[Côte d’Azur]: Le Relais de la Pinède, une petite pépite de la gastronomie

Pour ceux qui habitent aux alentours du Pays de Grasse, vous avez forcément déjà entendu parler du Relais de la Pinède situé entre Mouans-Sartoux et la Roquette sur Siagne.

Créé il y a plusieurs années, ce restaurant de type familial a connu plusieurs propriétaires pour finalement retomber entre les mains d’un descendant du fondateur en décembre dernier. Après avoir effectué de nombreux travaux de rafraîchissement et d’aménagement, le Chef-Propriétaire Fabien Rouvier a pu ré-ouvrir les portes de l’établissement en début mars.

C’est dans un bel écrin de verdure, entourés de pins et sous le chant des cigales que nous avons découvert cet établissement très convivial. La décoration intérieure est sobre et chic, avec une salle très lumineuse qui donne sur la pinède. Le must ? La cuisine ouverte sur la salle qui permet de voir le Chef en action. A ce propos, j’ai aussi beaucoup aimé les lampes avec l’intérieur façon cuivre qui nous rappelle les casseroles d’antan.

Fabien Rouvier: qui est-il ?

Lui-même originaire de Mouans-Sartoux, Fabien Rouvier a fait ses classes chez les plus grands. Le Carlton à Cannes, Terre Blanche à Tourrettes, l’Hôtel Président Wilson à Genêve ou encore le Ritz et le Prince de Galles à Paris, il a travaillé aux côtés de trois grands noms de la gastronomie: Stéphanie Le Quellec, Philippe Jourdin ou encore Michel Roth.

Avec tout le savoir et la maîtrise qu’il a pu acquérir auprès de ces chefs étoilés et « Meilleurs Ouvriers de France », le mouansois a décidé de revenir sur la terre de ses ancêtres, bien déterminé à faire revivre le restaurant de son enfance: le Relais de la Pinède.

Il y a quelques temps, j’ai eu la chance d’aller goûter sa cuisine fraîche et inventive et nous avons laissé carte blanche au chef pour surprendre nos papilles…

Découvrez ce qu’il nous a mijoté.

Le Menu du Chef

Champagne / Cake à la riquette et jambon

Ventrêche de thon mariné façon pan bagnat,vinaigrette citronnée et sauce fraise-pastèque

Filet de perche, infusion à la verveine sur lit de courgettes niçoises et velouté de courgettes

Volaille fermière aux petits croutons, ratatouille et émulsions ratatouille et marjolaine

Panna Cotta comme un yaourt et fruits rouges frais

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De l’entrée au dessert, tout était absolument divin… Et dieu sait que je peux être difficile parfois et aussi très exigeante. Le chef et sa serveuse Marina m’ont conquis, c’était un sans faute. Nous avons passé un délicieux moment en leur compagnie, nous avons été reçu comme à la maison et tout était juste succulent. Les cuissons sont maîtrisées à la perfection, les assaisonnements sont incroyablement équilibrés et bien dosés, tout est en harmonie et on peut aussi découvrir des saveurs que l’on connait moins comme le poivre de timut ou l’huile de cardamome.

Le Chef construit chaque plat en sélectionnant précieusement trois éléments: un ingrédient principal, un accompagnement et un condiment. La cuisine est toujours de saison, et le Chef se fournit autant que possible chez les producteurs locaux.

Les midis, vous pourrez vous régaler avec un menu à 22€ (E/P ou P/D) et un à 26€ (E/P/D), idéal pour les budgets plus serrés et pour les déjeuners d’affaire (service rapide et efficace) et le soir, vous pourrez opter pour l’un des trois menus: un à 36€ (E/P/D), un à 47€ en 4 services et enfin l’apothéose à 62€ avec le menu « les yeux fermés » en plusieurs services (recommandé pour tous les convives) où comme nous, vous laissez le Chef vous surprendre. Le soir, c’est « THE place to be » si vous avez quelque chose à fêter. J’ai d’ailleurs recommandé ce restaurant à mes parents pour leur trentième anniversaire de mariage, et ils ont trouvé l’endroit exceptionnel 🙂

Impossible que vous soyez déçus, j’attends d’ailleurs votre retour d’expérience ici sur le blog. A ce propos, j’ai parfois des lecteurs qui me contactent par le formulaire pour faire leurs réservations et/ou pour me faire part de leur expérience ; n’hésitez pas, je transfère vos messages aux établissements dès réception du mail.

Rendez-vous vite sur leur Page Facebook en cliquant-ici ou sur leur compte Instagram ici et .

Le Relais de la Pinède – 1300 Route de la Roquette – 06370 Mouans-Sartoux
Pensez à réserver au 0493752829

A très bientôt et encore un grand grand merci à Fabien et Marina pour leur accueil, pour leur gentillesse et générosité et pour leur bienveillance. Ce n’est pas tous les jours que l’on rencontre des personnes aussi touchantes.

[GRASSE]: A la rencontre des parfumeurs

Dans le cadre d’une collaboration avec Kiosque, le magazine gratuit distribué chaque mois dans la Ville de Grasse, nous avons fait un dossier sur les Créateurs de Parfums en cœur de ville. Nous avons eu la chance d’aller à la rencontre de ces artistes qui font perdurer l’histoire et les traditions de Grasse, ville connue mondialement pour être la Capitale des Parfums… Bien sûr, cela serait trop long de vous conter l’histoire détaillée de chacune de ces maisons ; C’est pourquoi, je compléterai le dossier au fur et à mesure avec des articles mettant en lumières certaines d’entre elles. Il me reste d’ailleurs à découvrir La Bastide des Arômes (7 rue Jean Ossola) qui propose une très belle gamme de parfums d’ambiance et Cho Nature (28 rue de la Fontette), le petit dernier arrivé en centre ville qui propose des parfums et cosmétiques bio et produits de bien-être. Je les ajouterai au dossier très prochainement.

Les créateurs nous racontaient leurs anecdotes tout en nous faisant découvrir les fragrances qu’ils ont créé. Voyageons ensemble dans ce monde olfactif et découvrez mes coups de cœur…

M.Micallef

M.Micallef, c’est avant tout l’histoire d’une rencontre entre Martine Micallef, la fondatrice et Geoffrey Nejman, le nez de la marque. Dans la vie comme dans le travail, cet heureux couple parcoure le monde à la recherche de nouvelles inspirations. Le savoir-faire français et artisanal est une condition sinéquanone dans leur travail ; Tous les flacons sont dessinés par Martine, ils sont moulés au four dans leur atelier de Grasse, sertis de cristaux de Swarovski et décorés à la main. De la symbolique au packaging, tout est minutieusement pensé.

Et le voyage m’a transporté en Inde avec la fragrance musquée d’ « Ananda », qui signifie « Bien-Être » en langue sanskrit. C’est le bestseller de chez M.Micallef partout dans le monde, et je comprends vraiment pourquoi. C’est une fragrance poudrée, délicate qui apporte confort et réconfort. Ce n’est pas surprenant de savoir qu’il a été lancé lors de la grossesse de Madame Micallef 🙂

On retrouve dans la composition olfactive d’Ananda des notes de prune, de poire, de mimosa, de jasmin ou encore de musc blanc.

Si vous aimez les senteurs plus sucrées et gourmandes, je vous invite à essayer Ananda Dolce de la même gamme, qui sent aussi divinement bon.

M.Micallef vient tout juste d’installer son showroom sur la place aux aires. Vous pourrez y découvrir toute leurs collections, et vous pourrez même faire personnaliser vos flacons au creative desk en ajoutant des initiales, un prénom, un décor ou rajouter des cristaux. Tout le monde rêve d’avoir un flacon unique, non ?

Boutique M.Micallef, 14 Place aux Aires, Site Internet

PHOTO AMBIANCE ANANDA

Molinard

Molinard est une Maison que j’apprécie beaucoup: tant pour sa visite que pour ses fragrances et aussi ses couleurs que je trouve très douces. L’usine historique se trouve à environ 10 minutes à pied, vous pouvez d’ailleurs suivre une visite guidée gratuitement en vous inscrivant sur place, et sinon vous avez la boutique en coeur de ville.

Et quand on parle de douceur et de tendresse, c’est précisément « Tendre Friandise » qui trône dans le placard de ma salle de bain.

