Latkes, galettes de pommes de terre pour Hanouka

Comme promis vendredi, je vous donne aujourd’hui la recette des Latkes, les fameuses galettes de pommes de terre qu’on peut servir à Hanouka. En réalité, on retrouve des recettes très similaires un peu partout en Europe: en Belgique, en Allemagne, en Suède, en Pologne ou encore en République Tchèque. Mais effectivement, les galettes les plus connues sont les latkes que mangent les juifs ashkénazes pour Hanouka.
Pour 16 latkes (soit 4 par personne)

– 6 pommes de terre de taille moyenne

– 1 oignon blanc
– 40gr de farine
– 2 oeufs
– 1 cuillère à café de sel
– du poivre
– de l’huile de friture + huile d’olive
– de la ciboulette
Pour réaliser cette recette, il est très préférable d’utiliser un robot pour râper les pommes de terre une fois qu’elles sont épluchées bien sûr (comme des carottes râpées).
On râpe de la même façon l’oignon puis on réserve l’ensemble dans un saladier en mélangeant un petit peu pour bien répartir l’oignon.
Il faut tout presser puisque c’est gorgé d’eau. (Ce n’est pas la partie la plus marrante de la recette…)
Dans un autre saladier, on mélange la farine, les oeufs, et on assaisonne avec du sel et du poivre.
On mélange patates/oignons à l’appareil et on mélange bien.
Dans une grande poêle tapissée d’un mélange huile de friture/huile d’olive, on vient déposer 4 à 5 galettes que l’on forme à l’aide d’une grande cuillère à soupe puis on fait bien frire les galettes en les retournant régulièrement pour ne pas qu’elles brûlent.
Une fois que la galette arbore un look sympathique et bien bronzé, on la dépose dans un plat doté d’un papier absorbant (voire une double couche puisque c’est bien gras), et on réitère l’opération jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de patates crues dans le saladier (vous aurez également à rajouter de l’huile). Une fois terminées, on peut disposer les galettes sur une plaque toujours recouverte de papier absorbant, et on essaye de tapoter les galettes pour leurs faire perdre un maximum de leur matière grasse. Si besoin, on peut repasser un petit coup au four pour les rechauffer, et juste avant de servir, on saupoudre avec de la ciboulette ciselée pour donner un peu de goût et de couleur.
Ces galettes s’accomodent parfaitement avec de la viande ou une salade verte.

Et comme l’autre fois, un petit bonus musical: Matisyahu, un juif américain qui nous propose sa version de Happy Hanukkah version reggae… vraiment sympa 🙂

http://youtube.googleapis.com/v/K1QRSl6hUZw&source=uds

A bientôt les copains ! 

Les prochaines recettes seront surement axées sur les fêtes de Noël 
(et oui, c’est l’avantage d’être « moitié-moitié » haha)

Les rugelachs, des croissants gourmands pour Hanouka

Au mois de janvier dernier, je vous parlais de Hanouka, la célèbre fête des lumières pour les juifs. Je vous racontais son histoire mais vous parlais aussi des bonnes choses que l’on mange à cette période. Ça tombe très bien puisqu’on est en plein dedans et on a déjà commencé à allumer des bougies sur la Hanoukia (le chandelier). Je ne vais pas vous raconter l’histoire de nouveau, mais souvenez-vous, on célèbre le miracle de l’huile, donc les mets bien gras sont de mise. On met de côté le régime, et on se lance aux fourneaux. Pour l’occasion j’ai préparé des galettes de pommes de terre (appelées Latkes) et des Rugelachs qui sont des petits croissants au chocolat et aux noix, devenus très populaires pour Hanouka et tous deux issus de la cuisine juive ashkénaze (c’est à dire des juifs de l’est de l’Europe).
Pour 12 petits croissants:
– 1 pâte feuilletée 
– 1 paquet de cerneaux de noix
– du nutella ou autre pâte à tartiner
– 1 jaune d’oeuf
[Opt]: sucre glace pour la décoration
Je vous propose une version très simplifiée et rapide si vous voulez éviter de perdre trop de temps à faire vous même la pâte…
– Donc on commence par émincer les cerneaux de noix en petits bouts.
– On préchauffe le four à 180°C puis on prépare une plaque tapissée de papier cuisson.
– On déroule la pâte feuilletée puis on étale dessus du nutella en essayant de recouvrir un maximum de pâte, tout en laissant une marge de 2 centimètres sur les bords.
– On dispose les noix sur le nutella et on coupe la pâte en 12 triangles (12 parts quoi).
– On roule les triangles en commençant par l’extérieur pour que la pointe se retrouve sur le dessus et vienne « fermer » le croissant. On appuie bien sur la pointe pour éviter qu’elle ne se décolle à la cuisson.
– Enfin, une fois les croissants disposés sur la plaque de cuisson, on mélange un jaune d’œuf avec un petit peu d’eau, et avec un pinceau, on les badigeonne pour leurs donner une belle dorure.
– On enfourne pendant 25 minutes (en vérifiant bien au bout de 10 minutes si les croissants ne se sont pas défaits en gonflant)
– Pour la petite touche finale, j’ai rajouté un petit peu de sucre glace par dessus
Bonne dégustation et surtout un Joyeux Hanouka à tous !
Cliquez ici pour relire mon article sur Hanouka & les beignets de Roladin
En bonus, une petite vidéo des « Maccabeats », de jeunes juifs qui chantent a capella et font toujours de super vidéos pour les fêtes.

