[KYOTO]: Seimei Jinja, le temple magique de Kyoto

A proximité du Nishijin District et du Palais Impérial de Kyoto, se trouve ce petit temple étrange, le Seimei Jinja. En effet, en arrivant près du sanctuaire, il vous faudra passer sous un torii arborant le signe du pentacle… Bienvenue dans le sanctuaire magique de Abe no Seimei…

Abe no Seimei est le devin le plus célèbre de l’époque Heian (794-1185), et l’un des plus connus du pays encore de nos jours.

Abe no Seimei pratiquait ce qu’on appelle l’onmyôdô, une science occulte basée sur la divination, la magie et le yin et yang, philosophie chinoise introduite au Japon au VIème siècle.

Les puristes pensent que notre univers est bâti selon le Yin et le Yang, tout a une part d’ombre et de lumière qui permet de vivre dans l’équilibre et l’harmonie. Oui Mesdames, comme vous pouvez le constater, nous sommes « the dark side » mouahahah…

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Et le Yin et le Yang se base sur ce qu’on appelle les « 5 mouvements chinois », que l’on retrouve d’ailleurs dans la médecine chinoise puisque selon les croyants, tout a une signification. C’est sur ces 5 mouvements que l’on retrouve le fameux pentacle.

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Abe no Seimei n’était pas n’importe qui ; il était l’un des conseillers de l’empereur et du gouvernement, et s’occupait du « département de la magie » (on se croirait presque dans Harry Potter…). Il pratiquait l’astrologie, prévenait des potentielles catastrophes qui allaient s’abattre sur le pays et priait pour la santé de l’empereur. Abe a lui-même bénéficié d’une santé exceptionnelle qui lui a permis de vivre jusqu’à plus de 80ans (ce qui est rare à cette époque) ; Cela a bien sûr renforcé sa crédibilité en tant que devin et être mystique.

Encore aujourd’hui, son personnage anime bien des légendes et il figure d’ailleurs dans beaucoup d’anime, manga ou jeux vidéos.

Si vous touchez en même temps la Yakuyoke-momoe (la pêche) et l’endroit de votre corps où vous ressentez une douleur, il se dit que votre souffrance disparaîtra. Au Japon, ce fruit symbolise la longévité.

Quelques unes des 10 légendes représentées dans le temple…

Bois l’eau « Seimei » et elle te guérira de tes maladies…

En dessous, un pont qu’il faut éviter de traverser, surtout si vous êtes en couple et prévoyez de vous marier car c’est le divorce qui vous pend au nez. En effet le pont s’appelle « Ichijo-Modori » et le verbe « modoru » signifie « retourner. Cela implique donc pour vous de retourner dans votre ancienne vie. L’espèce de troll gardien du pont est ce qu’on appelle un « shikigami », soit un esprit invoqué par celui qui pratique l’onmyodo pour le servir. A l’époque, tout le monde croyait qu’Abe no Seimei était très doué pour contrôler les esprits.

J’ai beaucoup aimé ce lieu mystique, empreint de légendes et de sorcellerie. C’était une visite originale que je vous recommande de faire si vous êtes de passage à Kyoto. Seimei Jinja est un temple unique en son genre.

Fushimi Inari, le temple qui fait rêver les français

C’est absolument incroyable que je n’ai toujours pas écrit sur Fushimi Inari, un temple incontournable de Kyoto que l’on a pu voir notamment dans le film « Mémoires d’une geisha ». Mais si, vous savez c’est quand la fille court le long d’un chemin planté de ces grandes portes rouge vermillon que l’on appelle « tori ».

Je vous en ai parlé en 2014, lorsque j’étais allée voir l’Otaue Matsuri, le festival de la plantation de riz. Vous pouvez le relire en cliquant  ici.