J’en profite pour faire un petite aparté sur la façon de ranger ses flacons de parfum à la maison. C’est peut-être votre cas, vous qui me lisez, d’être plus attiré(e) par le flacon que par son jus en lui-même quand vous achetez un parfum ; si tel est le cas, vous aurez naturellement envie de l’exposer sur une étagère pour pouvoir l’admirer chaque jour (et cela se comprend, le marketing impacte énormément le prix final du produit (60% environ), si si je vous jure). Cette exposition n’est pourtant pas recommandée ; En effet, la lumière va altérer les molécules olfactives et le parfum va s’oxyder au fur et à mesure. Le liquide va alors prendre une teinte ambrée et/ou plus foncée et la fragrance ne vous semblera plus aussi agréable qu’avant… c’est normal, il a viré. Les ennemis du parfum sont la lumière, la chaleur, l’humidité et l’air… il est alors préférable de garder les flacons dans leur boîte et de les ranger dans un placard.
Idéalement, on dit que c’est dans la chambre qu’ils sont le mieux, dans la mesure où c’est généralement la pièce la moins chauffée de la maison. Mais après tout, chacun fait ce qu’il veut 😉

Tendre friandise, ma fragrance préférée chez Molinard, me suit depuis plus de cinq ans. C’est une fragrance orientale très gourmande qui se compose de notes de poire, mirabelle, citron vert, musc blanc, pralin, nougat ou encore de vanille. C’est une fragrance chaude, sucrée et épicée qui me fait avoir confiance en moi. Je suis malheureusement très triste d’avoir appris la fin de sa production 😥

Dans le même esprit, vous pouvez donc vous orienter vers deux fragrances: « Secret Sucré » dont la pyramide olfactive semble s’en approcher le plus, et « Le Rêve Nirmala » avec des notes de fruits exotiques, praline, vanille ou encore de mandarine.

N’oubliez pas de sentir Habanita, c’est LE grand classique de chez Molinard.

Boutique Molinard, 37 Place aux Aires, Site Internet

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Gaglewski

Didier Gaglewski, champenois d’origine, est un amoureux du terroir. Après un cours d’œnologie à Paris, il s’est découvert des talents cachés, un très bon palais et une facilité à reconnaître des arômes difficiles à percevoir. Cette expérience sensorielle l’a mené à suivre la formation de parfumeur au Grasse Institute of Perfumes, l’une des écoles les plus prestigieuses dans le milieu, avant de lui-même lancer sa propre marque il y a 8ans.

Cet amoureux des belles choses, de la photographie, de l’art moderne et de la littérature n’a pas peur de retrousser ses manches pour aller à la rencontre des producteurs de plantes à parfum. Il est lui même passé par la cueillette des fleurs, afin de mieux appréhender la matière première, ce pour quoi, il a un immense respect. Il essaie de travailler avec des essences naturelles dès qu’il le peut, ne colore pas ses jus et fait partie des rares parfumeurs à utiliser de l’alcool bio.

Son showroom, installé dans un écrin de pierre, nous permet de découvrir ses 13 fragrances. Sa senteur fumée « Camboui » est une création unique et originale mais mon amour pour les fleurs fragiles et délicates m’ont orienté vers « De mémoire de Rose« , un soliflore fleuri-fruité qui nous donne l’impression de cueillir un bouquet de roses fraîches. Cette création raconte justement sa rencontre avec Michelle Cavalier, une productrice de rose avec qui il travaille, qui s’est battue pour produire des roses bio. L’anecdote était poétique et touchante, et j’ai retrouvé cette émotion en sentant De Mémoire de Rose.

Pour les messieurs, je vous recommande vivement « l’Amiral » qui m’a littéralement fait chavirer. C’est un hespéridé très frais, parfait pour la saison chaude.

N’hésitez pas à aller rencontrer Didier Gaglewski dans sa boutique, il vous fera découvrir ses créations avec beaucoup de passion et de sensibilité, et vous pourrez repartir avec un flacon à prix d’usine.

Didier Gaglewski, 12 rue de l’Oratoire, Site Internet

Galimard

On ne présente plus Galimard qui fait partie des parfumeries historiques françaises. Je suis allée découvrir les fragrances à l’Usine de fabrication (aussi la maison-mère de l’entreprise), et qui se visite gratuitement. Mais si vous êtes à pied en centre ville, pas d’inquiétude, Galimard a une très belle boutique sur le Cours Honoré Cresp.

« L’été dernier » est LA fragrance parfaite pour l’été. Ylang ylang, fleur d’oranger et vanille vous transporteront au bord de l’eau, sous les cocotiers (enfin pas trop quand même, on vous a déjà dit qu’une coco sur la tête pouvait vous être fatale ??).

C’est une fragrance solaire, et qui se décline en parfum, eau de parfum et eau de toilette pour rester accessible à tous les porte-monnaies. Personnellement, j’ai craqué pour l’eau de parfum pailletée… Secouez le flacon et vaporisez ; de jolies paillettes irisées se déposeront sur votre peau bronzée. Un must-have dans la valise mesdames.

Attention tout de même au soleil lorsque vous vous parfumez… le parfum peut en effet tacher légèrement la peau. Pour les peaux plus sensibles ou en cas de doute, je conseille donc de vaporiser l’EDP classique sur les vêtements ou cheveux, et d’utiliser la version pailletée pour une touche glamour en soirée.

Galimard, 22 Cours Honoré Cresp – Site Internet

Nana.M

Céline Ripert, la créatrice de Nana M, s’est chargée cette année de l’ambiance olfactive à l’inauguration d’ExpoRose, la manifestation la plus célèbre de Grasse depuis 47ans. La première boutique a ouvert ses portes le 1er juin dernier dans le centre historique et est tenue par sa cousine avec qui elle travaille. La boutique me fait penser à un boudoir très intimiste dans lequel on se plait à découvrir les huit fragrances installées sur la console en bois. Céline Ripert, issue elle-même d’une vieille famille grassoise, est fière de ses origines et a la volonté de travailler les essences locales et en collaboration avec des artisans du coin. Ses flacons sont par exemple tous soufflés de façon artisanale par Christophe Saba, un maître verrier installé à Biot (une commune située à 20km de là, bien connue pour ses verreries). Ce sont des pièces uniques.

Après avoir hésité entre une fragrance fleurie et une à l’accord cuir, j’ai finalement craqué pour une fragrance emblématique de chez Nana M. qui s’intitule: « Une île, un rêve« . « Voyager si près et si loin en même temps », telle est la devise de cette fragrance. Céline Ripert s’est inspirée des fameuses îles de Lérins, au large de Cannes et de leurs allées d’eucalyptus pour faire cette fragrance très solaire et aromatique. On y retrouve des notes de romarin, de tubéreuse, l’ylang-ylang ou encore de benjoin pour la facette plus ambrée. Un must-have pour des vacances made in Côte d’Azur.

Nana.M, 21 rue Amiral de Grasse – Site Internet

Olivier Durbano

Olivier Durbano n’est pas un créateur comme les autres… Poussez la porte de son échoppe et il vous transportera dans le monde mystique des pierres précieuses et des parfums minéraux. Comme je lui disais lors notre rencontre, il a créé à lui seul une facette de la parfumerie qui n’a jusque là, jamais été explorée. Créateur complet, vous trouverez aussi dans sa boutique des étoles rares mais aussi et surtout des bijoux uniques faits de pierres précieuses. C’est un voyageur de l’âme passionné, qui veut apporter amour et émotion au travers de son travail.

Olivier Durbano créé un parfum par an, et j’ai beaucoup aimé le petit dernier qui honore le « Lapis-Lazuli », une pierre qui est utilisée depuis la nuit des temps pour la fabrication de bijoux ou encore en peinture. Cet artiste-poète passionné par la spiritualité, créé ses bijoux et ses fragrances en s’inspirant de légendes et de symboliques.

Lapis-Lazuli est une fragrance boisée aromatique dans laquelle on retrouve des notes d’absinthe, de clou de girofle, d’épeautre, de bois de cèdre ou encore d’élémi et de baume de tolu. Ce grassois d’origine, aime utiliser dans ses parfums des essences rares et on découvre avec plaisir des huiles jusque là inconnues (je pense notamment aux deux dernières qui ont été citées). Pour reconnaître ce parfum, cherchez le bleu profond du Lapis-Lazuli et vous le retrouverez 😉

Et n’oubliez pas de regarder au fond de votre flacon… Olivier Durbano y glisse toujours une petite surprise.

Qui saura deviner la future pierre mise en scène par Olivier ? Pour le découvrir, rendez-vous en septembre pour le lancement de la prochaine création. J’ai déjà hâte d’y être.

Olivier Durbano Pierres Poèmes, Place aux Aires / 7 rue des moulinets – Site Internet

Isnard

« Longo Maï », qui signifie en provençal « Que cela dure encore longtemps », est une fragrance purement grassoise, qui sublime la rose centifolia, la célèbre rose de Grasse. On prononçait cette phrase aux couples fraîchement mariés pour que leur amour dure toujours.