Le Dôme du Rocher, l’emblème musulman de Jérusalem

Voila déjà un an que j’ai effectué mon séjour en Israël, et je n’ai toujours pas fini de vous compter les merveilles que j’y ai vu. On va se pencher aujourd’hui sur l’architecture arabe de Jérusalem et notamment le joyau à la coupole dorée, le Dôme du Rocher qui figure sur toutes les photos de Jérusalem. Autant le quartier musulman de la vieille ville m’a beaucoup déçu tant il était sale et moche, autant on est époustouflé face au Dôme du Rocher. A moins d’être de religion musulmane, on ne peut malheureusement pas pénétrer à l’intérieur du dôme… Pour passer, les « gardes » vérifieront votre identité (nom, passeport, photo, tenue vestimentaire) et s’ils ne sont pas convaincus, vous aurez éventuellement à prouver que vous êtes bien musulman en récitant un verset du Coran par exemple. Je trouve ça tellement dommage, à en croire la maquette présentée au Musée de la Tour de David, l’intérieur a l’air splendide…

Si on se penche rapidement sur l’histoire, le Dôme du Rocher, construit en 691 sur ordre d’un calife, serait l’endroit où Mahomet serait monté au paradis lors d’une virée nocturne en chevauchant son bouraq, un animal mystique souvent représenté avec une tête de femme, des ailes et une queue de paon. [C’est marrant c’est exactement la même chose que la déesse hindoue Kamadhenu que j’avais vu en Malaisie…] Depuis ce temps, l’Esplanade du Temple (où s’est bâti le Dôme) est le troisième lieu saint musulman après la Mecque et la Médine. Cependant, les juifs revendiquent ce lieu saint car le Dôme aurait été construit là où se trouvait le grand Temple juif avant qu’il ne soit ravagé par les romains. Il s’en suit ainsi une éternelle bataille de religion. Je ne prétends pas avoir les connaissances suffisantes pour dire quoi que ce soit à ce sujet, alors pour éviter de transformer l’histoire, je vais m’en tenir à l’architecture sublime de cette mosquée.

A l’époque, les architectes ont rencontré une grande difficulté puisqu’ils devaient construire ce temple autour du rocher sacré où Mahomet serait monté au paradis et là on y verrait la trace de son pied (pour les plus croyants). Au lieu de commencer la construction par son centre, ils ont commencé par la périphérie et se sont rapprochés de l’intérieur. Ils ont beaucoup joué avec les formes et la géométrie, on y retrouve des cercles, des carrés et une forme octogonale… Ce temple représente parfaitement le génie des architectes de l’époque, puisqu’il s’avère être une construction extrêmement complexe.

Et outre sa forme, son dôme doré, ses mosaïques en pâte de verre dans les tons bleus, verts et jaunes ainsi que les arches et les colonnes en marbre rajoutent une beauté supplémentaire à cet édifice.

Pour conclure, on peut toujours garder un petit espoir que l’intérieur se visite de nouveau, un jour…
Bon week-end

Laline with love, une marque glamour de cosmétiques

Quand on pense aux cosmétiques en Israël: on pense tout de suite Mer Morte, et cosmétiques quasi-pharmaceutiques… moi j’ai plus glamour pour vous.. Laline, une marque que toutes les israéliennes s’arrachent. Mes deux cousines qui en sont folles, m’ont directement emmené là-bas.