Aujourd’hui, je vais vous faire découvrir ce temple mystique qui vénère Inari, la déesse renard. Inari, signifie « croissance du riz », donc elle fait partie des « kami » (dieux) des champs, est propice pour les moissons, l’agriculture, la pêche, le commerce mais elle protège aussi les femmes et notamment les prostituées et les pompiers (ne me demandez pas le rapport… je ne sais pas hahaha). En somme, Inari représente la fertilité, c’est pourquoi, près de la moitié des temples du Japon fait gloire à ce petit renard.

Il existe des milliers de tori dans ce temple, et chacun d’entre eux correspond à une donation versée par un particulier, une famille ou encore une entreprise. Le nom du donateur est alors inscrit en noir sur le portique. A savoir qu’un tori peut coûter entre 1400 à 10400 € seulement sa taille et son emplacement.

Le Temple qui accueille des millions de visiteurs chaque année, est bien sûr très bien entretenu et les peintures sont régulièrement refaites (enfin surtout vers le bas, plus on monte, plus c’est nature-peinture).. J’ai d’ailleurs eu la chance de voir un artisan à l’oeuvre.

L’ascension n’est pas si facile que ça, et j’ai du m’y prendre à 2-3 fois avant de me motiver à la faire jusqu’au bout. Peu importe le couloir que vous emprunterez, tous les chemins mènent… au sommet. Rassurez-vous, vous pourrez faire une pause de temps en temps pour déguster une glace ou boire un coup. Personnellement j’ai opté pour la pause glaçounette et j’ai choisi le goût « kinako » (et non kinoko qui signifie champignon ; je me trompe sans arrêt >__<), une glace à la poudre de soja grillée. C’est un ingrédient souvent utilisé dans les desserts japonais, notamment saupoudré sur les mochi, ces petites boules blanches (parfois colorées en fonction du goût) faîte de riz gluant. C’est un incontournable des desserts nippons. Personnellement, je n’aime pas cela, sauf le kinako 🙂


Sur cette carte, on ne nous montre pas toute l’ascension, certainement pour nous éviter une petite panique hahaha.

Certains ont d’ailleurs renoncé à monter à pied 😉

Comme je suis sympa, je vous prépare par avance à ce qui vous attend (comptez 2-3h pour l’ascension complète).

Attention, je tiens néanmoins à préciser qu’il n’y rien d’exceptionnel au sommet, si ce n’est la fierté d’avoir fait la rando jusqu’au bout et d’avoir réussi à monter autant d’escaliers. En revanche, en montant, vous croiserez tantôt des beaux points de vue, tantôt des petits sanctuaires nichés dans un coin de forêt luxuriant avec de magnifiques fontaines sacrées, et des tori de toutes les tailles. Il y a aussi pas mal d’araignées qui ont pris possession des lieux, notamment vers le haut de la montagne où vous pourrez voir d’énormes toiles.

Enfin, la lumière de la victoire…

En redescendant, vous pourrez ensuite profiter tranquillement des temples situés sur l’esplanade de départ.

Le renard, plus qu’un symbole, un objet marketing…

Bien sûr tout est enclin à faire du business, mais c’est aussi ce que l’on veut voir lorsqu’on arrive à la station Fushimi, des petits renards mignonnets un peu partout. C’est une vraie célébrité là-bas ! Alors on s’en donne à cœur joie sur les photos. Vous pouvez acheter des biscuits creux en forme de tête de renard, ils sont rigolos mais ne présentent que très peu d’intérêt sur un plan gustatif.

Vous sentirez bien les courbatures le lendemain, mais vous serez ravis d’avoir vu un endroit aussi exceptionnel et inoubliable. Pour moi, Fushimi Inari fait partie des plus grands trésors du Japon. Ce n’est pas pour rien que le temple existe depuis l’an 711 😉

Ja mata ne (à bientôt)