La Famille Isnard est une très vieille famille grassoise, dont les ancêtres travaillaient comme tanneurs et par la suite en négociant parfumeur. Ils travaillent toujours en famille aujourd’hui et tentent de transmettre leur histoire et souvenirs au travers de leurs créations parfumées. Soucieux de valoriser les fleurs emblématiques de la commune, la Famille Isnard a créé deux fragrances dans la « collection prestige » qui mettent en lumière les deux fleurs les plus symboliques: la rose et le jasmin. Moi qui aime les fragrances fleuries et romantiques, j’ai adoré Longo Maï, composée essentiellement de boutons de rose, de pivoine et de pétale de rose. Ces deux parfums sont produits en quantité limitée (200 à 300 flacons par an seulement en fonction de l’année de production) et lors de l’achat, vous vous verrez délivrés un certificat d’authenticité qui prouve la provenance locale des fleurs. C’est la première fois que je vois ce type de certificat, et je pense que c’est très appréciable pour le consommateur qui est à la recherche d’une parfum 100% grassois.

Isnard, 2 rue Marcel Journet – Site Internet

Lynne de R & Guy Bouchara – Parfums d’Antan

C’est Monsieur Bouchara en personne qui nous a reçu dans sa boutique rue Marcel Journet. Nous sommes accueillis par des alambics en cuivre pour nous plonger d’entrée de jeu dans le monde merveilleux de la parfumerie. Guy Bouchara et Lynne de R sont deux parfumeurs qui se sont associés en 1993 et n’imaginaient pas ouvrir leur boutique ailleurs qu’à Grasse. Passionnés par les arts et la littérature, ils ont souhaité offrir aux clients une boutique authentique, purement grassoise, qui nous fait traverser les époques lorsqu’on pénètre à l’intérieur. Ils se sont inspirés notamment du fameux personnage de « Grenouille » dans le livre de Patrick Suskind (Le Parfum) que vous connaissez sans aucun doute. Dans cette boutique pleine de charme, on peut découvrir les produits installés sur des meubles anciens vraiment majestueux, et on pourrait presque entendre le bois craquer sous nos pas. Dans l’arrière-salle de la boutique, se trouve le laboratoire artisanal où les deux parfumeurs effectuent toujours la macération des jus et la mise en flacon. N’hésitez pas à leurs demander de jeter un oeil, ils se feront un plaisir de vous y accompagner.

Vous ne manquerez pas de découvrir la gamme « Théosiris » dont la première création remonte à 1986.

Personnellement, mon coup de coeur s’appelle Datsima. C’est une fragrance moderne, pétillante avec des notes de prune, de cassis, de muguet, de vanille ou encore d’héliotrope. Un fleuri-fruité comme je les adore.

Pour les messieurs, il existe sa version masculine: Amistad. Guy Bouchara l’a créé après avoir vu le film de Spielberg qui porte le même nom. C’est un parfum frais et boisé avec des notes hespéridées (agrumes), des épices et du vétiver.

Le film a d’ailleurs été diffusé cette semaine à la télévision, et comme Monsieur Bouchara a attisé ma curiosité, j’ai eu envie de le regarder. J’ai regretté à ce moment de ne pas pouvoir sentir de nouveau Amistad pour vraiment pouvoir m’imprégner de son parfum 🙂 Un magnifique film que je vous recommande.

Allez découvrir ce lieu empreint d’histoire.

Parfum d’antan, 14 rue Marcel Journet – Site Internet

Fragonard

Chez Fragonard, c’est une histoire de famille qui remonte à 1926. Aujourd’hui, les trois sœurs Agnès, Françoise et Anne Costa continuent de faire prospérer l’entreprise fondée par leur arrière-grand-père et elles ont traversé les frontières pour s’implanter un peu partout dans le monde. Chacune d’entre elles a d’ailleurs reçu la légion d’honneur… cela vous donne une idée de l’impact économique que la famille a sur la région et sur la France entière. L’usine historique, qui est toujours en activité, se trouve en plein cœur de ville et accueille chaque année des millions de visiteurs. Vous ne pourrez pas manquer la succession de boutiques Fragonard qui font vivre une partie de la rue Jean Ossola, et ses sublimes musées, tous accessibles gratuitement.

Je connais parfaitement leurs produits pour avoir travaillé 7ans à l’Usine Historique, donc mes coups de cœur sont aussi nombreux que mes années de travail là-bas 🙂 Néanmoins, l’eau de toilette « Fleur d’Oranger » fait partie de mes incontournables et ne me quitte JAMAIS. C’est le parfum que je vaporise après la douche et qui accompagne mes nuits ; Un parfum suave, enveloppant qui me fait me sentir comme dans un nid douillé. Je l’adore…

Dans la gamme cosmétique, je vous recommande vivement le sucre gommant de la gamme « vrai » à l’huile de macadamia. C’est un gommage très efficace qui laisse une peau toute douce et délicatement parfumée aux agrumes. Un autre must-have de chez Fragonard 🙂

Usine Historique de Fragonard, 20 Boulevard Fragonard, Site Internet

Je finis ce beau dossier par une petite note personnelle et un remerciement tout particulier…

Fragonard m’a accompagné professionnellement parlant, a créé en moi une véritable passion pour la parfumerie, mais a aussi bouleversé mon existence… C’est grâce à cette entreprise que j’ai pu rencontrer l’homme avec qui je partage ma vie, et ils peuvent être fiers de pouvoir compter à ce jour, un nouveau et prochain mariage ♥ Rien que pour cela, je leurs en serai éternellement reconnaissante. Merci pour tout

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En attendant de découvrir VOS coups de cœur, je tiens à remercier l’équipe de rédaction de Kiosque, qui m’a suivi dans cette idée de collaboration, qui m’a proposé ce très beau sujet qui me passionne tant, et qui m’a fait confiance. Cela m’a permis d’avoir une nouvelle expérience journalistique, d’aborder un sujet différemment, de travailler main dans la main avec une équipe de rédac’ et m’a aussi permis d’aller à la rencontre de ces artistes parfumeurs, qui m’inspirent et me fascinent tous les jours. Une très belle expérience, que j’espère réitérer sur une prochaine édition 🙂

Je remercie bien sûr aussi tous les parfumeurs et collaborateurs d’avoir pris le temps de me recevoir, d’avoir partagé avec moi anecdotes et passionnantes histoires et de m’avoir fait vivre cet inoubliable moment  olfactif et humain.

Après tout, la parfumerie c’est avant tout une histoire de rencontres non ?

 

kiosque

Vous pouvez lire gratuitement notre dossier sur les créateurs de parfums en cliquant ici et sinon rendez-vous dans les commerces grassois, à l’office de tourisme ou à la mairie de Grasse pour récupérer (toujours gratuitement) cette édition spéciale qui va vous accompagner pour les vacances. Une édition estivale qui va mettre vos sens en ébullition. 😉

A très bientôt pour de nouveaux billets olfactifs

Julie

[GRASSE]: Le Domaine de la Royrie, une huile d’olive médaillée d’Or

L’autre jour, j’ai découvert le Domaine de la Royrie, un domaine oléicole qui se trouve sur les hauteurs de Grasse,  limitrophe au village de Cabris.

Bâti au XVème siècle par les Moines de l’Abbaye de Lérins, le terrain s’étend sur deux hectares et ne compte pas moins de 300 oliviers vieux de 500ans. Les belles restanques en pierre sont elles aussi d’époque.

Monique et Lionel Brault, les heureux propriétaires de ce domaine, ont travaillé d’arrache pied pour préserver ces oliviers et proposer une huile d’olive de la meilleure qualité. Toujours dans l’objectif de faire de cette huile un produit d’exception, le domaine s’inscrit dans une démarche écologique et est certifié bio depuis 2012. Depuis ce label, ils n’utilisent plus aucun pesticide et ont réintroduit une nature plus sauvage sur le Domaine pour favoriser la venue d’insectes et de micro-organismes nécessaires pour l’écosystème. Il est donc important de laisser pousser les herbes folles et de ne pas tout ratiboiser comme on est souvent tentés de le faire. Ces herbes folles vont attirer entre autre les coléoptères qui vont se nourrir des olives véreuses pour ainsi ne laisser que les plus beaux fruits sur les arbres.

Le Domaine de la Royrie jouit d’une excellente orientation, à la fois en plein soleil et préservée du vent, ce qui est essentiel  pour la culture de l’olive. On y récolte ici la « caillette », plus connue sous le nom d’Olive de Nice. Les huiles du Domaine de la Royrie sont d’ailleurs labellisées AOP Huile d’Olive de Nice ; Une haute distinction ici sur la Côte d’Azur, car comme vous le savez: nous sommes de très gros mangeurs d’olives et de grands consommateurs d’huile d’olive.