La marque a elle-même été créée par deux cousines israéliennes, qui ont ouvert leur première boutique en 1999 et aujourd’hui, on en compte 60 à travers le monde. Des mélanges détonants qui allient senteurs de Provence et sels de la Mer Morte. Pour les hommes, les femmes, les jeunes filles, les bébés… Laline essaye de satisfaire tout le monde. Même si la plupart des boutiques se trouve en Israël, vous pourrez tout de même en trouver quelques une à l’étranger (USA, Japon, Singapour & prochainement en Italie). Pour la liste exacte, cliquez ici.

Mon choix s’est tourné vers la nouvelle gamme Disney (oui je sais, je suis incorrigible) « Minnie Loves Mickey », avec le gommage corporel, le gel douche, le tout accompagné de la petite trousse assortie. Trop mignon non ? Le gommage est super puisqu’en plus de gommer à la perfection grâce aux sels, il lave et mousse en même temps. J’aurais donc presque pu me passer d’acheter le gel douche.

Pour mon deuxième coup de coeur, il s’agit de la gamme « Raspberry-Vanilla » (Framboise-Vanille) avec la « Crème de la Crème » façon crème fouettée pour le corps, le « Foam Fatale » (Crème Fatale) c’est à dire le savon fouetté pour le corps (même principe que l’autre sauf que celui là lave), et enfin le gommage aux sels hyper efficace lui aussi, qui laisse une délicieuse odeur gourmande sur la peau avec une impression de fraîcheur et de propre (oui lui aussi a l’usage gel douche). Bref, je suis complètement conquise par cette gamme !

Je vous ai trouvé le site américain si vous souhaitez découvrir les produits, malheureusement ils ne livrent qu’aux USA j’ai l’impression… Cliquez-ici
Quant à moi, je suis impatiente d’y retourner pour découvrir d’autres gammes de produits !
A bientôt

Sabon, nouvelle boutique cosmétiques à Nice

Il y a à peine deux semaines, Nice Etoile, le centre commercial de Nice, nous annonçait la venue d’une nouvelle boutique de cosmétiques. Sabon nous arrive tout droit d’Israël et nous propose bien évidemment des produits issus de la Mer Morte pour une qualité optimale. Ma cousine d’Israël me rendant justement visite à ce moment là, j’ai profité de ses conseils avisés pour m’y rendre. La boutique est très épurée avec une fontaine en pierres de Jérusalem en son centre pour pouvoir tester les produits.
J’ai flâné une première fois pour avoir un aperçu global des produits, puis je suis tombée nez-à-nez avec une vendeuse me proposant de faire « le rituel de beauté ». Soyons fous… Bien qu’enrhumée, je choisis ma senteur préférée parmi celles proposées (le musc) et retroussai mes manches.
On commence par une huile de douche pour se laver les mains sans qu’elle laisse un corps gras après utilisation, on continue par le gommage (au sel de la Mer Morte) et une fois les mains sèches, on applique la lotion crème apaisante. Le résultat est fantastique…  Il existe d’autres senteurs comme par exemple patchouli-lavande-vanille, rose-thé, citron-menthe ou encore mangue-kiwi. Très exotique n’est-ce pas ? 
Il y a tout de même une ombre au tableau… il s’agit, vous vous en doutez, des prix… comptez 20€ pour l’huile de douche, 23€ pour un petit gommage (250g), et enfin 21€ pour une bouteille de lotion. Soit un ensemble à 64€… Cependant, au vue de la qualité des produits, je trouve que ce n’est pas si cher que ça… Personnellement je n’ai rien acheté parce que les prix sont plus chers en France qu’en Israël, j’attends donc d’y retourner en novembre pour faire le plein chez Sabon!
Site internet: http://www.sabon.fr/

J’ai testé: le free-tour de Jérusalem

Lors de mon dernier voyage en Israël, j’ai pu tester le free-tour dans la vieille ville de Jérusalem. Je ne connaissais pas du tout ce concept avant que ma cousine m’en parle.

Nous avions rendez-vous à la porte de Jaffa à 11h du matin pour un aperçu d’une heure, une heure et demie de la vieille ville. Au programme, quartier chrétien, quartier musulman, quartier juif puis quartier arménien avec les plus beaux points de vue de la ville.

Qu’il fasse beau, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente, le guide sera toujours au rendez-vous. La visite est exclusivement en anglais, gratuite et effectuée par des bénévoles locaux passionnés d’histoire, d’art et bien sûr de leur ville. Si vous avez aimé la prestation, c’est toujours sympa de laisser au guide un petit pourboire pour le remercier du temps qu’il vous consacre.