[JAPON]: Souvenirs d’automne #2

Une chose formidable au Japon: le changement de saison ; c’est incroyablement marqué là-bas, et chaque saison est vraiment très différente: la neige en hiver, les sakuras en fleurs au printemps, la mousson en été puis les érables qui changent de couleur en automne… J’adore tellement ce pays… J’ai vécu au Japon deux fois, en tout un an et demi et ai donc pu vivre une fois le printemps et deux fois l’automne, les deux plus belles saisons. En France, on aurait tendance à être un peu triste à cette période là, c’est la fin des barbecues, l’arrivée du froid et les journées qui raccourcissent. Là-bas, je n’ai pas vécu l’arrivée de l’automne de la même façon: puisque le beau temps perdure, on voit les paysages se transformer et on sait qu’on va se régaler avec les belles couleurs d’automne. De plus, les japonais sont très friands des produits saisonniers, donc si on avait pas remarqué qu’Halloween approchait, il est facile de s’en rappeler…

Je vous propose un article un petit peu différent aujourd’hui, avec une série de photos tirées de mon téléphone sur le thème de l’automne et d’halloween au Japon… Enjoy

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Very Berry Café (Kyoto), un café style américain

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Deux cartes d’Hatsune Miku version « kawaii » trouvées dans la boutique « Animate » (Kyoto)

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Mahou no Okawari Recipe (litt’ « Recettes de magie ») qui est un livre de cuisine écrit sous forme de manga trouvé dans un bookstore à la Gare de Kyoto

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Un autre livre dans un style artistico-culinaire plutôt douteux… mais drôle

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Tout le rez-de-chaussée du magasin Loft (Kyoto) investit pour les gadgets/friandises d’Halloween

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Un peu de kawaiierie dans ce monde de bruts 🙂 Toujours chez Loft

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Expo Halloween chez Loft (Kyoto) avec ce chapeau de la marque « CandyNoir » qui me fait penser à Alice au Pays des Merveilles version Tim Burton !

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Penderie des méchantes – Disneyland Tokyo

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La Maison Hantée version Disneyland Tokyo sur le thème de l’Etrange Noël de Mr Jack

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Petit big up à Joris, que je remercie pour cette affreuse expérience culinaire 🙂 de la méduse (Chaîne de restaurants Chao Chao Gyoza)

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L’Akebi, un étrange fruit dont la couleur se prête bien à la saison… et que je regrette de ne pas avoir goûté… Trouvé en chemin à la Gare de Yokohama

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Une affiche trouvée dans un game center d’Akihabara à Tokyo

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Jolie petite décoration d’un tableau de chez Starbucks (vers la gare de Gotenda – Tokyo)


Souvenir d’une soirée Halloween complètement déjantée à Tokyo…

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Jelly Beans Hello Kitty d’Halloween trouvés à Yokohama

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Toujours à Yokohama, des sucettes Mr Jack en chocolats

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Les délicieuses pommes d’Aomori… une petite merveille

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Carpaccio de pommes d’Aomori au caramel et éclats de noix fait par mes soins

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Thé d’Halloween, trouvé dans la boutique « Inobun » (Kyoto)

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Du thé au Marron trouvé également chez Inobun que j’ai ramené en France: miam

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Les étranges cocktails de « The Lockup », un restaurant-prison idéal pour fêter Halloween

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Pumpkin Latte chez Tully’s Coffee (je crois)

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Les couleurs d’automne à Arashiyama, mon quartier préféré à Kyoto

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Des bébés gaufres à la citrouille qui m’ont été offerts par ma copine Airi pour mon retour en France

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Un drôle de type croisé dans un bar de Kyoto ; il ne manque pas d’humour en tout cas 😀

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Déco automnales & vaisselles traditionnelles vues dans une galerie de la station shijo-kawaramachi (Kyoto)

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Sablés d’automne en forme de feuille d’érable (Kyoto)

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Promenade de saison

 

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Cheers devant le Fushimi Castle, le château oublié de Kyoto