Monsieur et Madame Brault ont d’ailleurs eu une ingénieuse idée: celle de proposer des cours d’oléologie pour mieux comprendre et connaître l’huile d’olive. Ce programme se déroule sur la demie-journée et peut s’organiser à partir de 8 personnes. Le tarif par personne est de 65€ et comprend: 45 minutes de visite, 45 minutes d’initiation à la dégustation de l’huile d’olive à la découverte des différents arômes et se conclut par un repas en 8 mets avec les accords huile d’olive qui vont avec, le tout confectionné par Monique, qui, je peux vous l’assurer, est une Diva des fourneaux. Ce n’est pas très cher payé, et cela permet une expérience inoubliable dans un cadre on ne peut plus idyllique.

Outre les olives et l’huile, le couple Brault s’est lancé l’an dernier dans une toute nouvelle aventure: l’immortelle.

Petite fleur jaune connue pour pousser partout en Corse, elle fut autrefois cultivée ici à Grasse, Capitale Mondiale des Parfums, et elle avait totalement disparue depuis quelques temps. Les propriétaires se sont alors lancés le défi de remettre l’immortelle au goût du jour chez les grassois, et se sont ainsi associés à un producteur corse qui leurs a fourni les boutures. Après 6 mois d’essai très concluant, l’immortelle a parfaitement trouvé sa place sur le Domaine de la Royrie et aujourd’hui, on récolte la fleur chaque 21 juin pour en récolter son précieux parfum.

Autrefois à Grasse, on utilisait des techniques artisanales pour récolter les essences des fleurs grâce à la macération à froid appelée « Enfleurage ». C’est une méthode qui consistait à piquer les fleurs sur une couche de graisse animale et chaque jour pendant 1 à 3 mois, les fleurs étaient renouvelées de façon à ce que la graisse se sature en essence au fur et à mesure. Ayant été guide dans l’une des parfumeries grassoises pendant 7ans, c’est une méthode que j’ai longuement expliqué à mes visiteurs, mais ce que j’ignorais toutes ces années, c’est qu’il existait une autre méthode d’enfleurage: à l’huile d’olive ! 😮

Les fleurs macéraient donc dans l’huile d’olive, on imbibait ensuite un linge propre que l’on pressait ensuite au moulin à huile pour en récolter le précieux macérat.

Ou bien on procédait à la macération solaire, c’est à dire qu’on mélangeait dans une bonbonne les fleurs fraîches et l’huile d’olive et on laissait macérer au soleil.

C’est cette seconde technique qui est reproduite aujourd’hui au domaine de la Royrie.

75 kilos de fleurs fraîches sont ainsi mélangées à l’huile d’olive bio pour obtenir une huile 100% grassoise et 100% bio.

Pour obtenir une huile essentielle d’immortelle, on va tout ramasser: la fleur et la tige ; en revanche pour un macérat comme c’est le cas pour cette huile de beauté, on ne va prélever que la fleur. C’est une huile très bénéfique pour la santé car elle va apaiser les rougeurs, l’acné juvénile ou encore les ecchymoses. Elle aurait même des effets anti-âge grâce aux polyphénols présents dans l’huile d’olive.

Les propriétaires se sont aussi rendus compte que le parfum de l’immortelle semblait repousser les sangliers qui ne sont jamais venus labourer ces parcelles contrairement au reste du terrain. Cette information devrait sans doute en intéresser plus d’un, car je connais les dégâts que peuvent provoquer les sangliers dans les jardins pour l’avoir vécu de près chez ma belle-mère 😮

Comme quoi, même si un sujet nous passionne, nous ne sommes jamais infaillibles et je suis vraiment très heureuse d’avoir découvert cette technique d’enfleurage à l’huile d’olive et tous les bien-faits apportés par l’immortelle. Donc rien que pour cela: un grand merci Monsieur et Madame Brault.

Enfin, je termine avec un espace du Domaine qui m’a enchanté: les potagers. Les propriétaires ont souhaité faire un clin d’œil aux potagers des moines à l’époque médiévale en créant quatre ambiances pour rappeler les 4 fleuves du Paradis: le carré des paysans avec des légumes racines énergétiques, le carré des nobles avec des légumes hors sol tournés vers le ciel, le carré des moines plus modeste avec des légumes à cuire pour faire la soupe et enfin le carré des femmes avec des fleurs comestibles et plantes médicinales car il y avait toujours une femme apothicaire chez les moines.

La visite du Domaine s’est conclue par un discours des propriétaires Monsieur et Madame Brault, de Monsieur le Maire Jérôme Viaud, de Madame l’Adjointe au Tourisme Catherine Butty et enfin du Directeur de l’Office de Tourisme de Grasse Monsieur Pascal Brochiero. Nous avons eu la chance de déguster les huiles (médaillées d’or) et certains confits du Domaine. Personnellement, j’ai eu un énorme coup de cœur pour l’huile d’olive en récolte tardive, elle est exceptionnelle. J’en ai d’ailleurs acheté une bouteille pour la maison et elle a fait l’unanimité. Si vous souhaitez découvrir leurs produits, vous pouvez vous les procurer en ligne sur leur site Internet en cliquant aussi, vous pouvez vous rendre au Domaine ou bien dans leur petite boutique Place aux Aires dans le centre historique de Grasse.

D’ailleurs, je ne suis pas la seule Julie à les aimer ces huiles, le Domaine est passé très récemment à la tv dans l’émission « les Carnets de Julie » 🙂

Site du Domaine de la Royrie et ici pour leur Page Facebook
Site de l’Office de Tourisme de Grasse
Site du label AOP Huile d’Olive de Nice / Olives de Nice
Site de Côte d’Azur Tourisme
Site de Julie Andrieu

[Côte d’Azur]: Mouans-Sartoux, un village fleuri très typique et tourné vers l’avenir

Mouans-Sartoux est un petit village très typique de la Côte d’Azur où se comptent un peu plus de 10 000 âmes. Situé entre Cannes et Grasse, il est proche de villes mondialement connues, mais est tout de même préservé du tourisme de masse et a ainsi pu conserver son authenticité. Son village construit en damier, permet aux touristes de se perdre dans les petites ruelles piétonnes qui sont toutes plus jolies les unes que les autres. En effet, les villageois participent chaque année au concours des balcons fleuris, ce qui permet une floraison dense toute l’année.

C’est un village qui m’est cher puisque j’y ai vécu pendant 15 ans et ai vraiment apprécié la qualité de vie qui y règne. André Aschieri, l’ancien Maire de Mouans-Sartoux, a géré d’une main de maître le village pendant 40ans ! Le Maire, qui fait partie des verts, est très soucieux de l’environnement et a mis en place beaucoup de projets tournés vers le développement durable et l’écologie. Par exemple, sur un plan national, les écoles de Mouans-Sartoux sont les premières à avoir instauré la cantine 100 % bio. La municipalité a pris des mesures concrètes pour limiter au maximum les déchets, et les enseignants visent à éduquer les enfants sur l’agriculture et sur le tri des déchets. L’école François Jacob, une école installée au cœur de la forêt, a d’ailleurs son propre potager dans lequel les enfants peuvent intervenir.

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Au coeur du village, un artiste s’est amusé à faire une construction éphémère avec des palettes dans lesquelles il a placé quelques pots d’aromates à droite à gauche, et il invite le passant à s’asseoir et à profiter avec ceux qu’il croisera. Sur le panneau, on peut ainsi lire « Passant, assieds toi, j’ai créé cet espace pour que nous en profitions tous. Installe toi confortablement et apprécie le temps qui passe. Salue les gens que tu croiseras. Si tu leur souris, ils te le rendront probablement. Viens ici prendre un repas, ou simplement un petit verre. Invite ceux et celles qui traverseront cette rue à se joindre à ta table, et demande leurs comment ils vont. Partage ce que tu poseras sur cette table, on est plus heureux quand on donne. Allez, ne sois pas timide, je te souhaite de belles rencontres.« 

Alors à cette personne: MERCI ! Merci pour le sourire, pour les ondes positives, pour ce petit instant de bonheur, et merci de toujours croire en l’échange et le partage dans ce monde de brutes. Ca fait tout simplement du BIEN de voir cela.

En ce qui concerne le patrimoine, notre village possède aussi un très joli château, qui a une singularité… il est construit sur un plan triangulaire (soit 3 tours). En effet, ce type d’architecture est très rare en France, mais aussi en Europe (vous pouvez le voir sur google earth/google map si vous êtes curieux). Si quelqu’un a d’ailleurs une explication sur le choix d’une telle construction, je suis preneuse 😉

Aujourd’hui, le château a été réhabilité en espace d’art concret. Le principal bâtiment du musée a été construit derrière le château en contrebas du parc et accueille près de 20 000 visiteurs par an. Les locaux aiment aussi à appeler cette construction « la verrue de Mouans-Sartoux » du fait de sa couleur verte pomme qui surprend au premier abord, je dois l’admettre.

