[GRASSE]: Le Domaine de la Royrie, une huile d’olive médaillée d’Or

L’autre jour, j’ai découvert le Domaine de la Royrie, un domaine oléicole qui se trouve sur les hauteurs de Grasse,  limitrophe au village de Cabris.

Bâti au XVème siècle par les Moines de l’Abbaye de Lérins, le terrain s’étend sur deux hectares et ne compte pas moins de 300 oliviers vieux de 500ans. Les belles restanques en pierre sont elles aussi d’époque.

Monique et Lionel Brault, les heureux propriétaires de ce domaine, ont travaillé d’arrache pied pour préserver ces oliviers et proposer une huile d’olive de la meilleure qualité. Toujours dans l’objectif de faire de cette huile un produit d’exception, le domaine s’inscrit dans une démarche écologique et est certifié bio depuis 2012. Depuis ce label, ils n’utilisent plus aucun pesticide et ont réintroduit une nature plus sauvage sur le Domaine pour favoriser la venue d’insectes et de micro-organismes nécessaires pour l’écosystème. Il est donc important de laisser pousser les herbes folles et de ne pas tout ratiboiser comme on est souvent tentés de le faire. Ces herbes folles vont attirer entre autre les coléoptères qui vont se nourrir des olives véreuses pour ainsi ne laisser que les plus beaux fruits sur les arbres.

Le Domaine de la Royrie jouit d’une excellente orientation, à la fois en plein soleil et préservée du vent, ce qui est essentiel  pour la culture de l’olive. On y récolte ici la « caillette », plus connue sous le nom d’Olive de Nice. Les huiles du Domaine de la Royrie sont d’ailleurs labellisées AOP Huile d’Olive de Nice ; Une haute distinction ici sur la Côte d’Azur, car comme vous le savez: nous sommes de très gros mangeurs d’olives et de grands consommateurs d’huile d’olive.

Monsieur et Madame Brault ont d’ailleurs eu une ingénieuse idée: celle de proposer des cours d’oléologie pour mieux comprendre et connaître l’huile d’olive. Ce programme se déroule sur la demie-journée et peut s’organiser à partir de 8 personnes. Le tarif par personne est de 65€ et comprend: 45 minutes de visite, 45 minutes d’initiation à la dégustation de l’huile d’olive à la découverte des différents arômes et se conclut par un repas en 8 mets avec les accords huile d’olive qui vont avec, le tout confectionné par Monique, qui, je peux vous l’assurer, est une Diva des fourneaux. Ce n’est pas très cher payé, et cela permet une expérience inoubliable dans un cadre on ne peut plus idyllique.

Outre les olives et l’huile, le couple Brault s’est lancé l’an dernier dans une toute nouvelle aventure: l’immortelle.

Petite fleur jaune connue pour pousser partout en Corse, elle fut autrefois cultivée ici à Grasse, Capitale Mondiale des Parfums, et elle avait totalement disparue depuis quelques temps. Les propriétaires se sont alors lancés le défi de remettre l’immortelle au goût du jour chez les grassois, et se sont ainsi associés à un producteur corse qui leurs a fourni les boutures. Après 6 mois d’essai très concluant, l’immortelle a parfaitement trouvé sa place sur le Domaine de la Royrie et aujourd’hui, on récolte la fleur chaque 21 juin pour en récolter son précieux parfum.

Autrefois à Grasse, on utilisait des techniques artisanales pour récolter les essences des fleurs grâce à la macération à froid appelée « Enfleurage ». C’est une méthode qui consistait à piquer les fleurs sur une couche de graisse animale et chaque jour pendant 1 à 3 mois, les fleurs étaient renouvelées de façon à ce que la graisse se sature en essence au fur et à mesure. Ayant été guide dans l’une des parfumeries grassoises pendant 7ans, c’est une méthode que j’ai longuement expliqué à mes visiteurs, mais ce que j’ignorais toutes ces années, c’est qu’il existait une autre méthode d’enfleurage: à l’huile d’olive ! 😮

Les fleurs macéraient donc dans l’huile d’olive, on imbibait ensuite un linge propre que l’on pressait ensuite au moulin à huile pour en récolter le précieux macérat.

Ou bien on procédait à la macération solaire, c’est à dire qu’on mélangeait dans une bonbonne les fleurs fraîches et l’huile d’olive et on laissait macérer au soleil.

C’est cette seconde technique qui est reproduite aujourd’hui au domaine de la Royrie.

75 kilos de fleurs fraîches sont ainsi mélangées à l’huile d’olive bio pour obtenir une huile 100% grassoise et 100% bio.

Pour obtenir une huile essentielle d’immortelle, on va tout ramasser: la fleur et la tige ; en revanche pour un macérat comme c’est le cas pour cette huile de beauté, on ne va prélever que la fleur. C’est une huile très bénéfique pour la santé car elle va apaiser les rougeurs, l’acné juvénile ou encore les ecchymoses. Elle aurait même des effets anti-âge grâce aux polyphénols présents dans l’huile d’olive.

Les propriétaires se sont aussi rendus compte que le parfum de l’immortelle semblait repousser les sangliers qui ne sont jamais venus labourer ces parcelles contrairement au reste du terrain. Cette information devrait sans doute en intéresser plus d’un, car je connais les dégâts que peuvent provoquer les sangliers dans les jardins pour l’avoir vécu de près chez ma belle-mère 😮

Comme quoi, même si un sujet nous passionne, nous ne sommes jamais infaillibles et je suis vraiment très heureuse d’avoir découvert cette technique d’enfleurage à l’huile d’olive et tous les bien-faits apportés par l’immortelle. Donc rien que pour cela: un grand merci Monsieur et Madame Brault.

Enfin, je termine avec un espace du Domaine qui m’a enchanté: les potagers. Les propriétaires ont souhaité faire un clin d’œil aux potagers des moines à l’époque médiévale en créant quatre ambiances pour rappeler les 4 fleuves du Paradis: le carré des paysans avec des légumes racines énergétiques, le carré des nobles avec des légumes hors sol tournés vers le ciel, le carré des moines plus modeste avec des légumes à cuire pour faire la soupe et enfin le carré des femmes avec des fleurs comestibles et plantes médicinales car il y avait toujours une femme apothicaire chez les moines.