D’ailleurs le free-tour est disponible dans de nombreuses capitales (Amsterdam, Berlin, Bruxelles, New-York, Prague, Dublin, Madrid ou encore Londres). Alors n’hésitez pas à y participer et à me donner votre avis sur cette expérience.

freetour

 

Leur site internet: SANDEMANs NEW Europe

Escapade salée dans les paysages lunaires de la Mer Morte

Pour commencer cette nouvelle semaine, je vous emmène faire une escapade salée à la Mer Morte, haut-lieu de tourisme en Israël. Cette mer est célèbre pour son taux anormal en sel qui permet au corps humain de flotter. Pour vous donner une idée, l’eau de mer a un taux en sel de 3.5%, tandis que la Mer Morte en contient 27.5%. Bien entendu, avec un taux si élevé, aucun mammifère marin ou poisson ne peut survivre. C’est pour cela qu’on la surnomme « Mer Morte ».
Alors bien sûr, la première question qui nous traverse l’esprit: « Pourquoi la Mer Morte est plus salée que les autres ?« 
La Mer Morte prend sa source dans le Jourdain (situé au nord du pays), qui de par sa surexploitation (c’est elle qui fournit l’ensemble du pays en eau douce), empêche le renouvellement d’eau de la Mer. Par ailleurs, la pluviométrie dans cette zone aride s’atténuant d’année en année, la Mer Morte s’évapore de plus en plus, et perd en superficie. On dit que son niveau baisse de 70 cm par an et que sa superficie aurait baissé d’un tiers depuis ces 50 dernières années. Et étant donné que l’eau douce s’évapore, il ne reste plus que du sel. Donc sa salinité s’accroit elle aussi au fil du temps.
Vous comprenez donc que si le gouvernement ne trouve pas de solution pour détourner une autre source (de la Mer Méditerranée ou de la Mer Rouge), la Mer Morte tend à disparaître définitivement. Je vous encourage à ne pas attendre plus longtemps pour vous y rendre ! On ne sait pas de quoi demain sera fait !
Après avoir vu les aspects négatifs de cette salinité, je vais vous en dire les nombreux bien-faits.
En effet, les vertus thérapeutiques des minéraux et de la boue de la Mer Morte ont une renommée mondiale depuis la nuit des temps. On dit que Cléopâtre et Hérode les utilisaient déjà à l’époque pour leurs propriétés médicinales. Aujourd’hui, de nombreux médecins recommandent, voire prescrivent, des cures à la Mer Morte à leurs patients. On y soigne visiblement très bien les psoriasis, l’asthme, l’eczéma, l’acné ou encore les maladies articulaires ou pulmonaires… Quand à sa boue argileuse, elle permet de gommer la peau en douceur, tout en la désincrustant et la tonifiant et affine le grain de peau de façon immédiate. [je vous jure, j’ai essayé: une vraie peau de bébé !]. Vous pouvez même faire un masque capillaire car elle a un pouvoir dégraissant et redonne un bon équilibre à votre cuir chevelu.
Mais les vertus ne s’arrêtent pas là… L’air est constamment chargé en soufre et en brome qui permettent un apaisement immédiat sur le système nerveux. Alors pour vous détendre, arrêtez la fumette et venez à la Mer Morte ! Là-bas, 8% en plus d’oxygène, pas de pollens/allergènes, vous respirerez comme jamais vous l’avez fait !
De plus, du fait de sa très basse altitude (point le plus bas de la terre, à environ -422 mètres), les UV sont filtrés, et il serait impossible de prendre des coups de soleil. (Donc si vous voulez prendre des couleurs, ce n’est pas la bonne destination).

Bref, vous l’avez compris, il n’y a aucune excuse pour ne pas y aller, car c’est un endroit extrêmement sain qui ne pourra que vous faire du bien, quelque soient vos problèmes !

Pour prendre mon bain, j’ai été à Mineral Beach. Sur place, vous pouvez aussi vous baigner dans un bain sulfuré qui est aussi bon pour la peau.

A défaut de pouvoir vous rendre physiquement là-bas, vous pouvez toujours utiliser les cosmétiques issus de la Mer Morte: c’est mieux que rien ! L’une des marques les plus réputées est Ahava. [Si vous vous rendez sur place, ne manquez pas de « visiter » leur laboratoire. Oui entre guillemets parce qu’il n’y a pas vraiment de visite… on voit les employés travailler à travers une grande vitre (comme au zoo), et on vous pousse dans la boutique pour visualiser une courte vidéo et surtout pour acheter.] Mais bon, c’est quand même sympa… Et ils vous donnent plein d’échantillons !