Le village est aussi renommé pour son Festival du Livre qui accueille chaque année environ 50 000 visiteurs sur 3 jours et s’impose comme étant l’un des plus grands festivals littéraires du pays. D’Amélie Nothomb à Marc Lévy, les plus grands écrivains finissent par passer par le petit village provençal. Cette année en octobre, le Festival du Livre fêtera sa 30ème édition. Une année, qui j’en suis sûre, nous promet de jolies surprises.

Et puisqu’on parle de projets novateurs, j’aimerais vous présenter une adresse à découvrir absolument: la Maison Charlotte Busset.

Noémi Burlaud, a posé ses valises dans le village il y a quelques années maintenant, et n’imaginait pas installer sa boutique ailleurs qu’à Mouans-Sartoux. Après avoir passé quelques temps aux Etats-Unis, elle s’est prise de passion pour les cookies et s’est très vite intéressée à la nutrition et aux soucis alimentaires dont on parle aujourd’hui constamment… intolérances au gluten, produits vegan et/ou bio… les idées ont bouillonné dans sa tête, et après avoir bien ficelé son projet, il lui manquait quelques fonds pour pouvoir se lancer. La jeune femme s’est alors inscrite dans une démarche de crowdfunding sur kisskissbankbank pour que les internautes puissent lui donner un petit coup de pouce afin de pouvoir mener à bien sa boutique. Pari réussi puisqu’elle a réussi à collecter 5000€ qui lui ont permis d’ouvrir les portes de sa biscuiterie en octobre 2015.

Noémi ne compte pas ses heures, mais malgré toute l’énergie qu’elle dépense chaque jour au développement de son affaire, elle garde toujours le sourire derrière son comptoir et veille à ce que les clients se sentent comme à la maison. Elle souhaite aussi développer un commerce de proximité et essaie autant que possible de faire appel à des producteurs locaux: tant pour les fruits que pour les jus de fruits bio. On y trouve des cookies très gourmands aux 3 chocolats, au beurre de cacahuète, au caramel beurre salé, mais aussi des cookies sans gluten ou encore vegan (sans beurre ni œuf). Elle propose de nouvelles saveurs au gré des saisons et de ses envies et on se régale chaque fois qu’on y va. J’aime beaucoup la décoration cosy de la boutique et l’ambiance conviviale qui y règne. Des petites pépites comme celle là, nous en voulons encore plus, alors j’espère que d’autres investisseurs comme Noémi, viendront eux aussi poser leurs valises dans notre petit village adoré pour pouvoir le dynamiser un peu plus encore.

Envie de refaire les cookies à la maison ? Pas de problème, Noémi a pensé à tout et vous propose ses « cookies jars » avec tous les ingrédients déjà pré-mélangés et la petite notice explicative. Y-a-plus-qu’à comme on dit 🙂 Une chouette idée de cadeau.

J’ai jeté mon dévolu sur 4 cookies (oui je suis gourmande, je sais…) mais rassurez-vous, j’ai partagé avec ma chère et tendre maman qui est toujours en quête d’un nouveau petit salon de thé sympa (la gourmandise, c’est de famille j’en ai bien peur). 😀 J’ai fondu devant le cookie façon tarte au citron meringué (mon péché mignon), et celui au caramel au beurre salé (je ne peux pas dire non à du caramel au beurre salé, c’est contre mes principes !). J’ai aussi goûté un cookie nounours à la guimauve et un autre vegan à la pâte à tartiner (vegan elle aussi, naturellement). C’était la première fois que je goûtais un biscuit vegan, et j’ai été très agréablement surprise car même sans beurre, le cookie reste très tendre. Bref, tout était gourmand et fondant à souhait. Pour le jus bio, j’ai opté pour le mélange pomme-kiwi qui était lui aussi était très bon.

Adresse: 7 rue du Docteur Geoffroy – 06370 Mouans-Sartoux

Pour suivre les actualités de la Maison Charlotte Busset:

Site Officiel: https://maisoncharlottebusset.com/
Facebook: https://fr-fr.facebook.com/charlottebusset/
Instagram: https://www.instagram.com/maison_charlotte_busset/
Twitter: https://twitter.com/BussetCharlotte

Pour l’Office de tourisme de Mouans-Sartoux: cliquez-ici, celui du tourisme sur la Côte d’Azur, cliquez-là ; et enfin pour le Festival du Livre: Site Officiel

Il est beau mon village, non ?
N’hésitez pas à me contacter si vous êtes dans le coin 🙂 On ira se manger un cookie ou deux 😉 

La Bastide Saint Antoine, un haut lieu de la gastronomie française sur la Côte d’Azur

La Bastide Saint Antoine, un relais & châteaux qui a ouvert ses portes en 1997, a fêté il y a quelques jours ses 20 ans d’excellence. Suivez-moi à Grasse pour découvrir ce lieu mythique de la Côte d’Azur…

Jacques Chibois, un chef d’exception

Jacques Chibois, originaire du Limousin et issu d’une famille de meuniers, a grandi dans le milieu agricole et a commencé à savoir apprécier les bonnes choses dès le plus jeune âge. Poussé par sa mère, il va entrer en apprentissage dans un restaurant étoilé près de Limoges, sa ville natale. Après avoir travaillé avec plusieurs grands chefs étoilés aux quatre coins de France et du monde (Londres, New York), et après avoir fréquenté du beau monde, c’est finalement à Cannes qu’il posa ses valises pour prendre les rennes du Royal Gray, le restaurant gastronomique de l’Hôtel du Gray d’Albion. Il fut à ce moment là, le premier restaurant de la ville de Cannes a obtenir ses 2 étoiles au Michelin et deux récompenses suivirent: les 4 Toques Gault et Millau et le titre de Chef de l’année. Il s’occupa aussi à cette époque des dîners d’ouverture et de clôture du fameux Festival de Cannes. Finalement, le Chef et son épouse se mirent en quête d’un bel endroit pour pouvoir ouvrir leur propre établissement façonné à leur image, loin des paillettes du festival. C’est finalement en 1996 à Grasse, terre de parfums et de saveurs que le couple trouva l’endroit idyllique, dans le quartier de Saint Antoine. Ils achetèrent une belle bastide provençale du XVIIème siècle bâtie dans un parc de 5 hectares parsemé d’oliviers millénaires et de restanques. Comme le disait le chef lors de son discours l’autre jour, on ne donnait pas cher de sa peau en s’installant à Grasse, et voila où il en est aujourd’hui… Il a su garder l’âme provençale de cette magnifique Bastide, son côté convivial et familial, mais a su l’imposer comme étant une étape gastronomique incontournable de la Côte d’Azur. Finalement, l’hôtel devint membre Relais & Châteaux en 2000, puis en 2009, il reçut sa 5ème étoile, quant au restaurant étoilé, il fait partie des Grandes Tables du Monde, un regroupement de 170 restaurants d’exception à travers le monde.

« Quand on aime, on a toujours 20 ans et quand on a 20 ans, on aime toujours » Pierre Dac

Tel est l’état d’esprit du Chef pour aborder les prochaines années à venir. Cela promet à nos papilles encore de longues années de régalade 🙂

Jérôme Viaud, le maire de Grasse et fidèle ami de Jacques Chibois
a lui aussi tenu à venir féliciter le Chef et le remercier pour le prestige qu’il apporte à la commune

Le Chef a tenu à remercier ses amis les plus fidèles et nous, journalistes et rédacteurs à l’occasion de cet anniversaire très spécial, en nous cuisinant ses mets les plus raffinés qui l’ont poussé vers l’excellence. Inutile de vous dire que c’était à se damner. Le repas était accompagné de champagne Jacquesson et de délicieux vins de Bellet du Clos Saint Vincent, un domaine viticole situé à Nice (découvrez-le en cliquant ici). J’ai eu un gros coup de cœur pour le blanc 2015 ❤

Papillon de Langoustines Jacques Chibois en émulsion de pulpe d’orange à l’huile d’olive et au basilic
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Le loup en nouvelle vague à l’huile de vanille sur sa fondue de fenouil citronnée au basilic
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Le jeune lapin rôti aux herbes, comme on l’aime en Provence
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Les fraises cuites au vin d’épices et olives confites, glace à l’huile d’olive
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Mignardises



Même la langoustine applaudit… 😉

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Bastide SaintAntoine

Les trois dernières photos sont signées Loic Bisoli (dont voici la page Facebook) qui était le photographe officiel de l’événement.