La visite du Domaine s’est conclue par un discours des propriétaires Monsieur et Madame Brault, de Monsieur le Maire Jérôme Viaud, de Madame l’Adjointe au Tourisme Catherine Butty et enfin du Directeur de l’Office de Tourisme de Grasse Monsieur Pascal Brochiero. Nous avons eu la chance de déguster les huiles (médaillées d’or) et certains confits du Domaine. Personnellement, j’ai eu un énorme coup de cœur pour l’huile d’olive en récolte tardive, elle est exceptionnelle. J’en ai d’ailleurs acheté une bouteille pour la maison et elle a fait l’unanimité. Si vous souhaitez découvrir leurs produits, vous pouvez vous les procurer en ligne sur leur site Internet en cliquant aussi, vous pouvez vous rendre au Domaine ou bien dans leur petite boutique Place aux Aires dans le centre historique de Grasse.

D’ailleurs, je ne suis pas la seule Julie à les aimer ces huiles, le Domaine est passé très récemment à la tv dans l’émission « les Carnets de Julie » 🙂

Site du Domaine de la Royrie et ici pour leur Page Facebook
Site de l’Office de Tourisme de Grasse
Site du label AOP Huile d’Olive de Nice / Olives de Nice
Site de Côte d’Azur Tourisme
Site de Julie Andrieu

[Côte d’Azur]: Mouans-Sartoux, un village fleuri très typique et tourné vers l’avenir

Mouans-Sartoux est un petit village très typique de la Côte d’Azur où se comptent un peu plus de 10 000 âmes. Situé entre Cannes et Grasse, il est proche de villes mondialement connues, mais est tout de même préservé du tourisme de masse et a ainsi pu conserver son authenticité. Son village construit en damier, permet aux touristes de se perdre dans les petites ruelles piétonnes qui sont toutes plus jolies les unes que les autres. En effet, les villageois participent chaque année au concours des balcons fleuris, ce qui permet une floraison dense toute l’année.

C’est un village qui m’est cher puisque j’y ai vécu pendant 15 ans et ai vraiment apprécié la qualité de vie qui y règne. André Aschieri, l’ancien Maire de Mouans-Sartoux, a géré d’une main de maître le village pendant 40ans ! Le Maire, qui fait partie des verts, est très soucieux de l’environnement et a mis en place beaucoup de projets tournés vers le développement durable et l’écologie. Par exemple, sur un plan national, les écoles de Mouans-Sartoux sont les premières à avoir instauré la cantine 100 % bio. La municipalité a pris des mesures concrètes pour limiter au maximum les déchets, et les enseignants visent à éduquer les enfants sur l’agriculture et sur le tri des déchets. L’école François Jacob, une école installée au cœur de la forêt, a d’ailleurs son propre potager dans lequel les enfants peuvent intervenir.

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Au coeur du village, un artiste s’est amusé à faire une construction éphémère avec des palettes dans lesquelles il a placé quelques pots d’aromates à droite à gauche, et il invite le passant à s’asseoir et à profiter avec ceux qu’il croisera. Sur le panneau, on peut ainsi lire « Passant, assieds toi, j’ai créé cet espace pour que nous en profitions tous. Installe toi confortablement et apprécie le temps qui passe. Salue les gens que tu croiseras. Si tu leur souris, ils te le rendront probablement. Viens ici prendre un repas, ou simplement un petit verre. Invite ceux et celles qui traverseront cette rue à se joindre à ta table, et demande leurs comment ils vont. Partage ce que tu poseras sur cette table, on est plus heureux quand on donne. Allez, ne sois pas timide, je te souhaite de belles rencontres.« 

Alors à cette personne: MERCI ! Merci pour le sourire, pour les ondes positives, pour ce petit instant de bonheur, et merci de toujours croire en l’échange et le partage dans ce monde de brutes. Ca fait tout simplement du BIEN de voir cela.

En ce qui concerne le patrimoine, notre village possède aussi un très joli château, qui a une singularité… il est construit sur un plan triangulaire (soit 3 tours). En effet, ce type d’architecture est très rare en France, mais aussi en Europe (vous pouvez le voir sur google earth/google map si vous êtes curieux). Si quelqu’un a d’ailleurs une explication sur le choix d’une telle construction, je suis preneuse 😉

Aujourd’hui, le château a été réhabilité en espace d’art concret. Le principal bâtiment du musée a été construit derrière le château en contrebas du parc et accueille près de 20 000 visiteurs par an. Les locaux aiment aussi à appeler cette construction « la verrue de Mouans-Sartoux » du fait de sa couleur verte pomme qui surprend au premier abord, je dois l’admettre.

Le village est aussi renommé pour son Festival du Livre qui accueille chaque année environ 50 000 visiteurs sur 3 jours et s’impose comme étant l’un des plus grands festivals littéraires du pays. D’Amélie Nothomb à Marc Lévy, les plus grands écrivains finissent par passer par le petit village provençal. Cette année en octobre, le Festival du Livre fêtera sa 30ème édition. Une année, qui j’en suis sûre, nous promet de jolies surprises.

Et puisqu’on parle de projets novateurs, j’aimerais vous présenter une adresse à découvrir absolument: la Maison Charlotte Busset.

Noémi Burlaud, a posé ses valises dans le village il y a quelques années maintenant, et n’imaginait pas installer sa boutique ailleurs qu’à Mouans-Sartoux. Après avoir passé quelques temps aux Etats-Unis, elle s’est prise de passion pour les cookies et s’est très vite intéressée à la nutrition et aux soucis alimentaires dont on parle aujourd’hui constamment… intolérances au gluten, produits vegan et/ou bio… les idées ont bouillonné dans sa tête, et après avoir bien ficelé son projet, il lui manquait quelques fonds pour pouvoir se lancer. La jeune femme s’est alors inscrite dans une démarche de crowdfunding sur kisskissbankbank pour que les internautes puissent lui donner un petit coup de pouce afin de pouvoir mener à bien sa boutique. Pari réussi puisqu’elle a réussi à collecter 5000€ qui lui ont permis d’ouvrir les portes de sa biscuiterie en octobre 2015.

Noémi ne compte pas ses heures, mais malgré toute l’énergie qu’elle dépense chaque jour au développement de son affaire, elle garde toujours le sourire derrière son comptoir et veille à ce que les clients se sentent comme à la maison. Elle souhaite aussi développer un commerce de proximité et essaie autant que possible de faire appel à des producteurs locaux: tant pour les fruits que pour les jus de fruits bio. On y trouve des cookies très gourmands aux 3 chocolats, au beurre de cacahuète, au caramel beurre salé, mais aussi des cookies sans gluten ou encore vegan (sans beurre ni œuf). Elle propose de nouvelles saveurs au gré des saisons et de ses envies et on se régale chaque fois qu’on y va. J’aime beaucoup la décoration cosy de la boutique et l’ambiance conviviale qui y règne. Des petites pépites comme celle là, nous en voulons encore plus, alors j’espère que d’autres investisseurs comme Noémi, viendront eux aussi poser leurs valises dans notre petit village adoré pour pouvoir le dynamiser un peu plus encore.