Enfin, en matière de patrimoine, deux lieux incontournables autour de la Mer Morte:
– Massada, la forteresse construite par Hérode

Je vous parlais plus haut de Hérode et j’en parlais la dernière fois dans mon article sur les musées de Jérusalem. Hérode était un constructeur très talentueux à l’époque romaine: il a fait des extensions massives sur le Second Temple et aussi sur la Tour de David, il a construit Massada, a renforcé les murailles de Jérusalem etc. En plus de ses constructions, ce jusqu’à sa mort, il était « Roi de Judée ». Hérode fut un personnage très important dans l’histoire d’Israël et il a laissé derrière lui de nombreuses constructions. Vous le retrouvez également à Athènes ou Tripoli (Liban).

Massada est une forteresse située sur une falaise haute de 450 mètres au nord de la Mer Morte. Elle a été construite pour être un refuge en cas de révoltes intérieures ou d’invasions égyptiennes. 60 ans après la mort d’Hérode, pendant la Grande Révolte contre les romains (en l’an 66), un groupe de juifs rebelles se sont réfugiés à Massada. Rapidement, ils furent rejoints par d’autres juifs, expulsés de Jérusalem et se retrouvèrent un millier à vivre dans la forteresse. Grâce à de nombreux vivres et aux citernes d’eau, ils purent survivre aisément pendant que les romains s’occupaient de construire un mur d’encerclement et une rampe. Ces constructions étant faites par des prisonniers hébreux, les juifs de la forteresse ne pouvaient se résoudre à attaquer leurs frères. 7 mois plus tard, lorsque les romains réussirent enfin à pénétrer dans la forteresse, les juifs avaient mis le feu à tous les bâtiments sauf au garde-manger et ils étaient tous morts (à l’exception de deux femmes et de 5 enfants cachés dans l’une des citernes). Les juifs avaient tiré au sort pour savoir qui tuer dans le groupe (rappelons que le suicide n’est pas accepté dans la religion juive). Les tuiles du tirage au sort ont véritablement été retrouvés sur le site. Le fait d’avoir préservé le garde-manger était pour prouver aux romains qu’ils vivaient convenablement, et qu’ils ont décidé par eux-même le moment de leur mort plutôt que d’être pris par les romains.

Un site incroyable et une vue imprenable sur la Mer Morte

– Ein Gedi, l’Oasis de la Mer Morte

Ein Gedi est une oasis et une ancienne ville antique au statut actuel de « parc national ». On peut aujourd’hui visiter la réserve, le kibboutz et son jardin botanique ou encore voir les ruines de la synagogue antique. C’est à Ein Gedi que le Roi David vint se réfugier lorsqu’il était poursuivi par le roi Saül, ou encore qu’on produisait en secret l’essence du baumier (plante aromatique très prisée à l’antiquité) qui faisait toute l’économie de la ville.

Une petite pause de verdure bien agréable au milieu du désert, ça ne se refuse pas ! Et puis avec un peu de chance, vous verrez des bouquetins monter aux arbres !

Enfin, je termine par quelques recommandations avant de vous baigner:
– tachez de ne pas vous blesser avant votre bain, car vous le sentirez bien passer avec le sel ! (ça bruuuuule)
– bien évidemment, ne plongez jamais votre tête sous l’eau et ne touchez pas vos yeux

– repérez le bac de boue le plus proche, et n’oubliez surtout pas de vous faire un petit masque !
– pour le bain sulfuré, veuillez ne pas rester plus de 15 minutes: à trop hautes doses, cela peut être nocif pour votre santé.

Flottez bien les copains !

Via Dolorosa & Pause falafels à Jérusalem

Je ne pouvais quitter Jérusalem sans emprunter la célèbre « Via Dolorosa » (litt. la voie douloureuse), qui selon la tradition chrétienne, aurait été empruntée par Jésus juste avant sa crucifixion. Les touristes les plus courageux feront le pèlerinage en portant l’une des croix de bois que l’on peut trouver sur le chemin. Le pèlerinage suit un itinéraire très précis: de la première station jusqu’à la quatorzième.
 
Plan trouvé sur Planet Ware

Les quatre dernières stations se situent au sein même du Saint-Sépulcre, mais il y a tellement de monde à l’intérieur, qu’honnêtement, je ne saurais pas vous quelles sont-elles! Ci-dessous, je vais vous montrer des « graffitis » faits par les pèlerins depuis des siècles, ainsi que des photos plus globales du Saint-Sépulcre, qui est l’un des monuments les plus visités de ce pays.