Si vous souhaitez séjourner dans l’hôtel, vous pourrez alors peut-être choisir la chambre et destination de votre choix… En effet, chacune des chambres porte le nom d’un village voisin: Spéracèdes, Cabris ou encore Saint-Cézaire; Une ôde à la découverte.

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Et si vous l’ignorez, sachez que le Chef affectionne tout particulièrement le travail de la truffe. Il organise d’ailleurs chaque année le Marché de la Truffe sur le domaine et propose régulièrement des dîners en 5 mets « Autour de la truffe ». J’en ai moi-même fait l’expérience avec mon conjoint, et c’était fabuleux. Et rassurez-vous, même les petits budgets peuvent se le permettre, il vous suffit de guetter leurs offres sur Groupon.

Repas « Autour de la truffe en 5 mets » – Avril 2016

En attendant les beaux jours pour pouvoir vous offrir des photos ensoleillées de leur magnifique terrasse et du domaine, je vous invite à découvrir leur site Officiel en cliquant ici : http://www.jacques-chibois.com. Vous les trouverez aussi sur Facebook et sur Twitter.

Sans oublier les sites respectifs des Grandes Tables du Monde et des Relais & Châteaux pour découvrir d’autres établissements de prestige ainsi que l’Office de tourisme de Grasse et de la Côte d’Azur.

Encore un grand Bravo à Monsieur Chibois, à sa brigade et toute son équipe, pour leur travail remarquable ainsi qu’à Marie & l’équipe de vin-tourisme pour avoir permis l’existence de ce très bel événement.

Tourrettes sur Loup et sa délicate violette

Non pas que je veuille détrôner la réputation de Toulouse pour sa violette, mais toujours est-il qu’en parfumerie, c’est chez nous qu’on la prend la petite fleur! Oui oui m’sieurs dames, et ça se passe à Tourrettes sur Loup, entre Cannes et Nice. Vous ne connaissez pas ? Eh bien, si vous aimez les vieilles pierres sèches, les villages typiquement provençaux, les plantes et la violette, alors vous êtes au bon endroit. Suivez-moi…

Première étape: Le village

Garez votre véhicule sur le parking de la place centrale, et prenez votre temps pour arpenter les petites ruelles magnifiquement décorées. Il vous faut passer sous l’arche du château afin de pouvoir accéder au cœur du village. Les maisons traditionnelles sont toutes bâties dans la pierre sèche et toutes en hauteur, et vous avez des plantes qui ornent pratiquement toutes les façades. Quelqu’un a même eu la bonne idée de mettre à disposition ses plantes aromatiques… La prochaine fois, je me servirai avec plaisir, j’ai bien envie d’essayer la Mélisse.

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Arrêtez vous chez Tom’s pour goûter leur glace à la violette… une merveille

La Melisse, dont les feuilles dégagent une odeur de citron, est principalement utilisée en tisane. Elle existe depuis la nuit des temps puisqu’elle était déjà populaire à l’antiquité. On distille toujours ses feuilles et ses tiges pour en faire des toniques et l’eau de mélisse a de nombreuses qualités: elle est antispasmodique et prévient contre l’herpès, le stress et l’angoisse. Et si vous avez du mal à trouver le sommeil, sachez qu’elle a aussi un effet sédatif.

Recette de la tisane à la mélisse:

Plonger 2 branches dans 1 L d’eau, portez à faible ébullition puis laissez  infuser 15 minutes environ. Filtrez et buvez 🙂

Deuxième étape: La Bastide aux violettes

Vous devez vous dire « et la violette dans tout ça ? »… on y arrive on y arrive… Lorsque vous avez regagné la Place de la Libération (la place centrale), prenez à pied la route Saint Jean. Vous allez passer devant l’adorable Chapelle Saint Jean que je vous recommande de visiter si elle est accessible, car les peintures naïves qui décorent l’intérieur de la chapelle sont admirables et elles représentent bien la vie provençale.

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Poursuivez sur le Chemin de la Ferrage et vous allez arriver à l’entrée de la Bastide aux Violettes. Pour les petits fainéants, sachez que le musée dispose de son parking gratuit privatif. Le musée est libre d’accès et est ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h puis de 13h30 à 17h (fermé en revanche les lundis, dimanches et jours fériés). C’est le lieu parfait pour tout savoir sur la violette, notamment la « Victoria », la seule variété aujourd’hui cultivée à Tourrettes. Généralement cultivée en terre, la Bastide s’est lancée dans une nouvelle méthode: la culture hors sol à la verticale, qui permet aux ramasseuses de moins se fatiguer, de limiter l’enherbement et surtout de gagner jusqu’à 4 fois en superficie. La fleur est ramassée d’octobre à février pour les bouquets, ou pour les fleurs cristallisées au sucre, et les feuilles, elles en revanche, ne sont ramassées qu’à partir de mai et ce jusqu’à fin juillet pour fournir les distilleries et parfumeurs.

Les feuilles vous dîtes ?

En effet, la fleur de violette est dite « muette » ; Même si elle sent bon dans la nature, les parfumeurs et chimistes n’ont pas encore trouvé le moyen de capturer son essence. De ce fait, ce sont les feuilles qui sont utilisées pour l’extraction. L’odeur de la feuille est par contre plus herbacée et donne un côté « vert » aux fragrances. Si on veut obtenir l’odeur de la fleur qui est plus gourmande et sucrée, il faudra alors la reconstituer à l’aide de ses molécules avec un procédé appelé « chromatographie ». Il existe d’autres fleurs muettes: le muguet, la pivoine, le lys ou encore le chèvrefeuille. Demandez donc à une vendeuse en parfumerie si ces essences sont naturelles, vous verrez si elle maîtrise ou non son sujet 😉

Au passage, si vous êtes curieux de connaître la composition de votre parfum fétiche, je vous recommande le site Osmoz qui vous donne la pyramide olfactive d’un très grand nombre de créations.

Les bouquets de violette, une tradition ancestrale

J’ai profité de la fête de la violette (fin février / début mars) pour participer à l’atelier organisé par la Bastide aux violettes pour réaliser un bouquet de violettes. Si sa conception a l’air enfantine, je peux vous dire que c’est un sacré coup de main à prendre. Il faut enrober les violettes avec les feuilles en les superposant les unes sur les autres tout en pinçant le haut de la tige pour bien maintenir le bouquet. C’est vraiment difficile. Nous avons mis 30 minutes pour faire un malheureux bouquet, mais sachez qu’une bouquetteuse expérimentée pouvait à l’époque en faire jusqu’à 120/heure à raison de 25 fleurs par bouquet. C’est vraiment impressionnant… Pour faire un bouquet, il faut utiliser Les fleurs cueillies la veille, et à défaut de feuilles de violettes, on peut utiliser aussi les feuilles d’héliotropes ou de boutons d’or. La responsable de la Bastide m’a donné de précieux conseils pour garder mon bouquet jusqu’à 8 jours, que j’ai suivi à la lettre… En rentrant chez moi, j’ai trempé la tête du bouquet dans de l’eau froide pour le rafraîchir puis je l’ai secoué délicatement pour faire retomber l’eau (en effet, le principal ennemi de la violette est l’humidité) et je l’ai ensuite laissé dehors toute la nuit. Le lendemain, en le remettant à l’intérieur, le bouquet avait fière allure et a commencé a dégager son doux parfum grâce à la chaleur de la pièce. J’ai réitéré l’opération plusieurs jours jusqu’à ce qu’il soit fané.

N’hésitez pas à contacter la Bastide aux violettes, ils organisent des ateliers de bouquet toute l’année. Cliquez-ici pour voir leur page Facebook.

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Et puis si on veut repartir avec un petit souvenir de Tourrettes sur Loup, il faut se laisser tenter par les petites fleurs à croquer des producteurs « EARL La violette » disponibles dans la boutique du musée ou sinon à leur stand directement si vous y allez lors de la Fête de la violette. Personnellement, j’ai craqué pour des violettes cristallisées et du sirop de violette. Il faut savoir que c’est un travail de titan pour obtenir ces petites fleurs en sucre puisqu’un kilo nécessite 8000 fleurs et 3h de travail. Comptez environ 8.5€ pour 100g de fleurs et 4.5€ pour 10cl de sirop.

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Si vous n’êtes pas dans le coin, bonne nouvelle les amis puisque vous pouvez faire vos achats en ligne: ça se passe ici.

Je n’ai pu résister à l’envie de les essayer dès mon retour à la maison. Je vous donnerai la recette de mes petits cupcakes très bientôt 🙂

Cliquez ici pour accéder au site de la ville et en savoir plus sur la violette de Tourrettes.