[JAPON]: L’envergure Pokemon

J’aborde aujourd’hui un sujet qui n’a rien à voir avec ce que j’écris d’habitude, mais je voulais vous parler de l’envergure Pokemon au Japon dont la licence fête ses 20ans cette année. Quand je vivais là bas, j’en ai profité pour aller visiter le Pokemon Center à Osaka. Il s’agit d’une boutique à l’effigie des petites créatures imaginées par le Satoshi Tajiri. Le développeur n’a pas seulement créé un jeu, mais il a bâti un véritable empire Pokemon. Les petits personnages & les jeux traversent les générations et rencontrent toujours autant de succès qu’à leurs débuts. 
Aujourd’hui au Japon, on trouve des pokemon center dans les plus grandes villes pour acheter goodies & jeux. On trouve même un Pikachu Cafe à Tokyo où on peut manger un hamburger ou un curry pikachu. Oui c’est kitsch, mais au Japon, on ne fait pas les choses à moitié ! Je n’ai pas poussé le vice jusqu’à tester le hamburger, mais je dirais que c’est plus par manque de temps que par manque d’envie ! C’est pourquoi je dois absolument retourner à Tokyo héhéhé. Si vous passez par Kyoto, une boutique vient tout juste d’ouvrir ses portes ce mois-ci au 5ème étage de Takashimaya.
Pokemon, c’était aussi le sponsor officiel de la fête de Tanabata en 2014 à Kyoto. Tout le monde (3ème âge y compris) se baladait avec une casquette en papier jaune pétant Pikachu. 
Cette même année, Google Map a lancé le Pokemon challenge. J’ai découvert ce programme lors de mon voyage à Nagasaki en mai. Quelle a été notre surprise de tomber sur une Pokeball en cherchant notre chemin sur google map… On est vraiment restées bêtes avec ma copine hahaha. Inoubliable comme instant. 
Et bien sûr, Pikachu est aussi là à l’aéroport du Kansai pour vous dire Au revoir & à Bientôt
Je vous quitte sur cette excellente vidéo réalisée par Statistikes qui va vous montrer concrètement ce que donne Pokemon en chiffres. 

[FASHION]: DisneySea Tokyo

Chose promise, chose due: voila le second Fashion Report à Disneyland Tokyo, mais cette fois-ci à  « Disney Sea ». Je me suis encore régalée à observer les gens passer car certains sont vraiment rigolos ! J’ai un gros coup de cœur pour la famille Donald ! Et vous ?

Pour ceux qui se poseraient la question, l’ourson qu’on voit partout s’appelle Duffy. C’est un personnage qu’on ne retrouve dans aucun dessin animé, mais seulement comme mascotte dans les parcs Disneyland. Il commence à devenir populaire en France, mais ça ne sera jamais comme au Japon où c’est une véritable idole. Il y a même une partie du parc Disneysea qui lui est consacré. J’y reviendrai dans un prochain article.

A bientôt

Marunouchi, le quartier occidental de Tokyo

A proximité immédiate du Palais Impérial de Tokyo, se trouve un petit quartier bobo à l’occidental avec de jolies boutiques & cafés. C’est un petit coin de paradis bien tranquille au cœur de la mégapole, loin du brouhaha et de la foule.
Je me suis arrêtée à Marunouchi Brick Square (Site Officiel), un mini centre commercial tout mignonnet entouré de verdure. J’ai mangé ce jour là à la boutique Joël Robuchon, chef français emblématique au Japon. J’avais eu l’occasion de le voir à la télé d’ailleurs. C’était rigolo de voir un chef aussi traditionnel sur un plateau tv aussi kitch 😀
Le Chef a axé sa Boutique sur les crêpes et galettes. Vous pouvez prendre ce qu’il y a sur le menu, ou bien choisir des choses dans la partie boulangerie. J’ai choisi une espèce de croque monsieur aux kinoko (champignons) et une petite fougasse noix-gorgonzola. J’ai pris ensuite un gâteau praliné aux noisettes. Bien qu’il y ait de fortes influences japonaises dans ce qui était proposé, ça m’a fait quand même du bien de retrouver quelques saveurs françaises après 7 mois loin de chez moi.
Quelques photos de ma tv prises en vitesse