Envie de refaire les cookies à la maison ? Pas de problème, Noémi a pensé à tout et vous propose ses « cookies jars » avec tous les ingrédients déjà pré-mélangés et la petite notice explicative. Y-a-plus-qu’à comme on dit 🙂 Une chouette idée de cadeau.

J’ai jeté mon dévolu sur 4 cookies (oui je suis gourmande, je sais…) mais rassurez-vous, j’ai partagé avec ma chère et tendre maman qui est toujours en quête d’un nouveau petit salon de thé sympa (la gourmandise, c’est de famille j’en ai bien peur). 😀 J’ai fondu devant le cookie façon tarte au citron meringué (mon péché mignon), et celui au caramel au beurre salé (je ne peux pas dire non à du caramel au beurre salé, c’est contre mes principes !). J’ai aussi goûté un cookie nounours à la guimauve et un autre vegan à la pâte à tartiner (vegan elle aussi, naturellement). C’était la première fois que je goûtais un biscuit vegan, et j’ai été très agréablement surprise car même sans beurre, le cookie reste très tendre. Bref, tout était gourmand et fondant à souhait. Pour le jus bio, j’ai opté pour le mélange pomme-kiwi qui était lui aussi était très bon.

Adresse: 7 rue du Docteur Geoffroy – 06370 Mouans-Sartoux

Pour suivre les actualités de la Maison Charlotte Busset:

Site Officiel: https://maisoncharlottebusset.com/
Facebook: https://fr-fr.facebook.com/charlottebusset/
Instagram: https://www.instagram.com/maison_charlotte_busset/
Twitter: https://twitter.com/BussetCharlotte

Pour l’Office de tourisme de Mouans-Sartoux: cliquez-ici, celui du tourisme sur la Côte d’Azur, cliquez-là ; et enfin pour le Festival du Livre: Site Officiel

Il est beau mon village, non ?
N’hésitez pas à me contacter si vous êtes dans le coin 🙂 On ira se manger un cookie ou deux 😉 

La Bastide Saint Antoine, un haut lieu de la gastronomie française sur la Côte d’Azur

La Bastide Saint Antoine, un relais & châteaux qui a ouvert ses portes en 1997, a fêté il y a quelques jours ses 20 ans d’excellence. Suivez-moi à Grasse pour découvrir ce lieu mythique de la Côte d’Azur…

Jacques Chibois, un chef d’exception

Jacques Chibois, originaire du Limousin et issu d’une famille de meuniers, a grandi dans le milieu agricole et a commencé à savoir apprécier les bonnes choses dès le plus jeune âge. Poussé par sa mère, il va entrer en apprentissage dans un restaurant étoilé près de Limoges, sa ville natale. Après avoir travaillé avec plusieurs grands chefs étoilés aux quatre coins de France et du monde (Londres, New York), et après avoir fréquenté du beau monde, c’est finalement à Cannes qu’il posa ses valises pour prendre les rennes du Royal Gray, le restaurant gastronomique de l’Hôtel du Gray d’Albion. Il fut à ce moment là, le premier restaurant de la ville de Cannes a obtenir ses 2 étoiles au Michelin et deux récompenses suivirent: les 4 Toques Gault et Millau et le titre de Chef de l’année. Il s’occupa aussi à cette époque des dîners d’ouverture et de clôture du fameux Festival de Cannes. Finalement, le Chef et son épouse se mirent en quête d’un bel endroit pour pouvoir ouvrir leur propre établissement façonné à leur image, loin des paillettes du festival. C’est finalement en 1996 à Grasse, terre de parfums et de saveurs que le couple trouva l’endroit idyllique, dans le quartier de Saint Antoine. Ils achetèrent une belle bastide provençale du XVIIème siècle bâtie dans un parc de 5 hectares parsemé d’oliviers millénaires et de restanques. Comme le disait le chef lors de son discours l’autre jour, on ne donnait pas cher de sa peau en s’installant à Grasse, et voila où il en est aujourd’hui… Il a su garder l’âme provençale de cette magnifique Bastide, son côté convivial et familial, mais a su l’imposer comme étant une étape gastronomique incontournable de la Côte d’Azur. Finalement, l’hôtel devint membre Relais & Châteaux en 2000, puis en 2009, il reçut sa 5ème étoile, quant au restaurant étoilé, il fait partie des Grandes Tables du Monde, un regroupement de 170 restaurants d’exception à travers le monde.

« Quand on aime, on a toujours 20 ans et quand on a 20 ans, on aime toujours » Pierre Dac

Tel est l’état d’esprit du Chef pour aborder les prochaines années à venir. Cela promet à nos papilles encore de longues années de régalade 🙂

Jérôme Viaud, le maire de Grasse et fidèle ami de Jacques Chibois
a lui aussi tenu à venir féliciter le Chef et le remercier pour le prestige qu’il apporte à la commune

Le Chef a tenu à remercier ses amis les plus fidèles et nous, journalistes et rédacteurs à l’occasion de cet anniversaire très spécial, en nous cuisinant ses mets les plus raffinés qui l’ont poussé vers l’excellence. Inutile de vous dire que c’était à se damner. Le repas était accompagné de champagne Jacquesson et de délicieux vins de Bellet du Clos Saint Vincent, un domaine viticole situé à Nice (découvrez-le en cliquant ici). J’ai eu un gros coup de cœur pour le blanc 2015 ❤

Papillon de Langoustines Jacques Chibois en émulsion de pulpe d’orange à l’huile d’olive et au basilic
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Le loup en nouvelle vague à l’huile de vanille sur sa fondue de fenouil citronnée au basilic
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Le jeune lapin rôti aux herbes, comme on l’aime en Provence
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Les fraises cuites au vin d’épices et olives confites, glace à l’huile d’olive
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Mignardises



Même la langoustine applaudit… 😉

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Bastide SaintAntoine

Les trois dernières photos sont signées Loic Bisoli (dont voici la page Facebook) qui était le photographe officiel de l’événement.

Si vous souhaitez séjourner dans l’hôtel, vous pourrez alors peut-être choisir la chambre et destination de votre choix… En effet, chacune des chambres porte le nom d’un village voisin: Spéracèdes, Cabris ou encore Saint-Cézaire; Une ôde à la découverte.