En sortant du Saint-Sépulcre, directement sur votre gauche, vous pourrez accéder à des chapelles éthiopiennes très rudimentaires, qui vous permettront de remonter jusque sur les toits du Saint-Sépulcre où les éthiopiens ont construit leur « village ». Ils se contentent de « survivre » dans de toutes petites pièces de moins de 10m² et ils prient toute la journée.

La Reine de Saba qui rend visite à Salomon (Hypothèse n°2 – Lire ci-dessous)

Le saviez-vous ? Il existe également des éthiopiens juifs qui ont tous été rapatriés récemment en Israël.
Mais d’où viennent-ils ? Plusieurs hypothèses (trouvées ici):

1. Ils sont les descendants de la tribu perdue de Dan
2. Ils sont les descendants de Menelik I, le fils du roi Salomon et de la reine de Saba
3. Ils sont les descendants d’Éthiopiens païens et chrétiens, convertis au judaïsme depuis des siècles
4. Ils sont les descendants de Juifs qui ont fui Israël pour l’Égypte après la destruction du premier Temple en 586 avant JC et se seraient installés en Ethiopie.

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Bon toutes ces informations religieuses vous ont donné faim ? Alors je vous propose une petite halte dans le quartier arménien et très exactement sur le parvis de Notre Dame du Spasme (entre les stations III et IV) à la Casa della Gioventù. Au menu, pizzas, kebab, falafels ou encore schnitzel (une autre spécialité locale). Pour nous c’était falafels ! (pour ceux qui ne connaissent pas: ce sont des boulettes de pois chiches). Nous avions aussi pris des jus de fruits frais. (Je vous recommande le jus de grenade, c’est une tuerie !).

S’il vous reste des forces après cela, je vous suggère vivement de rentrer dans l’hospice autrichien (hôtel) juste au coin de la rue pour jouir d’un superbe panorama sur la ville.

C’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que je ne vous ai pas trop saoulé d’informations religieuses et d’histoire. Mais promis, je fais ça pour votre bien :p

Roladin, les meilleurs beignets d’Israël

Chaque année, à l’occasion de Hanouka, la célèbre chaîne de coffee shops « Roladin » fait rêver les passants avec ses vitrines pleines de soufganiyot (beignets traditionnels servis à Hanouka).
Avant de vous parler de Roladin et de la consommation de soufganiyot en Israël, un rappel de l’histoire de Hanouka s’impose ! (Bon, ça dure 10 minutes, mais promis c’est super intéressant !)
A présent, vous comprenez qu’Hanouka est la fête des lumières. Pendant 8 jours, chaque foyer allume une nouvelle bougie sur la hanoukia (chandelier à 8 branches avec une branche supplémentaire au milieu pour y mettre la bougie qui sert à allumer toutes les autres. Donc en réalité, on en compte 9). On les allume vers 17h, une fois que la nuit est tombée. D’ailleurs si vous vous rendez dans une boutique à ce moment là, vous les verrez probablement faire la prière avant d’allumer les bougies. C’est assez « insolite » comme situation, mais cool à voir ! Aujourd’hui, on utilise des bougies que l’on trouve en commerce, mais les plus religieux utiliseront de l’huile pour respecter la tradition et l’histoire, et si possible de l’huile d’olive, comme à l’époque.

Célébration dans le hall d’un centre commercial de Mamilla, proche de la porte de Jaffa

Comme c’est le « miracle de l’huile », les spécialités gastronomiques sont bien sûr riches en huile (soufganiyot, latkes qui sont des beignets de pommes de terre…)

Bon revenons à nos moutons soufganiyot ! Selon le site de l’Alliance, ce marché représenterait 60 millions de shekels, et en Israël, on en fabriquerait près de 18 millions par an ! Chaque individu en consommerait 3 à 4 dans la saison. (je confirme, j’ai du en manger 3 ou 4 quand j’y suis allée: mes fesses s’en souviennent encore !)