D’ailleurs dans ce coin là, il existe un autre grand confiseur qui est une véritable institution chez nous sur la Côte d’Azur.. J’y consacrerai un article à part entière dans les mois à venir 🙂

A très vite pour de nouvelles aventures gourmandes et parfumées

Le merveilleux laboratoire de la pâtisserie Intuitions by J. sous les couleurs de Noël

Il y a trois ans déjà, je vous parlais de mon amour pour la Pâtisserie du Five Seas Hôtel à Cannes, Intuitions by J.

Lorsque le Chef Pâtissier, Jérôme De Oliveira a annoncé il y a quelques semaines sur Facebook qu’il ouvrait, de façon inédite, les portes de son laboratoire à Grasse pour voir la création des best sellers et déguster en avant-première les bûches de Noël de cette année, c’était la cerise sur le gâteau.

Le Rendez-Vous était pris… Samedi 3 Décembre de 15h à 19h pour découvrir le monde de Charlie et la Chocolaterie version De Oliveira. C’est évident, je ne POUVAIS PAS manquer cela.

Moi-même adepte de cuisine et de pâtisserie, et grande épicurienne que je suis, j’ai adoré pouvoir découvrir tous les postes de travail, et avoir ce contact privilégié avec l’équipe de Pâtisserie afin de mieux connaître leur univers et leurs tâches respectives au sein du labo.

La visite a commencé dans la salle où l’on fait fondre le chocolat (mais ça peut parfois être du praliné ou encore du caramel) (je vous parle même pas des odeurs sublimes qui se dégageait de la machine..). Ceci dit, moi qui travaille dans une chocolaterie, je commence à m’habituer à ce divin parfum. On a pu voir l’artisan faire des biscuits et il nous a fait déguster des petits sablés en forme d’étoile au spéculoos avec une petite touche de marmelade à l’orange (c’est fin, ça se mange sans faim, ou sans fin, ça marche aussi 😀 ).

Nous sommes ensuite aller parler au sculpteur du groupe (qui a, entre autre, réalisé la sculpture de Golum que l’on peut admirer dans la boutique de la Pâtisserie à l’Hôtel du Five) qui était en train de façonner un père-noël un peu fou. C’est un vrai travail d’orfèvre… Nous avons aussi admiré les petites sculptures en chocolats disponibles à la vente en forme de pingouins ou de sapins. C’était mignon comme tout, et c’était disposé autour d’un sapin gigantesque fait entièrement en chocolat.

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Tout cela, vous a donné faim ? Nous aussi ! Alors en route pour la prochaine étape: la dégustation des bûches de Noël, toutes plus sublimes les unes que les autres. Mon choix s’est porté sur la Bûche « Au Pied du Sapin » faîte d’un biscuit marron, d’une mousse marron, d’un croustillant au spéculoos, d’éclats de marrons glacés et enfin, l’ingrédient magique… de coulis de myrtille. C’est une association qui ne m’aurait jamais traversé l’esprit, c’est pourquoi ma curiosité m’a poussé à choisir la plus délirante des bûches. Le goût acidulé de la myrtille se marie parfaitement à l’onctuosité du marron, c’est l’explosion de saveurs en bouche… Une véritable surprise. J’ai aussi goûté le pain d’épices qui était aussi délicieux qu’il n’était beau.

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Allez, on fait une petite pause ? Que nenni… On va découvrir maintenant comment sont faîtes les orangettes, qui a ma grande surprise, sont plus fines qu’à la normale. C’est, d’après le pâtissier aux commandes de la machine, l’effet escompté, pour apporter une plus grande finesse et pouvoir faire ressortir le goût du fruit plus que du chocolat. Ils ont tout compris… Personnellement, je ne suis pas une grande amatrice d’orangette, car je n’aime pas trop l’association du chocolat avec les agrumes, mais encore une fois, Jérôme De Oliveira, ce magicien de la pâtisserie, m’a réconcilié avec les orangettes, tout comme il m’avait réconcilié avec la tarte au citron… C’était un vrai régal. Les orangettes existent aussi version gingembre pour les amateurs, et il faut savoir que tout est fait sur place: du confisage à l’enrobage: un sacré boulot.

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Après s’être délectée de la pâte à tartiner façon gianduja, la visite s’est conclue par un poste vraiment spectaculaire: les sculptures en sucre. Le pâtissier tirait, et étirait sa pâte encore chaude pour lui donner un aspect bien doré, pour pouvoir garnir sa superbe sculpture florale déjà bien avancée. Il chauffait ses outils comme l’aurait fait un forgeron, et découpait le sucre devant nos yeux emmerveillés. C’était extraordinaire. Il y avait beaucoup de monde qui stagnait à ce niveau de la visite, donc le contact avec le professionnel a été limité, malheureusement.

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Malgré tout ce que j’avais déjà mangé, il était impensable que je reparte sans ma petite tarte au citron meringuée d’amour que je me suis empressée de manger en rentrant à la maison.

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Tarte au citron meringuée / Vaisselle by Fragonard / Thé Spice Chai de Karel Capek

Un grand merci à toute l’équipe pour le formidable accueil que nous avons reçu, pour nous avoir permis de découvrir l’envers du décor et aussi pour toutes les gourmandises que nous avons pu déguster. Vous étiez déjà dans mon Top des meilleurs goûters de la Côte d’Azur, et vous le resterez 🙂

Pour commander votre bûche de noël, rendez-vous sur www.patisserie-intuitions.com/

A très vite

Safari à pied aux Monts d’Azur

Il y a quelques temps, j’ai fait un safari à pied dans la Réserve Biologique des Monts d’Azur à Thorenc. Thorenc se trouve dans l’arrière-pays grassois, et de là, on peut facilement se rendre dans le Var ou dans les Alpes de Haute Provence.

Cette réserve sauvage s’étend sur 700 hectares, et s’inscrit dans une démarche d’éco-tourisme: à savoir, le respect de l’animal dans son environnement. C’est certes un safari que je vous propose, oui, mais toujours dans des conditions bien précises pour maintenir le bien-être des animaux et ne pas déranger leur qualité de vie au sein de la réserve.

La réserve des Monts d’Azur jouit d’une biodiversité exceptionnelle ainsi que d’une faune très variée. On va surtout parler de deux animaux dont l’espèce est en voie d’extinction: le bison d’Europe et le cheval de Przewalski. Le quoi ? De Przewalski a dit la dame !

Bon, je fais la maligne, mais je n’avais jamais entendu parler de cette espèce avant de découvrir la réserve ; Et pourtant, c’est un cheval qui est très très souvent représenté dans les peintures rupestres puisqu’il s’agit du cheval préhistorique et sauvage par excellence. Il est indomptable et a très mauvais caractère ; Il ose d’ailleurs régulièrement affronter les bisons qui sont pourtant bien plus costaux qu’eux.

Le bison d’Europe (à ne pas confondre avec le bison américain qui est plus gras, plus gros et qui vit plutôt en plaine) a été réintroduit dans la réserve en 2005-2006. Les premières bêtes provenaient de la Pologne, et aujourd’hui, les 3/4 des bisons sont nés dans la réserve directement.

Un mâle peu commode et solitaire…

Un arbre grignoté par les bisons

En fonction des saisons, on peut aussi apercevoir des faucons, vautours, aigles royaux, biches, cerfs ou encore des sangliers.

Nous avons vu les bisons, les chevaux et une laie avec ses bébés qui trottaient joyeusement vers nous. C’était trop mignon. La visite est guidée par un professionnel de la réserve et le groupe doit systématiquement se tenir à une certaine distance des animaux: d’une part pour la sécurité mais aussi toujours pour assurer le bien être de l’animal. J’étais étonnée de les voir si prêts. La visite dure environ 1h30 et l’itinéraire varie en fonction de votre guide et du déplacement des animaux. Les guides se parlent entre eux par talkie-walkie pour se tenir informer des mouvements des troupeaux.

Il y a beaucoup de chardons dans ce coin là

La prochaine fois, nous y retournerons à l’automne pour essayer d’entendre le brame du cerf, et cette fois-ci, nous testerons la visite en calèche qui permet d’aller un peu plus loin plus rapidement.

Un moment agréable à passer en famille en pleine nature.

Attention à porter une tenue adéquate pour randonner, et à se munir d’un chapeau en été, car ça cogne en « montagne » !

Sachez que vous pouvez aussi loger sur place ! Vous trouverez toutes les offres en cliquant ici pour accéder au site officiel. Pensez à bien réserver, et je vous conseillerais de le faire par internet ou en allant sur place directement car mon expérience téléphonique s’est avérée plutôt catastrophique.