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Et si vous l’ignorez, sachez que le Chef affectionne tout particulièrement le travail de la truffe. Il organise d’ailleurs chaque année le Marché de la Truffe sur le domaine et propose régulièrement des dîners en 5 mets « Autour de la truffe ». J’en ai moi-même fait l’expérience avec mon conjoint, et c’était fabuleux. Et rassurez-vous, même les petits budgets peuvent se le permettre, il vous suffit de guetter leurs offres sur Groupon.

Repas « Autour de la truffe en 5 mets » – Avril 2016

En attendant les beaux jours pour pouvoir vous offrir des photos ensoleillées de leur magnifique terrasse et du domaine, je vous invite à découvrir leur site Officiel en cliquant ici : http://www.jacques-chibois.com. Vous les trouverez aussi sur Facebook et sur Twitter.

Sans oublier les sites respectifs des Grandes Tables du Monde et des Relais & Châteaux pour découvrir d’autres établissements de prestige ainsi que l’Office de tourisme de Grasse et de la Côte d’Azur.

Encore un grand Bravo à Monsieur Chibois, à sa brigade et toute son équipe, pour leur travail remarquable ainsi qu’à Marie & l’équipe de vin-tourisme pour avoir permis l’existence de ce très bel événement.

Tourrettes sur Loup et sa délicate violette

Non pas que je veuille détrôner la réputation de Toulouse pour sa violette, mais toujours est-il qu’en parfumerie, c’est chez nous qu’on la prend la petite fleur! Oui oui m’sieurs dames, et ça se passe à Tourrettes sur Loup, entre Cannes et Nice. Vous ne connaissez pas ? Eh bien, si vous aimez les vieilles pierres sèches, les villages typiquement provençaux, les plantes et la violette, alors vous êtes au bon endroit. Suivez-moi…

Première étape: Le village

Garez votre véhicule sur le parking de la place centrale, et prenez votre temps pour arpenter les petites ruelles magnifiquement décorées. Il vous faut passer sous l’arche du château afin de pouvoir accéder au cœur du village. Les maisons traditionnelles sont toutes bâties dans la pierre sèche et toutes en hauteur, et vous avez des plantes qui ornent pratiquement toutes les façades. Quelqu’un a même eu la bonne idée de mettre à disposition ses plantes aromatiques… La prochaine fois, je me servirai avec plaisir, j’ai bien envie d’essayer la Mélisse.

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Arrêtez vous chez Tom’s pour goûter leur glace à la violette… une merveille

La Melisse, dont les feuilles dégagent une odeur de citron, est principalement utilisée en tisane. Elle existe depuis la nuit des temps puisqu’elle était déjà populaire à l’antiquité. On distille toujours ses feuilles et ses tiges pour en faire des toniques et l’eau de mélisse a de nombreuses qualités: elle est antispasmodique et prévient contre l’herpès, le stress et l’angoisse. Et si vous avez du mal à trouver le sommeil, sachez qu’elle a aussi un effet sédatif.

Recette de la tisane à la mélisse:

Plonger 2 branches dans 1 L d’eau, portez à faible ébullition puis laissez  infuser 15 minutes environ. Filtrez et buvez 🙂

Deuxième étape: La Bastide aux violettes

Vous devez vous dire « et la violette dans tout ça ? »… on y arrive on y arrive… Lorsque vous avez regagné la Place de la Libération (la place centrale), prenez à pied la route Saint Jean. Vous allez passer devant l’adorable Chapelle Saint Jean que je vous recommande de visiter si elle est accessible, car les peintures naïves qui décorent l’intérieur de la chapelle sont admirables et elles représentent bien la vie provençale.

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Poursuivez sur le Chemin de la Ferrage et vous allez arriver à l’entrée de la Bastide aux Violettes. Pour les petits fainéants, sachez que le musée dispose de son parking gratuit privatif. Le musée est libre d’accès et est ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h puis de 13h30 à 17h (fermé en revanche les lundis, dimanches et jours fériés). C’est le lieu parfait pour tout savoir sur la violette, notamment la « Victoria », la seule variété aujourd’hui cultivée à Tourrettes. Généralement cultivée en terre, la Bastide s’est lancée dans une nouvelle méthode: la culture hors sol à la verticale, qui permet aux ramasseuses de moins se fatiguer, de limiter l’enherbement et surtout de gagner jusqu’à 4 fois en superficie. La fleur est ramassée d’octobre à février pour les bouquets, ou pour les fleurs cristallisées au sucre, et les feuilles, elles en revanche, ne sont ramassées qu’à partir de mai et ce jusqu’à fin juillet pour fournir les distilleries et parfumeurs.

Les feuilles vous dîtes ?

En effet, la fleur de violette est dite « muette » ; Même si elle sent bon dans la nature, les parfumeurs et chimistes n’ont pas encore trouvé le moyen de capturer son essence. De ce fait, ce sont les feuilles qui sont utilisées pour l’extraction. L’odeur de la feuille est par contre plus herbacée et donne un côté « vert » aux fragrances. Si on veut obtenir l’odeur de la fleur qui est plus gourmande et sucrée, il faudra alors la reconstituer à l’aide de ses molécules avec un procédé appelé « chromatographie ». Il existe d’autres fleurs muettes: le muguet, la pivoine, le lys ou encore le chèvrefeuille. Demandez donc à une vendeuse en parfumerie si ces essences sont naturelles, vous verrez si elle maîtrise ou non son sujet 😉

Au passage, si vous êtes curieux de connaître la composition de votre parfum fétiche, je vous recommande le site Osmoz qui vous donne la pyramide olfactive d’un très grand nombre de créations.

Les bouquets de violette, une tradition ancestrale

J’ai profité de la fête de la violette (fin février / début mars) pour participer à l’atelier organisé par la Bastide aux violettes pour réaliser un bouquet de violettes. Si sa conception a l’air enfantine, je peux vous dire que c’est un sacré coup de main à prendre. Il faut enrober les violettes avec les feuilles en les superposant les unes sur les autres tout en pinçant le haut de la tige pour bien maintenir le bouquet. C’est vraiment difficile. Nous avons mis 30 minutes pour faire un malheureux bouquet, mais sachez qu’une bouquetteuse expérimentée pouvait à l’époque en faire jusqu’à 120/heure à raison de 25 fleurs par bouquet. C’est vraiment impressionnant… Pour faire un bouquet, il faut utiliser Les fleurs cueillies la veille, et à défaut de feuilles de violettes, on peut utiliser aussi les feuilles d’héliotropes ou de boutons d’or. La responsable de la Bastide m’a donné de précieux conseils pour garder mon bouquet jusqu’à 8 jours, que j’ai suivi à la lettre… En rentrant chez moi, j’ai trempé la tête du bouquet dans de l’eau froide pour le rafraîchir puis je l’ai secoué délicatement pour faire retomber l’eau (en effet, le principal ennemi de la violette est l’humidité) et je l’ai ensuite laissé dehors toute la nuit. Le lendemain, en le remettant à l’intérieur, le bouquet avait fière allure et a commencé a dégager son doux parfum grâce à la chaleur de la pièce. J’ai réitéré l’opération plusieurs jours jusqu’à ce qu’il soit fané.