A l’origine, le beignet est saupoudré de sucre glace, et fourré à la confiture, mais Roladin le décline en une dizaine de goûts différents, allant du chocolat, à la confiture de lait en passant par la crème pâtissière. Ils peuvent être saupoudrés de paillettes de sucre multicolores, zébrés, en escargot ou encore aux éclats de noisette. Certains ont même une petite pipette de coulis planté dans le derrière pour que le gourmet puisse doser selon ses goûts la quantité de coulis à injecter dans son beignet. L’année dernière, Roladin avait même lancé une série de beignets surprenants dont la pipette contenait de l’alcool (vodka ou liqueur), cependant, je n’en ai pas trouvé et la vendeuse nous a dit qu’ils n’en faisaient plus. Je pense que les autorités avaient peur qu’ils alcoolisent des enfants… je ne vois que cette explication !
Enfin alcool ou pas alcool, j’ai trouvé mon bonheur, je vous rassure !

Et ils font ça bien: il y a même les calories en dessous de chaque beignet !

Dégustation à l’un des cafés de Roladin: beignet au chocolat avec un cidre chaud à la cannelle (une autre spécialité)
Ou dégustation à la maison
Et le dernier jour: voila ce que ça donne 🙂
Avec la photo de mon arrière arrière grand père derrière
Pour terminer cette escapade gourmande, je vous emmène dans le quartier de Nachlaot, un quartier qui rassemble des familles de diverses origines, dans lequel il est possible de voir les hanoukiot devant les maisons. Nous n’étions pas les seuls à chercher: une tonne de groupes guidés étaient là à arpenter le quartier à la recherche des bougies, mais rien… Nous avions alors décidé de repartir en passant par les petites ruelles, et là… surprise. Nous avons vu quelques hanoukiot allumées, et par chance, nous sommes tombées sur une famille qui commençait à peine la célébration et qui nous a autorisé à partager ce moment avec eux. C’était magnifique à voir !

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Si lecoeur vous en dit, vous pouvez également vous rendre à Mea Shearim qui est le quartier juif orthodoxe par excellence, mais vous serez confrontés à une population beaucoup moins ouverte d’esprit. D’ailleurs, vous lirez sur les murs « merci de ne pas passer dans notre quartier avec des vêtements inappropriés, ça offense très fortement notre communauté »… vous voila prévenus !  En tout cas, le folklo y est: défilé de papillotes, shtreimel et compagnie. Je n’étais pas très à l’aise dans ce quartier. J’ai trouvé ça même un peu flippant. Comme pour toutes les religions, je n’aime pas les « trop » religieux.

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C’est la fin de ce billet spécial fête des lumières et soufganiyot. J’espère que ça vous a donné faim, et surtout l’envie de célébrer un jour un hanouka dans une famille juive, et encore mieux en Israël, c’est vraiment une jolie fête !

Marc Chagall, voyage biblique en Terre Sainte

Mon amour pour Chagall se poursuit jusqu’en Terre Sainte 🙂 Il était évident que ce grand maître de l’art d’origine juive ashkénaze se rende un jour ou l’autre en Israël: pour voir de ses propres yeux la Terre Sainte, d’y trouver une réelle inspiration biblique pour ses œuvres et afin d’y laisser une trace indélébile. Souvent habituée à découvrir Chagall dans les musées, je suis surprise de voir qu’il a cette fois-ci opté pour des endroits insolites.

1ère étape: l’Hôpital Hadassah

Quoi ? Chagall dans un hôpital ? Oui oui je vous assure… J’avoue que c’est un peu curieux de se rendre dans un hôpital au milieu des patients pour voir les œuvres de l’artiste. Il s’agit plus exactement de 12 vitraux qui décorent une petite synagogue se trouvant au sein même de l’hôpital. Il faut déjà franchir l’épreuve de la sécurité avec portique et fouille du sac, puis l’épreuve du repérage dans ce labyrinthe, et enfin de la nana-pas-sympathique-du-tout qui vous attend en caisse avant qu’elle aille vous ouvrir la synagogue qui est fermée à clé. Une fois à l’intérieur, interdiction formelle de prendre des photos (dans tout l’hôpital en fait…), elle lance le CD d’explication en français, et elle s’en va…
Par souci de bonne conscience, et parce qu’il ne faut pas rigoler avec les règles en Israël, je m’abstiens de toutes photos furtives et me console en me disant que je les trouverai sur internet… (oui je suis d’accord… ce n’est pas la même chose…)
Enfin bref, malgré ma frustration, je laisse mon appareil au fond de mon sac, et écoute attentivement les explications du monsieur du CD…
En 1958, l’Hôpital Hadassah propose un challenge à Marc Chagall: décorer la synagogue de l’hôpital de 12 vitraux sur le thème des 12 tribus d’Israël sans jamais représenter le visage humain. Challenge accepté et réussi haut la main par le peintre-verrier.
Je vais vous donner les symboles des différentes tribus: à vous de les retrouver dans les vitraux.
(Photo trouvée sur Internet)

