je ne suis pas une fan inconditionnelle du football, mais dans ma vie, je voulais voir un beau match. Mon chéri supportant l’équipe de la Juventus, nous avons profité de ce séjour pour voir le match: Juventus-Inter Milan au Juventus Stadium… Grosse affiche ! Les places sont difficiles à avoir et chères mais honnêtement ça valait le coup. Nous les avons réservé sur le site Viagogo et comme ils ne sont pas arrivés à tant, nous avons été les récupérer dans un hôtel à proximité du stade ; c’était pratique. Nous sommes arrivés avec une bonne heure d’avance au Stade histoire de profiter des lieux et de bien s’installer avant de déranger tout le monde pour accéder à son siège. Le stade était plein à craquer et les supporters infatigables, nous ont régalé avec leurs hymnes respectifs. C’était vraiment incroyable. Pour couronner cette belle soirée, notre équipe a gagné 2 à 0 contre l’Inter. Nous étions refaits !

 

La vidéo trop migonne de J, la mascotte de la Juve
L’hymne de la Juve
Voila ce que vous pouvez faire en 5 points à Turin. Nous n’avons pas eu de chance car nous avons eu 3 jours de pluie à n’en plus finir, et il a fait très froid. Forcement, nous n’avons pas vu Turin sous son meilleur jour. Ça a forcément un peu gâché notre séjour. Après, c’est vrai qu’à cette période là, la vue sur les Alpes enneigées, c’est vraiment sympa. Nous vous recommandons donc l’hiver s’il ne pleut pas, et je pense qu’au printemps ou en été, ça doit être chouette pour bien profiter du centre ville. Il y a aussi beaucoup de beaux édifices le long du fleuve du Pô, et certainement de chouettes balades à faire.

[ITALIE]: Lago Maggiore sous la pluie en février

Quelle idée d’aller au Nord de l’Italie en plein mois de février… hahaha. Eh oui une chance sur deux que le temps soit mauvais, et je crois qu’on ne pouvait pas faire pire… On a eu pluie et neige en continu pendant 3 jours… donc forcement ça limite les sorties et les photos !!! C’était vraiment désespérant, mais on a tenté de garder notre sourire et notre bonne humeur et on a du coup profité à fond des hôtels où nous séjournions et bien sûr nous en avons profité pour passer du temps à manger et à découvrir les spécialités piémontaises.
J’avais choisi la ville de Stresa qui est un lieu stratégique pour le départ vers les Îles Borromées, lieu incontournable du Lac Majeur. Mais manque de bol là encore, les îles sont fermées en hiver… De toute façon, il pleuvait sans cesse donc les conditions n’auraient pas été optimales pour profiter de ce petit bijou… J’espère qu’on aura l’occasion de le faire à un autre moment et sous le soleil !!
Nous avons mangé le midi à la Rampolina, dans le village de Campino à 10-15 minutes en voiture de Stresa (si on ne se perd pas comme nous l’avons fait hahaha). La vue sur le lac et les îles est absolument magique ! Au menu: Prosecco (vin blanc pétillant), pâtes à la carbonara, tartare & pommes sautées au four, risotto à l’artichaut, tiramisù & panacotta au caramel. Le restaurant était plein, et est réputé pour utiliser des produits frais, locaux et de saison. On a adoré !
Pour l’hôtel, nous avions opté pour le Regina Palace, un hôtel 4 étoiles très royal avec une décoration style baroque bien kitch. Notre chambre, bien qu’un peu petite était magnifique et là encore, nous avions une superbe vue sur le lac et les Alpes enneigées. L’accès gratuit au SPA était appréciable, d’autant plus que le SPA était assez original (façon grotte). Nous y avons trouvé transats pour se détendre, bains bouillonnant, grotte à vapeur, sauna, hammam & un coin polaire (avec production de glaçons et seau d’eau glacée). Nous avons cependant été déçus de certains aspects de notre séjour au Regina Palace; ils annonçaient une tente marocaine pour se détendre et prendre un thé à la menthe mais dans cette fameuse pièce, il n’y avait rien et elle n’était même pas chauffée ; le Wifi n’a jamais fonctionné et c’était embêtant pour l’organisation de nos journées ; notre baignoire jacuzzi dans la chambre elle non plus n’a jamais fonctionné ; et enfin, et c’est pour moi le pire du séjour: le petit déjeuner était vraiment scandaleux… jus de fruits bas de gamme style soda, fruits au sirop en conserve, fruits insipides gorgés d’eau, et manque de gâteaux/viennoiseries fraîches. A 180€ la nuitée, j’appelle ça un peu du foutage de gueule.