N’hésitez pas à contacter la Bastide aux violettes, ils organisent des ateliers de bouquet toute l’année. Cliquez-ici pour voir leur page Facebook.

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Et puis si on veut repartir avec un petit souvenir de Tourrettes sur Loup, il faut se laisser tenter par les petites fleurs à croquer des producteurs « EARL La violette » disponibles dans la boutique du musée ou sinon à leur stand directement si vous y allez lors de la Fête de la violette. Personnellement, j’ai craqué pour des violettes cristallisées et du sirop de violette. Il faut savoir que c’est un travail de titan pour obtenir ces petites fleurs en sucre puisqu’un kilo nécessite 8000 fleurs et 3h de travail. Comptez environ 8.5€ pour 100g de fleurs et 4.5€ pour 10cl de sirop.

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Si vous n’êtes pas dans le coin, bonne nouvelle les amis puisque vous pouvez faire vos achats en ligne: ça se passe ici.

Je n’ai pu résister à l’envie de les essayer dès mon retour à la maison. Je vous donnerai la recette de mes petits cupcakes très bientôt 🙂

Cliquez ici pour accéder au site de la ville et en savoir plus sur la violette de Tourrettes.

D’ailleurs dans ce coin là, il existe un autre grand confiseur qui est une véritable institution chez nous sur la Côte d’Azur.. J’y consacrerai un article à part entière dans les mois à venir 🙂

A très vite pour de nouvelles aventures gourmandes et parfumées

Le merveilleux laboratoire de la pâtisserie Intuitions by J. sous les couleurs de Noël

Il y a trois ans déjà, je vous parlais de mon amour pour la Pâtisserie du Five Seas Hôtel à Cannes, Intuitions by J.

Lorsque le Chef Pâtissier, Jérôme De Oliveira a annoncé il y a quelques semaines sur Facebook qu’il ouvrait, de façon inédite, les portes de son laboratoire à Grasse pour voir la création des best sellers et déguster en avant-première les bûches de Noël de cette année, c’était la cerise sur le gâteau.

Le Rendez-Vous était pris… Samedi 3 Décembre de 15h à 19h pour découvrir le monde de Charlie et la Chocolaterie version De Oliveira. C’est évident, je ne POUVAIS PAS manquer cela.

Moi-même adepte de cuisine et de pâtisserie, et grande épicurienne que je suis, j’ai adoré pouvoir découvrir tous les postes de travail, et avoir ce contact privilégié avec l’équipe de Pâtisserie afin de mieux connaître leur univers et leurs tâches respectives au sein du labo.

La visite a commencé dans la salle où l’on fait fondre le chocolat (mais ça peut parfois être du praliné ou encore du caramel) (je vous parle même pas des odeurs sublimes qui se dégageait de la machine..). Ceci dit, moi qui travaille dans une chocolaterie, je commence à m’habituer à ce divin parfum. On a pu voir l’artisan faire des biscuits et il nous a fait déguster des petits sablés en forme d’étoile au spéculoos avec une petite touche de marmelade à l’orange (c’est fin, ça se mange sans faim, ou sans fin, ça marche aussi 😀 ).

Nous sommes ensuite aller parler au sculpteur du groupe (qui a, entre autre, réalisé la sculpture de Golum que l’on peut admirer dans la boutique de la Pâtisserie à l’Hôtel du Five) qui était en train de façonner un père-noël un peu fou. C’est un vrai travail d’orfèvre… Nous avons aussi admiré les petites sculptures en chocolats disponibles à la vente en forme de pingouins ou de sapins. C’était mignon comme tout, et c’était disposé autour d’un sapin gigantesque fait entièrement en chocolat.

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Tout cela, vous a donné faim ? Nous aussi ! Alors en route pour la prochaine étape: la dégustation des bûches de Noël, toutes plus sublimes les unes que les autres. Mon choix s’est porté sur la Bûche « Au Pied du Sapin » faîte d’un biscuit marron, d’une mousse marron, d’un croustillant au spéculoos, d’éclats de marrons glacés et enfin, l’ingrédient magique… de coulis de myrtille. C’est une association qui ne m’aurait jamais traversé l’esprit, c’est pourquoi ma curiosité m’a poussé à choisir la plus délirante des bûches. Le goût acidulé de la myrtille se marie parfaitement à l’onctuosité du marron, c’est l’explosion de saveurs en bouche… Une véritable surprise. J’ai aussi goûté le pain d’épices qui était aussi délicieux qu’il n’était beau.

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Allez, on fait une petite pause ? Que nenni… On va découvrir maintenant comment sont faîtes les orangettes, qui a ma grande surprise, sont plus fines qu’à la normale. C’est, d’après le pâtissier aux commandes de la machine, l’effet escompté, pour apporter une plus grande finesse et pouvoir faire ressortir le goût du fruit plus que du chocolat. Ils ont tout compris… Personnellement, je ne suis pas une grande amatrice d’orangette, car je n’aime pas trop l’association du chocolat avec les agrumes, mais encore une fois, Jérôme De Oliveira, ce magicien de la pâtisserie, m’a réconcilié avec les orangettes, tout comme il m’avait réconcilié avec la tarte au citron… C’était un vrai régal. Les orangettes existent aussi version gingembre pour les amateurs, et il faut savoir que tout est fait sur place: du confisage à l’enrobage: un sacré boulot.

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Après s’être délectée de la pâte à tartiner façon gianduja, la visite s’est conclue par un poste vraiment spectaculaire: les sculptures en sucre. Le pâtissier tirait, et étirait sa pâte encore chaude pour lui donner un aspect bien doré, pour pouvoir garnir sa superbe sculpture florale déjà bien avancée. Il chauffait ses outils comme l’aurait fait un forgeron, et découpait le sucre devant nos yeux emmerveillés. C’était extraordinaire. Il y avait beaucoup de monde qui stagnait à ce niveau de la visite, donc le contact avec le professionnel a été limité, malheureusement.