D’ailleurs à ce sujet, un dernier petit message à l’attention de la Réserve: il faudrait mieux organiser vos équipes en été ; nous y sommes allés pour le 15 août, j’ai appelé en avance pour réserver et on m’a fait poireauter 45 minutes montre en main avant de pouvoir finaliser la réservation. Mon interlocutrice me mettait sans arrêt en attente pour pouvoir encaisser les personnes au guichet (au passage, on entend tout ce qui se passe), elle me reprenait, me remettait en attente pour finalement m’oublier. J’ai du rappeler pour demander à ENFIN finaliser la réservation. Malgré ses excuses (et la pauvre, m’a fait plus de peine qu’autre chose), je trouve cela regrettable qu’une structure d’une telle importance ne puisse assurer un service efficace lors d’un jour férié, surtout dans notre région. En espérant ne pas rencontrer de nouveau ce problème à notre prochaine visite.

Malgré cet incident, je recommande fortement cette visite qui a été instructive, ludique et vraiment très agréable.

En tout cas, nous sommes prêts pour le safari en Afrique 😀

N’hésitez pas à partager votre expérience aux Monts d’Azur ici avec nous 🙂

A bientôt

A la rencontre des loups du Mercantour

Quand l’été bat son plein sur la Côte d’Azur, les touristes arrivent en masse, et personnellement, au lieu de m’agglutiner sur les plages bondées, je préfère aller prendre l’air frais de la montagne. Cette fois-ci, nous allons en direction de l’arrière-pays niçois, dans le Parc National du Mercantour, à la rencontre des loups du Parc Alpha.

Le parc, très bien organisé, propose un tas d’activités pour les enfants  et on peut assister à des animations sur place comme les soins ou encore le nourrissage. Ce contact privilégié avec les professionnels nous a permis de tout savoir sur le fonctionnement d’une meute, d’être capable de différencier les différentes races de loup existantes dans le coin mais aussi de mieux comprendre la démarche de réintégration des loups dans les Alpes. Certaines personnes n’y voient d’ailleurs guère d’intérêt, et beaucoup pensent que ce n’est pas une bonne idée car les loups en liberté, eux se déplacent, ils peuvent descendre assez bas, et peuvent en effet s’attaquer à des troupeaux de moutons et causer du tort aux agriculteurs qui peinent déjà à vivre de leur activité.

Quelque soit l’avis qu’on puisse avoir, les loups du parc, sont nés en captivité et dans le « pire » des cas, ils sont transférés dans d’autres parcs zoologiques en France ou en Europe.

Il faut savoir que dans la meute, il existe une structure sociale des loups très précise: les Alpha,  Bêta et Oméga. Le mâle Alpha et la femelle Alpha se reconnaissent instinctivement en tant que couple, ils vont guider la meute, assurer leur protection et ce sont les loups les plus dominants. Ils sont également les seuls à être autorisés à se reproduire, et bénéficient de privilèges comme le fait de pouvoir manger en premier. Ensuite, nous avons les Bêta, qui obéissent aux Alpha et qui sont aptes à prendre la place des Alpha en cas de mort, puis enfin les Omega qui jouent les soufres-douleurs des autres loups ; ce sont les derniers à se nourrir, et généralement, ils se prennent pas mal de peignées par les autres 😦 Cependant, l’Omega, malgré son statut très ingrat, est essentiel pour la survie de la meute car il permet d’apaiser les tensions dans le clan en s’interposant dans les conflits (d’où la maltraitance). En fonction de leur rang, les oreilles et la queue sont plus ou moins dressées. L’Alpha est le plus fier, tandis que l’Omega rase presque le sol (on le voit un peu sur les photos ci-dessous).

Les naissance sont aussi très contrôlées dans les meutes, car il est difficile de trouver de la nourriture, et les portées pouvant aller jusqu’à 6 louveteaux, il est essentiel de se réguler. C’est pour cette raison que le couple Alpha n’autorise pas les autres membres à se reproduire.

Dans le parc Alpha, les animaliers évitent de nourrir les loups dans la surabondance; car s’ils ne développent pas cet instinct de survie, leur gestion des naissances pourrait être compromise. Afin de préserver le bien-être des loups et leur espace, il est important de respecter leurs habitudes alimentaires.

Dans le parc, les loups sont nourris avec du poulet et du bœuf. Nous avons d’ailleurs assisté à ce beau moment.

 

Tarif adulte: 12€
Pass Famille (2 adultes/2 enfants): 38€

Pour consulter la grille complète des tarifs disponibles, veuillez cliquer ici: Parc Alpha.

Petit conseil: prévoyez de bonnes chaussures.

Vous pourrez faire une petite pause dans la chaumière en bas du parc, c’est d’ailleurs très agréable car ils allument la grande cheminée.

Pour le déjeuner, nous avons opté pour le restaurant l’Ô à la Bouche qui est situé au sein même du parc et où nous avons très bien mangé pour un prix défiant toute concurrence (8 à 15€ le plat).

Nous avons mangé un burger montagnard avec une bruschetta dans le même style… mmm trop bon ! Les frites étaient elles aussi très bonnes. En revanche, le café gourmand n’avait rien d’exceptionnel.

Le Parc Alpha, entouré par la forêt, et aussi proche des cours d’eau. Vous avez le Lac Boréon qui n’est pas très loin, la rivière, mais aussi la Cascade du Boréon.

 

En ce qui concerne les activités, vous avez de nombreux départs de randonnées en continuant après le Parc (par exemple pour rejoindre le Lac de Trécolpas), et près du Parc, vous pouvez faire de l’escalade sur un mur prévu à cet effet, ou encore louer des cannes à pêche pour aller pêcher la truite.

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En redescendant, ne manquez pas de faire un petit arrêt à Saint Martin Vésubie, un charmant village de montagne. Nous sommes tombés sur l’atelier de Nadine Jeannot, une habitante du village qui fait de magnifiques peintures sur bois. Ses œuvres sont exposées de façon permanente dans la galerie rue Cagnoli à la saison estivale. Le reste du temps, n’hésitez pas à la contacter sur son site internet directement en cliquant ici.

Et ce week end, direction l’arrière-pays grassois pour aller observer les bisons ! A très vite

[MENTON]: Vue imprenable sur la Baie de Garavan

La dernière fois, je vous emmenais prendre un brunch au Musée Cocteau, et aujourd’hui, nous allons prendre de la hauteur pour découvrir Menton d’une autre façon.

1. Parvis de la Basilique Saint Michel Archange

Pour la première étape, je vous invite à remonter la rue Saint Michel, à suivre la rue des Logettes puis la ruelle des Ecoles Pies pour arriver sur le parvis de la Basilique Saint Michel Archange sur votre droite. Ce coin était frais et tellement agréable, que j’y suis restée un bon moment pour me détendre (ok et surtout reprendre un rythme cardiaque normal parce que les petites marches pour y arriver sont bien violentes 😀 ).

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Pour la prochaine étape, reprenez la voiture et dirigez-vous en direction du Boulevard Garavan en empruntant la D24, puis la D124 (autant vous prévenir, elle est étroite… très étroite). Vous pourrez vous garer assez facilement au bout de la rue juste avant l’épingle.

2. Cimetière Marin & vue sur la Baie du soleil

Juste au bout se trouve le Cimetière Marin aussi appelé Cimetière du Vieux Château. Oui vous allez me dire que c’est un peu glauque comme visite, mais suivez-moi, la vue vaut vraiment le détour ! C’est un lieu paisible, où les influences sont vraiment cosmopolites: on y retrouve les tombeaux de nombreuses personnalités locales: qu’elles soient françaises, italiennes ou encore russes. Personnellement, j’ai beaucoup aimé la chapelle orthodoxe qu’on voit ci-dessous.

  

Jacqueline Verdini a réalisé des plaques en argile avec des citations écrites en mentounasc, le dialecte de Menton. On en comprend plus ou moins le sens.

3. Vue sur la Baie de Garavan

Et en ressortant du Cimetière, sur la droite, vous aurez une vue imprenable sur la Baie de Garavan

J’aime beaucoup le mouvement de l’eau sur cette dernière photo… ça ressemble à une peinture à l’huile.

Pour ma part, ma balade s’est arrêtée à ce magnifique point de vue et je n’ai pas longé le boulevard Garavan jusqu’au bout. Je le regrette un petit peu car je sais qu’on y voit des propriétés superbes et à mon avis d’autres points de vue exceptionnels. Rappelons aussi que Menton est la ville des jardins. Son climat très clément permet la floraison de nombreuses variétés de plantes et d’arbres. Je me garde donc la visite des jardins pour une prochaine fois ! On ne peut pas tout voir d’un coup.

Si vous avez d’autres idées de balades à Menton, je suis preneuse 🙂

A bientôt