 

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Si vous êtes en manque du bon beurre français, vous pouvez faire un petit arrêt chez Echiré, Maison du Beurre qui met en avant le beurre des Deux-Sèvres. Viennoiseries, mottes de beurre, sablés et autres bonnes choses bien grasses vous y attendent.
Le plus de ce centre commercial: Wifi gratuit

Après le repas, je vous propose une petite balade digestive dans le parc impérial. Vous pouvez même faire une sieste sous les kuromatsu (pins noirs du Japon). Merci à mon ami Quentin, le roi de la botanique pour m’avoir aidé à retrouver le nom de ces arbres ^^

J’ai eu l’impression de me retrouver dans le Central Park japonais… il y a beaucoup de sportifs dans le coin.

 

Le parc impérial est absolument gigantesque, donc je n’y ai fait qu’un arrêt rapide, d’autant plus que la météo n’était pas avec moi ce jour là… La prochaine fois, j’y retournerai pour explorer un peu plus les environs.

Si vous connaissez d’ailleurs d’autres quartiers sympas autour du Palais, n’hésitez pas 🙂

[KYOTO]: Gion Matsuri, l’un des plus grands festivals du Japon

Le mois de Juillet à Kyoto est tous les ans très intense : entre les événements du Gion Matsuri, les marchés nocturnes, les vendeurs ambulants et les éventuels typhons à gérer, vous ne vous ennuierez pas si vous visitez Kyoto à cette période là. Certes la météo est incertaine, mais Gion Matsuri reste l’un de mes meilleurs souvenirs de cette année passée au Japon. Chaque jour, vous pouvez assister à une parade ou une danse traditionnelle, ou simplement aller déguster une bière ou un kakigori sur les marchés nocturnes. J’ai trouvé ça très impressionnant de me promener à pied sur la grande avenue de Shijo-dori: adieu les nuisances sonores, & autres pots d’échappement, à partir de 18h, les rues deviennent piétonnes, et les klaxons sont remplacés par les rires des gens qui déambulent en yukata. Pour les adeptes de Street-food, vous trouverez des vendeurs ambulants un peu partout, et notamment vers Shijo-dori, karasuma-oike, muromachi dori… Pour les budgets plus souples, vous pouvez réserver une table à l’un des « kawadoko » et manger au bord de l’eau à Kamogawa. En général les repas coutent très chers, mais c’est une opportunité unique, d’autant plus que les terrasses d’été sont ouvertes seulement de mai à septembre. L’autre spot magique pour les terrasses d’été se trouve à Kibune, un peu plus dans la montagne, où vous mangez au dessus même de la cascade. Je vous en parlais ici. La prochaine fois, j’essaierai bien une terrasse d’été à Takao, une autre escapade en montagne. 
L’événement culminant de Gion Matsuri est la parade des chars, tous plus beaux les uns que les autres. Ils peuvent faire jusqu’à 25 mètres de haut, et peser jusqu’à 12 tonnes. C’est d’ailleurs très impressionnant de les voir tourner le char au niveau des carrefours car ils doivent les faire pivoter de 90° et s’aider de bambous pour faire glisser les roues. On appelle ça le tsujimawashi. Les plus hauts chars ornés d’un toit et occupés par les musiciens s’appellent les « Hoko » tandis que les chars plus petits décorés de mannequins sont appelés « Yama ». On ne compte pas moins de 33 chars en tout. Les différentes communautés de maiko (apprenties Geisha) viennent elles-aussi parader lors du festival.
BREF, ne manquez pas le Gion Matsuri, un festival qui date de l’an 869, qui à l’origine, a été créé pour apaiser les âmes dévastées par les catastrophes naturelles (peste, tremblements de terre, typhons… Il s’agit de l’un des festivals les plus importants de tout le pays ! Oui oui, je vous jure 🙂

Je vous laisse avec une vidéo réalisée par Kyoto Fan qui explique tout ça très bien.