 

 

Le soir, nous avons mangé dans la Pizzeria Mamma Mia (l’un des rares restaurants ouverts ce soir là), situé dans le centre historique de Stresa (à 5 min à pieds de l’hôtel). Nous avons pris une bouteille de Prosecco (oui encore), et nous avons goûté les « pizza integrale » et en fait il s’agissait d’une pâte faite à base de blé complet (mouais… c’est quand même pas pareil). Donc on était un peu blazés, même si les garnitures étaient bonnes. Pour le dessert, on s’est laissés tentés par le « Bonet », un dessert typiquement piémontais à base de chocolat et d’amaretti. C’était bon, assez aérien et pas trop sucré. Un pour deux, c’était suffisant. Restaurant très touristique par contre.

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En bref, une destination qui ne nous a pas laissé un souvenir impérissable et que nous déconseillons en hiver. Je pense que c’est quelque chose à voir au printemps ou en été, quand les beaux jours sont là, pour pouvoir profiter à fond du lac et pouvoir visiter les îles. Avec le soleil, notre séjour aurait pris une toute autre tournure. Néanmoins, nous ne regrettons rien car nous nous sommes régalés à la Rampolina & avons bien profité du SPA et de l’hôtel pour nous reposer.
Si vous avez de bonnes adresses pour le Lac Majeur ou le Lac de Côme, 
nous sommes preneurs 🙂

Les Cinqueterre en août… on oublie !

Comme chaque année, l’été est pour moi la saison la plus busy, ce qui me laisse très peu de place pour les week-end & mon blog. Je n’ai pas fait grand chose à part profiter de mes journées OFF pour me balader chez moi sur la Côte d’Azur, et un peu en Italie, profiter de la mer, des feux d’artifices, des bbq chez les copains et les bonnes glaces italiennes 🙂
J’ai quand même eu 3 jours le mois dernier, ce qui m’a permis de pousser la balade un peu plus loin. J’ai été dans les Cinq Terre avec mon amoureux pour un long week-end. Ça faisait longtemps que j’avais envie d’y aller, et c’est enfin chose faîte !
Le parc national des Cinqueterre se trouve en Liguria, à la frontière avec la Toscane, et se compose de 5 villages accessibles en train et bateau (à l’exception de Corniglia). Niveau météo, nous n’avons pas eu à nous plaindre, aucun nuage pendant 3 jours, et des températures avoisinant les 30°C. En revanche, nous avons transpiré ! haha
Nous avons regretté le côté HYPRA touristique par contre… En y allant du 29 au 31 août, on s’était dit que les touristes seraient déjà repartis… que nenni ! Beaucoup de monde, des plages archi-bondées, des grues, du béton… on est loin de la carte postale. Et puis l’impression d’être pris pour des vaches à lait n’a pas arrangé l’affaire… Les resto sont hors de prix, le service est minable la plupart du temps, c’est l’usine quoi… le prix du bateau est également prohibitif, quant aux 7.5€ d’accès pour pouvoir suivre le sentier littoral… c’est juste une grosse blague ! C’est dommage, ça a un peu cassé notre enthousiasme, et nous étions chaque fois contents de rentrer à l’hôtel. Au passage, nous avions pris l’hôtel en dehors des Cinqueterre, à Chiavari, et nous avons A-DO-RE, ça a littéralement sauvé notre séjour. Je vous en reparlerai plus tard.
Les villages que nous avons préféré sont Monterosso & Riomaggiore.
Deux bonnes adresses à retenir:
Monterosso
L’enoteca da Eliseo : mon avis sur Yelp
Riomaggiore
Vertical Bar : mon avis sur Yelp
D’autres bonnes adresses à partager ?

Promenade autour du Dôme de Milan

Je ne pouvais parler de Milano sans évoquer l’emblème de la ville… le célébrissime Duomo, soit l’endroit le plus touristique de la ville qui attire chaque année des millions de visiteurs. Ce dôme est la deuxième plus grande cathédrale gothique au monde. Cependant, je ne m’attarderai pas sur l’intérieur du dôme que je n’ai pu voir m’ayant faite refouler à l’entrée par les vigiles… Ma tenue vestimentaire se semblait pas être conforme… C’est sûr qu’en plein mois d’août sous 35°C, j’avais laissé mon écharpe à la maison… cretini ! Tant pis, je me suis contentée de l’admirer depuis l’extérieur, accompagnée de pigeons grassouillets.

La Galleria Vittorio Emmanuele II jouxte le Dôme et abrite aujourd’hui les boutiques de mode les plus prestigieuses au monde telles que Louis Vuitton ou Prada. Giuseppe Mengoni participa à un concours où près de 180 architectes proposèrent leur projet de galerie bourgeoise pour égaler, voire surpasser les constructions européennes de la fin 19ème. Il sortit finalement gagnant de ce concours en 1861, et sa construction fut achevée en 1877 seulement. Malheureusement, le jour de l’inauguration, le créateur n’était pas de la fête. En effet, il fit une chute mortelle du toit, après une dernière inspection en décembre 1877. Accident ou Suicide ? Le mystère reste entier… Quant au roi de l’époque, Vittorio Emmanuele II de Savoie qui donna son nom à la galerie, passa sous silence son critique état de santé, et disparut un mois après Giuseppe, en janvier 1878.
Vous remarquerez par ailleurs, en vous baladant dans la galerie, que toutes les boutiques sont contraintes de respecter une charte graphique: le nom de l’enseigne doit être écrit en doré sur un fond noir.