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Malgré tout ce que j’avais déjà mangé, il était impensable que je reparte sans ma petite tarte au citron meringuée d’amour que je me suis empressée de manger en rentrant à la maison.

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Tarte au citron meringuée / Vaisselle by Fragonard / Thé Spice Chai de Karel Capek

Un grand merci à toute l’équipe pour le formidable accueil que nous avons reçu, pour nous avoir permis de découvrir l’envers du décor et aussi pour toutes les gourmandises que nous avons pu déguster. Vous étiez déjà dans mon Top des meilleurs goûters de la Côte d’Azur, et vous le resterez 🙂

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A très vite

Safari à pied aux Monts d’Azur

Il y a quelques temps, j’ai fait un safari à pied dans la Réserve Biologique des Monts d’Azur à Thorenc. Thorenc se trouve dans l’arrière-pays grassois, et de là, on peut facilement se rendre dans le Var ou dans les Alpes de Haute Provence.

Cette réserve sauvage s’étend sur 700 hectares, et s’inscrit dans une démarche d’éco-tourisme: à savoir, le respect de l’animal dans son environnement. C’est certes un safari que je vous propose, oui, mais toujours dans des conditions bien précises pour maintenir le bien-être des animaux et ne pas déranger leur qualité de vie au sein de la réserve.

La réserve des Monts d’Azur jouit d’une biodiversité exceptionnelle ainsi que d’une faune très variée. On va surtout parler de deux animaux dont l’espèce est en voie d’extinction: le bison d’Europe et le cheval de Przewalski. Le quoi ? De Przewalski a dit la dame !

Bon, je fais la maligne, mais je n’avais jamais entendu parler de cette espèce avant de découvrir la réserve ; Et pourtant, c’est un cheval qui est très très souvent représenté dans les peintures rupestres puisqu’il s’agit du cheval préhistorique et sauvage par excellence. Il est indomptable et a très mauvais caractère ; Il ose d’ailleurs régulièrement affronter les bisons qui sont pourtant bien plus costaux qu’eux.

Le bison d’Europe (à ne pas confondre avec le bison américain qui est plus gras, plus gros et qui vit plutôt en plaine) a été réintroduit dans la réserve en 2005-2006. Les premières bêtes provenaient de la Pologne, et aujourd’hui, les 3/4 des bisons sont nés dans la réserve directement.

Un mâle peu commode et solitaire…

Un arbre grignoté par les bisons

En fonction des saisons, on peut aussi apercevoir des faucons, vautours, aigles royaux, biches, cerfs ou encore des sangliers.

Nous avons vu les bisons, les chevaux et une laie avec ses bébés qui trottaient joyeusement vers nous. C’était trop mignon. La visite est guidée par un professionnel de la réserve et le groupe doit systématiquement se tenir à une certaine distance des animaux: d’une part pour la sécurité mais aussi toujours pour assurer le bien être de l’animal. J’étais étonnée de les voir si prêts. La visite dure environ 1h30 et l’itinéraire varie en fonction de votre guide et du déplacement des animaux. Les guides se parlent entre eux par talkie-walkie pour se tenir informer des mouvements des troupeaux.

Il y a beaucoup de chardons dans ce coin là

La prochaine fois, nous y retournerons à l’automne pour essayer d’entendre le brame du cerf, et cette fois-ci, nous testerons la visite en calèche qui permet d’aller un peu plus loin plus rapidement.

Un moment agréable à passer en famille en pleine nature.

Attention à porter une tenue adéquate pour randonner, et à se munir d’un chapeau en été, car ça cogne en « montagne » !

Sachez que vous pouvez aussi loger sur place ! Vous trouverez toutes les offres en cliquant ici pour accéder au site officiel. Pensez à bien réserver, et je vous conseillerais de le faire par internet ou en allant sur place directement car mon expérience téléphonique s’est avérée plutôt catastrophique.

D’ailleurs à ce sujet, un dernier petit message à l’attention de la Réserve: il faudrait mieux organiser vos équipes en été ; nous y sommes allés pour le 15 août, j’ai appelé en avance pour réserver et on m’a fait poireauter 45 minutes montre en main avant de pouvoir finaliser la réservation. Mon interlocutrice me mettait sans arrêt en attente pour pouvoir encaisser les personnes au guichet (au passage, on entend tout ce qui se passe), elle me reprenait, me remettait en attente pour finalement m’oublier. J’ai du rappeler pour demander à ENFIN finaliser la réservation. Malgré ses excuses (et la pauvre, m’a fait plus de peine qu’autre chose), je trouve cela regrettable qu’une structure d’une telle importance ne puisse assurer un service efficace lors d’un jour férié, surtout dans notre région. En espérant ne pas rencontrer de nouveau ce problème à notre prochaine visite.

Malgré cet incident, je recommande fortement cette visite qui a été instructive, ludique et vraiment très agréable.

En tout cas, nous sommes prêts pour le safari en Afrique 😀

N’hésitez pas à partager votre expérience aux Monts d’Azur ici avec nous 🙂

A bientôt

A la rencontre des loups du Mercantour

Quand l’été bat son plein sur la Côte d’Azur, les touristes arrivent en masse, et personnellement, au lieu de m’agglutiner sur les plages bondées, je préfère aller prendre l’air frais de la montagne. Cette fois-ci, nous allons en direction de l’arrière-pays niçois, dans le Parc National du Mercantour, à la rencontre des loups du Parc Alpha.

Le parc, très bien organisé, propose un tas d’activités pour les enfants  et on peut assister à des animations sur place comme les soins ou encore le nourrissage. Ce contact privilégié avec les professionnels nous a permis de tout savoir sur le fonctionnement d’une meute, d’être capable de différencier les différentes races de loup existantes dans le coin mais aussi de mieux comprendre la démarche de réintégration des loups dans les Alpes. Certaines personnes n’y voient d’ailleurs guère d’intérêt, et beaucoup pensent que ce n’est pas une bonne idée car les loups en liberté, eux se déplacent, ils peuvent descendre assez bas, et peuvent en effet s’attaquer à des troupeaux de moutons et causer du tort aux agriculteurs qui peinent déjà à vivre de leur activité.

Quelque soit l’avis qu’on puisse avoir, les loups du parc, sont nés en captivité et dans le « pire » des cas, ils sont transférés dans d’autres parcs zoologiques en France ou en Europe.