Fêtez Tanabata, la fête des étoiles, à Kyoto ★

L’an dernier, je vous parlais du Tanabata, la célèbre fête des étoiles du 7 juillet. L’an dernier, je vous emmenais à Osaka avec sa rivière illuminée et son temple Shitennoji. Cliquez-ici pour relire l’article

Aujourd’hui je vous emmène à Kyoto pour profiter de cette jolie fête. Selon les destinations, la fête est célébrée en juillet ou en août. Tout dépend en fait si on se base sur le 7 juillet ou si on se base sur le calendrier lunaire.

Deux spots à voir à Kyoto:
Les bords de la rivière Kamogawa sur lesquels des sculptures de bois lumineuses sont exposés et du côté du château de Nijo pour suivre le cours d’eau à Horikawa et passer sous le tunnel de lumière. 
Personnellement, j’ai vu que la deuxième partie puisque le jour où nous avons voulu aller à Kamogawa, c’était en plein typhon, et l’accès aux rives a été interdit du fait de la montée des eaux. Dommage dommage…
Direction Nijo & Horikawa !

Pour commencer, nous nous sommes arrêtés au Château de Nijo pour un Light-up Spécial Tanabata (accès libre pour l’occasion). C’était vraiment chouette à voir et insolite comme endroit de projection. A la sortie de Nijo, en vous dirigeant vers le nord, vous allez remonter le canal d’Horikawa, et tout le long vous aurez des animations, des expositions artistiques, des spectacles de geisha & enfin vous pourrez passer sous le fameux tunnel de lumières. J’ai également beaucoup aimé la forêt de fausses lucioles 🙂

L’an dernier, Pokemon & ses acolytes étaient même de la partie… Eh oui, ils étaient les sponsors officiels hahaha. C’est aussi ce même jour où j’ai enfilé mon kimono à l’envers sans faire exprès et que toutes les mamies me regardaient grave de travers ^^

Je vous laisse avec ma petite vidéo de la projection lumineuse prise l’été dernier.

Kyo no Tabanata: cliquez pour voir la programmation de Tanabata à Kyoto. Cette année ça se passera du 1er au 10 août, date basée sur le calendrier lunaire.

[KANSAI]: Où acheter des souvenirs ? #2

Je continue cette semaine à compléter ma rubrique consacrée aux souvenirs à ramener du Japon. Dans mon précédent article, je vous donnais deux bonnes adresses pour les friandises & les kimono à Kyoto. Cette fois ci, je vous donne une bonne adresse de papeterie (Kyoto) & une adresse beauté (Osaka).

Pour relire l’épisode 1, cliquez-ici.

1. Kyukyodo
La papeterie Kyukyodo se situe au bout de la galerie Teramachi (presque au niveau de Oike-Dori). J’y suis allée plusieurs fois pour acheter des souvenirs pour mes proches et pour moi même. On peut y trouver des cartes, des feuilles d’origami, des éventails, du matériel de calligraphie, de l’encens, des tissus ou encore des bijoux artisanaux. Personnellement, j’ai acheté pas mal de marques pages pour offrir. Je trouve ça typique, joli et peu encombrant.

 

 

http://www.kyukyodo.co.jp/index.html

Cliquez-ici pour le plan

2. ABC Cosme-Store
J’ai trouvé l’ABC Cosme-Store au niveau B-1 du Shopping Mall HEP-FIVE à Umeda (Osaka). Mais en consultant les différents sites internet, j’ai l’impression que la boutique n’existe plus. Peu importe, ABC Cosme Store est une chaîne, et vous pourrez en trouver d’autres dans le pays (comme par exemple dans la tour Shibuya 109 à Tokyo). C’est l’endroit idéal si comme moi vous êtes folles de masques pour le visage. Les masques coûtent seulement 54 yen l’unité soit 40 centimes d’euro. J’ai tout de suite flashé sur une collection de masques Marie-Antoinette de la marque « Ciel Bijou ». C’est une marque japonaise, mais les produits sont fabriqués en Corée. Ils proposent des masques au: charbon, caviar, lait, diamant, sucre noir & à la gelée royale, perle, ou encore à la bave d’escargots… si si ! On peut trouver pire je vous rassure… le masque au placenta par exemple de la marque Oriental View. Encore un autre moment du voyage où tu demandes très fort « WTF » en découvrant les horreurs… hahaha. Bref une boutique néanmoins sympathiques avec plein de masques coréens, japonais pour tester des trucs fun et bien d’autres cosmétiques et produits de beauté.