 

En ressortant, les amateurs d’automobile pourront faire un petit tour au Ferrari Store et les plus gourmands pourront prendre un rafraichissement juste en face.

Monsieur le policier a l’air lui aussi d’être tenté…

A presto !

Il Castello Sforzesco, la forteresse de Milano

En plein centre de la dynamique et luxueuse ville de Milan et à deux pas du célèbre Duomo, se trouve une imposante forteresse, construite au XVème siècle par Francesco Sforza. Les visiteurs peuvent entrer gratuitement dans l’enceinte du château et y découvrir son architecture atypique. Actuellement, la forteresse abrite de nombreux musées comme le « Museo Civico », l’un des plus intéressants de la ville, le musée des instruments de musique, de la sculpture, de l’antiquité ou encore des arts décoratifs. Nombreux sont ceux qui viennent également découvrir la dernière œuvre de Michel-Ange, la Pietà Rondanini qui resta inachevée. Enfin, si vous souhaitez vous offrir une petite parenthèse nature, je vous recommande l’immense parc Sempione qui jouxte le château.

Le château au XVIème siècle – Wikipedia
Pour plus d’informations pratiques, veuillez consulter le site Internet du château.
Une balade agréable qui ravira les petits comme les grands et qui peut facilement s’adapter à la météo… musées pour les jours de pluie, sieste dans le parc pour les beaux jours ! A ne pas manquer

Pasta alla ligure

Il y a deux ans, lors d’un passage à San Remo en Ligurie, je vous avais parlé d’un petit restaurant familial et des fameux gnocchis au pesto et haricots verts. J’ai décidé d’essayer cette recette en remplaçant les gnocchis par des pâtes. En réalité c’est comme vous voulez… tant qu’il y a du vrai pesto, les liguriens sont contents ! C’est vrai que même moi, ça me parait curieux de mélanger des pâtes et des pommes de terre dans la même recette… ce n’est pas forcément très light… De toute façon, entre le pesto, les pignons, les pâtes et les pommes de terre, si vous suivez un programme diététique, vous pouvez passer votre chemin !
Bref, de quoi avons nous besoin pour faire le pesto…

– un beau petit paquet de feuilles de basilic
– des pignons
– du parmesan en poudre
– de l’huile d’olive
– 2 gousses d’ail
– du sel & du poivre

Normalement, il faut faire le pesto au mortier, mais à défaut, vous pouvez utiliser un mixeur.

 

On passe ensuite à la préparation des pâtes…

Ingrédients :

– un petit fagot d’haricots verts frais
– 3 petites pommes de terre
– des pignons entiers
– des pâtes (au choix)
– sel, poivre

– On commence par faire bouillir une casserole d’eau, et une fois à ébullition, on y plonge les patates et les haricots verts (dont les bouts ont été préalablement cassé) pour qu’ils cuisent en même temps une vingtaine de minutes.
– En attendant, mettre une autre casserole à bouillir pour y plonger les pâtes 8 à 10 minutes
– Une fois que le tout est égoutté, et que les pommes de terre sont pelées et coupées en petits morceaux, mélanger le tout avec le pesto.
– Servir les pâtes chaudes, décorées de quelques pignons et de deux feuilles de basilic

 

Pour relire mon article sur San Remo, cliquez ici

 

Buon appetito !

Rome & son Vatican

Puisque c’est la mode en ce moment de parler du Vatican, je me lance aussi. Pour cette première fois à Rome, il était impensable de manquer la cité papale si célèbre à travers le monde. Nous y sommes allés un samedi, sous la pluie malheureusement, pour les derniers jours de « règne » de Benoît XVI. Je ne peux pas vous dire si c’était plus ou moins le bazar que d’habitude, toujours est-il qu’il vaut mieux partir tôt si on ne veut pas faire la queue trop longtemps…Après avoir affronté les hordes de touristes excités et les mecs-super-relou qui t’abordent pour tenter de te refourguer un de leurs tours privés douteux, nous voila à l’intérieur prêts à passer le portique de sécurité puis à nous diriger aux caisses pour le billet d’entrée au Musée du Vatican…

Coupoles, fresques, stucs, dorures, il n’y a pas à dire, ce musée est magnifique…  

Quant à la Basilique Saint-Pierre qui est juste à côté, nous sommes arrivés devant, sous une pluie battante, et nous avons vu une longue-longue-LONGUE queue pour pouvoir y accéder. Étant déjà trempés comme des soupes, nous avons renoncé, et nous sommes promis d’y retourner un autre jour. De toute façon, je pense que pour bien prendre le temps de découvrir ces deux monuments artistiques, il faut deux bonnes journées, c’est d’une part moins fatigant, et ça permet de coupler la journée avec quelque chose de moins culturel.