Il faut savoir que dans la meute, il existe une structure sociale des loups très précise: les Alpha,  Bêta et Oméga. Le mâle Alpha et la femelle Alpha se reconnaissent instinctivement en tant que couple, ils vont guider la meute, assurer leur protection et ce sont les loups les plus dominants. Ils sont également les seuls à être autorisés à se reproduire, et bénéficient de privilèges comme le fait de pouvoir manger en premier. Ensuite, nous avons les Bêta, qui obéissent aux Alpha et qui sont aptes à prendre la place des Alpha en cas de mort, puis enfin les Omega qui jouent les soufres-douleurs des autres loups ; ce sont les derniers à se nourrir, et généralement, ils se prennent pas mal de peignées par les autres 😦 Cependant, l’Omega, malgré son statut très ingrat, est essentiel pour la survie de la meute car il permet d’apaiser les tensions dans le clan en s’interposant dans les conflits (d’où la maltraitance). En fonction de leur rang, les oreilles et la queue sont plus ou moins dressées. L’Alpha est le plus fier, tandis que l’Omega rase presque le sol (on le voit un peu sur les photos ci-dessous).

Les naissance sont aussi très contrôlées dans les meutes, car il est difficile de trouver de la nourriture, et les portées pouvant aller jusqu’à 6 louveteaux, il est essentiel de se réguler. C’est pour cette raison que le couple Alpha n’autorise pas les autres membres à se reproduire.

Dans le parc Alpha, les animaliers évitent de nourrir les loups dans la surabondance; car s’ils ne développent pas cet instinct de survie, leur gestion des naissances pourrait être compromise. Afin de préserver le bien-être des loups et leur espace, il est important de respecter leurs habitudes alimentaires.

Dans le parc, les loups sont nourris avec du poulet et du bœuf. Nous avons d’ailleurs assisté à ce beau moment.

 

Tarif adulte: 12€
Pass Famille (2 adultes/2 enfants): 38€

Pour consulter la grille complète des tarifs disponibles, veuillez cliquer ici: Parc Alpha.

Petit conseil: prévoyez de bonnes chaussures.

Vous pourrez faire une petite pause dans la chaumière en bas du parc, c’est d’ailleurs très agréable car ils allument la grande cheminée.

Pour le déjeuner, nous avons opté pour le restaurant l’Ô à la Bouche qui est situé au sein même du parc et où nous avons très bien mangé pour un prix défiant toute concurrence (8 à 15€ le plat).

Nous avons mangé un burger montagnard avec une bruschetta dans le même style… mmm trop bon ! Les frites étaient elles aussi très bonnes. En revanche, le café gourmand n’avait rien d’exceptionnel.

Le Parc Alpha, entouré par la forêt, et aussi proche des cours d’eau. Vous avez le Lac Boréon qui n’est pas très loin, la rivière, mais aussi la Cascade du Boréon.

 

En ce qui concerne les activités, vous avez de nombreux départs de randonnées en continuant après le Parc (par exemple pour rejoindre le Lac de Trécolpas), et près du Parc, vous pouvez faire de l’escalade sur un mur prévu à cet effet, ou encore louer des cannes à pêche pour aller pêcher la truite.

*****

En redescendant, ne manquez pas de faire un petit arrêt à Saint Martin Vésubie, un charmant village de montagne. Nous sommes tombés sur l’atelier de Nadine Jeannot, une habitante du village qui fait de magnifiques peintures sur bois. Ses œuvres sont exposées de façon permanente dans la galerie rue Cagnoli à la saison estivale. Le reste du temps, n’hésitez pas à la contacter sur son site internet directement en cliquant ici.

Et ce week end, direction l’arrière-pays grassois pour aller observer les bisons ! A très vite

[MENTON]: Vue imprenable sur la Baie de Garavan

La dernière fois, je vous emmenais prendre un brunch au Musée Cocteau, et aujourd’hui, nous allons prendre de la hauteur pour découvrir Menton d’une autre façon.

1. Parvis de la Basilique Saint Michel Archange

Pour la première étape, je vous invite à remonter la rue Saint Michel, à suivre la rue des Logettes puis la ruelle des Ecoles Pies pour arriver sur le parvis de la Basilique Saint Michel Archange sur votre droite. Ce coin était frais et tellement agréable, que j’y suis restée un bon moment pour me détendre (ok et surtout reprendre un rythme cardiaque normal parce que les petites marches pour y arriver sont bien violentes 😀 ).

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Pour la prochaine étape, reprenez la voiture et dirigez-vous en direction du Boulevard Garavan en empruntant la D24, puis la D124 (autant vous prévenir, elle est étroite… très étroite). Vous pourrez vous garer assez facilement au bout de la rue juste avant l’épingle.

2. Cimetière Marin & vue sur la Baie du soleil

Juste au bout se trouve le Cimetière Marin aussi appelé Cimetière du Vieux Château. Oui vous allez me dire que c’est un peu glauque comme visite, mais suivez-moi, la vue vaut vraiment le détour ! C’est un lieu paisible, où les influences sont vraiment cosmopolites: on y retrouve les tombeaux de nombreuses personnalités locales: qu’elles soient françaises, italiennes ou encore russes. Personnellement, j’ai beaucoup aimé la chapelle orthodoxe qu’on voit ci-dessous.

  

Jacqueline Verdini a réalisé des plaques en argile avec des citations écrites en mentounasc, le dialecte de Menton. On en comprend plus ou moins le sens.

3. Vue sur la Baie de Garavan

Et en ressortant du Cimetière, sur la droite, vous aurez une vue imprenable sur la Baie de Garavan

J’aime beaucoup le mouvement de l’eau sur cette dernière photo… ça ressemble à une peinture à l’huile.

Pour ma part, ma balade s’est arrêtée à ce magnifique point de vue et je n’ai pas longé le boulevard Garavan jusqu’au bout. Je le regrette un petit peu car je sais qu’on y voit des propriétés superbes et à mon avis d’autres points de vue exceptionnels. Rappelons aussi que Menton est la ville des jardins. Son climat très clément permet la floraison de nombreuses variétés de plantes et d’arbres. Je me garde donc la visite des jardins pour une prochaine fois ! On ne peut pas tout voir d’un coup.