Asher: Olivier

Benjamin: Loup, Jaspe (roche sédimentaire)

Joseph: Gerbes de blé, Onyx (pierre à rayures noires et blanches ou blanches et marrons), Vaches, Shofar
Juda: Pierre turquoise, lion

Dan: Serpent, Balance, Saphir

Gad: Campement militaire

Issacar: Âne, Livre, Soleil, Lune, Etoile, Améthyste (couleur violette)

Nephtali: Biche, Diamant

Ruben: Mandragore, Rubis
Simeon: Épée, Porte, Topaze (couleur jaune)
Levi: 12 pierres précieuses (pour les 12 tribus), Émeraude
Zabulon: Bâteau, Poisson, Chrysolithe (couleur jaune-vert)
Si vous voulez lire une description plus poussée des vitraux, je vous recommande l’article de Véronique Chemla qui les décrit avec excellence.
Je ne regrette pas d’être allé voir ces vitraux de mes propres yeux, parce qu’ils sont juste sublimes. Par contre, je le reconnais: pour un touriste sans moyen de transport et sans accompagnateur parlant hébreux, bon courage pour les retrouver dans ce labyrinthe…Aussi vraiment dommage qu’on ne puisse pas les prendre en photo… Il n’y a pourtant pas de problèmes avec ceux de Reims ou de Metz…Tant pis

2ème étape: la Knesset

Une fois encore, je me retrouve dans un endroit assez insolite de Jérusalem: j’ai nommé la Knesset (le parlement d’Israël). J’en profite pour suivre la visite guidée en anglais qui nous explique tout le fonctionnement du gouvernement israélien et qui se termine par le Hall dédié à Chagall (3 immenses tapisseries, des mosaïques au sol et une grande mosaïque murale).

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Chagall a reçu la commande des trois tapisseries en 1965 et il a mis 4 ans à les réaliser (et 4ans supplémentaires je crois à les installer). Celle qui se trouve au centre et qui est la plus grande représente la connexion des juifs à leur Dieu. Sur la droite, on voit Moïse recevant de Dieu les 10 commandements sur le Mont Sinai. Puis on le voit de nouveau sous le nuage (avec le visage jaune) guidant son peuple vers la Terre Promise et vers David et sa harpe (en rouge). En haut, à gauche de Dieu (en bleu), on voit également un village en flamme qui représente le holocauste.

La deuxième tapisserie, située à gauche du triptyque, représente la construction de Jérusalem (que l’on voit dans la bulle) et les juifs à travers l’histoire de cette ville. On aperçoit encore David en rouge et tout autour de lui, le peuple danse et chante (pour représenter les grandes fêtes juives).

Enfin la troisième tapisserie située à droite, représente le rêve de Jacob: le Mont Sinai, le sacrifice d’Isaac… Et tout comme la bible l’indique, on voit apparaître un loup avec l’agneau, la panthère accompagnée d’un veau et d’un chevreuil, du bétail qu’on engraisse et un petit enfant qui les guide.(Honnêtement, je n’aime pas tellement cette tapisserie)…

Sur la grande mosaïque murale, au centre, on voit apparaître l’ange de la rédemption qui tend ses bras au peuple juif pour les faire retourner dans leur patrie. On y voit aussi le fameux mur de Jérusalem, et la ménorah. Le guide nous a dit qu’il y aurait 12 visages dans le peuple, pour représenter les 12 tribus d’Israël. Une bien jolie mosaïque !


 Pour les mosaïques au sol, Chagall a utilisé les pierres locales de couleurs claires. On y voit l’oiseau, symbole de joie et de vie, une main tendue pour le salut, le veau pour la jeunesse et l’innocence, et enfin le shofar (la corne) et le poisson pour les fêtes juives. J’aime beaucoup ces mosaïques…
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Une fois la visite terminée, on ressort de la Knesset et on tombe sur un jardin de roses.

Si vous deviez choisir entre ces deux visites, je vous recommanderais plutôt la Knesset qui présente un réel intérêt touristique avec les œuvres de Chagall ET la visite du parlement afin de mieux comprendre les choix politiques de l’État d’Israël. Honnêtement, moi qui habituellement, me désintéresse complètement de la politique, j’ai vraiment adoré cette visite qui plus est, est gratuite ! Alors ne vous en privez pas !
Bon week-end à tous et à lundi pour de nouvelles aventures !