 

 

A la prochaine pour d’autres bonnes adresses d’Omiyage !

Le Yasaka Jinja, une étape incontournable de Kyoto

Je n’arrive pas à croire que je n’ai toujours pas écrit d’articles sur Yasaka Jinja, le temple incontournable de Gion, le célèbre quartier des geisha à Kyoto. Je vous en avais vaguement parlé (ici) mais comme il s’agit d’un temple où je suis allée une dizaine de fois, je me dois de vous en parler un peu plus longuement, surtout que c’est un endroit vraiment agréable avec plein de petits temples à droites à gauche. Avec sa grande porte rouge au bout de Shijo-dori, l’avenue qui traverse Gion, on ne peut pas manquer le Yasaka Jinja. C’est une étape absolument incontournable si vous venez visiter Kyoto. D’ailleurs je vous suggère comme itinéraire de commencer par Gion, de visiter le sanctuaire du Yasaka Jinja (accès libre) et de pousser la balade vers Higashiyama, Kiyomizudera… Ici, nous sommes au summum du traditionnel japonais. Un vrai bond à travers le temps.

Yasaka Jinja est le théâtre de bon nombre d’événements, comme Hanatouro (la fête des lumières) situé juste derrière dans le parc maruyama ou encore le Gion Matsuri: LE festival incontournable de Kyoto. Je vous avais déjà parlé d’Hanatouro (ici), mais je reviendrai sur Gion Matsuri un peu plus tard dans l’été.

Utsukushi gozen-sha
J’aimerais faire un focus sur mon temple préféré de Yasaka Jinja: l’Utsukushi Gozen-sha. « Utsukushi » en japonais signifie « beauté » et ce temple est dédié à trois déesses: Ichikishima Hime no Kami, Tagiri Hime no Kami & Tagitsu Hime no Kami qui sont les trois filles d’Amaterasu. Amaterasu est la déesse la plus célèbre du Japon puisqu’elle représente le soleil et la création du Japon et à en croire la mythologie, le premier Empereur aurait été l’un de ses descendants. Maintenant vous comprenez pourquoi le drapeau japonais ressemble à ça et « le pays du soleil levant ».

A gauche le drapeau national et à droite le drapeau de la Marine et l’Armée Impériale

Ichikishima Hime no Kami s’appelle aussi Benzaiten, et je vous en ai déjà parlé ici : elle est la déesse des arts, de la musique, de la littérature, de l’eau et de la beauté et représente la figure hindoue Sarasvatï.

Les maiko (apprentis geisha) vont souvent prier à ce temple ainsi que les individus travaillant dans l’industrie de la beauté (barbier, coiffeur, parfumeur, designer…) vous pouvez y aller pour espérer un commerce fleurissant et bien sûr y aller également pour vous même, que ça soit pour votre beauté extérieur ou intérieur. C’est d’ailleurs assez amusant de lire les vœux des uns et des autres.

La première étape pour prier est de se laver les mains et le visage avec l’eau sacrée, d’ensuite prier au temple et éventuellement finir en inscrivant son vœu sur l’Ema (la petite plaque en bois). Je me suis d’ailleurs acheter en souvenir l’Ema de gauche, mais j’aurais voulu acheter celui de droite avec les maiko… c’est un vieil ema qu’ils ne font plus je crois. Dommage.

Cliquez-ici si vous souhaitez consulter le calendrier des événements du Yasaka-Jinja (en anglais).