Si vous avez d’autres idées de balades à Menton, je suis preneuse 🙂

A bientôt

La Corniche d’Or, une petite merveille à ciel ouvert

Samedi, la météo nous prévoyait une magnifique journée, et nous en avons pleinement profité pour nous balader entre les Alpes Maritimes & le Var sur la Corniche d’Or. Je pense que tous les sudistes de la Côte d’Azur adorent ce coin de l’Estérel avec ses roches rouges, ses eaux turquoises… Quand on arrive par le train et qu’on redécouvre ces paysages, on ne peut s’empêcher d’avoir un petit soupir de soulagement et de se dire « ça y est, je suis à la maison ».

En été, c’est bien sûr un lieu très prisé des touristes pour les calanques et petites criques sublimes. En ce moment, c’est agréable d’y aller puisqu’on peut rouler tranquillement, sans bouchons & profiter du calme qui y règne. On a seulement le bruit des vagues, de la brise et des petits oiseaux.

On s’est arrêtés quand on en avait envie: du côté du Trayas, puis d’Agay, là où nous avons mangé. Le contraste des couleurs est vraiment saisissant et la côte reste malgré tout bien sauvage. On se croirait tout bonnement dans le Colorado !

Office de tourisme de St Raphael: cliquez-ici

On va essayer de se trouver des petits sentiers de randonnée dans ce coin là !
En s’arrêtant au début d’Agay, on est tombés sur une fille assise dans le sable qui poussait la chansonnette en jouant du yukulele… on ne pouvait pas plus se sentir en vacances ! Merci à elle pour ce doux moment.

Côté repas, nous avons opté pour le restaurant « Le Charivari » sur la route d’Agay à St Raphael. Malheureusement, à cette saison la petite terrasse en contrebas n’était pas ouverte et il n’y avait donc que deux tables au soleil dont seulement une avec la belle vue mer. Du coup on s’est contentés de la vue en étant à l’intérieur. On le saura: c’est mieux de réserver à l’avance ! Côté gastronomie, on s’est vraiment régalés: mon chéri s’est laissé tenté par le tartare de boeuf à leur façon (préparé avec de la coriandre et des tomates séchées maison) accompagné de pommes sautées et d’une petite purée à la patate douce ; et moi j’ai pris le Wok de Gambas avec des nouilles sautées aux légumes. Tout était très bon et très bien préparé. Les crevettes étaient bien fraîches et bien tendres. Nous n’avions plus assez faim pour un dessert donc nous avons pris un petit chèvre à l’huile de truffe & copeaux de truffe à partager tous les deux. Le personnel est très serviable et très sympathique. Ils s’assurent de votre confort tout le long du repas et ont eu plusieurs petites attentions à notre égard: nous avons eu un espuma de champignons offert en apéro et un petit limoncello au moment de régler l’addition. Pour les fumeurs, vous pourrez vous détendre à l’entrée du restaurant dans le petit salon d’extérieur. Côté prix, comptez 16 à 27€ pour une entrée ou un plat, et 9-10€ pour un dessert. Côté vin, si vous aimez les fruités, je vous recommande le « Plaimont XVIII Saint Luc », un vin de Gascogne délicieux (5€ le verre). Cliquez-ici pour accéder à leur Page Facebook.

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Après le restaurant, nous nous sommes trouvés un petit coin secret pour faire la sieste sur l’herbe avec une vue imprenable sur la mer… le paradis sur terre ! J’ai même trouvé un freesia sauvage qui sentait bon l’abricot.

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Une journée parfaite en amoureux

 

 

[MENTON]: Brunch artistique au Musée Cocteau

Dimanche dernier, j’ai voulu profiter du beau soleil pour aller me balader en bord de mer. J’ai choisi Menton, une ville que j’adore et qui a su garder son charme et ses couleurs d’antan : ces fameuses couleurs ocre & rouge qu’on retrouve beaucoup à Nice et sur la Riviera Italienne. Je vous avais déjà emmené à Menton à la même période pour la Fête du Citron et aujourd’hui le thème sera plus artistique. J’ai eu connaissance il y a très peu de temps, d’un nouveau brunch organisé chaque premier dimanche du mois au Musée Cocteau: LE musée incontournable de Menton. Cocteau, artiste aux multiples casquettes, venait chaque année se ressourcer sur la Côte d’Azur, et a ainsi décoré de nombreux endroits dans le sud: Menton, Cap d’Ail, Villefranche sur Mer, Saint Jean Cap Ferrat ou encore Fréjus. Le Musée Cocteau a ouvert ses portes en novembre 2011 lorsqu’un américain d’origine belge nommé Séverin Wunderman, a décidé de faire donation de sa collection d’œuvres d’une valeur inestimable. C’est ainsi que Menton s’est retrouvée avec 1800 œuvres (dont 990 réalisées par Cocteau, artiste qu’il admirait par dessus tout).
Concernant le Brunch, il se déroule dans le café du musée sous forme de buffet et à l’assiette, et le tout est réalisé par un traiteur mentonnais. Pour seulement 18€, vous aurez un jus de fruit pressé, une boisson chaude, une assiette charcuterie ou saumon fumé/blinis & deux beaux buffets salé & sucré. Le choix était impressionnant: viennoiseries, petits pains, chouquettes, beignets, tarte au citron meringuée (oh ouiiii), salade de fruits frais, fromages, fromage blanc & confitures, soufflés au fromage, taboulé et puis une assiette de mignardises à la fin avec 4 macarons & 2 choux (j’ai cru exploser à cet instant précis haha)… Franchement de quoi régaler tout le monde. Le personnel est sympathique et aux petits soins (on m’a demandé au moins 3 fois si tout allait bien). C’était vraiment un moment délicieux. Selon les dates, vous aurez aussi des « Matinales Cocteau » avec un concert gratuit donné par le Conservatoire Municipal de la ville.
Informations pratiques:
Musée Cocteau – 2 Quai de Monleon
Brunch de 11h à 14h
Réservation obligatoire sur place ou par téléphone jusqu’au jeudi précédant le brunch
04 92 10 50 16
Dans le musée, photos autorisées sans flash
Pour couronner le tout: sachez que le premier dimanche du mois, l’accès au musée est gratuit pour tout le monde. C’est royal !
L’accès du musée étant très central, vous pourrez commencer par un petit tour au Marché (situé à proximité immédiate du musée) et après, vous pourrez digérer votre brunch en allant flâner dans les ruelles colorées de Menton, et en profiter pour prendre de la hauteur afin de jouir d’une vue exceptionnelle sur la Baie de Menton et la vieille ville. Je reviendrai prochainement avec des propositions de balades ! C’est promis
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En tout cas je suis une grande fan des brunch, donc si vous connaissez d’autres bonnes adresses sur la Côte d’Azur, je suis preneuse !
A très vite